BRM dévoile le premier tourbillon « made in France »


La marque horlogère BRM, « motoriste de l’horlogerie », a présenté en avant-première aux membres du Club-Chronos le 23 octobre 2008, à l’occasion de leur rencontre mensuelle, le tout premier tourbillon « made in France » ! Une pièce décalée, imposante (52mm) et innovante réalisée dans des matériaux high-tech, l’une des caractéristiques principales de la manufacture vexinoise.


Tourbillon BRM
Les amateurs de montres le savent bien : qu’on aime ou qu’on n’aime pas, BRM ne fait jamais rien comme tout le monde. Dans cet esprit -on pouvait s’y attendre- son tourbillon « made in France » ne ressemble en rien à un tourbillon « swiss made »…

Tout d’abord, cette nouvelle pièce, annoncée à l’occasion de Bâle 2008 (sans que rien ne soit encore réellement programmé) a été pensée, conceptualisée et réalisée en un temps record…

Ainsi, entre le moment où Bernard Richard et Jean-Paul Crabbe (son horloger) se sont attelés à la tâche, et le moment où il a été possible de présenter effectivement le premier modèle tourbillon « made in France », quatre petits mois seulement s’étaient écoulés…

Une fois les plans et le design terminés, « pendant deux mois, nos ouvriers n’ont pratiquement travaillé que sur les pièces de ce tourbillon » souligne Bernard Richard, ce qui a naturellement réduit la production horlogère quotidienne de la manufacture qui commercialise 2.000 pièces par an.

Les quatre mois qui ont été nécessaire à la réalisation de cette pièce sont d’autant plus étonnants que BRM n’a pas choisi la voie de la facilité. En effet, Bernard Richard et Jean-Paul Crabbe ont laissé de côté les métaux traditionnels utilisés dans la fabrication des tourbillons pour opter pour des matières high-tech généralement plus difficiles à travailler. « On choisit des matériaux qui nous permettent de nous différencier. Sinon, on aurait réalisé un tourbillon en laiton comme tout le monde. Pour nous, plus c’est difficile à usiner, plus on est contents… On doit être masos ! » remarque le patron de la jeune manufacture avec sa gouaille habituelle.

Jean-Paul Crabbe donnant un cours d'horlogerie aux membres du Club-Chronos

Bernard Richard présente son tourbillon
De fait, ce Tourbillon BRM est réalisé en titane et en arcap. Le titane de grade 5N est utilisé principalement pour le boitier, construit de façon modulaire comme la majorité des BRM.

La lunette et le fond de la boite seront disponibles en version brossée ou polie selon les préférences de l’acheteur.

A noter également que la cage du tourbillon (18 mm) est elle aussi fabriquée en titane. « Une première pour une montre-bracelet » spécifie la marque dans son communiqué.

Quant à l’arcap, un matériau extrêmement résistant et antimagnétique employé dans les têtes de satellite, il a servi à la réalisation d’une partie du mouvement.

Côté look, compte tenu de sa taille plutôt imposante (52 mm), BRM a équipé son tourbillon d’une couronne déportée à 2 heures pour ne pas blesser le poignet au porter. Les aiguilles des heures et des minutes sont perforées (un classique chez BRM) et sont disponibles en jaune ou en rouge. Les masselottes du rotor et les micro-ressorts sont de la même couleur que les aiguilles.

Tourbillon BRM

Côté mouvement, ce tourbillon est un modèle automatique. « Ce qui est très rare dans les montres à tourbillon » a souligné Jean-Paul Crabbe lors de la présentation. Autre particularité de ce tourbillon « made in France », (et c’est une première), la masse d’automatisme a été montée comme sur le modèle BRM Birotor, c'est-à-dire sur un roulement à double rangée de billes céramiques, donc sans lubrifiant.

On remarquera également que BRM a conçu son mouvement de telle sorte que la trotteuse centrale tourne plus vite que la cage du tourbillon. En effet, deux vitesses bien distinctes s’affichent : avec 105 secondes pour un tour de cage alors que la trotteuse accomplit le sien, naturellement, en une minute (voir la vidéo ci-dessous).

A noter aussi que la cage de tourbillon a été inversée de manière à laisser visible l’échappement. Il est donc possible de distinguer les oscillations du balancier plein à effet gyroscopique exclusif BRM, mais aussi, les circonvolutions de la roue d’échappement.

Enfin, soulignons que le mouvement a été monté « souple » dans la boîte, selon le système isolastique BRM. Comme le rappelle Bernard Richards, « le système isolastique -déposé par Jean-Paul Crabbe et moi-même- consiste à monter le mouvement souple sur des bras en carbone ou fibre de verre. Nous jouons donc sur l’élasticité de la fibre. Les bras sont maintenus en pression dans un cercle d’emboîtage par l’intermédiaire de ressorts à pas progressif, ce qui isole le mouvement des chocs ainsi que toutes les vibrations parasites, comme un moteur est isolé du châssis par ses silentblocs. Cette fonction est une sécurité supplémentaire aux antichocs montés sur les pivots de balanciers ».

Pour conclure, rappelons que le tourbillon est un dispositif imaginé par Abraham-Louis Breguet en 1801, pour annuler les écarts de marche dus à la gravité terrestre dans les positions verticales. Ce délicat mécanisme concernait à l’origine les montres de poche que l’on portait verticalement dans son gilet. De nos jours, remarque Bernard Richard, « le tourbillon n’a plus vraiment d’intérêt pratique. D’autant que depuis l’époque de Breguet, les matériaux ont évolué et permettent des mesures du temps beaucoup plus fiables. Mais un tourbillon, ça a une âme. D’ailleurs quand notre premier modèle a démarré, on a versé une petite larme ». De son côté, souligne Jean-Paul Crabbe, non sans lyrisme : « le Tourbillon, c’est une invitation au rêve. Un flash de bonheur nécessaire à l’équilibre de l’homme ».

Ce Tourbillon « made in France » sera mis sur le marché en février prochain. Il sera commercialisé à un tarif allant de 110 à 150.000 euros. Une version sur boitier or rose sera également proposée


Montres-de-luxe.com | Publié le 31 Octobre 2008 | Lu 13161 fois



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