Centigraphe Souverain FP Journe : l’art de convertir 6Km/H en 360.000 Km/H


François Paul Journe, chercheur sans limites d’une mesure du temps utile et originale, nous surprend encore avec le récent Centigraphe Souverain, nouveau chronographe mécanique sans précèdent. Le mouvement manuel affiche les temps écoulés allant d’un centième de seconde à 10 minutes sur trois cadrans, chacun avec une échelle de temps affichée en rouge et une échelle tachymétrique en noir. Les échelles tachymétriques convertissent les unités de temps en vitesses allant de 6km/h -le pas de marche- à 360,000 km/h, bien au delà de la vitesse de libération d’une fusée atteignant la vélocité de satellisation minimale (première vitesse cosmique).


Centigraphe Souverain FP Journe
Les indications
Les secondes foudroyantes à 10 heures font un tour de cadran en une seconde contre une échelle de centièmes de seconde.

Il est donc théoriquement possible de chronométrer un objet allant à une vitesse de 360,000 km/h, ou approximativement 1/3000ème de la vitesse de la lumière.

Sur le cadran à deux heures, l’aiguille fait son parcours en 20 secondes contre une échelle divisée en secondes. L’échelle tachymétrique extérieure indique les vitesses du nombre impair des secondes -1, 3, 5 etc.- tandis que l’échelle intérieure correspond aux secondes paires.

Le troisième cadran, à 6 heures, ou l’aiguille tourne en 10 minutes, à une échelle tachymétrique semblable, avec les vitesses correspondant aux divisions de 20 secondes.

Ainsi un kilomètre parcouru en 3 minutes 40 secondes, par exemple, représente une vitesse de 16.4 km/h (à un décimal près).

Activation ergonomique du chronographe
Le chronographe est mis en marche, stoppé et remis à zéro par une bascule à 2 heures sur la carrure, au lieu des boutons classiques à chaque coté de la couronne. Cette solution ergonomique est brevetée.

La bascule fait tourner une roue à colonnes qui agit sur des leviers pour la séquence marche, arrêt et zéro selon le système conventionnel.

Centigraphe Souverain FP Journe

Centigraphe Souverain FP Journe
Mécanisme chronographe breveté
Un deuxième brevet est accordé pour la configuration ingénieuse du mécanisme qui sert à isoler la fonction chronographe du mouvement. Ainsi le chronographe n’a aucun effet sur l’amplitude du balancier.

Ceci est possible grâce au ressort qui se désarme des deux côtés : l’arbre du barillet mène les rouages du chronographe, tandis que le rouage du mouvement est mené par le barillet lui-même. (Système semblable au ressort de la Sonnerie Souveraine).

Le compteur d’une seconde et celui des 20 secondes sont menés par deux rouages partant en deux directions d’une roue intermédiaire tournée par l’arbre du barillet. Un rouage séparé, aussi mené par l’arbre du barillet, active l’aiguille chronographe de 10 minutes.

Secondes foudroyantes
Les secondes foudroyantes à haute vitesse, réglées par l’échappement du mouvement, font un tour saccadé en 16 sauts par seconde. Une roue solidaire avec la roue des secondes (4ème roue) du rouage mouvement est engagée avec un pignon qui porte l’aiguille foudroyante.

Les secondes foudroyantes sont ainsi menées par le rouage mouvement partant du barillet et aussi par le rouage chronographe partant de l’arbre du barillet.

Un aspect insolite des secondes foudroyantes est de pouvoir les stopper à n’importe quel moment de leur parcours, même entre deux divisions de centième de seconde, permettant ainsi une lecture fractionnelle approximative.

Ceci est rendu possible en débrayant verticalement le pignon foudroyant de l’échappement. Un mécanisme de levier ingénieux convertit un mouvement latéral en mouvement vertical, faisant tomber le pignon sur un frein.

Retour à zéro
L’aiguille des 20 secondes et celle des 10 minutes sont remises à zéro par des leviers marteaux agissant sur des colimaçons. Ceci élimine le jeu associé avec les pièces coeur classiques, tout en assurant un retour à zéro dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

L’aiguille des secondes foudroyantes est arrêtée à zéro par un bec saillant de son pignon rencontrant un levier.

Remontoir auxiliaire et réserve de marche
Le barillet est doté d’un système de remontoir auxiliaire (maintaining power) pour assurer que sa force motrice ne soit pas interrompue par le remontage.

La réserve de marche du ressort moteur est au moins 60 heures, et 30 heures avec le chronographe en marche.

Montres-de-luxe.com | Publié le 22 Avril 2007 | Lu 9701 fois



Alpina | Audemars Piguet | Ball Watches | Baume et Mercier | Bell & Ross | Blancpain | Boucheron | Bovet | Breguet | Breitling | BRM | Bulgari | Bulova | Carl F. Bucherer | Cartier | Chanel | Chaumet | Chopard | Christophe Claret | Concord | Corum | Cuervo y sobrinos | De Bethune | Dior | Ebel | Eberhard & co | Eterna | FP Journe | Fortis | Franck Muller | Frédérique Constant | Glashütte Original | Girard-Perregaux | Graham London | Greubel-Forsey | Gucci | Hamilton | Hanhart | Harry Winston | Hautlence | Hermès | Hublot | IWC | Jaeger Lecoultre | Jaquet Droz | JeanRichard | Lange & Söhne | Longines | Louis Erard | Louis Moinet | Louis Vuitton | Maurice Lacroix | MB & F | Meistersinger | Montblanc | Movado | Moser | Omega | Oris | Panerai | Parmigiani Fleurier | Patek Philippe | Pequignet | Perrelet | Piaget | Porsche Design | Rado | Raidillon | Ralf Tech Watches | Ralph Lauren | Raymond Weil | Richard Mille | Roger Dubuis | Rolex | Romain Jérôme | Saint Honoré | Seiko | Swatch | Tag Heuer | Tissot | Tudor | Ulysse Nardin | Urwerk | Vacheron Constantin | Van Cleef & Arpels | Victorinox | Vulcain | Zenith | Autres marques