Une Seiko assez « dingue »
Il existe des montres que l’on remarque pour leur complication, d’autres pour leur finition ou leur histoire. Et puis il y a celles qui provoquent immédiatement un sourire.
Cette nouvelle création de Seiko Power Design Project (un laboratoire d’idées horlogères dans lequel les designers Seiko peuvent laisser leur imagination galoper) appartient incontestablement à cette dernière catégorie.
Présentée à l’origine sous la forme d’un concept lors de l’exposition du Power Design Project en 2024, elle avait rapidement retenu l’attention par une idée aussi simple que parfaitement exécutée : prendre le célèbre chronographe « panda » au pied de la lettre et fabriquer une montre qui ressemble réellement à un panda.
Près de trois ans après son apparition comme pièce conceptuelle, Seiko passe finalement à la production avec deux éditions limitées, les références HHK001 et HHK002.
Cette nouvelle création de Seiko Power Design Project (un laboratoire d’idées horlogères dans lequel les designers Seiko peuvent laisser leur imagination galoper) appartient incontestablement à cette dernière catégorie.
Présentée à l’origine sous la forme d’un concept lors de l’exposition du Power Design Project en 2024, elle avait rapidement retenu l’attention par une idée aussi simple que parfaitement exécutée : prendre le célèbre chronographe « panda » au pied de la lettre et fabriquer une montre qui ressemble réellement à un panda.
Près de trois ans après son apparition comme pièce conceptuelle, Seiko passe finalement à la production avec deux éditions limitées, les références HHK001 et HHK002.
Quand le « panda » devient vraiment un panda
Dans le vocabulaire horloger, un cadran « panda » désigne traditionnellement une montre dotée d'un cadran clair et de compteurs noirs contrastés.
Seiko s'est amusé à se demander ce qui se passerait si cette appellation était interprétée littéralement (cela avait déjà été fait auparavant avec le modèle Panda de la marque chinoise de Chengdu, Timething Watch & Co).
Le résultat est particulièrement réussi. Les deux compteurs noirs du chronographe deviennent ainsi les yeux du panda. Leur forme légèrement tombante accentue encore son expression. À 6h, le nez et la bouche complètent le visage tandis que les aiguilles des heures et des minutes prennent la forme de feuilles de bambou, l'alimentation favorite de l'animal.
Même la boîte participe au dessin : les deux excroissances latérales qui pourraient passer pour des éléments purement décoratifs sont en réalité les poussoirs du chronographe, transformés en oreilles de panda.
Le cadran n'a pas été oublié. Son décor radial en relief évoque la texture du pelage de l'animal. Une véritable démonstration de design où pratiquement chaque élément possède une double fonction : horlogère d'un côté, zoologique de l'autre.
Seiko s'est amusé à se demander ce qui se passerait si cette appellation était interprétée littéralement (cela avait déjà été fait auparavant avec le modèle Panda de la marque chinoise de Chengdu, Timething Watch & Co).
Le résultat est particulièrement réussi. Les deux compteurs noirs du chronographe deviennent ainsi les yeux du panda. Leur forme légèrement tombante accentue encore son expression. À 6h, le nez et la bouche complètent le visage tandis que les aiguilles des heures et des minutes prennent la forme de feuilles de bambou, l'alimentation favorite de l'animal.
Même la boîte participe au dessin : les deux excroissances latérales qui pourraient passer pour des éléments purement décoratifs sont en réalité les poussoirs du chronographe, transformés en oreilles de panda.
Le cadran n'a pas été oublié. Son décor radial en relief évoque la texture du pelage de l'animal. Une véritable démonstration de design où pratiquement chaque élément possède une double fonction : horlogère d'un côté, zoologique de l'autre.
Le « SASAMETER », ou quand le tachymètre se met au bambou
La créativité de Seiko ne s'arrête évidemment pas au visage du panda. Autour du cadran, l'échelle tachymétrique traditionnelle devient le « SASAMETER ». Le terme fait référence à sasa, mot japonais désignant une variété de bambou ou de feuilles de bambou appréciées de cet ours chinois.
Techniquement, l'échelle conserve son principe de fonctionnement : elle permet de déterminer une vitesse à partir du temps nécessaire pour parcourir une distance donnée. Mais Seiko pousse le jeu jusqu'au bout en imaginant ce que donnerait la mesure appliquée à un panda.
Selon la marque, un panda courant à sa vitesse maximale pendant deux minutes afficherait ainsi environ 30 km/h sur le Sasameter. Une donnée parfaitement inutile… Et donc absolument indispensable à cette montre.
Techniquement, l'échelle conserve son principe de fonctionnement : elle permet de déterminer une vitesse à partir du temps nécessaire pour parcourir une distance donnée. Mais Seiko pousse le jeu jusqu'au bout en imaginant ce que donnerait la mesure appliquée à un panda.
Selon la marque, un panda courant à sa vitesse maximale pendant deux minutes afficherait ainsi environ 30 km/h sur le Sasameter. Une donnée parfaitement inutile… Et donc absolument indispensable à cette montre.
Même le fond de boîte raconte une histoire
Le souci du détail va jusqu'au fond du boîtier. Celui-ci représente le panda vu de dos. Et là encore, Seiko s'est attaché à respecter la réalité : la queue du panda est blanche, contrairement à ce que pourrait laisser penser une représentation stylisée de l'animal.
Une petite touche de réalisme zoologique qui résume assez bien l'esprit de cette création : derrière l'humour, le dessin a été particulièrement travaillé.
Même l'écrin (on s’en doute) joue le jeu. Celui de la version blanche et noire évoque un panda se roulant dans l'herbe, tandis que celui de la version rose reprend l'univers plus délicat du bébé panda.
Une petite touche de réalisme zoologique qui résume assez bien l'esprit de cette création : derrière l'humour, le dessin a été particulièrement travaillé.
Même l'écrin (on s’en doute) joue le jeu. Celui de la version blanche et noire évoque un panda se roulant dans l'herbe, tandis que celui de la version rose reprend l'univers plus délicat du bébé panda.
Du prototype à la montre de série
L'histoire est finalement aussi intéressante que la montre elle-même. Cette création est issue du Power Design Project, programme expérimental de Seiko destiné à permettre à ses designers d'explorer des idées qui sortent des contraintes habituelles d'une collection commerciale.
Créé initialement en 2001, le programme avait été interrompu en 2009 avant de renaître en 2022. Le concept du panda faisait partie des créations présentées lors de l'exposition « Incredibly Specialized Watch Exhibition » de 2024.
Le projet demandait alors aux designers d'imaginer des montres répondant à des besoins extrêmement spécifiques. La « montre exclusivement destinée aux amoureux des pandas » était probablement l'une des réponses les plus littérales à l'exercice.
Et c'est précisément ce qui rend son arrivée en boutique intéressante. Une idée conçue à l'origine comme un exercice de design devient finalement une montre que l'on pourra réellement porter.
À noter toutefois une petite différence amusante entre le prototype et la version définitive. Le concept de 2024 portait à 6h l'inscription « PANDAGRAPH », contraction particulièrement bien trouvée de panda et chronograph.
Cette appellation n'a finalement pas été conservée pour des raisons liées aux marques déposées. Seiko a remplacé le mot par la bouche du panda. Et, finalement, le résultat est peut-être encore plus expressif.
Créé initialement en 2001, le programme avait été interrompu en 2009 avant de renaître en 2022. Le concept du panda faisait partie des créations présentées lors de l'exposition « Incredibly Specialized Watch Exhibition » de 2024.
Le projet demandait alors aux designers d'imaginer des montres répondant à des besoins extrêmement spécifiques. La « montre exclusivement destinée aux amoureux des pandas » était probablement l'une des réponses les plus littérales à l'exercice.
Et c'est précisément ce qui rend son arrivée en boutique intéressante. Une idée conçue à l'origine comme un exercice de design devient finalement une montre que l'on pourra réellement porter.
À noter toutefois une petite différence amusante entre le prototype et la version définitive. Le concept de 2024 portait à 6h l'inscription « PANDAGRAPH », contraction particulièrement bien trouvée de panda et chronograph.
Cette appellation n'a finalement pas été conservée pour des raisons liées aux marques déposées. Seiko a remplacé le mot par la bouche du panda. Et, finalement, le résultat est peut-être encore plus expressif.
Deux pandas, deux éditions limitées
La collection se décline en deux versions. La HHK001, avec son cadran blanc, est produite à 3.000 exemplaires. La HHK002, avec son cadran rose, est limitée à 2.000 pièces. Le rose s'inspire de la coloration particulière du jeune panda au début de sa vie.
Les deux montres adoptent un boîtier en acier de 43 mm de diamètre pour 14,6 mm d'épaisseur, associé à un bracelet en cuir assorti au cadran.
Elles embarquent le calibre quartz 8T61 (la marque aurait pu mettre un mécanique), doté d'un chronographe mesurant jusqu'à 60 minutes par incréments d'un cinquième de seconde. La précision annoncée est de ±15 secondes par mois, pour une autonomie d'environ trois ans. Le verre est en Hardlex et l'étanchéité se limite à une protection contre les éclaboussures.
Les deux références seront proposées à 540 dollars, avec une commercialisation annoncée pour novembre 2026.
Les deux montres adoptent un boîtier en acier de 43 mm de diamètre pour 14,6 mm d'épaisseur, associé à un bracelet en cuir assorti au cadran.
Elles embarquent le calibre quartz 8T61 (la marque aurait pu mettre un mécanique), doté d'un chronographe mesurant jusqu'à 60 minutes par incréments d'un cinquième de seconde. La précision annoncée est de ±15 secondes par mois, pour une autonomie d'environ trois ans. Le verre est en Hardlex et l'étanchéité se limite à une protection contre les éclaboussures.
Les deux références seront proposées à 540 dollars, avec une commercialisation annoncée pour novembre 2026.












