Incassable
Produire une G-SHOCK en saphir peut sembler, de prime abord, relever du paradoxe.
Depuis son lancement en 1983, la montre de Casio s'est construite autour d'une idée simple : pouvoir encaisser les chocs.
Or le saphir synthétique, malgré son exceptionnelle résistance aux rayures, reste un matériau relativement cassant lorsqu'il est soumis à des contraintes ou à des chocs importants (ceux qui possèdent des lunettes en saphir sur leur montre en savent quelque chose).
C'est précisément ce problème que les ingénieurs de Casio ont cherché à résoudre avec la MRG-D5000 Blue Sapphire, nouvelle pièce exceptionnelle de la collection MR-G. Il ne s'agit donc pas simplement de remplacer un boîtier métallique par du saphir, mais de repenser la construction même de la montre. Dont acte.
Depuis son lancement en 1983, la montre de Casio s'est construite autour d'une idée simple : pouvoir encaisser les chocs.
Or le saphir synthétique, malgré son exceptionnelle résistance aux rayures, reste un matériau relativement cassant lorsqu'il est soumis à des contraintes ou à des chocs importants (ceux qui possèdent des lunettes en saphir sur leur montre en savent quelque chose).
C'est précisément ce problème que les ingénieurs de Casio ont cherché à résoudre avec la MRG-D5000 Blue Sapphire, nouvelle pièce exceptionnelle de la collection MR-G. Il ne s'agit donc pas simplement de remplacer un boîtier métallique par du saphir, mais de repenser la construction même de la montre. Dont acte.
Un projet initié en 2018
L'histoire de cette G-SHOCK remonte au Dream Project, lancé sous l'impulsion de Kikuo Ibe, le créateur de la G-SHOCK. En 2018, Casio présentait déjà à Bâle un prototype de G-SHOCK en saphir.
L'idée était séduisante, mais la montre ne permettait pas encore à l’époque, d'atteindre le niveau de résistance aux chocs exigé par la marque.
Le projet a donc été poursuivi pendant de longues années par les équipes MR-G. Au total, il aura fallu environ huit ans de recherche et développement pour parvenir à une construction compatible avec les propriétés particulières du saphir.
La MRG-D5000 constitue ainsi l'aboutissement de cette démarche et devient la première G-SHOCK de série à utiliser le saphir bleu dans une structure résistante aux chocs. Casio l'inscrit dans son nouveau Blue Rose Project, référence à la fleur longtemps considérée comme impossible à obtenir naturellement et devenue, au Japon, une métaphore de la réalisation de l'impossible.
L'idée était séduisante, mais la montre ne permettait pas encore à l’époque, d'atteindre le niveau de résistance aux chocs exigé par la marque.
Le projet a donc été poursuivi pendant de longues années par les équipes MR-G. Au total, il aura fallu environ huit ans de recherche et développement pour parvenir à une construction compatible avec les propriétés particulières du saphir.
La MRG-D5000 constitue ainsi l'aboutissement de cette démarche et devient la première G-SHOCK de série à utiliser le saphir bleu dans une structure résistante aux chocs. Casio l'inscrit dans son nouveau Blue Rose Project, référence à la fleur longtemps considérée comme impossible à obtenir naturellement et devenue, au Japon, une métaphore de la réalisation de l'impossible.
Une construction sans vis
La principale innovation se trouve dans le boîtier. Casio a développé pour cette MRG-D5000 une nouvelle évolution de sa Multi-Guard Structure, spécialement adaptée au saphir.
Plutôt que de fixer les différents éléments avec des vis, susceptibles de concentrer les contraintes et donc de favoriser la fissuration du matériau, le boîtier est constitué de plusieurs composants qui s'assemblent entre eux.
Cette construction s'inspire notamment du kigumi, technique traditionnelle japonaise de menuiserie dans laquelle des pièces de bois sont assemblées par emboîtement, sans clous ni vis. Dans le cas de la G-SHOCK, le principe est transposé à une architecture horlogère beaucoup plus complexe afin de mieux répartir les forces exercées sur le saphir.
C'est probablement le point le plus intéressant de cette montre : le saphir n'est pas utilisé uniquement pour son aspect spectaculaire. Ses propriétés ont obligé Casio à revoir la manière même dont les différents éléments du boîtier travaillent ensemble. Bluffant !
Plutôt que de fixer les différents éléments avec des vis, susceptibles de concentrer les contraintes et donc de favoriser la fissuration du matériau, le boîtier est constitué de plusieurs composants qui s'assemblent entre eux.
Cette construction s'inspire notamment du kigumi, technique traditionnelle japonaise de menuiserie dans laquelle des pièces de bois sont assemblées par emboîtement, sans clous ni vis. Dans le cas de la G-SHOCK, le principe est transposé à une architecture horlogère beaucoup plus complexe afin de mieux répartir les forces exercées sur le saphir.
C'est probablement le point le plus intéressant de cette montre : le saphir n'est pas utilisé uniquement pour son aspect spectaculaire. Ses propriétés ont obligé Casio à revoir la manière même dont les différents éléments du boîtier travaillent ensemble. Bluffant !
Du saphir bleu, mais pas seulement
Le saphir utilisé pour la MRG-D5000 est produit sous forme de lingots pendant plusieurs mois. Casio sélectionne ensuite les sections présentant la concentration de couleur et la transparence nécessaires afin d'obtenir cette teinte bleue caractéristique.
Le boîtier associe ainsi titane et saphir cristallin, avec une lunette entièrement réalisée dans ce dernier matériau. Le fond vissé est en titane grade 5 et intègre lui aussi un élément en saphir bleu.
Le cadran numérique reprend le fameux motif « brique » associé à la G-SHOCK originelle. Pour cette version très haut de gamme, plusieurs inscriptions sont réalisées en or 24 carats, apportant un contraste discret avec le bleu du saphir.
La montre conserve par ailleurs les fonctions qui font l'identité des MR-G : alimentation Tough Solar, réception radio Multi Band 6, chronomètre, alarmes et étanchéité à 20 bar. Elle est bin évidemment, fabriquée au Japon !
Le boîtier associe ainsi titane et saphir cristallin, avec une lunette entièrement réalisée dans ce dernier matériau. Le fond vissé est en titane grade 5 et intègre lui aussi un élément en saphir bleu.
Le cadran numérique reprend le fameux motif « brique » associé à la G-SHOCK originelle. Pour cette version très haut de gamme, plusieurs inscriptions sont réalisées en or 24 carats, apportant un contraste discret avec le bleu du saphir.
La montre conserve par ailleurs les fonctions qui font l'identité des MR-G : alimentation Tough Solar, réception radio Multi Band 6, chronomètre, alarmes et étanchéité à 20 bar. Elle est bin évidemment, fabriquée au Japon !
Une G-SHOCK de 11 millions de yens
La démesure du projet se retrouve également dans sa production. La MRG-D5000 est limitée à seulement 20 exemplaires pour le monde, chacun étant individuellement numéroté de 1/20 à 20/20 sur le fond de boîte.
L'inscription « DREAM PROJECT » rend également hommage au projet imaginé à l'origine par Kikuo Ibe.
Son prix japonais est fixé à 11 millions de yens TTC, soit environ 70 000 dollars au cours actuel, même si les tarifs peuvent varier selon les marchés. Le lancement est annoncé pour décembre 2026. Au Japon, Casio précise que le marché domestique ne disposera que… d'un exemplaire !
Avec cette MRG-D5000, Casio signe ainsi la G-SHOCK la plus exclusive et la plus chère jamais proposée par la marque. Mais le prix n'est finalement pas le seul élément remarquable.
La véritable prouesse est ailleurs : prendre le matériau emblématique de la haute horlogerie contemporaine, le saphir, et parvenir à lui faire respecter la première règle d'une G-SHOCK : résister aux chocs.
L'inscription « DREAM PROJECT » rend également hommage au projet imaginé à l'origine par Kikuo Ibe.
Son prix japonais est fixé à 11 millions de yens TTC, soit environ 70 000 dollars au cours actuel, même si les tarifs peuvent varier selon les marchés. Le lancement est annoncé pour décembre 2026. Au Japon, Casio précise que le marché domestique ne disposera que… d'un exemplaire !
Avec cette MRG-D5000, Casio signe ainsi la G-SHOCK la plus exclusive et la plus chère jamais proposée par la marque. Mais le prix n'est finalement pas le seul élément remarquable.
La véritable prouesse est ailleurs : prendre le matériau emblématique de la haute horlogerie contemporaine, le saphir, et parvenir à lui faire respecter la première règle d'une G-SHOCK : résister aux chocs.
Le saphir, une matière pas si simple à apprivoiser
Le saphir synthétique est devenu courant dans l'horlogerie haut de gamme, essentiellement pour protéger les cadrans. Sa dureté exceptionnelle -il se situe à 9 sur l'échelle de Mohs, juste derrière le diamant- lui confère une excellente résistance aux rayures.
Mais dureté ne signifie pas nécessairement résistance aux chocs. C'est précisément cette distinction qui rend la MRG-D5000 intéressante. Casio ne s'est pas contenté de produire un boîtier transparent ou coloré spectaculaire : la marque a dû concevoir une architecture permettant au saphir de participer à une construction résistante aux chocs.
La montre illustre ainsi une démarche assez différente de celle d'une simple édition de luxe : le matériau impose ici une nouvelle solution technique.
Mais dureté ne signifie pas nécessairement résistance aux chocs. C'est précisément cette distinction qui rend la MRG-D5000 intéressante. Casio ne s'est pas contenté de produire un boîtier transparent ou coloré spectaculaire : la marque a dû concevoir une architecture permettant au saphir de participer à une construction résistante aux chocs.
La montre illustre ainsi une démarche assez différente de celle d'une simple édition de luxe : le matériau impose ici une nouvelle solution technique.













