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Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !


La montre Swatch fête cette année ses 25 ans ! D’aucuns vont s’étonner de voir figurer cette montre en plastique aux multiples facettes parmi cette sélection de garde-temps mythiques… Et pourtant… Il faut savoir qu’au cours de ce quart de siècle, la marque « phare » du Swatch Group a produit pas loin de 400 millions d’unités dont certaines étaient dotées de mouvements squelettes automatiques et lunette en or, d’autres étaient serties de diamants, de saphirs ou de rubis, d’autres encore, étaient réalisées en pièce unique vendue aux enchères pour lutter contre la myopathie… Du chronographe à la montre de plongée en passant par les modèles trois aiguilles ou extra-plats, retour sur l’histoire de cette « deuxième montre » (second watch) incontournable, portée autant par les stars et les milliardaires que par le grand public toutes générations confondues, et qui en plus d’être une formidable réussite commerciale… a probablement sauvé l’horlogerie traditionnelle helvétique de la faillite !


Swatch
Le 8 septembre dernier, Swatch a invité des centaines de fans de la marque, des personnalités et des journalistes venus du monde entier à Bregenz en Autriche, sur le lac de Constance, pour les festivités « Plastic Royale by Swatch ».

Cette rencontre au sommet avec les principaux dirigeants de la marque et Nicolas G. Hayek -à l’origine de la Swatch et patron emblématique du groupe éponyme- a permis aux convives de visiter une grande exposition présentant les 250 Swatch les plus emblématiques réalisées au cours de ce quart de siècle (voir le reportage photo en cliquant sur ce lien.

Profitons donc de cette grande rétrospective pour revenir sur l’histoire de cette montre mythique… Tout commence à la fin des années 70… A l’époque, une montre suisse était la création issue d’un art horloger, un objet à la valeur unique dont on devait prendre soin toute sa vie.

Equipée d’un mouvement mécanique fabriqué à la main, la montre représentait un héritage acquis par des siècles d’expertise traditionnelle, transmise de génération en génération. Cependant, en l’espace de quelques années, la valeur des exportations des montres suisses diminua de moitié, la part de marché détenue par la Suisse passa de 50 à 15% et la concurrence venant d’Asie détruisit massivement le nombre de places de travail de l’industrie horlogère, passant de 90.000 à moins de 25.000 places. Les horlogers suisses étaient soudain devenus une espèce en voie de disparition.

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
C’est alors que Nicolas G. Hayek entre en scène, avec des propositions radicales et des idées révolutionnaires qui conduiront l’industrie qui se trouvait au seuil de la mort à l’état de santé sans précédent qu’elle connaît aujourd’hui.

Parmi les grandes idées de M. Hayek, une idée phare : l’idée d’une « deuxième montre (Second Watch dont la contraction forme le mot Swatch) ».

Non pas une pièce coûteuse de haute horlogerie ou de joaillerie très raffinée, mais une montre en plastique, une manière nouvelle de dire qui vous êtes et dans quel état d’esprit vous vous trouvez : élégant, par exemple, ou attirant, émotionnel, spontané, provocant, séduisant.

Et, comme la montre ne coutait pas une fortune, la deuxième montre fût très rapidement suivie d’une troisième, d’une quatrième… et la suite fait partie de l’histoire. Swatch est aujourd’hui, sans conteste, une des plus grandes marques horlogère du monde. Près de 400 millions de « deuxièmes montres » ont ainsi été produites et fabriquées en Suisse depuis 1983 : 100 millions de montres en 1992 et 333 millions en 2006.

Répondant à la demande des consommateurs qui préféraient des montres à quartz bon marché, un groupe d’ingénieurs de Fontainemelon (Neuchâtel, Suisse), une filiale de ce qui deviendra plus tard le Swatch Group, développa une montre extra-plate de luxe en or, connue sous le nom de Delirium Tremens –la montre la plus plate du monde.

Présentée en 1979, il s’agissait d’une première réponse au défi asiatique : produire la montre la plus plate (1,98 mm) dont le secret réside en une radicale simplification. La division traditionnelle en trois parties (platine pour le mouvement, boîtier et cadre) avait été abandonnée en faveur d’un boîtier en une pièce, dont le fond du boîtier servait aussi de platine pour le mouvement.

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Mais une montre plate et chère ne suffisait pas à combattre la concurrence des montres quartz bon marché qui inondaient le marché.

Une approche plus radicale était nécessaire, et la tendance à la simplification fut poursuivie grâce à la recherche menée par un groupe d’ingénieurs d’ETA, une autre filiale d’ASUAG, dans le domaine des nouveaux matériaux et des nouvelles méthodes pour produire un tout nouveau type de montre suisse –une montre fabriquée avec des matériaux synthétiques, à l’épreuve des chocs, précise, parfaitement adaptée à une production de masse, bon marché et disponible en une vaste gamme de couleurs…

Et c’est exactement ainsi que furent fabriquées les premières montres Swatch – des montres de qualité suisse mais en plastique !

Plus concrètement, tout a commencé en 1983. Swatch a continué à repousser les limites de la technologie, introduisant une étonnante gamme de matériaux allant du plastique, de l’acier, de l’aluminium aux tissus synthétiques, au caoutchouc et à la silicone. L’entreprise continue sa recherche sur la manière de donner texture et couleur à une gamme de nuances en extension, et des designers novateurs prennent avantage de tout ce que la technologie peut leur offrir.

La réduction radicale du nombre de pièces connue sous le nom de Revolution 51 a permis le développement de méthodes novatrices d’assemblage. La diversité permise grâce à la technologie des « emballages spéciaux » présente les produits dans un écrin plaisant et attractif. La microélectronique de pointe et les technologies logicielles ont permis de développer de nouvelles fonctionnalités dans toutes sortes de domaines, depuis les affichages digitaux (.beat) jusqu’aux puces intégrées RFID pour un accès facilité dans les stations de ski, les stades ou les transports publics (Access).

Une Swatch géante à Bregenz

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Dès le début, Swatch a tissé des liens avec l’art contemporain. Comme le pop art moderne, les montres Swatch sont inspirées par la culture populaire ; Swatch est même devenue un canevas pour des artistes, musiciens et dessinateurs de mode célèbres dans le monde entier. Un des premiers grands artistes à avoir collaboré avec Swatch fut Keith Haring.

La relation entre Swatch et le monde de l’art a depuis lors produit une fascinante série de Swatch Art Specials, avec des œuvres de Sam Francis, Arnaldo Pomodoro, Mimmo Paladino, Phil Collins, Akira Kurosawa, Pedro Almodóvar, Ágatha Ruíz de la Prada, Jean-Charles de Castelbajac, Ted Scapa et Vivienne Westwood, pour ne citer ici que quelques noms.

Parmi les récentes collaborations, mentionnons les musiciens et artistes performeurs connus sous le nom de Blue Man Group, et Norma Jeane, l’artiste contemporain qui a dessiné Once Again, Again, la « Club Watch » 2008 destinée aux membres de la communauté, présente dans le monde entier, des fans de Swatch, des amis et collectionneurs, connue sous le nom de Swatch The Club.

Mais la « deuxième montre » de Nicolas G. Hayek n’a jamais été qu’une simple montre. C’était aussi une manière de communiquer, un « objet parlant » conçu afin de permettre à la personne qui la porte de montrer qui elle est et son état d’esprit.

Dans cet esprit, ce n’est pas une surprise si la marque attache une grande importance à la communication avec ses clients. Swatch The Club a évolué d’un club pour fans et collectionneurs de montres Swatch à une communauté présente dans le monde entier.

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Aujourd’hui, avec plus de 12.000 points de vente Swatch dans le monde, la vente au détail est le nerf de la guerre et se doit d’être créative.

En plus des shop-in-shops, des kiosques, des boutiques monomarque Swatch et des boutiques flagship Swatch Jellyfish, Swatch établit des « Instant Stores » –des points de vente Swatch itinérants et temporaires qui peuvent être rapidement installés lors d’un événement ou dans un nouveau lieu à la mode

Durant les vingt-cinq années qui se sont écoulées depuis la première montre Swatch « Original », Swatch a toujours voulu créer la surprise : les magiciens de l’horlogerie suisse ont créé la Maxi Swatch, la Pop Swatch, la Scuba, le Chrono, l’Automatic, la Loomi, l’AquaChrono, l’Irony, la Solar, l’Access, la Skin (Carole Bouquet ne jure que par elle !), la .beat, la Fun Scuba, la Fun Boarder, la Swatch Jelly in Jelly, et tout récemment la Swatch Chrono Plastic – une montre de sport tout en plastique, poids plume, solide et colorée pour les hommes et les femmes dynamiques de tous les âges.

Aujourd'hui, pour de nombreux amateurs de montres, la Swatch -initialement lancée pour être une "deuxième montre"- est devenue un véritable "must have"... Et pour certains, la seule et unique...

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !

Swatch Diaphane One : une pièce dotée d’un mouvement réalisé à la main (Juin 2001)

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Le mouvement de la Diaphane One réinterprète les principes de haute horlogerie en combinant la complexité du tourbillon d'Abraham-Louis Breguet avec la technique du carrousel de Bahne Bonniksen pour créer un mécanisme de précision qui compense les effets de la gravité.

Plus concrètement, le nom de Diaphane One fait référence à la transparence qui caractérise Swatch et à son goût de l'innovation, de la mode et de la beauté tant artistique qu'esthétique. Du point de vue de la forme et du cadran, cette montre est une véritable Swatch ; la fixation des barrettes au bracelet en cuir est elle aussi caractéristique de la marque.

La Diaphane One allie ainsi le plastique des Swatch Originals et l'aluminium des Swatch Irony, deux matières qui ne sont généralement pas associées au tourbillon... Le boîtier transparent met en revanche en lumière la technique de son mouvement. Par ailleurs, ce garde-temps est rehaussé de deux verres saphir, le premier devant et le second derrière. Et son cadran minimaliste souligne son échappement alors que le dos est artistiquement décoré.

Le fait de placer des pierres précieuses « en vitrine » sur le dos de la montre est une vraie provocation : un diamant top Wesselton pur à vvs 0,075 carat (environ) orne ainsi le dos de la lunette arrière, à midi. Le mécanisme est gravé selon la technique traditionnelle de la « tapisserie » et la marque « Swatch » en noir se retrouve à midi toutes les 30 minutes.

Pour Swatch, cette montre incarne la précision et l'artisanat horloger à l'état pur. Son mouvement fabriqué à la main et son remontage manuel la destinent sans aucun doute aux connaisseurs.

Les 223 modèles de Diaphane One qui portaient le numéro 2000 à 2222 étaient ornés d'un saphir, d'un diamant et d'un rubis en l'honneur du drapeau tricolore, une exclusivité de la Swatch Boutique de la Place Vendôme. En revanche, les montres numérotées de 1 à 1999 étaient commercialisées partout dans le monde et livrées avec leur certificat dans un écrin de cuir.

Swatch Diamonds in the Sky : une édition limitée, parsemée de diamants

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Cette Irony Medium de chez Swatch était disponible en une édition strictement limitée et numérotée de seulement 499 pièces.

Le bracelet en cuir blanc s’ajuste parfaitement aux pièces en acier poli dont les courbes guident le regard vers le boîtier et la portée en acier poli, puis vers le cadran en argent brillant.

Chaque pièce est sertie avec 16 diamants. La portée affiche 48 diamants qui métamorphosent un cercle en un anneau de feux autour du cadran structuré en argent.

Le cadran reprend le motif des courbes des pièces en acier dans un motif composé de rayons incurvés en argent satiné qui émanent d’une fenêtre guichet-date noir sur blanc à 4 heures.

Autour de la fenêtre, un anneau en argent structuré ; également structurés, des points et des anneaux argentés de différentes tailles sont disposés sur la surface du cadran.

Les 80 diamants d’excellente qualité de cette Swatch de luxe ont un poids d’environ 0.4 carat. Son prix était de 950 euros.

Swatch Lustrous Bliss, trois pièces incrustées de 174 pierres précieuses : saphirs bleus, saphirs roses ou rubis.

Swatch : la « deuxième montre » fête ses 25 ans !
Ces trois modèles « skin » (extra-plats) sont incrustés de 174 pierres de manière concentrique sur le cadran et rehaussées par un bracelet de même couleur en cuir façon alligator.

Prix à l’époque, lors de leur lancement en décembre 2005 : 1200 euros

Montres-de-luxe.com | Publié le 15 Septembre 2008 | Lu 39143 fois



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