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Rolex : mécène du Château de Fontainebleau finance la restauration d’horloges du 18 et 19ème siècle


Rolex, la célèbre marque horlogère genevoise, a décidé d’accompagner le Château de Fontainebleau dans sa politique de mise en valeur de son patrimoine et de ses richesses. Dans cet esprit, Rolex va permettre la restauration des mouvements des pendules du château, véritables chefs d’oeuvres et témoignages du savoir-faire des plus grands maîtres horlogers des 18ème et 19ème siècles. Quand l’horlogerie de pointe se met au service de l’horlogerie d’antan.



Un peu d’histoire : les très riches heures du Château de Fontainebleau

Rolex : mécène du Château de Fontainebleau finance la restauration d’horloges du 18 et 19ème siècle
Par Jean-François Hebert, président du Château de Fontainebleau

Naissance et mort de Philippe le Bel, révocation de l’Édit de Nantes, mariage de Louis XV et de Marie Leszczynska, baptêmes princiers, dont ceux des futurs Louis XIII et Napoléon III, abdications de Napoléon… De tant d’événements de l’histoire de France, tour à tour heureux ou tragiques, le château de Fontainebleau a été le théâtre. Si, au fil de huit siècles de présence souveraine quasi ininterrompue, mémorialistes et chroniqueurs nous en ont livré le témoignage, leur récit demeure attaché à la saisonnalité des séjours de la cour, le plus souvent liés à la chasse.

Parce que la mesure du temps est indispensable à la vie en communauté, que celle-ci soit civile ou religieuse, Charles V fait installer des horloges dans chacune de ses résidences. Il est donc plus que probable que Fontainebleau en soit doté dès cette époque. Sous le règne de François Ier, le château en compte plusieurs, en particulier celles placées dans les clochers des deux chapelles. L’horloge à automates de la chapelle Saint-Saturnin était assez spectaculaire, avec ses figures des dieux de la mythologie représentant les jours de la semaine. Quant aux pendules –horloges mobiles– qui figurent parmi les plus belles des 18 000 oeuvres de l’exceptionnelle collection du château de Fontainebleau, leur présence dans les pièces principales des appartements ne se développe que tardivement, au cours de la seconde moitié du 18ème siècle.

À la fois instruments de précision et objets d’art, les premières pendules mises en place à Fontainebleau ne restent pas toutes à demeure : les services du Garde-Meuble apportent de Paris celles destinées aux appartements royaux, lorsqu’ils ne les louent pas à des horlogers ou à des marchands pour la durée du séjour.

Ainsi, jusqu’au dernier séjour de Louis XVI à Fontainebleau, en 1786, on procède à de délicats déménagements, pour une partie au moins des pendules qui sont alors prélevées dans les cabinets de Versailles. Las, la Révolution vide le château de ses collections mises à l’encan ou renvoyées au Garde-Meuble.

Dès 1804, le château est remeublé sur ordre de Napoléon. À partir de cette année-là, des pendules anciennes sont acquises chez des marchands-horlogers. D’autres proviennent de saisies d’Émigrés ou encore de prises effectuées au domicile d’opposants à l’Empereur, tels que le général Moreau. Objets mobiles et de grand prix, nombre de pendules anciennes prennent le chemin de Fontainebleau tout au long du XIXe siècle. Il n’est pas rare que, sous les règnes de Louis-Philippe et de Napoléon III, des modèles datant du début du XVIIIe siècle (pendules « à la religieuse », pendules en marqueterie Boulle et autres cartels violonnés d’époque Louis XV) figurent dans les inventaires. Ces envois ne sauraient toutefois occulter la qualité des commandes de pendules contemporaines, acquises à la demande de Napoléon Ier auprès des célèbres horlogers Lepaute, « Horlogers de l’Empereur ».

Les plus beaux exemplaires de la collection de soixante pendules réalisées entre 1680 et 1880, figurent toujours en bonne place sur cheminées des appartements que l’on peut visiter. Les mouvements de vingt-sept d’entre elles font l’objet d’une restauration, grâce à la générosité de Rolex. Je suis heureux de remercier chaleureusement ce mécène dont le concours permet de ranimer le coeur de chacune de ces merveilles de précision et de redonner vie aux décors dont elles font partie.

Rolex et le mécénat culturel

Rolex : mécène du Château de Fontainebleau finance la restauration d’horloges du 18 et 19ème siècle
Par Philippe Schaeffer, directeur général de Rolex france

Depuis sa création en 1905, Rolex, figure de proue de l’industrie horlogère suisse, réputée pour ses multiples innovations techniques, est synonyme d’excellence. Cette valeur qu’elle recherche et encourage sans cesse au sein de l’entreprise, se traduit par un attachement indéfectible à la beauté, à la qualité, au savoir-faire et à la créativité.

Cette philosophie se reflète dans notre engagement de longue date en faveur des arts et de la culture au travers de partenariats avec des personnalités telles que la soprano Renée Fleming, la mezzo-soprano Cecilia Bartoli, les ténors Rolando Villazón et Jonas Kaufmann, les chanteurs Diana Krall et Michael Bublé, la pianiste Yuja Wang ou la danseuse Sylvie Guillem entre autres. Elle se traduit également par le soutien de prestigieuses institutions, comme le Philharmonique de Vienne, le Théâtre de la Scala, le Royal Opera House, les Arts Décoratifs, ou encore le Musée de la Légion d’Honneur.

Le Rolex Institute incarne cette recherche constante d’excellence et de créativité. Il chapeaute les programmes philanthropiques, les activités de parrainage et les projets éducatifs de notre compagnie. Parmi ces activités figurent 2 programmes philanthropiques de portée internationale :
- le prix Rolex à l’esprit d’entreprise, soutient depuis 1976 des hommes et des femmes visionnaires qui font progresser les connaissances et la qualité de vie dans le monde entier, en réalisant des projets novateurs dans les domaines des sciences et de la santé, des techniques appliquées, de l’exploration, de l’environnement et du patrimoine culturel.
- le programme Rolex de mentorat artistique associe des talents prometteurs à des artistes de renommée mondiale dans six disciplines pour une année de collaboration individuelle. Depuis sa création en 2002, ce programme biennal a donné le jour à une extraordinaire communauté d’artistes, parmi lesquelles et entre autres : Martin Scorsese, Tahar Ben Jelloun, Stephen Frears, David Hockney, Toni Morrison, Youssou N’Dour, Jessye Norman, Mario Vargas Llosa ou encore Robert Wilson. Juin 2010 a marqué le début d’un nouveau cycle avec les mentors suivants : Brian Eno (musique), Anish Kapoor (art visuels), Trisha Brown (danse), Zhang Yimou (cinéma), Hans Magnus Enzensberger (littérature) et Peter Sellars (théâtre).

Le Rolex Institute finance aussi des projets éducatifs de référence dans les domaines de l’horlogerie et des techniques. Rolex a notamment été le principal sponsor du Rolex Learning Center de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse. Les écoles d’horlogerie financées par Rolex en Pennsylvanie (Etats-Unis), à Tokyo et à Bombay forment des horlogers professionnels et les préparent aux plus hautes exigences de l’industrie. En France, Rolex poursuit un partenariat avec quatre écoles d’horlogerie : Paris, Rennes, Fougères et Morteau. La filiale fournit mobilier technique et matériel pédagogique et accueille une dizaine d’élèves par an dans son centre de formation à Paris.

Rolex sponsorise en outre des événements culturels internationaux parmi lesquels Operalia, le concours d’opéra destiné aux jeunes talents organisé par Plácido Domingo et le célèbre Verbier Festival en Suisse. L’une des initiatives les plus récentes de Rolex dans le domaine culturel a été, en 2010, la création du programme Musica en partenariat avec le volet musical du Mag, le magazine art de vivre de la plateforme multimédia internationale Euronews.

Aujourd’hui, nous sommes tout particulièrement heureux d’accompagner le Château de Fontainebleau dans sa politique de mise en valeur de son patrimoine et de ses richesses en permettant la restauration du mouvement de ses pendules, véritables chefs d’oeuvres et témoignages du savoir faire des plus grands maîtres horlogers des 18ème et 19ème siècles.

Une exceptionnelle collection d'objets d'art des mouvements emblématiques de l'art de l'horlogerie du 18ème et 19ème siècle

Rolex : mécène du Château de Fontainebleau finance la restauration d’horloges du 18 et 19ème siècle
Depuis avril 2008, les mouvements de 27 pendules présentées dans les principaux circuits de visite du château de Fontainebleau font l’objet d’une importante campagne de restauration permise grâce au mécénat de Rolex. Confiée à un horloger agréé des Monuments historiques, la restauration progressive de chacun des mécanismes de ces objets de précision permettra de rythmer la vie dans ces lieux chargés d’histoire et ouverts au public 310 jours par an.

Emblématiques de l’art horloger des 18ème et 19ème siècles, ces pendules constituent à la fois des objets d’art et des instruments scientifiques. Disposées sur les cheminées des pièces principales des appartements, les 27 pendules concernées par le mécénat de Rolex sont réparties dans le musée Napoléon Ier, l’appartement du Pape, l’appartement des Chasses et les Petits Appartements des Souverains.

À l’éclectisme des formes des caisses des pendules (à sujet, en portique, en borne, en temple…) répond celui des matériaux (bronze patiné ou doré, cuivre, laiton, écaille, porcelaine, biscuit, marbre…) et celui des décors (rinceaux, palmettes, amours et chérubins, allégories, héros et autres références mythologiques…).

Toutes ont en commun la qualité de leur exécution et la précision de leur mouvement. Ces derniers n’avaient cependant, pour la plupart, pas fait l’objet de restauration ni même été révisés depuis l’après-guerre.

Usage et conditions de conservation

Éléments constitutifs de l’ameublement des appartements, les pendules y sont présentées en permanence. Néanmoins, les conditions – idéales – de conservation de ces objets d’usage sont rarement réunies dans les lieux mêmes où il sont exposés. L’extraordinaire richesse et le caractère particulièrement complet des ameublements des appartements du château de Fontainebleau font voisiner dans une même pièce un très grand nombre d’oeuvres d’art de natures et de matériaux différents (bois, textiles, métaux, peintures, laques et vernis) ; lesquels requièrent des conditions de conservation souvent antagonistes.

Ainsi, l’humidité relative –élevée– à Fontainebleau est certes bénéfique à une grande partie des oeuvres (mobilier, boiseries) et dans une certaines mesure à certaines caisses de pendules, mais elle est difficilement compatible avec la conservation et le maintien en état de marche de leurs mouvements. Ajoutons enfin que les mesures de conservation préventive portent en premier lieu sur ce qui est apparent ou visible (la caisse, le cadran, les aiguilles). Au cours du 19ème siècle, pour juguler les problèmes d’empoussièrement et les protéger, certaines de ces pendules ont été placées sous des cloches et des globes de verre. La fragilité de ceux-ci, l’usage et l’évolution du goût ont entraîné progressivement leur disparition.

La restauration

L’intervention de la Maison Arvaud a donc principalement porté sur le nettoyage des pièces soumises à l’oxydation (rouille, grippages) et au manque d’entretien régulier de ces mécaniques. Alors que chacun des 27 objets d’art est dans un état de conservation satisfaisant à très satisfaisant, le diagnostic de l’horloger est en effet beaucoup plus mesuré s’agissant du mouvement. Il peut arriver parfois que des pièces manquent. Elles sont alors refaites à l’identique dans des métaux analogues (acier, fer, cuivre, plomb, laiton). La difficulté principale consiste à faire fonctionner à nouveau des mouvements endommagés depuis longtemps, dont les matériaux ne sont pas au même stade de vieillissement. Respectueuse de l’intégrité de chaque mouvement, cette restauration est conduite de manière à en conserver la plupart des pièces. Une gageure quand on sait que presque toutes les pendules de Fontainebleau possèdent leur mouvement d’origine !

Au sein des différents circuits de visite du château de fontainebleau, en égrenant à nouveau les heures, les pendules constituent autant de signes de vie, au coeur même d’appartements inhabités depuis 1870 et la chute de la dernière monarchie française.

S’il porte sur 27 pendules, le mécénat de Rolex permet de ranimer autant de pièces principalement réparties dans le musée chinois de l’impératrice, le musée napoléon Ier, l’appartement du pape, l’appartement des chasses et les petits appartements des souverains.

La pendule du salon du musée chinois de l’impératrice

Au rez-de-chaussée du Gros Pavillon (1750) de Ange-Jacques Gabriel, l’architecte Alexis Pacard aménage –entre 1861 et 1863– les salons et le musée Chinois de l’Impératrice Eugénie. Confortables et agréables à vivre, ces quatre pièces destinées à l’usage privé de la souveraine ouvrent de plain pied au midi, et donnent sur le jardin Anglais et l’étang aux Carpes. Alors que le musée Chinois présente les exceptionnelles collections d’objets extrême-orientaux de l’Impératrice, provenant de Chine, du Japon, du Cambodge, de Corée et du Siam, le salon du Lac est meublé à la mode anglaise qui prévaut alors (moquette fleurie, sièges et canapés capitonnés de cuir et de gourgouran, tables à jeux, piano mécanique…). Datant de la fin du XVIIIe siècle, la pendule surmonte
une boîte à musique.

Grande pendule en bronze ciselé et doré

Reposant sur un socle en bois noirci orné d’une frise à jour, cette pendule surmonte une boîte à musique (mouvement à orgue daté de 1803, jouant 8 airs différents). Le corps de la pendule ouvre à deux portes cintrées en haut et est orné de quatre statuettes représentant les quatre partie du monde (Asie, Europe, Amérique, Afrique). Autour du cadran : une couronne de branches de laurier que surmonte un cartouche enflammé et les rayons du soleil.

Les 6 pendules du musée napoléon Ier

Inauguré en 1986, à l’emplacement d’anciens appartements de Princes situés dans l’aile Louis XV, construite par Ange-Jacques Gabriel en 1739-1740 et 1773- 1774, le musée Napoléon Ier présente la plus exceptionnelle réunion au monde de meubles, d'objets d’arts et d’orfèvrerie, d’armes, de peintures, de sculptures, d’habits et de souvenirs historiques ayant appartenu en propre à l’Empereur et à sa famille. Au sein de cet espace muséographié, les pendules –toutes d’époque fin 18ème ou Premier Empire– constituent, avec le mobilier livré pour Napoléon et les siens, une évocation de l’aménagement palatial dans les différentes résidences impériales.

Pendule « du Roi de Rome »

Sur une terrasse en bronze ciselé et doré repose cette pendule borne ornée de cornes d’abondance rapportées sur un fond bruni. Elle est couronnée d’un motif en frise affectant la forme d’une anse de panier et surmontée de deux angelots sur une nuée tenant une sphère émaillée. Cette pendule provient de l’appartement du Roi de Rome au Palais des Tuileries.

Pendule « au nid d’amour »

Sur un socle en cuivre porté par quatre femmes ailées à queues de poisson et orné de bas reliefs, la pendule repose sur un piédestal orné de têtes de chevaux, surmontant un bassin dans lequel s’abreuve un chien. La figure principale est une femme vêtue de draperie découvrant un nid et des amours dans les branches d’un chêne.

Pendule « au buste d’Homère »

Sur un socle de marbre vert de mer porté par des pieds griffes et orné d’un bas relief en bronze doré représentant Virgile lisant l’Énéide devant la famille d’Auguste, cerné des profils d’Auguste et de Livie, protecteurs du poète, d’instruments aratoires et d’attributs champêtres, repose le piédestal de cette pendule surmontée d’un buste d’Homère. À gauche de la pendule, la muse de la poésie et ses attributs (lyre et trompette), à droite, Virgile et son cygne.

Pendule « à la muse »

Le socle en marbre vert de mer de cette pendule est porté par des pieds griffes et surmonté d’une terrasse en bronze doré. Elle est ornée d’une grande figure de femme tenant un livre dans la main droite. Sur le corps de la pendule, une figure d’amour lisant sur les genoux d’une femme assise, sur les côtés des attributs de l’amour (carquois, torches, foyers allumés, palmes, couronnes…).

Pendule « avec Uranie »

Reposant sur deux terrasses superposées en marbre griotte d’Italie, la seconde ornée d’un bas relief de bronze doré représentant une leçon d’anatomie donnée par Uranie, cette pendule est ornée d’une figure représentant la déesse regardant les astres et mesurant avec un compas appuyé sur un globe céleste supporté par quatre grands sphinx reposant sur un piédestal de forme égyptienne. Cette pendule avait été acquise primitivement pour l’ameublement du palais du Quirinal à Rome.

Pendule « à l’amour sur un char »

Sur une terrasse en marbre vert de mer reposant sur des pattes de lion et ornée des attributs de l’amour (trophées, arcs, torches et carquois) en bronze ciselé et doré, repose une sculpture en bronze doré affectant la forme d’un char attelé à deux chevaux au galop conduit par un amour. Le cadran décoré d’émaux de couleur est inscrit dans la roue et le mouvement est apparent. Cette pendule a été livrée à Fontainebleau par Bailly en 1806.

Les 9 pendules de l’appartement du pape

Réouvert au public en 2007 après plus de vingt années de restauration, l’appartement du Pape est le plus bel appartement d’invité du château. Son enfilade d’antichambres, salons, chambres et cabinets procède de la réunion, en 1804, de deux appartements pour l’usage du pape Pie VII. Fréquemment attribué à des couples au cours du 19ème siècle, son ameublement actuel date des années 1860. Il constitue un remarquable témoignage du grand goût éclectique de Napoléon III et d’Eugénie. À l’instar d'un grand nombre des décors peints et sculptés, des tapisseries, des meubles et des objets d’art qui l’ornent, les pendules constituent de très beaux exemples du savoir-faire des horlogers, du règne de Louis XIV à celui de Napoléon III.

Cartel Louis XV

Petit cartel de style Louis XV de forme violonée en « marqueterie Boulle » d’écaille et de laiton. Il est orné de jolis bronzes ciselés et dorés représentant une figure féminine tenant un ruban, des chimères et un aigle aux ailes largement déployées. Il est surmonté d’un amour sur une nuée.

Pendule « aux grâces couronnant l’Amour »

L’important socle en bois noirci sur lequel repose la pendule contient une boîte à musique et date du 19ème siècle. Fabriquée par Davrainville, celle-ci joue plusieurs airs. Les bronzes, attribués à Thomire, sont ornés de médaillons et de plaques en biscuit de Wedgwood en bas relief qu’encadrent deux cariatides ailées. Le médaillon central représente des jeunes femmes jouant de la flûte. Le piétement de la pendule est cerné d’une balustrade et surmonté d’une terrasse sur laquelle un bas relief central figure des amours tenant des guirlandes de fleurs. La pendule est constituée d’une urne en bronze patiné de part et d’autre de laquelle deux figures en bronze ciselé et doré représentent des femmes vêtues d’une tunique à l’antique, cueillant des fleurs pour la première, tressant une couronne que vient saisir l’amour pour la seconde. Le tout est surmonté d’un bouquet de fleurs duquel s’échappent feuilles de lauriers et guirlandes de roses. Le cadran (squelette) indique les heures, les jours et les phases de la lune.

Pendule « aux amours jouant avec des guirlandes »

Reposant sur une forte terrasse néoclassique en bronze ciselé et doré, orné d’une plaque centrale en biscuit à la manière de Wedgwood par Jean-Baptiste Gille, dit Gille jeune, cette pendule constituée d’amours jouant avec des guirlandes sur les nuées s’inspire du couronnement d’une importante horloge sur gaine attribuée à Riesener conservée au musée du Louvre (inv. OA 5501). Emblématique du goût de l’Impératrice, elle est livrée pour le salon d’Angle de l’appartement du Pape en 1861, lors de son réaménagement actuel.

Pendule « aux amours »

Sur une terrasse en bronze ciselé et doré ornée de rinceaux fleuris repose cette pendule dont le cadran est cerné par trois amours également en bronze ciselé et doré, jouant avec des guirlandes fleuries dans un amoncellement de branchages, de fleurs et de guirlandes.

Pendule « à la figure de l’Étude »

Sur un socle en bois noirci orné de motifs en bronze ciselé et doré repose un groupe en biscuit figurant un fût de colonne dorique supportant le cadran. De part et d’autre se tiennent deux figures : l’Étude et un amour scrutant un globe terrestre (allégorie de la Géographie ?). Un coq chantant couronne le tout.

Pendule portique

Sur une terrasse demi-circulaire en marbre blanc rehaussé de motifs en bronze doré (perles, feuillages) reposent les quatre colonnes de cette pendule formant temple. Le cadran est cerné de motifs allégoriques de l’amour (arc, carquois, guirlandes fleuries) en bronze doré. Sous la colonnade du temple, statuette en biscuit.

Cartel « au génie »

Sur quatre pieds à console à motifs de feuilles d’acanthe terminés par des têtes de lions, des fleurs et des rinceaux, repose cette pendule de « style Boulle » en marqueterie de cuivre et d’écaille aux ornements en bronze ciselé et doré. La pendule, en forme d’édifice est surmontée d’un dôme couronné par un génie tenant un glaive dans la main droite et un flambeau dans la main gauche. Le devant de la caisse est orné d’un motif en bronze ciselé et doré figurant la Vérité assise sur un char chassant l’hérésie sous la forme de serpents. Mouvement à sonnerie, cadran en bronze doré et émail orné au centre d’un masque du soleil, en bas d’une plaque en émail avec l’inscription Mynuel à Paris.

Cartel « à la figure de Chronos »

Pendule de style Boulle en vernis, marqueterie de cuivre et d’écaille. Elle affecte la forme d’un édifice avec socle à cul de lampe, pieds à console, archivolte avec dôme surmonté d’une figure en bronze ciselé et doré représentant le Temps. Le devant est orné d’une tête surmontée d’une coquille à enroulements.

Cartel « à l’Atlas »

Sur un piétement amovible en marqueterie de laiton et d’écaille repose cette pendule également de « style Boulle » ornée de motifs en applique de bronze ciselé et doré. Ils figurent des pieds et des consoles feuillagés. La pendule de forme architecturée est surmontée d’un dôme couronné d’une figure représentant Atlas. Le devant de la caisse est orné d’un motif en bronze ciselé et doré représentant Hercule et Eurysthée.

Les deux pendules de l’appartement des chasses

Aménagé sous le Second Empire pour le prince Impérial (1856-1879) –l’éphémère Napoléon IV– cet appartement de trois pièces (salon, chambre et cabinet) se situe à proximité du Grand Appartement de l’Impératrice. Orné de peintures à sujet cynégétique (principalement Les Chasses de Louis XV d’Oudry, mais aussi des tableaux de Desportes, Bachelier, Nicasius...) il est meublé avec des créations de la fin du 18ème et du début du 19ème siècle. Dans la chambre, outre le lit livré par la maison Fourdinois pour le prince et utilisé par lui jusqu’à l’âge de cinq ans, figure un exceptionnel tapis de la Savonnerie aux armes de France, d’époque Louis XV. Les deux pendules du salon et de la chambre datent du Premier Empire.

Pendule « l'Astronomie et la Géométrie »

Sur une terrasse en marbre griotte ornée d’un bas relief en bronze ciselé et doré repose un socle de même nature entouré de cariatides et orné de figures dans lequel s’inscrit la pendule surmontée d’un globe terrestre et d’un parchemin que saisit l’Astronomie. De part et d’autre, les figures en bronze patiné, représentées debout pour l’Astronomie, assise pour la Géographie sont accompagnées de leurs attributs. Cette pendule a été acquise en 1864 pour le salon du prince Impérial.

Pendule « Vénus endormant l’amour »

Sur une forte terrasse en marbre vert de mer orné d’une frise en bronze doré avec un bas relief figurant la toilette de Vénus, repose la pendule sur laquelle s’appuie la figure de la déesse endormant par le son de sa lyre l’amour alangui sur une peau de lion.

Les 9 pendules des petits appartements

Ouvrant de plain-pied sur le jardin de la Reine (actuel jardin de Diane) les Petits Appartements ont été installés à l’emplacement et dans le prolongement des anciens cabinets de Louis XV. Ils constituent des espaces privés, réservés à l’usage de l’empereur Napoléon Ier et des deux impératrices Joséphine, puis Marie-Louise. Leur décor et leur l’ameublement datent pour l’essentiel du Premier Empire, malgré certaines modifications ultérieures. Quant aux pendules, acquises pour certaines d’occasion auprès des horlogers de l’Empire, elles datent de la fin
du 18ème siècle et du début du 19ème siècle.

Pendule « à la belle endormie et l’amour »

Sur une terrasse en marbre griotte d’Italie ornée d’une frise en bas relief en bronze ciselé et doré figurant des putti repose la pendule ornée d’une figure montrant une belle endormie et un amour lui lançant un trait au coeur. Cette pendule fut livrée à Fontainebleau le 22 novembre 1804.

Pendule « en forme de temple »

Sur une forte terrasse en marbre vert de mer repose cette pendule affectant la forme d’un temple à colonnes sommé d’un fronton triangulaire que surmonte un entablement scandé de vases et dominé par une figure de Cérès entourée de ses attributs. En marbre polychrome, cette pendule est ornée de motifs en applique de bronzes ciselés et dorés, de camées. Un camée antique sur le piédestal figure Minerve, il provient de l’important surtout offert par Charles IV d’Espagne à Napoléon lors de l’entrevue de Bayonne.

Pendule « en forme d’autel »

Sur une terrasse en bronze ciselé et doré repose un pendule de même nature figurant un autel. Elle est surmontée d’une coupe en albâtre portée par un groupe sculpté provenant, comme les cinq camées en applique rapportés, du
surtout offert par Charles IV d’Espagne à Napoléon lors de l’entrevue de Bayonne.

Pendule « aux figures de Terpsichore et Erato »

Sur un piétement en marbre vert de mer repose la base de cette pendule dissimulée dans un boisseau que supportent deux figures en bronze ciselé et doré représentant Terpsichore et Erato. Cette pendule fut livrée à Fontainebleau le 9 octobre 1809.

Pendule « en forme de portique »

Sur une terrasse en marbre noir ornée d’une frise en bronze ciselé et doré en bas relief à motifs de palmettes, reposent les deux pilastres ornés de bronzes à figures de cariatides de cette pendule affectant la forme d’un portique. Sous le cadran pendent des draperies, au dessus un couronnement en entablement orné de motifs rapportés en bronze doré.

Pendule « à l’amour couché sur une corbeille »

Sur un piétement en bronze doré repose cette pendule insérée dans un socle en bronze patiné affectant la forme d’une corbeille. Elle est surmontée par une figure en bronze ciselé et doré représentant un amour vendangeur allongé sur un tertre, le coude droit appuyé sur un monticule, un carquois suspendu à l’épaule et tenant un arc dans la main gauche. Cette pendule fut livrée à Fontainebleau le 28 septembre 1810.

Pendule « à la figure d’Uranie »

Sur un piétement en bronze ciselé et doré repose cette pendule en biscuit à deux figures représentant Uranie regardant les astres et un amour, génie des sciences, appuyé sur un globe en porcelaine de Sèvres. La figure d’Uranie, couronnée d’étoiles, tient dans la main un rouleau. Ce groupe en biscuit fut livré par la manufacture impériale de Sèvres le 26 août 1809 pour le cabinet Particulier du Petit Appartement de l’Impératrice.

Pendule « à la figure du Temps »

Le fort socle en marbre noir orné de bronzes en applique de cette pendule supporte un piétement en bronze ciselé et doré. Cette importante pendule repose sur un piédestal en marbre. Le groupe en bronze patiné représente le Temps embrassant l'Univers sur lequel est assis l’Amour entouré de nuages, montrant l’heure avec une flèche. Le globe supporte le cadran horizontal. À gauche figurent les ruines d’un temple antique et un coq chantant.

Pendule « aux trois Grâces »

Sur un socle circulaire en bronze patiné et doré repose cette pendule en biscuit à trois figures de femmes vêtues à l’antique représentant les trois Grâces. Elles dissimulent l’arbre et portent sur leurs têtes un globe de cristal dans lequel s’inscrit le mouvement tournant de la pendule « squelette ». Le mouvement tournant à sonnerie est marqué « Fait pour S.M. l’Impératrice par Lepaute Oncle et Neveu à Paris 1809 ».

Informations pratiques sur le Château de Fontainebleau

Renseignements
tél. 01 60 71 50 60 ou 01 60 71 50 70
www.chateaudefontainebleau.fr

Le château

Ouverture tous les jours sauf les mardis et le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.
D'octobre à mars : de 9h30 à 17h
Dernier accès 16h15
D’avril à septembre : de 9h30 à 18h
Dernier accès 17h15

Les jardins

Ouverture tous les jours.
De novembre à février : de 9h à 17h
En mars, avril et octobre : de 9h à 18h
De mai à septembre : de 9h à 19h

Tarifs

Entrée : 10 euros - Tarif réduit : 8 euros
Gratuité aux moins de 26 ans et pour tous, chaque premier dimanche du mois.

Accès

Par la route : Porte d’Orléans
Porte d’Italie, A6 sortie Fontainebleau
SNCF : Gare de Lyon (grandes lignes), station Fontainebleau-Avon
Bus A direction Les Lilas, arrêt La Poste / Château.

Circuit de visite principal

(Grands Appartements et Musée Napoléon Ier)
Audioguides en français, anglais, allemand, espagnol, italien, russe, japonais et chinois.
Audioguide enfant (7 - 14 ans) en français.

Visites commentées

Les Petits Appartements
Le musée Napoléon Ier
La galerie de Peintures
La galerie de Meubles
Le Second Empire.

Montres-de-luxe.com | Publié le 19 Mai 2011 | Lu 5794 fois



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