340 Madison Avenue
Il y a des adresses qui comptent davantage qu’une adresse... Pour J.Press, le 340 Madison Avenue, à l’angle de la 44e Rue, appartient à cette catégorie.
La maison américaine de vêtements et accessoires vient d’y installer son nouveau flagship, renouant avec un emplacement qui fut autrefois l’un de ses principaux points d’ancrage à New York.
Le nouveau magasin occupe un espace d’environ 155 mètres carrés et reprend une partie des codes historiques de la maison. Boiseries, photographies d’archives, souvenirs universitaires et documents historiques composent un décor volontairement proche de celui d’un club de l’Ivy League.
Parmi les pièces exposées figurent notamment des photographies de clients célèbres ainsi que des lettres adressées à J.Press sur papier à en-tête de la Maison-Blanche par d’anciens présidents américains.
Le décor rappelle ainsi que, chez J.Press, le vêtement n’est jamais complètement dissocié de l’histoire américaine.
La maison américaine de vêtements et accessoires vient d’y installer son nouveau flagship, renouant avec un emplacement qui fut autrefois l’un de ses principaux points d’ancrage à New York.
Le nouveau magasin occupe un espace d’environ 155 mètres carrés et reprend une partie des codes historiques de la maison. Boiseries, photographies d’archives, souvenirs universitaires et documents historiques composent un décor volontairement proche de celui d’un club de l’Ivy League.
Parmi les pièces exposées figurent notamment des photographies de clients célèbres ainsi que des lettres adressées à J.Press sur papier à en-tête de la Maison-Blanche par d’anciens présidents américains.
Le décor rappelle ainsi que, chez J.Press, le vêtement n’est jamais complètement dissocié de l’histoire américaine.
De Yale à Madison Avenue
L’histoire commence en 1902 à New Haven, dans le Connecticut. Jacobi Press installe alors son atelier à proximité de l’université de Yale. La maison va progressivement devenir l’un des fournisseurs privilégiés des étudiants, professeurs, clubs et équipes sportives de l’université.
J.Press va surtout participer à la construction de ce que l’on appellera plus tard le « Ivy League look ». Un vestiaire qui privilégie la continuité plutôt que la mode : veste marine à épaules souples, costume trois boutons, chemise Oxford à col boutonné, cravate en reps, tweed, mocassins ou encore pull Shetland (le même esprit que Ralph Lauren qui arrivera bien plus tard).
Le célèbre Shaggy Dog, un pull en laine Shetland au fini particulièrement duveteux, appartient ainsi à ces vêtements devenus indissociables de l’univers J.Press. La maison continue d’ailleurs à produire une partie de ses vêtements selon des méthodes traditionnelles, aux États-Unis mais également au Japon, en Écosse, en Angleterre, en Italie et au Canada.
L’Ivy League n’est donc pas ici une tendance récente. C’est un vocabulaire vestimentaire construit sur plusieurs générations.
J.Press va surtout participer à la construction de ce que l’on appellera plus tard le « Ivy League look ». Un vestiaire qui privilégie la continuité plutôt que la mode : veste marine à épaules souples, costume trois boutons, chemise Oxford à col boutonné, cravate en reps, tweed, mocassins ou encore pull Shetland (le même esprit que Ralph Lauren qui arrivera bien plus tard).
Le célèbre Shaggy Dog, un pull en laine Shetland au fini particulièrement duveteux, appartient ainsi à ces vêtements devenus indissociables de l’univers J.Press. La maison continue d’ailleurs à produire une partie de ses vêtements selon des méthodes traditionnelles, aux États-Unis mais également au Japon, en Écosse, en Angleterre, en Italie et au Canada.
L’Ivy League n’est donc pas ici une tendance récente. C’est un vocabulaire vestimentaire construit sur plusieurs générations.
Une élégance en toute discrétion
L’intérêt de J.Press tient précisément à cette absence de spectaculaire. Là où la mode masculine a régulièrement cherché à renouveler la silhouette en affichant -souvent- des logos, la maison américaine s’est attachée à préserver certains fondamentaux.
Une veste J.Press ne cherche pas à attirer l’attention. Elle doit avant tout avoir la bonne proportion, tomber naturellement et pouvoir être portée longtemps. Cette philosophie se retrouve notamment dans le sack suit, cette construction américaine aux épaules relativement naturelles et à la silhouette moins structurée que celle du costume britannique traditionnel.
C’est une conception de l’élégance qui repose moins sur l'effet de mode que sur la connaissance des codes.
La maison revendique d’ailleurs parmi ses anciens clients et admirateurs des personnalités aussi différentes que Frank Sinatra, Cary Grant, F. Scott Fitzgerald, Robert Frost, George Plimpton ou encore plusieurs présidents américains.
Une veste J.Press ne cherche pas à attirer l’attention. Elle doit avant tout avoir la bonne proportion, tomber naturellement et pouvoir être portée longtemps. Cette philosophie se retrouve notamment dans le sack suit, cette construction américaine aux épaules relativement naturelles et à la silhouette moins structurée que celle du costume britannique traditionnel.
C’est une conception de l’élégance qui repose moins sur l'effet de mode que sur la connaissance des codes.
La maison revendique d’ailleurs parmi ses anciens clients et admirateurs des personnalités aussi différentes que Frank Sinatra, Cary Grant, F. Scott Fitzgerald, Robert Frost, George Plimpton ou encore plusieurs présidents américains.
Madison Avenue, un retour aux sources
Le choix de Madison Avenue s’avère particulièrement révélateur. J.Press avait déjà développé sa présence new-yorkaise au début du XXe siècle et occupé un emplacement sur Madison Avenue.
Le nouveau flagship marque donc une forme de retour dans un quartier historiquement associé au grand vestiaire masculin américain.
L'ironie de l'histoire est que ce retour intervient à une époque où une partie de la mode masculine redécouvre précisément les vêtements que J.Press n'a jamais vraiment cessé de défendre.
Le blazer bleu marine, la chemise Oxford, le Shetland, la cravate en reps ou le pantalon chino sont aujourd'hui régulièrement réinterprétés par de nouvelles générations de créateurs. Chez J.Press, ils ne sont pas des références aux archives : ils constituent encore le cœur du vestiaire.
De grands classiques et des incontournables.
Le nouveau flagship marque donc une forme de retour dans un quartier historiquement associé au grand vestiaire masculin américain.
L'ironie de l'histoire est que ce retour intervient à une époque où une partie de la mode masculine redécouvre précisément les vêtements que J.Press n'a jamais vraiment cessé de défendre.
Le blazer bleu marine, la chemise Oxford, le Shetland, la cravate en reps ou le pantalon chino sont aujourd'hui régulièrement réinterprétés par de nouvelles générations de créateurs. Chez J.Press, ils ne sont pas des références aux archives : ils constituent encore le cœur du vestiaire.
De grands classiques et des incontournables.
Jack Carlson, le nouveau chapitre
Cette réouverture intervient sous la direction de Jack Carlson, nommé président et directeur artistique de J.Press en 2025. Fondateur de Rowing Blazers, Carlson connaît particulièrement bien l'univers du vêtement traditionnel américain et les codes de l'Ivy League.
La nouvelle direction entend ainsi développer la maison sans rompre avec son vocabulaire historique.
La collection automne-hiver 2026 présentée à New York associe les classiques de J.Press à de nouvelles propositions, notamment une capsule Made in Japan (les connaisseurs apprécieront) et plusieurs collaborations avec des fabricants britanniques traditionnels ainsi qu'avec Barbour, Gloverall et Lavenham.
Autre nouveauté : J.Press présente pour la première fois depuis les années 1960 une véritable proposition féminine destinée au marché américain. Une évolution qui élargit le territoire de la maison sans modifier pour autant son langage vestimentaire.
La nouvelle direction entend ainsi développer la maison sans rompre avec son vocabulaire historique.
La collection automne-hiver 2026 présentée à New York associe les classiques de J.Press à de nouvelles propositions, notamment une capsule Made in Japan (les connaisseurs apprécieront) et plusieurs collaborations avec des fabricants britanniques traditionnels ainsi qu'avec Barbour, Gloverall et Lavenham.
Autre nouveauté : J.Press présente pour la première fois depuis les années 1960 une véritable proposition féminine destinée au marché américain. Une évolution qui élargit le territoire de la maison sans modifier pour autant son langage vestimentaire.
L’Ivy League, une affaire japonaise également
Il serait d'ailleurs réducteur de considérer J.Press comme une affaire exclusivement américaine.
La marque entretient depuis plusieurs décennies une relation particulièrement forte avec le Japon (elle possède une boutique en plein cœur d’Omotesando à Tokyo), où son esthétique Ivy a trouvé un public fidèle.
J.Press y est devenue l'une des références du mouvement American Traditional (le fameux Ametora), cette interprétation japonaise du vestiaire américain classique.
Cette histoire explique notamment pourquoi la maison peut aujourd'hui faire dialoguer New York, New Haven et Tokyo sans que cela paraisse contradictoire.
Le phénomène est assez rare : un style né autour d'une université américaine au début du XXe siècle a été conservé, étudié et parfois même mieux documenté au Japon qu'aux États-Unis.
La marque entretient depuis plusieurs décennies une relation particulièrement forte avec le Japon (elle possède une boutique en plein cœur d’Omotesando à Tokyo), où son esthétique Ivy a trouvé un public fidèle.
J.Press y est devenue l'une des références du mouvement American Traditional (le fameux Ametora), cette interprétation japonaise du vestiaire américain classique.
Cette histoire explique notamment pourquoi la maison peut aujourd'hui faire dialoguer New York, New Haven et Tokyo sans que cela paraisse contradictoire.
Le phénomène est assez rare : un style né autour d'une université américaine au début du XXe siècle a été conservé, étudié et parfois même mieux documenté au Japon qu'aux États-Unis.
Une certaine idée de l’élégance masculine
Le nouveau magasin de Madison Avenue arrive donc à un moment intéressant. J.Press s'apprête à célébrer son 125e anniversaire en 2027, mais son retour à New York ne ressemble pas à une simple opération commémorative.
La maison semble plutôt vouloir rappeler qu'une élégance véritablement durable peut se construire autrement que par la nouveauté permanente.
Dans un univers masculin où l'on parle beaucoup de tendances, de « quiet luxury » et de retour aux fondamentaux, cette philosophie possède une certaine actualité. Mais elle n'est pas nouvelle. J.Press la pratique depuis 1902.
Et c'est peut-être précisément ce qui fait aujourd'hui son intérêt.
Le nouveau flagship est officiellement ouvert et constitue désormais l'adresse new-yorkaise de la maison.
J.Press
340 Madison Avenue,
New York, NY 10173
La maison semble plutôt vouloir rappeler qu'une élégance véritablement durable peut se construire autrement que par la nouveauté permanente.
Dans un univers masculin où l'on parle beaucoup de tendances, de « quiet luxury » et de retour aux fondamentaux, cette philosophie possède une certaine actualité. Mais elle n'est pas nouvelle. J.Press la pratique depuis 1902.
Et c'est peut-être précisément ce qui fait aujourd'hui son intérêt.
Le nouveau flagship est officiellement ouvert et constitue désormais l'adresse new-yorkaise de la maison.
J.Press
340 Madison Avenue,
New York, NY 10173













