ww.tc John Harrison : Girard-Perregaux rend hommage à l’un des horlogers les plus remarquables du 18ème siècle


La manufacture de haute horlogerie suisse Girard-Perregaux, qui sera présente ce soir à l’espace éphémère du 18 rue Mabillon à Paris, dévoilera l’une de ses pièces d’exception dont elle a le secret : un modèle de 41 mm ww.tc en or gris indiquant les heures du monde, réalisé en une série limitée de 50 pièces et rendant hommage à l’un des plus grands horlogers britanniques du 18ème siècle. John Harrison. Petit cours d’histoire et présentation de la montre.


ww.tc John Harrison
Octobre 1707 : l’amiral anglais Sir Cloudesley Shovell, à la tête d’une escadre de plusieurs navires, se trompe dans son estimation de longitude et fait naufrage sur les îles Scilly, au sud-ouest de l’Angleterre, entraînant la perte de près de 2.000 marins embarqués et de leur amiral.

Cette tragédie, alors que le développement de l’empire britannique par-delà les mers est l’un des enjeux politiques et économiques majeurs de l’époque, incite le gouvernement à mobiliser l’ensemble de la communauté scientifique sur un projet commun : le calcul de la longitude en mer.

A cette fin, le parlement britannique vote en 1714 le Longitude Act, offrant une récompense de 20.000 Livres
(l’équivalent de plusieurs millions d’euros aujourd’hui !) à qui trouverait le moyen de déterminer la longitude en mer à un demi-degré près, soit environ 30km.

Les plus grands scientifiques se penchent alors sur le sujet. De son côté, John Harrison travaille sur une direction qui semble offrir tous les avantages de la simplicité : une mesure de l’intervalle du temps entre le point de départ et la position actuelle du navire, par le moyen d’horloges.

La Terre a une période de rotation de 24 heures environ. Chaque heure de temps est ainsi égale à 15 degrés de rotation, ou à 15 degrés de différence en longitude. Ainsi, en déterminant la différence entre l’heure locale exacte du navire (à l’aide d’un sextant) et l’heure précise du méridien de référence (point de départ) indiquée par le garde-temps, on obtient la longitude. Le défi était donc de fabriquer une horloge suffisamment précise et pouvant supporter les aléas d’un voyage sur les mers du globe.

ww.tc John Harrison : Girard-Perregaux rend hommage à l’un des horlogers les plus remarquables du 18ème siècle

ww.tc John Harrison : Girard-Perregaux rend hommage à l’un des horlogers les plus remarquables du 18ème siècle
La résolution de ce problème sera la quête perpétuelle de John Harrison. Né le 24 mars 1693, cet horloger autodidacte, charpentier de formation, consacrera son existence au développement de garde-temps de précision.

Il mit en application des travaux de Christian Huygens et de Robert Hooke sur le ressort spiral et construisit de nouveaux types de mécanismes. Il utilisa des alliages de laiton et d’acier afin de contrôler les dilatations.

En 1773, après de nombreuses péripéties et en reconnaissance des performances spectaculaires de sa montre H-4, une partie du prix promis par le Longitude Act lui fut accordée. La totalité du prix ne fut cependant jamais attribuée, en particulier compte tenu des rivalités entourant ce défi et des ambigüités de ses conditions d’obtention.

Aujourd’hui, la manufacture « GP », a souhaité rendre hommage à ce remarquable horloger britannique du 18ème siècle avec une création exclusive qui s’intègre dans sa fameuse et iconique collection ww.tc (world wide time control).

En réalité, le somptueux cadran de cette pièce décrit le parcours de William, fils de John Harrison, entre Portsmouth (Angleterre) et Port-Royal (Jamaïque), sur fond d’une carte centrée sur l’Océan Atlantique. Ce voyage, réalisé entre novembre 1761 et mars 1762, était destiné à tester la fiabilité du garde-temps H-4, nettement plus petit que les premiers prototypes réalisés dans le but de déterminer la longitude. H-1 pesait par exemple 32.5 kg.

Soulignons également que le cadran de la ww.tc John Harrison est le résultat d’un délicat travail d’émail champlevé, réalisé dans l’atelier d’émaillage de la manufacture Girard-Perregaux. Les contours de la carte sont gravés sur une plaque brute en or gris.

La rose des vents à huit directions, dont la taille n’excède pas les 3 mm, est sculptée à la main par l’artisan graveur. Les émaux liquides, teintés vert ou bleu, sont alors déposés au pinceau dans les cavités ainsi creusées. Suit la cuisson savamment minutée au four à 800°C pour que la magie de la vitrification opère. Après refroidissement, les surplus d’émail sont éliminés par un ponçage énergique avec une pierre dure et à l’eau. Le cadran est alors poli manuellement à la lime de diamant, avant de subir une dernière cuisson, appelée dorure, qui apportera brillance et révélera la splendeur des émaux. Le trajet de William Harrison est finement décalqué à l’aide d’une poudre argentée entre l’Europe et l’Amérique.

Faisant écho au cadran, les noms des deux ports, Portsmouth et Port Royal, sont surlignés en bleu royal sur la bague des villes qui s’actionne par la couronne en or gris et délicatement gravée du logo GP, à 9h. La lecture instantanée de l’heure universelle se fera, à l’exception de l’heure locale, sur la bague des heures bicolore bleu/blanc et l’aiguille feuille rhodiée des minutes.

Les aiguilles ont d’ailleurs été squelettées afin que leur ballet au-dessus du cadran émaillé soit discret et élégant. Le boîtier d’or gris alterne finition satinée et polie. Le fond transparent permet d’admirer le calibre automatique Girard-Perregaux 033G0. Ce dernier est muni d’un mécanisme de couplage permettant d’entraîner la bague bicolore qui affiche l’heure pour 24 fuseaux horaires.

En guise d’hommage ultime à ce fabuleux voyage horloger, la masse oscillante en or rose est gravée d’un parchemin précisant les dates de la traversée de H-4.

Spécificités techniques de la ww.tc John Harrison Girard-Perregaux

ww.tc John Harrison
Boîtier en or gris
Diamètre : 41 mm
Hauteur : 11 mm
Glace : saphir antireflet
Fond : saphir, fermé par 6 vis

Etanchéité : 50 mètres

Cadran en émail champlevé

Mouvement Girard-Perregaux GP033G0
Mécanique à remontage automatique
Calibre : 11 ½ ’’’
Fréquence : 28’800 alternances/heure (4 Hz)
Rubis : 26

Réserve de marche : minimum 46 heures

Fonctions : heure, minute et indication des heures du monde avec affichage jour/nuit

Bracelet en alligator noir
Boucle : déployante en or gris

Edition limitée et numérotée de 50 pièces uniquement

ww.tc John Harrison

Montres-de-luxe.com | Publié le 16 Juin 2011 | Lu 2090 fois



Alpina | Audemars Piguet | Ball Watches | Baume et Mercier | Bell & Ross | Blancpain | Boucheron | Bovet | Breguet | Breitling | BRM | Bulgari | Bulova | Carl F. Bucherer | Cartier | Chanel | Chaumet | Chopard | Christophe Claret | Concord | Corum | Cuervo y sobrinos | De Bethune | Dior | Ebel | Eberhard & co | Eterna | FP Journe | Fortis | Franck Muller | Frédérique Constant | Glashütte Original | Girard-Perregaux | Graham London | Greubel-Forsey | Gucci | Hamilton | Hanhart | Harry Winston | Hautlence | Hermès | Hublot | IWC | Jaeger Lecoultre | Jaquet Droz | JeanRichard | Lange & Söhne | Longines | Louis Erard | Louis Moinet | Louis Vuitton | Maurice Lacroix | MB & F | Meistersinger | Montblanc | Movado | Moser | Omega | Oris | Panerai | Parmigiani Fleurier | Patek Philippe | Pequignet | Perrelet | Piaget | Porsche Design | Rado | Raidillon | Ralf Tech Watches | Ralph Lauren | Raymond Weil | Richard Mille | Roger Dubuis | Rolex | Romain Jérôme | Saint Honoré | Seiko | Swatch | Tag Heuer | Tissot | Tudor | Ulysse Nardin | Urwerk | Vacheron Constantin | Van Cleef & Arpels | Victorinox | Vulcain | Zenith | Autres marques