Franck Muller : quand la forme compte autant que le mouvement
Son boîtier tonneau, fortement galbé aussi bien dans sa longueur que dans sa largeur, se distingue par ses lignes fluides et sa capacité à épouser la courbure du poignet. Une architecture qui ne cherche pas à reproduire les codes classiques de la montre ronde, mais à construire une identité propre, immédiatement identifiable. Et c’est réussi.
Cette recherche autour des formes constitue d’ailleurs l’un des fils conducteurs du travail de Franck Muller depuis la création de la marque en 1992. La Cintrée Curvex en est probablement l’une des expressions les plus représentatives.
Ses proportions, ses chiffres caractéristiques et son boîtier cintré ont contribué à installer une esthétique particulière (et osée pour l’époque) dans l’horlogerie contemporaine, entre inspiration Art déco, savoir-faire traditionnel et volonté de développer des montres aux personnalités très affirmées.
La forme n’est donc pas ici un simple élément esthétique : elle participe pleinement à l’identité de la pièce. Et de la maison.
Cadran : une nouvelle interprétation en damier
Sa surface adopte ici un motif en damier constitué de petits carrés aux contrastes subtils. Selon l’incidence de la lumière, les différentes surfaces font apparaître des variations qui donnent davantage de profondeur au cadran sans remettre en question, bien évidemment, sa lecture !
Le cadran, réalisé en laque translucide argentée, est complété par des index travaillés avec précision. Le motif géométrique vient ainsi dialoguer avec les courbes du boîtier : à la géométrie régulière du damier répondent les lignes souples et continues de la Cintrée Curvex.
La date prend place dans une ouverture discrète du cadran. Une fonction particulièrement classique dans son principe, mais intégrée ici de manière à préserver l'équilibre général de la composition. Le tout étant complété comme il se doit par les fameux chiffres caractéristiques de FM, ici en noir, tout comme les aiguilles, également très identitaires, de la marque.
Une boîte en or massif
Car c'est précisément dans cette construction que réside une partie de la difficulté de la Cintrée Curvex. La boîte doit conserver une continuité de lignes tout en présentant une courbure suffisamment importante pour épouser le poignet.
Cette architecture impose un travail d'usinage et de finition particulièrement précis, auquel s'ajoute celui des surfaces et des arêtes du boîtier.
La montre conserve ainsi ce qui fait depuis l'origine la particularité de la Cintrée Curvex : une silhouette immédiatement reconnaissable, mais suffisamment évolutive pour accueillir différentes interprétations (et/ou animations et/ou complications) au fil des collections.
Un calibre automatique "maison" pour une montre emblématique de la marque
Elle est assurée par le calibre automatique FM 800-DT, un mouvement à remontage automatique bidirectionnel développant une réserve de marche de 42 heures.
Il affiche les heures, les minutes, les secondes et la date. Le mouvement mesure 25,60 mm de diamètre pour 3,75 mm d'épaisseur et fonctionne à 28 800 alternances par heure.
Avec la Cintrée Curvex Damier, Franck Muller ne cherche donc pas à réinventer sa forme emblématique. Le principe est plutôt celui d'une nouvelle lecture d'un classique de la maison.
Le damier apporte au cadran un registre graphique et contemporain, tandis que l'or et les courbes du boîtier maintiennent la montre dans le territoire esthétique qui a contribué à la réputation de la marque.
Plus de trente ans après son apparition, la Cintrée Curvex demeure ainsi l'un des exemples les plus significatifs de la manière dont Franck Muller a construit son identité : en faisant de la forme du boîtier, au même titre que du mouvement et du cadran, un véritable élément de langage horloger.
La Cintrée Curvex, une signature née dans les années 1990
Son boîtier tonneau fortement incurvé rompt avec la prédominance des formes rondes alors très largement représentées dans l'horlogerie traditionnelle. Sa construction, pensée pour suivre la courbure du poignet, devient progressivement l'une des signatures visuelles de Franck Muller.
La Cintrée Curvex connaîtra ensuite de nombreuses déclinaisons, des versions relativement classiques aux interprétations serties ou dotées de complications.
Elle constitue aujourd'hui, avec notamment les chiffres caractéristiques de la maison et ses différentes créations mécaniques, l'un des éléments permettant d'identifier immédiatement une Franck Muller.









