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A
ATM (Atmosphère) :
Terme utilisé pour indiquer l’étanchéité d’une montre, faisant référence à la pression atmosphérique de référence de 1013 hectopascals soit 1bar. Détermine donc la résistance de cette montre à la pression. Différentes appellations : 5 atm = 5 bar = 50 mètres

Acier :
Son nom vient du latin « acer » et a été nommé pendant longtemps « le fer du nord ». Ce métal est issu de l’alliage de fer et de carbone.

L’acier est certifié « inoxydable » lorsque sa formule contient 10.5% de chrome, 1.2% de carbone et le solde en fer. Il résiste aux différents agents de corrosion dans tous les milieux et à une chaleur n’excédant pas 200 à 300 degrés.

L’acier se polit facilement et le polissage accroît sa résistance aux corrosions.

Affichage :
Indication de l'heure et autres données. L'affichage peut se faire soit par des aiguilles se déplaçant sur un cadran (affichage analogique), soit par des chiffres paraissant dans un (ou des) guichet(s) (affichage digital ou numérique); ces chiffres peuvent être complétés par des indications alphabétiques (affichage alphanumérique) ou par tout autre signe.

Aiguille :
Indicateur formé d'une pièce de métal, généralement mince et légère, de formes très diverses, qui se déplace sur un cadran ou un limbe divisé. Les montres ont généralement trois aiguilles pour indiquer les heures, les minutes et les secondes.
Voir aussi : Trotteuse

Alternance :
Déplacement d'un pendule ou d'un organe oscillant, limité par deux positions extrêmes consécutives. Le balancier d'une montre mécanique fait généralement cinq alternances à la seconde, soit 18'000 à l'heure. L'oscillation compte deux alternances (le mot oscillation est parfois improprement utilisé pour désigner l'alternance)
Voir aussi : Balancier

Amortisseur :
Palier élastique qui a pour but, dans la montre, d'amortir les chocs reçus par les pivots de l'axe de balancier.

Analemme :
La double forme en haricot de l’analemme démontre que seuls 4 jours par an, (15 avril, 14 juin, 2 septembre et 26 décembre – ces dates variant avec les années bissextiles) nos 24 heures civiles coïncident avec l’heure solaire vraie. Le reste de l’année, les différences entre heure civile et heure solaire peuvent varier à l’extrême de -16 minutes à + 15 minutes.
Voir aussi : Equation du temps

Ancre :
Composé de plusieurs éléments, son nom est du à sa forme qui rappelle celle d’une ancre de marine. C’est un organe, en acier ou en laiton, de l’échappement d’une montre ou d’une pendule. Elle a un double rôle : d’une part transmettre la force du ressort par l’intermédiaire du rouage au balancier afin de faire perdurer les oscillations et, d’autre part, empêcher le déroulement incontrôlé du rouage remonté.
Voir aussi : Echappement, Balancier, Silicium

Anglage :
Réalisation d'un chanfrein par abattement des arêtes vives d'une pièce. Le pourtour de la pièce est ainsi souligné par un jeu de reflets lumineux. L'anglage fait à la main se reconnaît à la netteté des coins rentrants et sortants.


Antichoc :
Se dit d'une montre qui est conçue pour subir sans dommage des chocs.


Antimagnétique :
Se dit d’une montre conçue pour se soustraire aux effets du magnétisme.


Applique :
On appelle appliques les chiffres des heures ou les signes découpés dans des plaques métalliques et ensuite collés ou rivés sur le cadran.

Ardillon :
L’ardillon est une pointe en métal articulée qui pénètre dans un trou du bracelet en cuir et se bloque sur la boucle. Le même dispositif équipe la plupart des ceintures. En horlogerie on parle donc de bracelet à boucle ardillon.
Voir aussi : Bracelet

Argent :
Son nom vient du latin « argentum ». L’argent est un métal mou qui ne peut être utilisé pur. Il a besoin d’être associé au cuivre ou au zinc pour accroître sa dureté.

Son titre, symbolisé par la tête de Minerve, est identifiable par 925 ou 800 millièmes.

Les principaux gisements sont : les USA, le Canada, le Mexique, la Bolivie et le Pérou, mais l’on en trouve dans tous les continents.

Arrêt des secondes :
Système de frein sur le balancier qui permet d’arrêter l’aiguille des secondes lorsque la couronne est tirée. Cela permet de synchroniser l’aiguille des secondes avec un signal horaire de référence lors du réglage de l’heure.

Asthmomètre :
Chronographe ou compteur de sport dont le cadran est muni d’une échelle asthmométrique donnant par minute la fréquence des respirations. Généralement basé sur 5 respirations, l’aiguille du chronographe est arrêtée à la 5e respiration du patient ; le cadran indique alors la fréquence à la minute.
Voir aussi : Complications, Echelle asthmométrique

Automatique :
Montre dont le ressort se remonte par les mouvements ou les accélérations du bras. Sur la base du principe de l'attraction terrestre, un rotor tourne et transmet cette énergie au ressort, par l'intermédiaire d'un mécanisme adéquat. Ce dispositif dit 'à rotor' s'est généralisé depuis les années 1940 sur les montres bracelets.

Ce système est du à Hubert Sarton qui le déposa à l’Académie des Sciences de Paris et qui publia un rapport le 23 décembre 1778.
Voir aussi : Rotor

Autonomie :
Durée de marche d’une horloge ou d’une montre entre deux remontages.


Autoquartz :
Mouvement caractérisé par le fait qu’il fonctionne comme un mouvement à quartz, mais qu’il se remonte comme un mouvement mécanique. Un mécanisme de recharge automatique (masse oscillante) tend le ressort de barillet qui, lorsqu’il se détend, fait démarrer une mini-génératrice convertissant l’énergie mécanique en énergie électrique. Cette énergie est emmagasinée dans un accumulateur. Le système se comporte par la suite comme une montre à quartz traditionnelle, le circuit intégré contrôlant la distribution d’énergie et fournissant les impulsions nécessaires à l’entraînement du moteur pas-à-pas.

B
Balancier :
Organe qui, par ses oscillations, régularise le mouvement du rouage des montres ou des horloges.
Voir aussi : Alternance, Parties réglantes / Pendule, Ancre, Spiral

Barillet :
Mince boîte cylindrique - à l'intérieur de laquelle est logé le ressort moteur -dont le bord denté entraîne le rouage de la montre.

Barrette :
Petite tige métallique fixée aux cornes du boitier et sur laquelle est adapté le bracelet.
Voir aussi : Boîtier

Boucle déployante :
Boucle de fermeture articulée du bracelet, qui se déploie quand on l’ouvre. En cas d’ouverture accidentelle, la montre reste flottante autour du poignet, sans risque de la perdre.

Voir aussi : Bracelet

Boîtier :
Boîte servant à protéger le mouvement de la montre contre les poussières, l'humidité et les chocs.
Voir aussi : Barrette, Squelette

Bracelet :
Attache, parure entourant généralement le poignet. On fabrique des bracelets en or, argent, acier, cuir, peau... depuis les formes les plus simples aux plus riches et élaborées.
Voir aussi : Ardillon, Boucle déployante

Bulletin officiel de marche :
Document détaillé et délivré par un observatoire ou un Bureau officiel de contrôle de la marche des montres. Seule l’obtention d’un Bulletin officiel de marche permet de qualifier une montre de chronomètre.

C
COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) :
Le COSC décerne le titre de "chronomètre" à chaque montre déposée dans ses bureaux de contrôle et ayant subi avec succès 15 jours d’épreuves portant sur la précision et la stabilité de marche dans 5 positions et à différentes températures. Le COSC est une association à but non lucratif émanant de cinq cantons suisses : Berne, Genève, Neuchâtel, Soleure et Vaud, dont le siège est à la Chaux-de-Fonds. Les bureaux de contrôle du COSC, se trouvant à Bienne, Genève ainsi qu’au Locle, procèdent aux tests officiels de l’exactitude de marche des montres soumises.

Le certificat est individuel et non pas pour un modèle ou une gamme.

Cabinotier :
Au 18ème siècle, c'est le terme que l'on employait pour désigner les artisans horlogers genevois.

Cadran :
Organe indicateur, pièce métallique ou autre qui porte des indications diverses, les heures, les minutes et les secondes pour les montres. Il existe une grande variété de cadrans (forme, décoration, matériau, etc.). Les indications peuvent être données par des chiffres, des divisions ou par des signes (index) de formes diverses.
Voir aussi : Guichet, Index

Calendrier :
Indicateur de date (sans synchronisation).

Calendrier perpétuel :
Fonction mémoire qui respecte tous les changements de date, y compris le 29 février des années bissextiles (jusqu’au 28.02.2100).

Calendrier semi-perpétuel :
Fonction mémoire qui respecte tous les changements de date, sauf le 29 février des années bissextiles (où une correction manuelle est nécessaire).


Calibre :
A l'origine, synonyme de dimension. Aujourd'hui, il désigne un type de mouvement (mouvement automatique par exemple) et désigne la provenance. En horlogerie, ce terme désigne aussi la disposition et les dimensions des différentes parties du mouvement, piliers, roues, barillets, etc. Il a été employé ensuite pour désigner la forme du mouvement, des ponts, l'origine de la montre, le nom de son constructeur, etc.


Came :
Organe dont le profil est calculé pour transmettre ou transformer un mouvement. Le plus souvent, ce sont des disques qui, en tournant, transforment un mouvement circulaire en mouvement rectiligne.


Carillon :
Sonnerie sur trois timbres de tons différents.


Carrure :
Partie médiane du boîtier de la montre dans laquelle on place le mouvement.

Chronographe :
(Terme exact: chronoscope.) Montre avec les aiguilles des heures, des minutes et des secondes dotée d'un mécanisme commandant une aiguille de chronographe placé au centre du cadran qui donne des temps courts. En actionnant des poussoirs, cette aiguille peut être mise en marche, arrêtée et ramenée à zéro. Ils permettent ainsi de mesurer directement la durée précise d'un phénomène. Ne pas confondre avec le compteur ou le chronomètre. L'aiguille de chronographe fait un tour en une minute; une seconde aiguille, dite aiguille du compteur, totalise le nombre de tours, soit les minutes, généralement jusqu'à 30 minutes.

Voir aussi : Compteur

Chronographe à rattrapante :
Le mécanisme du chronographe à rattrapante comprend deux aiguilles de secondes superposées, placées au centre du cadran; un poussoir placé à l'extérieur de la boîte permet de les mettre en marche simultanément, de les arrêter et de les ramener à zéro. Elles font un tour en une minute. Un second poussoir permet de stopper uniquement l'aiguille de rattrapante et de lire ainsi la durée d'un phénomène, l'aiguille de chronographe continuant sa course. Ensuite, une nouvelle pression sur le poussoir ramène l'aiguille de rattrapante au-dessus de l'aiguille de chronographe; elles cheminent à nouveau ensemble. Une aiguille, dite aiguille de compteur, totalise le nombre de tours.


Chronomètre :
Montre ayant passé -dans des bureaux officiels- un contrôle de marche portant sur sa précision. Les exigences sont très élevées : quelques secondes par jour dans des conditions de températures (pour les chronomètres mécaniques) et de positions les plus difficiles rencontrées habituellement.
Voir aussi : Compteur

Chronomètre de marine :
Montre de précision conçue pour la marine. Placé au coeur du navire, le chronomètre de marine sert notamment au calcul de la longitude en mer.

Co-axial :
Co-axial, est le nom d’un échappement inventé par le Dr G. Daniels et commercialisé par Omega dans des montres de haute précision. Cet échappement transmet l’énergie avec un frottement faible.


Complications :
Mécanismes additionnels à un mouvement de base. Les complications peuvent être divisées en trois groupes pour: indiquer le temps à l'aide d'une ou de plusieurs aiguilles supplémentaires, sonner le temps, ou donner des indications astronomiques. Rassemblées sur une même montre, trois de ces diverses complications donnent naissance à un garde-temps appelé Grande complication.

Voir aussi : Asthmomètre

Compteur :
Instrument servant à enregistrer des intervalles de temps (durées, temps courts), sans indication de l'heure.
Voir aussi : Chronographe, Chronomètre, Tachymètre

Compteur militaire ou podomètre :
Métronome en forme de montre pouvant être utilisé notamment pour régler le pas de la troupe.

Correcteur :
Fonction manuelle de correction pour un élément spécifique.

Correction rapide de la date :
Fonction de correction de la date (après un mois de 28, 29 ou 30 jours) sans modification ni arrêt du fonctionnement de la montre.

Couronne de remontoir :
Boutons de formes variées, moleté ou avec cannelures situés à l'extérieur du boitier, qu'on saisit à la main pour remonter la montre. Une couronne sert aussi à la mise à l'heure et à la mise à date du calendrier.


Couronne vissée :
Couronne autoverrouillable vissée dans le tube du boîtier, utilisée pour les montres de plongée hautement étanches.

Céramique high-tech :
Empruntée aux technologies de pointe, la céramique est un matériau aux caractéristiques étonnantes : inoxydable, inrayable, sa dureté est tout juste inférieure à celle du diamant : « sur l’échelle internationale de MOHS, la diamant obtient la valeur la plus haute avec 10. La céramique high-tech est à neuf quand l’acier et l’or sont respectivement avec un cœfficient de 5 et 2.5 ». Les premières montres en céramique high-tech ont été réalisées par IWC, mais c’est probablement Chanel qui a rendu ce matériau populaire dans l’horlogerie avec sa J12.

Côtes de Genève :
Stries parallèles et régulières qui donnent un aspect côtelé, notamment aux ponts qu'elles décorent.


D
DLC (revêtement) :
Le revêtement est dénommé « DIAMOND LIGHT COATING », ou « Diamond like Carbon » est doté d’une dureté de 4000 à 5000 HV (Vickers). Ce revêtement de diamant inrayable peut être déposé sur une base de titane ou d’acier (1700 HV). En comparaison, une base d’or aurait une dureté de 150HV.

La technique consiste en un bombardement ionique de diamant effectué sous vide, dans une zone blanche. Le revêtement DLC est un dépôt de carbone d’1 micron d’épaisseur et le carbone devient du diamant (pour information, le diamant a une dureté de 10 000 HV), il est donc dur et inrayable. Le DLC est donc deux fois moins dur que le diamant. Ce revêtement est utilisé depuis 20 ans dans de nombreux autres domaines, tels que l’aéronautique et la Formule 1, et depuis récemment dans l’industrie horlogère haut de gamme.

Seules quelques marques utilisent ce revêtement, en raison de son prix élevé et des difficultés techniques liées à sa production, laquelle implique un processus de pigmentation, un traitement au four et un polissage final mat ou brillant.

Double fuseau :
Se dit d’une montre qui indique simultanément l’heure de deux fuseaux horaires ; souvent l’heure locale et l’heure du domicile.
Voir aussi : GMT

E
Ebauche :
Ensemble de pièces non assemblées du mouvement (platine, ponts, rouage, mécanisme de remontage et de mise à l'heure, raquette de réglage) et commercialisées sous cette forme. Ne font toutefois pas partie de l'ébauche : les organes réglants, l'échappement, le ressort.

Echappement :
Mécanisme dont la fonction est d'entretenir le va-et-vient du balancier.

Voir aussi : Parties réglantes / Pendule, Ancre, Silicium

Echelle asthmométrique :
L’Echelle asthmométrique permet de déterminer sous calcul le nombre de respirations à la minute (échelle : 15 –20- 25 respirations).
Voir aussi : Asthmomètre

Echelle productométrique :
L’Echelle productométrique permet de calculer la production en série, à l’heure, à la condition que la production unitaire ne dépasse pas 60 secondes.

Echelle pulsométrique :
L’Echelle pulsométrique permet de déterminer sous calcul le nombre de pulsations à la minute (échelle usuellement graduée sur 30 – 20 – 15 pulsations).

Echelle tachymétrique :
L’Echelle tachymétrique permet de mesurer la vitesse d’un corps en mouvement sur une distance connue (soit base 1000, 200, 100 ou encore 1 mile).
Voir aussi : Tachymètre

Echelle télémétrique :
L’Echelle télémétrique permet d’apprécier la distance séparant l’observateur d’un phénomène se manifestant simultanément d’une façon visible et audible (vitesse du son dans l’air : 340 mètres/seconde environ).

Echelles multiples :
Les Echelles multiples permettent de nombreuses combinaisons. La plus classique : pulsomètre/télémètre/tachymètre.

Emboîtage :
Mettre et fixer le mouvement dans son boîtier.

Equation du temps :
On appelle « équation du temps » la différence entre temps solaire vrai et temps solaire moyen à un moment donné. L’équation du temps s’exprime en minutes (+/-), selon les formules suivantes :

Equation du temps = Temps moyen – Temps vrai
Temps moyen = Temps vrai + Equation du temps
Temps vrai = Temps moyen – Equation du temps

Le temps solaire vrai et le temps solaire moyen coïncident quatre fois par an : 16 avril, 14 juin, 2 septembre, 26 décembre (ces dates changent avec les années bissextiles). Mais l’écart atteint près d’un quart d’heure à certaines dates. Le 12 février, l’équation du temps est d’environ +14 minutes ; le soleil passe donc au méridien quand nos montres marquent 12h14. Le 14 novembre, l’équation du temps est d’environ –16 minutes; le midi vrai tombe donc à 11h44 heure civile.
Voir aussi : Analemme

Etanche :
Qui ne laisse pas entrer l'eau. Boîte étanche, dont les joints, les fermetures, sont construits de manière à empêcher l'introduction de l'humidité.
Voir aussi : Etanchéité

Etanchéité :
L’étanchéité d’une montre est mesurée en bars (unité de pression, 1 bar équivalent à 1 atmosphère (atm).

Les fabricants d’horlogerie indiquent le plus souvent le degré d’étanchéité en mètres (m), pieds (ft), ou atmosphères (atm).

Les montres portant la désignation "étanche", avec ou sans indication de surpression, doivent être conformes et avoir subi avec succès les tests prévus à la norme NIHS 92-10 (équivalente à la norme internationale ISO-2281). Ces montres sont destinées à une utilisation quotidienne courante et doivent résister à l’eau durant des exercices tels que la nage de courte durée. Elles peuvent être employées dans des conditions de variations de pressions d’air ou d’eau et de température. Toutefois, qu’il y ait ou non une indication supplémentaire de surpression, elles ne sont pas destinées à la plongée sous-marine.

Les montres dites de plongée sont des montres-bracelets devant résister à une plongée dans l’eau à une profondeur d’au moins 100 mètres (330 ft), disposer d’un système de contrôle du temps et répondre à tous les critères prévus par la norme NIHS 92-11 (ISO 6425) : luminosité, résistance aux chocs, résistance aux champs magnétiques, solidité du bracelet.
Voir aussi : Waterproof, Etanche

F
Flinqué :
Gravure manuelle au burin ou à l’aide d’un tour, formée de droites ou de courbes qui se croisent ou s’entrelacent. Dans le cas du flinqué, l’outil est conduit selon le rayon d’un cercle.

Flyback :
À l'origine, cette fonction a été mise au point pour les pilotes d'avion. Elle permettait en effet, quand le chronographe était activé, la remise à zéro et la reprise de la course des aiguilles sans passer par l'arrêt. De fait, sur les montres équipée de cette fonction, une seule pression sur le poussoir est nécessaire, autorisant un précieux gain de temps pour cette séquence spécifique d'utilisation du chronographe.
Voir aussi : Retour en vol

Foudroyante :
Egalement connue sous le nom de diablotine, cette fonction est un supplément au chronographe qui permet de lire les fractions de seconde. Il s'agit d'une aiguille qui, en une seconde, fait le tour d'un compteur spécifique en 4 ou 5 sauts.


Fréquence :
Nombre d’oscillations par seconde, en hertz (Hz). 1 Hz correspond à une oscillation par seconde, donc 32 780 Hz à 32 780 oscillations par seconde (valeur courante pour les montres à quartz). Oscillateur : pièce de montre (ou d’horloge) en mouvement régulier, qui assure la division et la mesure du temps (pendule, balancier ou quartz). Oscillation : mouvement aller-retour d’un oscillateur (soit 2 vibrations). Vibration : mouvement entre deux positions extrêmes d’un oscillateur.

G
GMT :
Apogée de la révolution industrielle, le 19ème siècle connut un bouleversement radical des communications et des manières de voyager, à commencer par l’arrivée du chemin de fer. Ce fleuron de la révolution industrielle allait chambouler la société elle-même en facilitant les déplacements. La planète dut bientôt être divisée en fuseaux horaires, adoptés selon le pays entre 1884 et 1911. Juste là, le monde s’était accommodé de centaines d’heures locales déterminées d’après la longitude. À elle seule, l’Europe connaissait une trentaine d’heures locales.

En 1876, le Canadien Sandford Fleming conçut le premier système mondial de fuseaux horaires. Il divisait la planète en 24 tranches verticales, chacune correspondant à 15° de longitude, articulées à partir du temps moyen de l’observatoire de Greenwich, le Greenwich Mean Time. Bien que n’adoptant pas les propositions de Fleming, la Conférence internationale des méridiens de 1884 se rallia à l’idée d’une journée universelle de 24 heures commençant à 0h00 minuit à Greenwich, soulignant qu’il ne s’agissait que d’une recommandation.

Néanmoins vers 1929 la plupart des nations avaient accepté le système des fuseaux horaires, parfois avec certains accommodements, y compris ici et là une heure locale divergeant par une fraction d’heure du fuseau horaire du système GMT. C’est encore le cas aujourd’hui. Cette uniformisation progressive des heures amena parallèlement l’industrie horlogère à adapter son offre en conséquence. C’est alors qu’apparurent les premières montres de poche à cadran 24 heures. D’autres manières de lire l’heure dans plusieurs fuseaux horaires ou endroits éloignés furent également mis au point.

Avant la seconde guerre mondiale, seule une poignée de marques de grand prestige offrait des garde-temps calibrés sur les 24 fuseaux horaires couvrant la Terre entière, permettant la lecture simultanée de l’heure dans plusieurs grandes villes du monde. Certains modèles du genre se retrouvent habituellement sous le vocable de montres « à heure universelle » ou « World Time ». Ces garde-temps sont très recherchés par les collectionneurs, atteignant des sommes impressionnantes lors de ventes aux enchères.

La miniaturisation engendrée par les progrès techniques de l’après-guerre encouragea la réalisation de montres-bracelets visant elles aussi à afficher l’heure des 24 fuseaux horaires.
Voir aussi : Double fuseau

Glace :
Mince plaque de verre ou d'un produit synthétique transparent (comme le saphir), qui protège le cadran de la montre.

Gnomon :
Un des premiers appareils à mesurer le temps, le gnomon est un corps vertical (baton, arbre, aiguille de pierre, l'homme lui-même). L'ombre qu'il projette sur le sol servait à la détermination du temps. Le gnomon est l'ancêtre du cadran solaire.

Grande sonnerie :
Dispositif qui peut sonner automatiquement les heures et les quarts au passage et qui répète à la demande les heures, les quarts et les minutes lorsqu'on actionne un verrou.

Guichet :
Petite ouverture. Une montre à guichet est une montre dont le cadran est pourvu d'ouvertures au travers desquelles apparaissent des indications diverses, quantièmes, heures, etc.
Voir aussi : Cadran

Guilloché :
Gravure manuelle au burin ou à l’aide d’un tour, formée de droites ou de courbes qui se croisent ou s’entrelacent. Lorsque l’outil est conduit selon les axes verticaux et horizontaux, le résultat est un guilloché; un flinqué s’il est conduit selon le rayon d’un cercle.

H
Habillement :
Ensemble des pièces détachées (boîte, cadran, aiguilles, glace, couronne, etc) qui, en revêtant le mouvement, contribuent à donner son aspect définitif et utilitaire à la montre.
Voir aussi : Mouvement

Heures sautantes :
Sur une montre à heures sautantes, les heures apparaissent dans un guichet du cadran. Le changement de l'heure se fait brusquement, par un saut.


Huygens (pendule de) :
Le pendule de Huygens est un mobile attaché à un fil dont l’autre extrémité est fixe. Soumis à la gravité, le pendule oscille. La période des oscillations dépend alors uniquement de la longueur du pendule et non de la masse du mobile. Un pendule d’un mètre a une oscillation d’une seconde. Ce dispositif très précis ne perdait au plus qu'une seconde par jour !

Selon le principe découvert par Galilée à la fin du 16ème siècle –un pendule simple oscille de façon périodique et cette période ne varie pas – Christiaan Huygens, mathématicien, astronome et physicien néerlandais, construit la première horloge à pendule en 1656.

I
Index :
Repère remplaçant tout ou partie des chiffres du cadran.

Voir aussi : Cadran

Isochronisme :
L’isochronisme est la clef de voûte de tout système de mesure du temps basé sur des oscillations. Plus l’oscillation est régulière, plus il est aisé de régler un mouvement pour obtenir une précision optimale. Lorsqu’un organe régulateur oscille de manière parfaitement régulière, on le qualifie d’isochrone. L’isochronisme est perturbé par différents facteurs, dont les principaux sont :
• le développement (contraction et expansion) asymétrique du spiral
• les variations d’élasticité et de longueur des spiraux en fonction de la température
• les champs magnétiques
• les fixations du spiral
• la force centrifuge et la gravité
• les défauts d’équilibre du balancier
• le jeu entre les goupilles de raquette.

L
Luminescence :
Qui a la propriété d’émettre des rayons lumineux. En horlogerie, le tritium est l’appellation d’une matière radioluminescente contenant du tritium. Recouvrant chiffres, index et aiguilles, elle permet de lire l’heure dans l’obscurité.

Aujourd’hui, le LumiNova® composé de minuscules ampoules contenant une matière à base de tritium est le système le plus employé. Il a remplacé les cadrans lumineux à substances phosphorescentes dont les premiers brevets remontent eux aux années 1878 et les cadrans à substances contenant du radium brevetés à partir de 1907.

Luminova :
Dernière génération de pâte lumineuse, disposée sur les aiguilles et les cadrans, emmagasinant la lumière le jour et la restituant la nuit afin de pouvoir distinguer les aiguilles en l'absence de lumière. Autrefois, des sels de Radium, étaient utilisés, mais à cause de leurs propriétés radioactives trop dangereuses, ils ont été remplacés aujourd'hui par le Tritium et plus récemment par le Superluminova, un aloxyde non radioactif.

Lunette :
Anneau ajusté à cran sur la carrure et qui porte la glace.

Lunette tournante :
Lunette graduée pouvant tourner afin de permettre des mesures à partir de la position des aiguilles.

M
Magnésium :
Le magnésium est employé depuis 2006 par la marque Hublot (voir l'article sur la Mag Bang dans la rubrique Hublot de montres par marque). Il s'agit d'un métalloïde alcalino-terreux.

Hautement résistant, un tiers plus léger que l'aluminium et 2,6 fois plus léger que le titane, le magnésium n'avait jusqu'ici jamais été utilisé dans la réalisation d'un boîtier de montre. Il offre une relation masse volumique/dureté hors norme. Il est également excessivement difficile à usiner. Inflammable, il est difficilement usinable et est donc moulé par une technique de fusion à micro-ondes.

Huitième élément le plus abondant de la croûte terrestre, le magnésium est utilisé dans les secteurs de pointe de l'aéronautique, de l'automobile, de la chimie et de l'industrie pharmaceutique.

Manufacture :
Dans l'industrie horlogère suisse, on désigne sous ce nom les fabricants qui réalisent une montre dans sa totalité, par opposition aux ateliers de terminage dans lesquels on ne fait que le remontage, le réglage, le posage des aiguilles et l'emboîtage.

Montre de souscription :
Montre dont la commercialisation est fondée sur le principe de la souscription, avec paiement du quart du prix à la commande.

Montre à répétition :
Montre dotée d’un mécanisme de sonnerie, déclenché par un bouton poussoir escamotable, pouvant être actionné à volonté et indiquant les heures et les fractions d’heures, quarts, demiquarts, minutes.

Montre à tact :
Montre doté d'un système inventé par Breguet permettant la lecture de l'heure au toucher : une flèche extérieure au boîtier reproduit la position de l'aiguille des heures de la montre. Après avoir "senti" la position de ladite flèche, l'utilisateurse repère grâce à des saillies disposées à l'aplomb des heures de la montre. Sauf exception, le système de lecture à tact équipe logiquement des montres simples, c'est à dire dépourvue de sonnerie.

Mouvement :
Ensemble dûment assemblé des organes et mécanismes principaux qui composent la montre, soit : le mécanisme de remontage et de mise à l'heure, le ressort moteur, le rouage, l'échappement et l'organe régulateur ou organes réglants (balancier-spiral). "Anatomiquement", le mouvement est constitué par l'ébauche, les parties réglantes et les autres fournitures (ressort, pierres, pivots, pignons, vis, amortisseurs de chocs, etc). La montre est dite "complète" lorsque le mouvement a été revêtu de l'habillement.
Voir aussi : Habillement, Remontage

Multifonction :
Montre à affichage numérique (ou combiné analogique et numérique) avec plusieurs fonctions, telles que réveil, chronographe, compte à rebours, etc., avec éventuellement un affichage du mode courant.

O
Or gris :
L'or gris est un alliage de 75% d'or pur, de 10% de cuivre et de 15% de palladium, métal très malléable utilisé comme élément blanchissant. Les bagues et les montres sont recouverts d'une pellicule de rhodium destinée à durcir leur surface, à les blanchir et à leur donner une couleur uniforme. Densité : 15.8. Dureté : 155 Vickers.

Or jaune :
L'or jaune est un alliage composé de 75% d'or pur, de 16% d'argent et de 9% de cuivre. Connu sous l'appellation 2N, il est utilisé pour toutes les pièces en or jaune, à l'exception des picèes compliquées (grand complication par exemple) fabriquées en alliage 3N (75% d'or pur, 12.5% d'argent et 12.5% de cuivre). Densité : 15.6. Dureté 135 Vickers.

Or rose :
L'or rose est un alliage 5N composé de 75% d'or pur, de 5% d'argent et de 20% de cuivre. Sa couleur varie en fonction de la part réservée au cuivre. Densité : 15.15. Dureté : 165 Vickers.

Organes réglants (ou régulateurs) :
Le balancier et le spiral constituent les organes réglants de la montre mécanique. Ces éléments effectuent le comptage du temps. Dans une horloge, l'organe réglant est le pendule. Dans les montres électroniques, ce peut être un balancier-moteur, un résonateur sonore ou un cristal de quartz.

P
Palladium :
Le palladium est un élément chimique métallique rare du groupe du platine, de symbole Pd et de numéro atomique 46. Dans le groupe du platine, ce métal est le moins dense. Très léger, très blanc, ne s'oxydant pas à l'air, hypoallergénique, le palladium possède toutes les qualités d'un métal de première importance. Vingt fois plus rare que l’or, sa production mondiale s'élève à environ 200 tonnes par an.

Pare-chute :
Terme ancien pour désigner une pierre contre-pivot fixée à l'extrémité d'une lame à ressort sur le pont du balancier. Partant du constat qu'en cas de choc, les pivots du balancier sont des plus vulnérables en raison de leur finesse, Breguet a l'idée de leur donner la forme d'un cône et de les maintenir en place par une petite coupelle de forme correspondante, montées sur une lame à ressort.

Parties réglantes / Pendule :
Ensemble de pièces comprenant les organes réglants (balancier-spiral) et l'échappement.
Corps pesant suspendu à un point fixe autour duquel il peut osciller. Les petites oscillations du pendule sont à peu près isochrones (de même durée), elles sont utilisées dans les horloges pour mesurer le temps. De nos jours, le terme désigne aussi les instruments horaires destinés à être posés ou accrochés.
Voir aussi : Balancier, Spiral, Echappement

Pendule de Huygens :
Le pendule de Huygens est un mobile attaché à un fil dont l’autre extrémité est fixe. Soumis à la gravité, le pendule oscille. La période des oscillations dépend alors uniquement de la longueur du pendule et non de la masse du mobile. Un pendule d’un mètre a une oscillation d’une seconde. Ce dispositif très précis ne perdait au plus qu'une seconde par jour !

Selon le principe découvert par Galilée à la fin du 16ème siècle –un pendule simple oscille de façon périodique et cette période ne varie pas – Christiaan Huygens, mathématicien, astronome et physicien néerlandais, construit la première horloge à pendule en 1656.

Pendule sympathique :
Imaginée par Breguet en 1975 et présentée pour la première fois à l'Exposition nationale en 1798, la pendule sympathique est un système composé d'une pendule et d'une montre. La pendule est destinée à recevoir la montre qui placée dans un berceau, se trouve automatiquement remise à l'heure et réglée. Depuis 1991, la pendule remonte et remet à l'heure une montre-bracelet. Le terme "sympathique" choisi par Breguet exprime l'idée d'entente et d'harmonie, la "sympathie" étant dans un vocabulaire initiatique, le principe universel qui accorde les organes du corps humain entre eux; ainsi que les hommes et le cosmos.

Pendulette de voyage :
C'est en 1796 que Breguet construit la première pendulette de voyage moderne. Equipée d'un balancier-spiral, qui remplace avantageusement le balancier pendulaire peu adapté aux déplacements, vitré sur quatre faces et de petites dimensions, cette pendulette porte le no 178 et sera achetée en avril 1798 par le général Bonaparte.

Très innovante, elle a déjà, par sa technique et ses formes, l'aspect général de la quasi-totalité des pendulettes de voyage (ou pendulette d'officiers) produites en France tout au longdu 19ème et au début du 20ème siècle. Breguet améliorera encore la formule. De style classique, avec boîte finement ciselée et ornée de colonnes corinthiennes, ou étonnamment modernes, en forme de bornes en argent, certaines pendulettes de voyage de la première moitié du 19ème siècle sont de véritables chef-d'oeuvres dotés de grandes complications : grande sonnerie au passage, répétition-minutes, quantième perpétuel, phases de lune, réveil.

Perlage :
Cercles concentriques très rapprochés, empiétant légèrement les uns sur les autres, qui décorent des ponts, des cadrans, etc. On dit aussi pointillage ou œil-de-perdrix.


Petite sonnerie :
Position dans laquelle la grande sonnerie ne sonne automatiquement que les heures au passage.


Pierre :
Coussinet, contre-pivot, palette, utilisés pour réduire les frottements. Généralement en matière synthétique, exception faite des pierres précieuses ou semi-précieuses (rubis, saphir, grenat) pouvant équiper les mouvements des montres de luxe.

Platine :
Pièce de base sur laquelle toutes les autres pièces du mouvement sont assemblées (partie de l'ébauche).
Voir aussi : Pont

Platine (métal) :
Son nom vient de l’espagnol « platina » qui signifie « petit argent », car, découvert en Colombie en 1735. A l’origine, ce métal fut utilisé par les indiens pour fabriquer des petits objets utilitaires. Le plus souvent, il était rejeté dans la rivière car les Indiens le considéraient comme de « l’or pas mûr » pensant qu’il deviendrait de l’or avec le temps.

Au 19ème siècle, enfin, ses qualités l’ont fait rechercher pour la fabrication d’instruments de physique et à la fin de ce même siècle, il fut introduit en joaillerie.

Le platine, plus résistant que l’argent et que l’or, mais surtout inaltérable, fut à son apogée avec le style « guirlande » permettant ainsi de fabriquer des montures très légères et mettre de cette façon en valeur l’éclat des diamants.

Le platine ne s’oxyde qu’à une température d’environ 500 et 600°. Son point de fusion élevé, de 1750 à 1780°, constitue une des difficultés du travail de ce métal.

Il n’existe qu’un seul titre pour le platine : 950/1000ième dont le poinçon ne date, en France, que du début du 20ème siècle. Il est allié au palladium et à l’iridium pour le durcir.

Les principaux producteurs de platine sont : l’Afrique du Sud, le Canada, les USA et l’Oural.

Poinçon de Genève :
Seuls des mouvements de montres mécaniques dont l'assemblage et le réglage ont lieu sur le territoire du canton de Genève sont admis à se présenter. Chaque mouvement doit par ailleurs porter un numéro de fabrication qui lui est propre.

1. La bienfacture de toutes les fournitures du calibre, y compris celles des mécanismes additionnels, doit être conforme aux exigences du Bureau de contrôle facultatif des montres de Genève. Les fournitures en acier doivent avoir les angles polis, les flancs étirés, les faces visibles adoucies, les têtes de vis doivent être polies ou cerclées, avec pourtour et fente anglés.
2. Tout mouvement doit être pourvu au rouage et à l''échappement de pierres en rubis avec trou poli. Du côté ponts, les pierres doivent être mi-glace et les moulures polies. La pierre de la roue de centre à la platine n'est pas exigée.
3. Le spiral doit être fixé par une plaque à coulisse avec piton à tête et col rond. Le porte-piton mobile est accepté.
4. Les raquettes ajustées ou fendues sont admises avec un système de maintien à l'exception des calibres extra-plats, où le système n'est pas exigé.
5. Les systèmes réglants avec balancier à rayon de giration sont admis pour autant qu'ils remplissent les conditions de l'article 3, alinéa 1.
6. Les roues de finissage doivent être anglées dessus et dessous et avoir des moulures polies. Pour les roues dont l'épaisseur est inférieure ou égale à 0,15 mm, un seul angle côté pont, est toléré.
7 Les tigerons et les faces des pignons doivent être polis.
8 La roue d'échappement doit être légère, son épaisseur ne dépassant pas 0,16 mm pour les grandes pièces et 0,13 mm pour celles en dessous de 18 mm; ses repos doivent être polis.
9 La limitation de l'angle parcouru par l'ancre doit se faire contre deux butées fixes, à l'exclusion de goupilles ou de plots.
10 Les mouvements munis de pare-chocs sont acceptés.
11 Le rochet et la roue de couronne doivent être terminés conformément aux modèles déposés.
12 Les ressorts fils ne sont pas admis.

[Tiré des exigences techniques de qualité requises des mouvements présentés au Bureau de contrôle des montres de Genève pour examen et autorisation de porter l'indication de provenance officielle Poinçon de Genève.]

Poli miroir :
Poli parfait sans taches ni traits.


Pont :
Pièce métallique complémentaire venant se fixer sur la platine formant le bâti ou cage du mouvement, dans laquelle tourne généralement au moins un des pivots des mobiles de la montre. Exemple : pont de roue de centre, pont d'ancre.
Voir aussi : Platine

Poussoir :
Bouton que l'on pousse pour actionner une fonction (poussoirs de chronographe, de sonneries, etc.).



Q
Quantième annuel :
Montre indiquant les heures, les minutes, le jour, la date et le mois. Ainsi, au 30 juin par exemple, ce mécanisme de quantième annuel passe immédiatement au 1er juillet sans qu’il soit nécessaire d’avancer manuellement le calendrier pour éviter l’affichage d’un « 31 juin » inexistant. Toutefois, contrairement au quantième perpétuel, ce mécanisme nécessite tous les ans une correction manuelle.




Quantième perpétuel :
Montre indiquant les heures, les minutes, le jour, la date, le mois, en tenant compte des années bissextiles, et les phases de la lune. Comme son nom l'indique, ce mécanisme est perpétuel et ne nécessite aucune correction manuelle avant février 2100.


Quantième à phases de lune :
Montre qui indique l'état de la lune pendant sa révolution autour de la terre: croissante, décroissante, pleine, etc.


Quartz :
Le quartz a la particularité de vibrer à une fréquence très élevée (32Khz) lorsqu’il est placé dans un circuit électrique oscillant. Certaines conditions étant remplies, il impose sa propre fréquence de vibration au circuit. Cette propriété est utilisée dans les montres électroniques depuis les années 70.

R
Rattrapante :
Dispositif permettant l'affichage de plusieurs temps successifs mesurés à partir de la même origine, le temps de lecture pouvant être rattrapé sans perturber la mesure. Terme équivalent : temps intermédiaire.

Remontage :
Mise en place des divers organes qui composent le mouvement. Les opérations (autrefois entièrement manuelles) sont aujourd'hui fortement automatisées. L'élément humain, principalement pour les contrôles, est toutefois toujours primordial.
Voir aussi : Mouvement, Rotor

Ressort-timbre :
Lame de ressort, entourée autour du mouvement, sur laquelle vient frapper le marteau d'une montre à répétition. L'invention par Breguet du ressort-timbre en 1783, marque un tournant dans l'histoire de la montre. Le ressort-timbre remplace le timbre traditionnel (ou cloche) et présente l'avantage de réduire considérablement l'épaisseur des montres à sonnerie.

Retour en vol :
À l'origine, cette fonction a été mise au point pour les pilotes d'avion. Elle permettait en effet, quand le chronographe était activé, la remise à zéro et la reprise de la course des aiguilles sans passer par l'arrêt. De fait, sur les montres équipée de cette fonction, une seule pression sur le poussoir est nécessaire, autorisant un précieux gain de temps pour cette séquence spécifique d'utilisation du chronographe.
Voir aussi : Flyback

Rhabillage :
Action et résultat de rhabiller, c'est-à-dire de réparer une montre, de la remettre en état de fonctionner.

Rolex : numéros de série et année de fabrication :
Rolex : numéros de série et année de fabrication

2007 Z
2006 F, D, Z
2005 D,F
2004 F, Y
2003 Y
2002 K, Y
2001 P, K
2000 A, P
1999 A
1998 A
1997 U
1996 T
1995 W
1994 S
1993 S
1992 C, X
1991 N, E, X
1990 E, L
1989 L
1988 R
1987 9,760.000
1986 9,290.000
1985 8,600.000
1984 8,300.000
1983 7,800.000
1982 7,300.000
1981 6,900.000
1980 6,400.000
1979 5,900.000
1978 5,400.000
1977 5,000.000
1976 4,530.000
1975 4,280.000
1974 4,000.000
1973 3,740.000
1972 3,470.000
1971 3,210.000
1970 2,950.000
1969 2,680.000
1968 2,420.000
1967 2,160.000
1966 1,870.000
1965 1,792.000
1964 1,710.000
1963 1,633.000
1962 1,558.000
1961 1,480.000
1960 1,400.000
1959 1,320.000
1958 1,240.000
1957 1,170.000
1956 1,090.000
1955 1,105.000
1954 934.000
1953 869.000
1952 804.000
1951 737.000
1950 673.000
1949 608.000
1948 550.000
1947 490.000
1946 413.000
1945 348.000
1944 283.000
1943 253.000
1942 223.000
1941 194.000
1940 164.000
1939 135.000
1938 117.000
1937 99.000
1936 81.000
1935 63.000
1934 49.000
1933 45.000
1932 42.000
1931 40.000
1930 38.000
1929 35.000
1928 33.000
1927 30.000
1926 28.000
1925 25.000

Rotor :
Demi-disque de métal lourd que l'énergie provenant de chacun des mouvements du bras fait pivoter librement à l'intérieur du boîtier de la montre automatique. Son poids tend à le remettre toujours à la verticale. Démultipliées par un dispositif ad hoc, ses rotations arment continuellement le ressort.

Un rapport, daté du 23 décembre 1778, qui décrit ce système sur une pièce déposée par Hubert Sarton, se trouve à l’Académie des Sciences de Paris.
Voir aussi : Remontage, Automatique

Rouage Seconde :
Ensemble des roues dentées et pignons de la montre. Unité de base du temps correspondant à la 86'400ème partie du jour solaire moyen. Celui-ci est donné par la durée de rotation sur elle-même d'une Terre idéale, décrivant un cercle autour du soleil en une année, à vitesse constante et dans le plan de l'équateur. Après la deuxième guerre mondiale, les horloges atomiques devinrent si précises qu'elles purent mettre en évidence les irrégularités, pourtant infinitésimales (quelques centièmes de seconde par année), de la durée de rotation de la Terre sur elle-même. Il fut alors décidé de redéfinir l'étalon de référence, ce que fit la treizième Conférence générale des poids et mesures en 1967, dans les termes suivants: "La seconde est la durée de 9.192.631.770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133". Conventionnellement, la seconde est notamment subdivisée en dixièmes, centièmes, millièmes (milli-), millionièmes (micro-), milliardièmes (nano-) et billionièmes (pico-secondes).

Rubis :
Pierre naturelle très dure, oxyde d’aluminium cristallisé de couleur rouge (corindon). Le rubis est la pierre qui convient le mieux pour les coussinets des différents mobiles de la montre et les organes de l’échappement. Le rubis percé fut utilisé pour la première fois par N. Patio de Duillier en 1704. Les rubis utilisés en horlogerie sont synthétiques, polis et percés afin de servir de coussinet aux différents axes des rouages de la montre. Ils permettent ainsi de réduire au minimum les phénomènes de frottement.

De manière générale, on peut dire qu’une montre mécanique simple (heures, minutes, secondes) devrait contenir au minimum quinze rubis placés aux endroits exposés à l’usure due au frottement. Elle doit être équipée d’un système amortisseur de chocs au balancier, d’un spiral de bonne qualité et d’un ressort incassable.

Réglage :
Ensemble des opérations tendant à assurer une bonne marche de la montre.

Régulateur :
Le régulateur est apparu au milieu du 18ème siècle. Il s'agissait d'une horloge de précision sur laquelle les trois unités de mesure traditionnelles, l'heure, la minute et la seconde, occupaient des emplacements distincts. Les chronomètres de marine, animés par un ressort-moteur, présentaient eux aussi la même disposition. Si les indications étaient excentrées, il y avait à cela une raison d'une simplicité stupéfiante : l'aiguille « lente » des heures ne devait pas nuire trop longtemps à la bonne lisibilité de l'aiguille des secondes (petite, certes, mais néanmoins essentielle) lorsqu'elle était positionnée dans la partie inférieure du cadran. C'est pourquoi un cadran intérieur spécifique lui fut attribué, où elle ne risquait pas de concurrencer les autres aiguilles. Cette particularité explique également la rotation isolée de l'aiguille des minutes au milieu du cadran.

Répétition :
Montre qui sonne ou répète habituellement à la demande les heures, les quarts ou les minutes.

Voir aussi : Sonnerie

Réserve de marche :
Indication supplémentaire permettant de connaître visuellement - en heures ou en jours - l'état de remontage de la montre.



Rétrograde (aiguille) :
La fonction rétrograde signifie que l’aiguille qui sert à afficher l’heure, les minutes, la date, etc. revient instantanément en arrière pour regagner sa position initiale, une fois son chemin parcouru

S
Saphir :
Matériau synthétique inrayable utilisé pour la fabrication des glaces qui protègent le cadran de la montre et/ou son mécanisme.


Saut de date :
Systèmes relatifs au changement de date à minuit : Instantané : la date change lors d’un saut synchronisé à minuit, avec une tolérance de 1/–10 minutes (calibre 1120). Semi-instantané : la date se déplace lentement à partir de 23h30 environ ; à minuit la date est encore visible. La fonction dure au total entre 45 et 60 min et se termine par un saut du disque (calibres 1128, 1152, 1164). Traînant : fonction lente où la date change lentement, en commençant vers 23h, vers minuit la date est toujours visible et le mouvement se poursuit sans que le disque ne saute. La durée totale est 120 min (Calibres 1424, 1438, 1538 et les calibres à quartz avec fuseaux horaires).

Semainier :
Le semainier indique sur un cadran de montre le nombre de semaines d'une année. Sa numérotation peut aller jusqu'à 53. En effet, il convient de rappeler que certaines années comptent 53 semaines selon les plannings officiels : ce sera le cas en 2009, puis en 2015, en 2020 et en 2026 pour ne citer que les horizons les plus proches.

Silicium :
Le silicium est un métalloïde plus léger et plus dur que l'acier. Il est également antimagnétique et possède une dureté de 6.5 sur l'échelle de Mohs. Il s'agit d'un élément mobile très abondant sur la planète. Développé par le Centre suisse d'électronique et de microtechnique de Neuchâtel, dont sont actionnaires Rolex, Patek Philippe et le Swatch Groupe, ce matériau est utilisé dans la fabrication de la roue d'échappement, mais également du spiral (chez Patek Philippe, Breguet et Rolex) et de la partie métallique de l'ancre (Breguet).
Voir aussi : Ancre, Echappement, Spiral

Sonnerie :
Dispositif qui sonne à la demande ou automatiquement pour marquer les heures ou pour réveiller à une certaine heure.
Voir aussi : Répétition

Spiral :
Petit ressort enroulé en spirale, attaché par ses extrémités au balancier et au coq. Le spiral est, avec le balancier, l'organe régulateur de la montre. Il ramène le balancier à sa position de départ à la fin de chaque alternance. De sa qualité dépend en partie la précision de la marche de la montre.
Voir aussi : Parties réglantes / Pendule, Balancier, Silicium

Spiral Breguet :
Le spiral est un petit ressort qui assure par son élasticité les oscillations du balancier. Il est fixé à son extrémité intérieure à l'axe du balancier et à l'extérieur au pont du balancier. En 1795, Breguet décide de ramener l'extrémité extérieure du spiral vers l'intérieur de la spire, selon une courbe calculée avec précision. Doté de la "courbe Breguet", le spiral a désormais un développement concentrique. La montre gagne en précision et l'axe du balancier s'use moins vite. Breguet met également au point une bride de compensation bimétallique visant à compenser les écarts de température sur le spiral.

Squelette :
Montre-squelette, montre dont la boîte et diverses parties du mouvement sont faites en matière transparente, laissant voir les organes (l'intérieur, une partie du mécanisme) de la montre.
Voir aussi : Boîtier

Swiss T 25 (T Swiss made) :
Afin que les montres (plus généralement les instruments horaires) puissent être lues dans l’obscurité, une matière luminescente doit être déposée sur les chiffres et les index du cadran et les aiguilles. En général, cette émission de lumière est de type photoluminescente (déterminée par une radiation lumineuse excitatrice) ou radioluminescente (déterminée par la radioactivité du produit utilisé).

La radioluminescence, plutôt réservée aux montres à usage professionnel (montres militaires, montres de plongée, etc.) est strictement régie par la norme ISO 3157, qui stipule que seules deux radionucléides peuvent être utilisés : le tritium (3H) et le prometheum (147Pm). Précisons que ces radionucléides émettent un rayonnement de très faible énergie.

La norme ISO prévoit un marquage facultatif pour les instruments horaires émettant moins d’une certaine valeur. Le marquage pourra être apposé sur le cadran de la manière suivante :
dépôts activés au tritium : T
dépôts activés au prometheum : Pm

En revanche, les garde-temps dépassant cette valeur doivent être marqués avec les inscriptions :
dépôts activés au tritium : T 25
dépôts activés au prometheum : Pm 0,5

L’indication ’T Swiss made T’ signifie que la montre est suisse est qu’elle contient une certaine quantité de tritium qui émet moins de 277MBq (7,5mCi). L’indication ’Swiss T<25’ signifie que la montre est suisse et qu’elle contient un certaine quantité de tritium qui émet moins de 925MBq (25mCi). La plupart des montres suisses ont recours au principe de la photoluminescence. Pour signaler ce fait, quelques marques utilisent le marquage ’L Swiss Made L’.

T
Tachymètre :
Instrument de mesure des vitesses. En horlogerie, compteur de sport ou chronographe muni d'un cadran divisé qui permet de lire la vitesse en km/h ou une autre unité.
Voir aussi : Compteur, Echelle tachymétrique

Tantale :
Le nom de ce métal, tantale (Ta), vient du grec « Tantalos ». Rappelons que Tantale, roi de Phrygie fut précipité dans les Enfers et condamné à une faim et à une soif insatiables. Le tantale a été découvert en 1802 par Anders Ekeberg en Suède, puis isolé en 1820 par Jöns Jacob Berzélius. On lui donna le nom de tantale en raison de la difficulté de le séparer du niobium.

Doté d'une importante résistance à la corrosion, il résiste également à presque toute attaque chimique en dessous de 150 °C. Le tantale est lourd, très dur, relativement ductile et de couleur gris-bleu. Il se laisse facilement usiner.

Il est utilisé pour la fabrication d'instruments chirurgicaux et pour des implants car il ne réagit pas aux fluides corporels. On l’emploie également dans la fabrication de composants électroniques équipant notamment les téléphones portables ou les ordinateurs. Mais il est également combiné avec d'autres éléments tels que le cobalt, ou le nickel pour obtenir des alliages qui seront ensuite utilisés dans les structures d'avion ou les réacteurs.

Sa rareté explique aussi son prix d'achat élevé. La majorité de la production provient de la tantalite, dont l'Australie possède la plus grande part (60%) suivie par le Brésil.

Terminage :
Opération qui consiste à assembler et à contrôler toutes les parties de la montre.

Titane :
Métal baptisé du nom de l'ancien dieu grec Titan, le titane présente une dureté, une résistance à l'étirement et une densité exceptionnelles, il est antimagnétique et insensible à la corrosion. Pourtant, il est nettement plus léger que l'acier inoxidable.

Comme l'aluminium, ce matériau high-tech est utilisé depuis des décennies déjà dans les industries aéronautique et spatiale. Il convient surtout aux pièces soumises à des contraintes et à des exigences élevées, dans les domaines où la sécurité et la fiabilité sont particulièrement importantes. Rappelons que Porsche Design a été le premier fabricant de montres a fabriqué des garde-temps avec ce métal.

Tourbillon :
Dispositif imaginé pour annuler les écarts de marche dus à la gravité terrestre, dans les positions verticales. Il comprend une cage mobile qui porte tous les organes de l'échappement et, en son centre, l'organe régulateur. Le pignon d'échappement tourne autour de la roue des secondes qui est fixe. La cage fait un tour/minute et annule en tournant les écarts de marche dans les positions verticales. Ce mécanisme délicat et compliqué compte parmi les combinaisons mécaniques les plus ingénieuses des horlogers.

Tritium :
Appellation donnée à la matière radioluminescente, contenant du tritium, déposée sur des éléments de l’affichage des instruments horaires pour permettre leur lecture dans l’obscurité.

Trotteuse :
Il s'agit de l'aiguille des secondes, lorsqu'elle avance par petits sauts (généralement dans les modèles à quartz) et de manière continue dans les modèles automatiques. La grande trotteuse ou trotteuse au centre, est fixée au centre du cadran, la petite trotteuse sur un cadran spécifique.
Voir aussi : Aiguille

Télémètre :
Un télémètre sert à calculer la distance séparant l'utilisateur (et sa montre) de l'endroit où la foudre a frappé.

U
Universelle (montre) :
Montre dont le cadran permet de lire l’heure de différents fuseaux horaires.


V
Valve à hélium :
Système de décompression permettant à l’hélium de s’échapper de la montre lorsqu’elle est portée par des plongeurs professionnels (travaux sous-marins de longue durée, prospection du pétrole en mer, etc.).

Verrou :
Dans les montres à répétition, pièce faite du même métal que la boîte, glissant sur la carrure, que l'on manœuvre avec l'ongle. Le verrou de sonnerie sert à armer le ressort de la sonnerie.Organe, en acier ou en laiton, de l'échappement des montres dont la forme rappelle celle de l'ancre des navires.

W
Watch winder :
Le watch winder est destiné à remonter vos montres automatiques lorsque vous les portez pas quotidiennement. Il peut contenir de 1 à 36 montres voire plus. Les modèles les plus courants comportent entre 2 et 4 supports. Ils peuvent se présenter sous forme de coffret ou être limité à l'essentiel.

Waterproof :
D’une manière générale les montres étanches à 3 atmosphères, c’est-à-dire 30 mètres en théorie. En fait concerne les montres étanches à la poussière et aux projections d’eau accidentelles. (Egalement Water resistant)
Voir aussi : Etanchéité

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