montres-de-luxe
L'actualité des montres de luxe et des marques de Haute Horlogerie
Nouveautés

E.C. Andersson Timepod : le rétrofuturisme suédois poussé jusqu'aux cornes de la boite


Par | Publié le 29/09/2026 à 02:00 | mis à jour le 28/09/2026 à 08:46

Avec la Timepod, E.C. Andersson Watch Co. présente une nouvelle montre qui résume assez bien la philosophie de cette petite maison indépendante installée à Göteborg en Suède : un dessin rétrofuturiste, une construction inhabituelle (même pour un boitier carré) et surtout un travail important réalisé directement dans son atelier. Dévoilée le 16 septembre 2026, la Timepod est présentée le projet le plus ambitieux de la marque à ce jour. Elle rejoint une collection dans laquelle la marque revendique une approche différente de l'horlogerie traditionnelle. Compter dans les 2.200 dollars.



Un boîtier carré de 39 mm

La première chose qui distingue la Timepod est évidemment son boîtier carré de 39 x 39 mm. Avec ses angles francs, ses surfaces métalliques et son verre largement apparent, la montre évoque davantage un petit instrument technique ou un objet de science-fiction qu'une montre traditionnelle.
 
Elle mesure 46,6 mm entre les extrémités des cornes et seulement 11,2 mm d'épaisseur, verre compris. Le boîtier lui-même ne représente que 6,4 mm de cette hauteur totale. Mais bien évidemment, c'est surtout la construction du verre saphir qui attire l'attention !

​Le verre comme élément architectural

E.C. Andersson a développé pour cette Timepod un verre saphir propriétaire, biseauté et traité antireflet sur sa face intérieure. Il est fixé au boîtier par six vis apparentes et ses côtés restent visibles.
 
Le résultat contribue fortement à l'aspect de « capsule » qui a donné son nom à la montre (« timepod » se traduisant en français par capsule temporelle). Le verre n'est plus simplement une protection posée au-dessus du cadran : il participe directement à l'architecture du boîtier.

​Et puis il y a les cornes

La véritable curiosité technique de la Timepod se trouve toutefois sur les côtés du boîtier.
 
E.C. Andersson a imaginé un système propriétaire de libération des cornes. Une simple pression sur un bouton permet de retirer les cornes et le bracelet du boîtier, sans utiliser d'outil. Les éléments se retirent directement du boîtier et peuvent ensuite être remis en place.
 
La marque précise que le mécanisme a été conçu pour limiter l'entrée de poussière ou de saletés tout en restant accessible pour l'entretien. Il peut notamment être ouvert pour nettoyer le système, une particularité que la marque met en avant après une utilisation dans l'eau salée.
 
Ce dispositif n'est pas nécessairement une révolution fonctionnelle. Mais il est révélateur de la démarche d'E.C. Andersson : prendre un élément habituellement assez banal d'une montre et en faire un véritable objet de conception mécanique.

​Une véritable GMT

Sous cette construction très particulière se trouve une fonction parfaitement contemporaine : la Timepod est une montre GMT.
 
Son mouvement automatique est basé sur le Miyota 9075, avec une aiguille des heures locales indépendante et une aiguille 24 heures permettant de lire un second fuseau. La date (indispensable sur une GMT digne de ce nom) peut également être réglée dans les deux sens grâce à l'aiguille des heures.
 
E.C. Andersson annonce par ailleurs une régulation comprise entre -1 et +6 secondes par jour au moment de la livraison.
 
L'étanchéité atteint 70 mètres, grâce notamment à une couronne vissée. Une valeur qui permet à la Timepod de conserver un caractère utilisable au quotidien malgré son architecture peu conventionnelle.

​Une date qui devient lumineuse

Le cadran reprend lui aussi le vocabulaire rétrofuturiste de la marque.
 
Sa construction est de type sandwich et utilise le matériau luminescent E.C. Brite. Mais le détail le plus original est probablement la roue de date entièrement luminescente, intégrée à 6h dans la composition du cadran.
 
Deux versions sont proposées au lancement : Burnt Umber, avec son cadran brun et Bare Metal, qui assume davantage l'esthétique métallique et industrielle de la Timepod.

​Fabriquée à Göteborg

Au-delà du design, c'est probablement la philosophie de fabrication qui rend la Timepod particulièrement intéressante.
 
E.C. Andersson explique que ce garde-temps est réalisé un par un dans son atelier de Göteborg, à partir de blocs de métal. L'entreprise indique réaliser notamment le fraisage, le tournage, le microbillage, certains traitements de surface, la gravure, le réglage, l'assemblage et les tests.
 
Cette approche n'est pas nouvelle chez E.C. Andersson. La maison explique depuis plusieurs années vouloir concentrer dans son atelier une grande partie des compétences et des équipements nécessaires à la fabrication de ses montres. La précédente Mytilus reposait déjà sur cette philosophie.
 
C'est d'ailleurs ce qui distingue peut-être le plus la Timepod d'une simple montre au design original : son esthétique découle en partie de la manière dont elle est fabriquée.

Une nouvelle génération de jeunes marques indépendantes pas comme les autres

La Timepod s'inscrit ainsi dans cette nouvelle génération de petites maisons qui ne cherchent pas nécessairement à reproduire les codes de la haute horlogerie traditionnelle.
 
Chez E.C. Andersson, le boîtier devient un terrain d'expérimentation. Le verre, les cornes, les surfaces usinées, les solutions de fixation et même la fabrication participent à l'identité de la montre.
 
La démarche rappelle celle de la Mytilus, qui avait déjà installé la marque dans un univers rétrofuturiste très personnel. La Timepod va cependant plus loin dans cette recherche, notamment avec son système de cornes amovibles et son architecture de verre.
 
La Timepod est commercialisée selon le système habituel de la maison : les personnes intéressées s'inscrivent sur une liste d'attente, puis sont contactées lorsqu'une montre est prête. La production est actuellement réalisée progressivement, une pièce à la fois.