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Portrait de Jean-Marc Wiederrecht, lauréat 2017 du Prix Gaïa "Artisanat et Création"


Le jury du Prix Gaïa a souhaité souligner l'apport créatif de Jean-Marc Wiederrecht (fondateur d’Agenhor) dans le registre des complications horlogères, mariant fonctionnalité à esthétisme au bénéfice de nombreuses marques. De Van Cleef à Hermès ou Harry Winston en passant par Fabergé.


Né en 1950, Jean-Marc Wiederrecht obtient son diplôme d'horloger à Genève en 1972. Il travaille ensuite trois ans pour la maison Châtelain et s'établit à son compte dès 1978. Dès 1990, il développe des complications rétrogrades. Son premier quantième perpétuel bi-rétrograde, destiné à la maison Harry Winston, constitue d’emblée une première dans le monde de l’horlogerie. Il marque aussi le début d’une relation privilégiée entre Jean-Marc Wiederrecht et la marque. 
 
En 1996, il fonde avec son épouse Catherine la société Agenhor, abréviation d'Atelier Genevois d'Horlogerie, dédiée à l'étude, le développement et la fabrication de mécaniques horlogères. Les années 1990 sont jalonnées de nombreuses inventions ; essentiellement celles des affichages rétrogrades et excentrés, telles que le Double fuseau, la Trirétrograde, l’Équation du temps et le Temps universel. Dès 1996, Jean-Marc Wiederrecht et son équipe créent de nouvelles complications, dont la True North, l’Opus 9 et la Golf Counter.
 
À ce jour, Agenhor a déposé plusieurs brevets, dont celui de l’engrenage sans ébat. Fasciné par « l'extra-plat » en raison de ses difficultés et contraintes techniques, la première complication de Wiederrecht est une phase de lune pour Chopard, prévu pour entrer dans le même boitier que le modèle original… sans phase de lune.
 
Sa première « complication poétique », il la crée en 2005 pour la maison Van Cleef & Arpels et la baptise « le Quantième des Saisons ». Comme il le dit lui-même, il crée des montres « à complications poétiques », car « les complications poétiques matérialisent des techniques horlogères avancées dans le but d’arrêter le temps, d'en parler, d'y penser ».
 
Discrétion et simplicité sont les maitres mots de la philosophie de l'entreprise qui emploie une trentaine de personnes dans un bâtiment conçu dans le respect de l'environnement et du développement durable. Agenhor SA fabrique quelques centaines de pièces par année pour différentes marques. L'entreprise est une affaire familiale, dans laquelle l'épouse ainsi que les deux fils de Wiederrecht sont aussi investis. Lauréat de nombreuses distinctions depuis 1996, il est régulièrement primé au Grand Prix d'Horlogerie de Genève.

​Ses travaux, quelques exemples.

Engrenage sans ébat : l’engrenage sans ébat assure une transmission de force optimale, un affichage propre et la stabilité des aiguilles grâce auxquels plusieurs premières mondiales ont pu être réalisées.
 
Le Temps suspendu pour Hermès : cette montre a la fonction de suspendre les aiguilles des heures et des minutes pendant une durée choisie, jolie métaphore de la valeur du temps qui passe. Derrière un geste simple et ludique se cache un mécanisme sophistiqué capable de faire oublier l'heure par un subtil jeu de cames, de pignons et de secteurs. Protégé par deux brevets ; l'un pour son architecture, l'autre pour les dents d'engrenage à rattrapage de jeu. Les phases « marche » et « mise en suspens » du temps sont coordonnées par deux roues à colonne synchronisées, l'une dévolue aux heures, l'autre aux minutes couplées à la date. Le mécanisme rétrograde à 360° des heures et des minutes fait disparaître le temps sans interrompre la marche du mouvement.
 
Quantième de Saisons pour Van Cleef & Arpels : ce mouvement complexe vise à dévoiler progressivement et successivement les parties du fond de cadran. Sa prouesse technique réside dans sa capacité à faire tourner ce disque lourd émaillé ou en verre aventurine, au rythme d’un degré à peine par jour. Le mouvement Quantième de Saison permet de structurer le temps au rythme des saisons.
 
L'Opus 9 pour Harry Winston : l'Opus 9 offre une lecture différente de l'heure. Signature des garde-temps Harry Winston, l'innovation technique s'associe à des diamants, qui ne se réduisent plus à leur fonction décorative ; ils sont partie intégrante du mécanisme d'affichage de l'heure. Les heures et les minutes sont indiquées par deux chaînettes parallèles de diamants. Chaque chaîne est ornée de 33 diamants taille émeraude, la signature Harry Winston. Des grenats mandarins, orange vif, sont positionnés pour indiquer les heures et les minutes. Faites de laiton, les chaînettes sont conçues pour optimiser la mobilité et réduire les frottements. 

Montres-de-luxe.com | Publié le 4 Septembre 2017 | Lu 1133 fois



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