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Louis Erard Excellence Marqueterie : la marqueterie de bois à l'honneur dans cette édition limitée de toute beauté


Décidément, Louis Erard a le don de nous émerveiller avec ses nouveautés. Cette nouvelle Excellence Marqueterie en est un nouvel exemple tant cette montre en acier de 42 mm qui ne sera produite qu’à 99 exemplaires est réussie. Son cadran « métiers d’art » en marqueterie traitée de manière contemporaine est une pure merveille ! Dans les 4.000 euros.



A quelques heures de l’ouverture des grands salons horlogers genevois, lundi prochain, Louis Erard se démarque une fois encore avec cette nouveauté printanière.
 
De fait, la marque continue de réveiller les métiers d’art, avec un regard contemporain et un défi presqu’impossible : rendre accessible l’artisanat le plus exclusif. Cette fois, avec la pratique de la marqueterie miniature sur cadran.
 
Pour cette nouveauté qui ne sera produite qu’à 99 exemplaires, chaque cadran est réalisé à la main, pièce à pièce, par un artisan indépendant, Bastien Chevalier, Sainte-Croix.
 
Après un apprentissage en tant qu'ébéniste, Bastien s’est perfectionné dans la marqueterie auprès d'un ancien lauréat du prestigieux concours de meilleur ouvrier de France : Jérome Boutteçon. Ce dernier lui enseignera l'art de la marqueterie durant près de six années au sein de l'ébénisterie Philippe Monti à Sainte-Croix en Suisse (qui fabrique entre autres, les boîtes à cigares pour Davidoff & Cie et les boîtes à musique Reuge).

En 2003, la situation financière de son employeur est compliquée. Bastien Chevalier prend alors la décision de créer son atelier de marqueterie d'art et y réalise différents tableaux et mandats pour des clients tels que François Junod (fabricant d'automates), Vianney Halter (horloger) ou encore Reuge.
 
Bastien Chevalier revendique un style très contemporain. La reconnaissance de son travail, au travers de prix internationaux et d’expositions dans des salons et des galeries d'art, grandit de jour en jour…
 
Sur la taille d’un cadran, la marqueterie repousse fortement les lignes de sa propre discipline. Avec un motif comme celui-là, la marqueterie devient une folie ! Cet artisan n’a jamais réalisé une série aussi importante : 99 exemplaires.
 
Le cadran marqueterie de bois n’a jamais été proposé dans une montre à moins de 4000 francs (il y en a chez Hermès par exemple, mais à des prix nettement plus chers). Le motif lui-même fut une gageure impensable !

Pour Louis Erard, l’objectif, toujours le même, est de rendre les délices et les délires si exclusifs des métiers d’art de l’horlogerie très haut de gamme accessible à une clientèle plus large... Pas seulement en termes de prix, aussi en termes de culture, dans un esprit plus contemporain.
 
Le damier exprime cet esprit du temps, esthétique, ludique, et piège le regard, dans un trompe-l’œil qui se bombe et se creuse sous la lumière. On se souvient que la marque horlogère avait déjà emprunté ce motif une fois, dans une série de 99 montres dédiées au guillochage main .
 
Le défi s’avère encore plus ardu sur ce cadran marqueterie. Bastien Chevalier, l’un des rares experts de cet art en Suisse, sinon le seul, reconnait lui-même l’inconscience qu’il y avait à relever le défi : « Le dessin géométrique est ce qu’il y a de plus difficile à réaliser. La précision doit être totale, le motif ne tolère aucune erreur, le moindre écart se voit ».

Dans la pratique, chaque facette est découpée à la main ou à la scie, dans du bois. Dans des bois : chaque couleur est un bois différent -en l’occurrence du tulipier teinté bleu, trois teintes et loupe de saule teinté gris-, découpé dans le sens des veines désiré.
 
La découpe doit être d’une précision chirurgicale, au dixième de millimètre, pour pouvoir être assemblées sans que le moindre jour apparaisse entre les pièces de ce puzzle chirurgical. Bastien Chevalier a d’ailleurs développer une technique à lui pour réaliser cet exploit : la respiration consciente, comme les maitres de yoga.
 
Le cadran comporte plus de 70 éléments (tous les cadrans sont signés par l'artisan). Le travail de patience est extrême. Le temps de réalisation dépasse les limites normales du budget cadran d’une montre à ce prix-là… Une fois découpées, les pièces minuscules sont minutieusement classées, puis déposées à la pointe d’un scalpel, sous binoculaire et calées sur un premier support.

L’assemblage est ensuite encollé sur son bon côté. Le dos est préparé pour être fixé sur la base métallique du cadran, puis la bonne face est délicatement reprise, poncée, mise à l’épaisseur, presque rien, quelques cheveux. Chaque étape est décisive. Il n’y a pas de repentir. Le premier cadran est achevé, il en reste encore 98 à réaliser...
 
Boîtier moderne aux formes tendues, en acier poli, 42 millimètres de diamètre, glace saphir bombée, étanche à 50 mètres et couronne signature sapin.

Bracelet cuir de veau grainé bleu avec points d’attache ton sur ton, doublure bleue Louis Erard et boucle ardillon. Côté moteur, il s’agit d’un Sellita automatique SW261-1 (38 h de réserve de marche) avec fonction heure et minute (le plus simple possible afin de laisser place au cadran métiers d’art) visible depuis le fond ouvert.
 
Encore une très belle pièce Louis Erard qui décidément parvient non seulement à « démocratiser » certains métiers d’art tout en « dépoussiérant » ces artisanats. Bref, on adore.


Montres-de-luxe.com | Publié le 24 Mars 2023 | Lu 5604 fois