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Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection


Quel sujet choisir pour évoquer subtilement l’aventure humaine ? Les maîtres horlogers et designers de la manufacture ont envisagé plusieurs thématiques. L’idée des masques s’est imposée comme une évidence. Genève a la chance immense de posséder l’un des plus beaux musées d’art primitif qui soit : le Musée Barbier-Mueller. Cette proximité a conduit le choix de Vacheron Constantin : la collection Métiers d’art « Les Masques » est née ainsi, d’une réflexion sur l’ici et l’ailleurs, sur le passé, le présent, le futur et l’éternel recommencement.



Vacheron Constantin : trois ans, douze masques et vingt-cinq montres

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Mais restait un obstacle, et de taille : convaincre le musée et le rallier à cette idée. Allait-il accepter de prêter ses trésors pendant de longs mois afin de les voir reproduits sur le cadran d’une montre de collection ? C’est au cours d’un déjeuner – et avec un dessin préparatoire - que Jean Paul Barbier-Mueller et l’équipe de Vacheron Constantin emmenée par son CEO Juan-Carlos Torres, ont partagé la passion commune des belles choses. Cela a suffi pour convaincre de la beauté et la pertinence du projet.

Le reste relève de la magie horlogère et la volonté d’une équipe de dépasser les limites du possible. Douze masques de la collection Barbier-Mueller ont ainsi été sélectionnés pour être reproduits en or à petite échelle. Ils reposeront en majesté au cœur du cadran de chaque garde-temps de la collection qui traverse trois mille ans d’histoire et quatre continents. Celle-ci s’inscrit naturellement dans l’histoire de la manufacture et son esprit d’ouverture au monde.

Parce que Vacheron Constantin sait ce que le temps signifie, la manufacture a respecté le rythme naturel de la création. Il a fallu de longs mois pour mettre au point le mouvement tout d’abord, puis les techniques qui ont permis aux maîtres artisans de reproduire ces œuvres d’art en miniature. Le temps du questionnement, de la réflexion et de l’invention...

Une collection est une affaire de temps. Voilà pourquoi la collection Métiers d’Art « Les Masques » est une histoire au long cours. Chaque année, pendant trois ans, un coffret de quatre nouveaux masques en série limitée à 25 exemplaires verra le jour. A l’issue des trois années, la collection complète comptera 12 masques, soit un total de 300 pièces. Un premier set de quatre montres a été présenté en avril 2007 à Genève, à l’occasion du Salon International de la Haute Horlogerie. (voir le reportage photo : Trois ans, douze masques et vingt-cinq montres )

Un mouvement mystérieux et un boîtier-vitrine pour une œuvre d’art en miniature

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Chaque garde-temps est doté du mouvement manufacture Calibre 2460G4 à remontage automatique, orné du prestigieux Poinçon de Genève, qui fut développé en 2005 pour animer la collection Métiers d’Art « Les 4 saisons ».

Ce mouvement très particulier permet de lire le temps sans aiguille : par un jeu de roues et d’engrenages, quatre disques s’inscrivent dans des guichets - heures, minutes, jour et date - libérant ainsi le centre du cadran afin que les artisans puissent laisser libre cours à leurs créations et pour que le masque y prenne place.

Le calibre a été complètement repensé pour l’accueillir ; même si le temps est le maître d’œuvre du projet, le masque en est le sujet principal, c’est lui qu’il fallait mettre en lumière.

Afin que toute l’attention se porte sur lui, l’équipe de designers a eu l’idée de faire quasiment disparaître le mouvement. Grâce à un habile jeu de transparence et de traitement du verre, on croirait le masque suspendu dans l’espace.

Chaque verre en glace saphir est d’une teinte différente obtenue par un procédé unique de métallisation, afin de jouer avec la couleur de chaque masque. L’effet est surprenant : la sculpture miniature semble à portée de main, libérée de sa vitrine, comme un automate immobile, gardien silencieux de secrets ancestraux. Le boîtier est façonné dans l’or gris pour le masque de l’Alaska, en or rose pour celui de l’Indonésie, en or jaune pour le masque Chinois et en platine pour le Congo.

Il fallait tout le talent de l’écrivain Michel Butor pour rendre au masque sinon la vie, mais la parole. Sur le cadran de saphir, en lettres d’or, courent ses mots magnifiques, petits poèmes en prose dédiés à chaque objet. Ses phrases se suivent dans une spirale qui semble n’avoir ni début, ni fin.

Un message mystérieux qui ne se laisse lire que sous un angle de lumière précis. Un effet obtenu par métallisation sous vide, technologie sophistiquée où les lettres d’or sont vaporisées sur une glace saphir. Grâce à ses multiples jeux de lumière et de transparence, la montre a ses secrets qu’elle ne partagera qu’avec son possesseur.

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection

Masque Chine

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Masque funéraire
Chine.
Peuple Quidan, Dynastie Liao (907-1125)
Bronze doré, patine de fouilles.
Hauteur : 24,5 cm.
Ancienne collection Michael Steinhardt
Inv.: 221-52

La lumière s’est concentrée dans l’or où je ferme les yeux je vois à travers mes paupières le sommeil de mes descendants je me glisserai dans leurs rêves pour leur donner de mes nouvelles et leur éclairer les impasses où les guette l’adversité

« Seules m’intéressent les civilisations archaïques, quand sculpteurs et fondeurs créaient des œuvres « nécessaires », c'est-à-dire magiques, religieuses, funéraires, sans se considérer comme des « artistes », explique le collectionneur Jean Paul Barbier-Mueller. Quelques-uns nous ont transmis, non des objets banals, mais de véritables œuvres d’art dont on peut penser qu’elles étaient reconnues comme telles à l’époque, puisque qu’elles se retrouvent comme par hasard dans les tombes les plus somptueuses ».

Le masque Liao en fait partie. Difficile de rester insensible à la pure beauté de ce masque funéraire. Ce visage serein aux yeux clos invite à la réflexion sur la vie après la vie. Il témoigne de l’extrême raffinement de la Dynastie Liao fondée en 907 par le chef quidan Yelu Abaoki - devenu l’empereur Taizong - et qui sera anéantie deux siècles plus tard.

Bien qu’ils aient adopté nombre de coutumes chinoises, et malgré la forte influence de la religion bouddhiste, les Qidan, originaires de la Mongolie intérieure, surent conserver leur culture et leurs croyances chamaniques. Selon Jean Paul Barbier-Mueller, « ce qu’ils ont créé de plus original, de plus extraordinaire, sont certainement les masques funéraires, en argent pour les nobles, en bronze doré pour les personnages de sang royal… »

Comment la rencontre s’est-elle faite ? Il y a dans l’histoire une part de hasard… Jean Paul Barbier-Mueller préparait avec l’écrivain Michel Butor l’exposition « Des hommes et des masques » en puisant dans les collections les pièces qui sauraient le mieux dire au public combien les masques appartiennent à toute société humaine.

Ce faisant, il se désespérait de ne pouvoir présenter de masque Liao, comme celui qu’il avait vu un jour dans le catalogue d’une exposition américaine… Le catalogue de l’exposition « L’homme et ses masques » était en cours lorsque eut lieu la Biennale des Antiquaires de Paris. C’est ici que la rencontre se fit, chez une célèbre marchande d’art primitif.

« Je m’arrêtai net : devant moi, dans une vitrine, le masque Liao doré du catalogue américain me regardait de ses yeux malicieux, minces fentes sinueuses. En dix secondes, le masque était à moi. A moi… Celui que je considérais comme le modèle du genre, la Joconde des masques Liao. Je pensai à ma femme (elle dit que ce sont les objets qui choisissent leurs propriétaires et non le contraire). Quand je la rejoignis pour un dîner de gala, j’avais le tournis. « Un problème ? » me demanda-t-elle inquiète. « Pas exactement » dis-je, mais je n’ai pas trop faim… C’était vrai.

J’étais tout entier rempli de MON masque. Et je me disais que Jorge Luis Borges avait bien tort, quand il marmonnait « S’il y avait quelque chose d’inoubliable, on ne pourrait plus penser qu’à cela ». En effet, il y a dans nos collections une bonne vingtaine d’œuvres inoubliables, auxquelles je pense chaque jour ».

Masque Alaska

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Masque frontal
Alaska, côte nord-ouest des Etats-Unis, peuple Tlingit. XIXe siècle
Bois polychrome
Hauteur : 18 cm.
Collecté par le lieutenant Emmons aux environs de 1900.
Ancienne collection Heye Fondation, Museum of the American Indians, New York
Inv.: 921-A

Si je vous tire un peu la langue c’est pour vous montrer la confiance que je vous accorde suivant vos évolutions sur la mer entre les tempêtes et dans les forêts entre les immenses
conifères où s’inscriront vos mythes généalogiques


« Les Tlingit sont un peuple américain-indien de la côte nord-ouest de l’Amérique. Ils sont voisins des Inuit de l’Alkaska qu’ils appellent Eskimo, c'est-à-dire mangeurs de viande crue, explique Jean Paul Barbier-Mueller. Tous les Indiens de la Côte nord-ouest sont des sculpteurs doués et infatigables ».

Ce masque de petite taille, ou « masquette », orné d’épis de crin en guise de chevelure, était fixé à une grande coiffe de fibres parfois recouvertes de peaux d’animaux et porté sur le front par les chamans dans l’exercice de leurs fonctions de magiciens devins. Le rôle de ces derniers était primordial au sein des communautés de la côte du nord-ouest : par leurs interventions auprès des puissances surnaturelles, ils veillaient à la guérison des malades, combattaient les sorciers et protégeaient le village contre les agressions extérieures.

Selon la tradition, les jeunes chamans en apprentissage devaient partir en quête de leur vision durant une période de huit jours. A leur approche, les animaux sortaient leur langue censée contenir le pouvoir de leur esprit. Le moment le plus spectaculaire d’une séance chamanique était la danse masquée. Le chaman, pourvu d’une huitaine de masques différents, se transformait en chacune des créatures représentées – qu’elle soit humaine ou animale – à chaque changement. Une manière d’affirmer son pouvoir sur les êtres du monde d’ici-bas et de l’au-delà.

« Un jour à la fin des années 60, j’avais visité pour la énième fois le Musée des Américains Indiens fondé par Heye en haut de Broadway, et les salles américaines-indiennes du Musée d’Histoire Naturelle sur Central Park. Mon beau père, Josef Mueller, m’avait souvent dit son regret de n’avoir pu acquérir qu’un masque de corbeau Tlingit, et visitant ces musées, je comprenais ces regrets. Quelques jours plus tard, je visitais un marchand, Aaron Furman, occupant un hôtel particulier entre Madison et la 5ème Avenue. La galerie occupait tout le rez-de-chaussée et deux salons au premier étage. Comme à son habitude il m’invita dans son appartement pour une tasse de thé de Chine fumé. Entre deux fenêtres, je remarquai le petit masque Tlingit dont un spot mettait en valeur les reliefs assez faibles. C’était une vision magique et, je le pense aujourd’hui, un piège. Buvant mon thé, je ne pouvais pas détacher mes yeux du masque. Un vrai chef d’œuvre, cette fois, sans discussion » raconte Jean Paul Barbier-Mueller.

Après plusieurs jours, il en fit l’acquisition. « Je me rendis de New York aux Bahamas où j’avais rendez-vous, avec le masque dans mon attaché-case et pendant toutes les discussions, je souriais, pensant à « lui ». Vers six heures, chaque soir, je me faisais ouvrir le coffre de l’hôtel où je l’avais déposé, et je le regardais longuement pour découvrir à chaque visite un détail raffiné qui m’avait échappé. Depuis, j’en ai acquis un autre aussi beau, plus grand, et qui a conservé sa cape d’hermine (les deux proviennent de la Fondation Heye, Musée des Américains Indiens, qui a vendu pas mal de choses au moment de la crise dans les années 30). Mais c’est le petit masque d’Aaron qui l’emporte toujours dans mon cœur ».

Masque « Etoumbi-Mahongwé » du Congo

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Masque facial
Congo Brazzaville, cours supérieur du Likuala
Peuple Mahongwé ou Ngaré
Bois mi-dur polychrome (noir, blanc et rouge)
Hauteur : 35,5 cm
Anciennes collections Aristide Courtois (avant 1930)
Charles Ratton et MoMA, New York (1939)
Musée Barbier-Mueller, Genève
Inv.; 1021-33

On a voulu approfondir l’ombre où vous logerez vos yeux pour que les éclairs de Soleil
ou de flammes pénètrent mieux de leurs flèches pour tatouer non seulement votre visage
et la peau de tout votre corps mais les secrets de votre nuit


Voici l’un des masques les plus célèbres de l’art africain, œuvre majeure de la sculpture d’Afrique Centrale. « Depuis 1939, il a souvent été reproduit en regard d’un détail des Demoiselles d’Avignon, la Demoiselle d’en haut à droite, dite la Tireuse de rideau » note Jean Paul Barbier-Mueller. Le tableau, terminé en 1907, appartient au Museum of Modern Art de New York (MoMA) qui possédait également le masque. Le musée avait acheté celui-ci avec la certitude qu’il avait inspiré Picasso. La ressemblance stylistique est troublante : ce long profil concave, cette bouche en haut relief, ce nez plat triangulaire… Mais en matière d’art, il ne faut jurer de rien.

« Vers 1980, William Rubin, Directeur du département de peinture au MoMA commença un énorme travail de documentation en vue du catalogue de son exposition mythique : Primitivism and the Art of XXth Century » relate Jean Paul Barbier-Mueller. « Il découvrit notamment, que le masque des Demoiselles était seul de son espèce, même si deux ou trois sculptures apparentées étaient connues. Lui seul avait sur les joues, ces scarifications, ces griffures parallèles copiées (avait-on pensé) par Picasso ». Mais William Rubin découvrit surtout que le marchand parisien Charles Ratton, qui avait acquis le masque en 1939 pour le revendre la même année, l’avait acheté à un administrateur colonial : Aristide Courtois. « Ce dernier était rentré en France, les malles pleines de sculptures aujourd’hui célèbres, car il avait un œil aiguisé. Hélas! Ce retour avait eu lieu en 1930. Picasso n’avait donc pu voir le masque en 1907 ! » explique le collectionneur.

Ce masque provenant d’Etoumbi, ville proche de la frontière Congo-Gabon, avait été envoyé à la World Fair de New York en 1939 où le Museum of Modern Art (MoMA) en avait fait l’acquisition. Il est resté dans les collections jusqu’en 1984, date à laquelle le MoMA a décidé de le céder. « Une dizaine de collectionneurs furent appelés à faire leurs offres. Cela dura des mois, jusqu’à ce que j’apprenne que nous n’étions plus que deux en lice : un antiquaire de New York et moi, explique Jean Paul Barbier-Mueller. Je lui rendis visite. « Abandonnez, lui dis-je, et je vous donne un bronze du Bénin ». «Topez-là ! me répondit-il. C’est ainsi que la Néfertiti, le Michel-Ange des masques africains se retrouva à Genève ».

Stylistiquement, on sait peu de choses sur cet « unicum », unique en son genre. On ignore à quel peuple du nord-ouest du Congo – Mboko, Ngaré ou Mahongwé - on peut attribuer la paternité de ce masque. Selon le spécialiste Louis Perrois : « Il est encore impossible de définir stylistiquement et historiquement ces objets qui, en l’état, sont parmi les œuvres les plus remarquables de la zone ». « Croyez-moi, note Jean Paul Barbier-Mueller, on ne me demande pas moins souvent de le laisser publier, qu’au temps où il était censé avoir inspiré Picasso ! ».

Masque Indonésie

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Masque facial, théâtre Wayang Topeng
Indonésie, Ile de Java
Bois polychrome (blanc, noir, plusieurs variantes de rouge)
Hauteur : 21cm
Ancienne collection du Pr Czeschka, Hambourg; acquis avant 1918
Inv.: 330-A

Enjôleur mon regard détaille les formes des filles qui passent mes sourcils sont comme un oiseau qui va s’envoler pour tourner autour de sa proie mes moustaches comme des serpents préparés à bondir lors du moindre signe de faiblesse ou d’acquiescement

« Je n’ai jamais aimé les masques « Topeng » du théâtre javanais. Je peux même dire que je les ai détestés, quand je les ai vus se produire à Jakarta ou dans le sud de l’île, où je voyais des danses autrement intéressantes au début des années 70 » confie tout de go Jean Paul Barbier-Mueller… Mais, alors comment expliquer la présence de ce masque dans sa collection ? « Ce masque « Topeng » rapporté au XIXe siècle de Java, est aux masques actuels, ce que les anciens tissus brochés d’or et d’argent du centre de Sumatra sont à ceux qui se fabriquent aujourd’hui ».

Il n’est qu’à le regarder : la distinction du visage, la finesse de ses traits, la sophistication de sa coiffure, la richesse de ses ornements, la subtilité de sa barbe, le raffinement du maquillage, la délicatesse des arabesques - motif dominant de l’art javanais - tout indique le caractère noble du personnage représenté par le masque. Ce masque, sculpté dans un bois léger, peint de couleurs vives, semble proche de la figure du vertueux Prince Panji, personnage héroïque du Wayang Topeng, le théâtre masqué javanais.

Le collectionneur l’a découvert chez la veuve d’un célèbre professeur d’arts appliqués à Hambourg : Le professeur Czeschka qui avait fait partie des Wiener Werkstätte vers 1910. « Passionné d’arts exotiques, il s’était lié d’amitié avec des conservateurs de musées qui recevaient des caisses des quatre coins du monde, de la part de maisons d’exportation dont les bateaux sillonnaient le Pacifique » explique Jean Paul Barbier-Mueller. « De ces conservateurs, de ces explorateurs comme le célèbre Parkinson mort en 1909 (dont il devint l’ami intime), il dut recevoir des objets, des doublets, ou même des pièces uniques dont la valeur n’était guère appréciée que par lui. Entre les deux guerres, il fut appelé à la Gewerbe Schule de Hambourg où il enseigna longtemps ».

Après son décès en 1960, son épouse a hérité une prodigieuse collection qu’elle fit fructifier en épousant un marchand très actif nommé Konietzko. « Après la mort de ce dernier, elle devint une seconde fois héritière de centaines d’objets inestimables. Elle continua à tenir le magasin de Konietzko ». Cette femme savait maintenir en haleine ses clients : « Si l’on achetait une statuette africaine tardive sans intérêt, on pouvait espérer obtenir - pas à chaque fois - une pièce de la collection Czeschka ou Konietzko. C’est ainsi que j’acquis le beau masque « Topeng » laqué à l’intérieur comme un masque japonais, dont les qualités plastiques rendent scandaleuses à mes yeux les masques modernes… »

Traditionnellement, les acteurs du Wayang Topeng tiennent leur masque en serrant entre les dents une languette de caoutchouc. Muets, ils laissent ainsi les narrateurs et les chanteurs dérouler verbalement l’intrigue et conter les aventures des héros. Un théâtre dépourvu de dimension religieuse, même s’il conserve le caractère rituel et sacré des origines indoues de sa tradition.

Métiers d’Art « Les Masques » : tout l’art de la gravure

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
Par-delà le pouvoir dont il a été investi, un masque est conçu pour cacher le visage ou se porter sur le front. Sa forme est liée à sa fonction. Comment le faire réduire au point qu’il puisse rentrer dans l’espace étroit d’un boîtier, sans qu’il perde sa force d’évocation ? Quel matériau utiliser pour parvenir à rendre la patine particulière, l’usure du temps qui passe ? Par quel effet donner l’illusion d’un or mangé par le vert-de-gris ? Et surtout, que faire pour rester fidèle à l’esprit de ces masques, ne pas les trahir une fois de trop ?

Toutes ces questions sont devenues énigmes au fur et à mesure de l’avancée du projet. Entre l’idée et sa réalisation, il y a eu tant d’efforts non récompensés, tant d’essais infructueux, de pistes qui ne menaient nulle part...

Pour mener à bien l’aventure, la manufacture Vacheron Constantin a patiemment, dans un travail d’équipe, ne se contentant pas du premier résultat, remis en question l’ouvrage, poussé plus loin les recherches, se rapprochant fidèlement au modèle, imaginant de nouvelles techniques, ou plutôt des mariages de techniques qui mêlent le passé et le futur, la tradition et la technologie de pointe.

La parfaite miniaturisation
Ce fut le premier écueil : réussir à reproduire fidèlement le masque en le miniaturisant. Le Musée Barbier-Mueller avait accepté de confier quelques précieuses pièces de sa collection à la condition expresse de s’attacher à la ressemblance avec une très grande rigueur.

Respecter rigoureusement les proportions, les coups de ciseau ou de burin du sculpteur, comme les éraflures dues au temps. Le graveur aurait pu choisir de s’en tenir à la tradition et réaliser un prototype miniature à la main, en copiant l’original. Ce n’est pas le savoir-faire qui aurait fait défaut, mais le temps d’envisager plusieurs approches différentes pour réaliser la meilleure ébauche possible, trouver le meilleur angle de présentation qui soit. Mais il aurait alors suffi d’une modification infime pour devoir tout recommencer à zéro.

C’est pourquoi Vacheron Constantin a cherché un appui technologique pour réaliser une image de chaque masque en trois dimensions. Ensuite, en combinant les plans sur ordinateur, les volumes ont ainsi pu être modifiés point par point. Le but étant de trouver le meilleur angle afin que le masque en son entier tienne dans un boîtier, tout en conservant l’harmonie de ses formes. Et c’est grâce à la magie du laser que la miniaturisation fut rendue possible.

Métiers d’Art « Les Masques » de Vacheron Constantin : naissance d’une collection
La matière
Fallait-il respecter le matériau d’origine - le bois, le cuivre, les coquillages, les cheveux - ou prendre des libertés avec le modèle ? D’emblée, certaines pistes ont dû être abandonnées parce qu’irréalisables : en effet, la structure même du bois n’est pas compatible avec une sculpture de si petite taille. Utiliser de vrais cheveux n’était symboliquement pas envisageable. Quant au laiton, il s’oxyde. Le but d’une montre de collection était de défier le temps. Le choix de la maison s’est porté sur l’or. Un or noble, précieux, travaillé, coloré, traité.

Le décor
Une fois le prototype de forme défini et le premier modèle obtenu, le graveur a pu exercer tout son art, travaillant subtilement les reliefs, les bosses et les creux là, ciselant les aspérités, afin de reproduire tous les effets de matière du masque en bois du Congo. Il fallait tout son savoir-faire pour rendre l’effet de la chevelure plantée à l’extrémité du masque en bois polychrome d’Alaska. Ici, le graveur a conduit son échoppe sur les traces exactes laissées par les burins des sculpteurs, taillant les yeux, respectant les accidents du temps qui passe, empruntant à des siècles d’écart les chemins ouverts par d’autres, sur d’autres continents.

La couleur
La dernière gageure fut le traitement de la couleur. Comment respecter l’apparence du masque, reproduire sa délicate polychromie, sans tomber dans l’écueil de la reproduction peinte ? L’équipe a d’abord joué avec la couleur des ors, choisissant un or très chaud pour le masque chinois, une teinte proche du laiton vieilli. Puis elle s’est faite alchimiste, utilisant des traitements galvaniques et chimiques découverts dans de vieux livres de recettes du passé, une paillasse de chimiste a été reconstituée avec des alambics à l’ancienne. Pour rendre l’effet du cuivre recouvert de vert-de-gris du masque de Chine, le graveur a mis au point un système inédit d’épargnes : de petits dépôts de cuivre sur l’or qu’il a pu ainsi oxyder. Il vient à peine de voir le jour, et pourtant il a l’air d’avoir vécu mille vies...

« Il n’est rien sur terre qui soit plus avide de beauté et qui s’embellisse plus facilement qu’une âme... C’est pourquoi peu d’âmes, sur terre, résistent à la domination d’une âme qui se voue à la beauté » Maurice Maeterlinck, Le Tr

Que nous racontent ces masques venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou des Amériques ? Et surtout quel lien avec la Haute Horlogerie ? « Tout » et « c’est une évidence » pourrait-on répondre. Mais il s’agirait d’un raccourci. Or le chemin qui a mené à la création de cette collection fut long, sinueux, semé de quelques obstacles patiemment surmontés. Le panorama offert à l’arrivée méritait toute la passion déployée pour y parvenir.

L’idée de cette collection est née d’une observation : celle d’un engouement nouveau pour les œuvres d’art tribal. Les arts dits primitifs vivent actuellement un nouvel âge d’or. Preuve en est l’ouverture tant attendue et si longtemps repoussée du Musée du Quai Branly à Paris. Ou les records obtenus lors de ventes aux enchères : en juin 2006, un masque Fang fut adjugé 5,9 millions d’euros lors d’une vente aux enchères à la salle de vente Drouot à Paris.
Il s’agissait alors de la somme la plus importante jamais offerte pour un objet d’art tribal mis à l’encan. Certes, l’objet appartenait à Pierre Vérité, l’un des plus grands marchands d’art africain du XXe siècle, mais on est loin, très loin des 5 dollars payés par Max Ernst au brocanteur new yorkais Julius Carlebach en 1941 pour une cuillère eskimo...

Un chemin de compréhension du monde
C’est au 19ème siècle que les premiers collectionneurs ont commencé à manifester de l’intérêt pour l’art « sauvage ». Ils ont su y porter un vrai regard, et discerner leur qualité intrinsèque d’œuvre d’art. Rien d’étonnant que ce soient les artistes eux-mêmes qui, les premiers, ont su décrypter ces objets qui disaient tant avec si peu. Quelques traits sculptés dans le bois : deux pour les yeux, un pour le nez, un pour la bouche. Ils le savaient fort bien, les artistes modernes, que l’art est un chemin de compréhension du monde. Un parmi d’autres.

La découverte de l’art tribal a entraîné les artistes modernes à poursuivre les leçons de Cézanne leur « père à tous », remettre en question la perspective, repenser les volumes et l’espace, rompre avec le réalisme, s’affranchir des leçons prônées par l’académisme et réinventer une nouvelle manière de représenter le réel pour atteindre l’essence de l’être.

Les Fauves - Matisse, Derain, Vlaminck - les surréalistes, les cubistes, se sont tous frottés à l’art tribal, et cette manière d’appréhender les formes en les dépouillant. « Les peintres cubistes découvrirent, dans certains masques de la Côte d’Ivoire, des signes qui, renonçant à toute imitation, chargeaient la perception du spectateur d’imaginer le visage dont ces masques n’imitaient pas les vraies formes » écrivait Daniel-Henry Kahnweiler, grand marchand d’art et éditeur (2).

Malgré cette phrase restée célèbre - « L’art Nègre? Connais pas! » - Picasso a puisé dans l’art africain, comme dans l’art ibérique, ce qui lui manquait pour mettre une touche finale à son tableau « Les Demoiselles d’Avignon », œuvre fondatrice du cubisme, débuté en 1906 et terminé enfin en juillet 1907. Lors d’une visite au Musée d’Ethnographie du Trocadéro à Paris, il a trouvé matière à nourrir sa quête formelle : « Tout seul dans ce musée affreux avec des masques, des poupées peaux-rouges, des mannequins poussiéreux. « Les Demoiselles d’Avignon » ont dû arriver ce jour-là, mais pas du tout à cause des formes : parce que c’était ma première toile d’exorcisme, oui ! » (1).

Pour le peintre Wassily Kandinsky, Picasso « doit l’aboutissement de ses recherches à l’art nègre .» (3). Et il n’est pas le seul... « Toute une série de peintres français et, à leur suite, de peintres étrangers s’est lancée dans cette voie nouvellement ouverte ; c’est de là que part le mouvement du cubisme », écrivait-il en 1910 (3).

C’est après avoir découvert des cuillères à riz ivoirienne que Giacometti réalisera sa statue « Femme-cuillère » fin 1926. En 1936, l’« Exposition Surréaliste d'Objets » organisée à la galerie Charles Ratton à Paris par André Breton, confrontait pour la première fois les oeuvres de Salvador Dali, Max Ernst, Mirò ou Giacometti à quatre masques eskimos appartenant à la Fondation Heye à New York. L’art tribal des Amériques, avec ses objets hétéroclites faits de récupération et de recyclages ingénieux était alors un territoire méconnu.

Miroirs de l’humain et du divin
Si les peintres et les sculpteurs ont compris très tôt la qualité artistique intrinsèque de ces objets, les institutions en revanche ont mis un peu plus de temps à reconnaître ces masques et statuettes, relégués plus volontiers dans les musées d’ethnographie que dans les musées des Beaux-Arts.

La valeur d’une œuvre d’art tribal ne réside certes pas essentiellement dans son aspect esthétique, même s’il s’agit d’un élément non négligeable. Sa beauté même est liée à l’usage et l’usure, aux mains qui se sont posées sur elle, qui l’ont caressée. Sans parler des pouvoirs dont l’objet a été investi sur un continent donné, à une époque donnée, par un peuple donné, selon une tradition religieuse donnée.

Ces masques ont une fonction au même titre que les retables du Moyen-Age ou les fresques de Giotto. Ils participent au jeu social, associés aux rites initiatiques et religieux. Ils sont à la fois la personnification d’une divinité ou d’une entité spirituelle, et un miroir tendu aux hommes, par-delà les âges et les frontières, les encourageant à se poser ces questions universelles sur le mystère de la naissance, de la vie et de la mort, sur le rapport entre le monde visible et invisible, entre l’humain et le divin.

Tout l’art du temps...
En faisant abstraction de la symbolique et de la pensée magique associées aux masques, il y avait une certaine logique à marier l’art tribal et l’art horloger : tous deux sont fils du temps. Le véritable sculpteur de l’objet, qui lui donne sa patine, sa valeur, qui creuse ou adoucit les reliefs, c’est le temps.

Le masque est né d’une nécessité. Il fut de tous les rituels, il a servi à ponctuer les saisons, il a accompagné les vivants et les morts. Il possède une dimension chronologique évidente.
Il est également aisé d’établir un parallèle entre le travail anonyme de l’artiste qui a sculpté un masque et celui de l’horloger devant son établi qui travaille des mois, voire des années pour faire naître un nouveau mouvement. Lorsque l’œuvre est terminée, les deux artisans se trouvent tous deux dépossédés de leur œuvre qui ne portera généralement pas leur nom. L’objet deviendra alors propriété de celui qui en a l’usage, portant en lui tant de questions et si peu de réponses...

Bibliographie :
(1) Le primitivisme dans l’art du XX e siècle, William Rubin, Flammarion, Paris, 1991
(2) L’art nègre et le cubisme, Daniel-Henry Kahnweiler, L’art nègre, Paris. pp 83-88.
(3) Du Spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, Kandinsky, Denoël.
- L’homme et ses masques : chefs-d’œuvre des musées Barbier-Mueller, Genève et Barcelone, Michel Butor, Alain-Michel Boyer, Floriane Morin, Pierre Messmer.
- Picasso, l’homme aux mille masques, Jorge Semprun, Maria Teresa Ocaña, Jean Paul Barbier-Mueller, Pierre Daix, Collectif, Somogy, 2006
- L’Art africain, Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat et Lucien Stephan, Mazenod, Paris, 1988

Vacheron Constantin et le musée Barbier-Mueller de Genève : le partage des Arts

Certains partenariats sont d’une telle évidence qu’il paraît surprenant qu’ils ne se soient pas concrétisés plus tôt. Il aura pourtant fallu attendre une rencontre pour qu’immédiatement Vacheron Constantin et le Musée Barbier-Mueller trouvent l’occasion de mêler leurs destins avec une collection de garde-temps transcendée par l’art primitif.

Sans doute cette collaboration n’aurait-elle pu voir le jour sans les valeurs communes que Vacheron Constantin partage avec Jean-Paul Barbier Mueller. Sa collection exceptionnelle d’art primitif, exposée depuis trois décennies à Genève et depuis dix ans à Barcelone, témoigne d’un attachement important aux diversités culturelles et d’un esprit pionnier particulièrement cher à la manufacture horlogère.

En vouant sa vie à enrichir la collection d’art tribal initiée il y a plus d’un siècle, Jean-Paul Barbier-Mueller est l’un des collectionneurs les plus visionnaires de sa génération. Défricheur d’œuvres d’art insoupçonnées, il a su offrir à Genève un musée d’une richesse inestimable.

C’est donc avec une fierté non dissimulée que Vacheron Constantin s’associe aujourd’hui aux 30 années d’existence de son musée. La collection Métiers d’Art « Les Masques » témoigne une nouvelle foi de l’attachement de la manufacture à la culture, au voyage et à la découverte. La culture parce que Vacheron Constantin est une entreprise à vocation artistique par ses créations.

Le voyage, également, car il fait partie des gênes de la marque. Ceux qui connaissent l’histoire de la maison savent combien ses fondateurs, et en particulier François Constantin, aimaient parcourir le monde pour faire rayonner leur savoir-faire horloger.

Quant à la découverte, elle fait aussi partie de la philosophie de la manufacture. Sans une perpétuelle remise en question, qu’elle soit technique, esthétique ou culturelle, Vacheron Constantin n’aurait certainement pas la satisfaction d’afficher un passé riche de plus de 250 ans d’expertise horlogère cumulée.

Née d’une réflexion sur l’ici et l’ailleurs, sur le passé et le présent, le futur et l’éternel recommencement, la collection Métiers d’Art « Les Masques » rend un vibrant hommage à l’humain. A travers elle s’exprime tout le respect que Vacheron Constantin porte au geste de l’homme, au geste de l’artisan.

Le Musée Barbier-Mueller

Genève a le privilège de posséder l’une des plus belles et des plus riches collections d’art primitif qui soit, celle du Musée Barbier-Mueller.

Afin de mieux comprendre l’esprit pionnier qui animait Josef Mueller, le fondateur de la collection, il faut se souvenir de ses premiers émois artistiques. A 20 ans, il consacra son revenu d’une année entière à acheter une toile de Ferdinand Hodler, et très vite, il se rendit à Paris où il rencontra le célèbre marchand Ambroise Vollard. Sur les conseils de celui-ci, il acquit un tableau important et fameux de Cézanne, le portrait du Jardinier Vallier peint en 1905, à l’extrême fin de vie du futur père de la peinture moderne. C’est en surmontant mille difficultés que Josef Mueller constitua de manière rapide un ensemble qui comprenait déjà en 1918 sept Cézanne, cinq Matisse, cinq Renoir, sans compter les Picasso, les Braque et autant de toiles d’autres maîtres prestigieux.

C’est dans les années vingt que Josef Mueller a découvert l’art tribal. Pendant ces années-là, on vouait une passion particulière à tout ce qui était exotique : l’art nègre, la revue nègre, et... Joséphine Baker.

Josef Mueller achetait en fonction de ses envies. Outre des œuvres de moindre intérêt, il a acquis quelques pièces magnifiques auprès des grands marchands parisiens, dont le fameux Charles Ratton qui lui a vendu notamment le masque Téké Tsaayi de la république populaire du Congo ayant appartenu à André Derain. Aujourd’hui, la collection compte de nombreuses œuvres ayant appartenu à ces découvreurs de l’art nègre parmi lesquels Derain, Vlaminck, Tzara, Lhote...

C’est en 1952 que Jean Paul Barbier-Mueller est entré en scène. Ce jeune homme assemblait de son côté activement sa propre collection. Il était âgé de 22 ans lorsqu’il est tombé sous le charme de Monique, la fille de Josef Mueller, et de la collection d’art tribal de ce dernier. Il a épousé la première et a uni les deux collections qu’il a fait prospérer au fil des décennies.

En mai 1977, trois mois après le décès de Josef Mueller, Monique et Jean Paul Barbier-Mueller ont ouvert à Genève le premier musée qui porte leur nom. Puis en 1997, ce sera le tour du Museo de Barbier-Mueller de Barcelone en Espagne.

L’année 2007 est un grand millésime
Les 100 ans de la collection Barbier-Mueller
Les 30 ans du Musée Barbier-Mueller de Genève
Les 10 ans du Musée Barbier-Mueller de Barcelone

Références

Masque Chine : 86070/000J-9294 pour la version en or jaune 18 carats
Masque Alaska : 86070/000G-9295 pour la version en or blanc 18 carats
Masque Congo : 86070/000P-9296 pour la version en platine 950
Masque Indonésie : 86070/000R-9297 pour la version en or rose 5N 18 carats

Calibre : VC 2460 G4, mécanique à remontage automatique Estampillé Poinçon de Genève

Épaisseur du mouvement : 3.60 mm, 6.05 mm avec la plaque additionnelle
Diamètre du mouvement : 25.60 mm, soit 11½ lignes
Empierrage : 27 rubis
Fréquence : 28’800 alternances/heure
Réserve de marche : Plus de 40 heures

Indications et fonctions
Affichage à 4 guichets sur le pourtour du cadran :
- heures par disque traînant
- minutes par disque traînant
- jour par disque semi-sautant
- date par disque semi-sautant

Boîtier
Masque Chine : Or jaune 18 carats
Masque Alaska : Or blanc 18 carats
Masque Congo : Platine 950
Masque Indonésie : Or rose 5N 18 carats

Diamètre : 40 mm avec fond verre saphir
Étanchéité : Pression de 3 atm, équivalente à 30 mètres
Description cadran : Glace saphir traitée anti-reflets

Bracelet : Cuir d’alligator mississipiensis, finition cousu main, marron foncé
Fermoir : Boucle déployante en or 18 carats ou platine 950 Demi Croix de Malte

Série limitée :
Métiers d’Art « Les Masques » est une édition limitée à 25 coffrets renfermant chacun quatre pièces représentant chacune un continent différent (Amériques, Asie, Afrique et Océanie), soit 100 pièces individuelles au total.

Montres-de-luxe.com | Publié le 8 Mai 2007 | Lu 24089 fois



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