Corum Bubble Op Art : illusion d'optique hypnotique

L'horloger Corum vient de présenter deux Bubble Op Art, deux montres issues d’un partenariat avec le designer industriel Nicolas Le Moigne qui rendent hommage à l’art optique cher à Vasarely. Résultat ? Deux séries limitées à 350 exemplaires chacune. Illusion d’optique hypnotique. Compter 3.900 euros.


Depuis les années 60, l’art optique ou Op Art, nous étonne et nous interpelle grâce à des œuvres en trompe l’œil qui joue sur l’illusion d’optique. L’un des maitres en la matière fut incontestablement l’artiste d’origine hongroise Victor Vasarely, dont les créations abstraites donnaient aux spectateurs une impression de vertige, d’instabilité, de déséquilibre. Un art étrange qui dérange. Mais aussi, un art hypnotique qui nous force à regarder avec plus d’attention les abstractions de ces artistes qui travaillaient si bien la géométrie et les couleurs…
 
C’est pour rendre hommage à ce mouvement artistique -un brin psychédélique- que Nicolas Le Moigne a créé ces deux nouveautés de chez Corum. Deux nouvelles Bubble. L’artiste a repris ici, sur ces cadrans, les codes de l’Op Art à une échelle extrêmement réduite.
 
Le cadran de la Bubble Sphere2 (la bleue et la plus belle des deux) porte bien son nom, puisqu’il est imaginé comme étant la continuité du dôme du verre saphir, donnant l’illusion d’un cadran en forme de sphère. Les lignes qui parcourent le cadran et le verre participent pleinement de cet effet d’optique.

Dans le second modèle, Nicolas le Moigne nous fait voyager au travers d’un cadran semblable à un paysage symbolisé, qu’il a voulu tout en reliefs, dans une alternance de courbes et de creux parfaitement maîtrisés. Les sillons et les jeux d’ombres, imitant la surface d’une eau en mouvement, donnent ainsi leur nom à la Bubble Drop.
 
Ces deux nouveaux opus sont édités à 350 exemplaires chacun. Le premier est composé d'un cadran laiton et d’un boîtier PVD (47 mm, étanche 100 mètres), tous deux de couleur bleu. Les aiguilles reprennent la même teinte et sont agrémentées de Superluminova. Faisant appel aux mêmes matériaux, le second est décliné dans une version entièrement revêtue de brun. Les aiguilles poursuivent ce monochrome, tout en marquant une rupture avec le cadran. Les deux modèles sont montés sur des bracelets en caoutchouc doublés de cuir et équipés d'une boucle assortie au boîtier.

La Bubble de chez Corum fait partie de ces montres particulièrement recherchées sur le marché de l’occasion (et qui « tiennent la côte » comme on dit dans ce milieu). Design original et symbole d’une époque. Ce garde-temps a clairement révolutionné l’industrie horlogère… Non pas par ses complications, mais par son look totalement décalé dans le monde du luxe. De nos jours, c’est monnaie courante, mais à l’époque, c’était une petite révolution. Personne n’avait jamais osé proposer des montres funs (à part Gérald Genta) dans l’univers feutré et sérieux de l’horlogerie haut de gamme. 
 
La Bubble apparait pour la première fois en 2000. Il s’agissait alors d’une montre surdimensionnée munie d'un verre saphir élargi. Un design radical (avec tête de mort sur le cadran et sabres en guise d’aiguilles pour certains modèles) qui devint aussitôt un must du troisième millénaire. Quinze ans plus tard, la Bubble effectue un grand retour, s'imposant enfin comme un véritable pilier de l'héritage horloger Corum. Il était temps de le reconnaitre… Ce grand retour, on le doit en partie à Laurent Picciotto, le fondateur de Chronopassion à Paris.

Montres-de-luxe.com | Publié le 9 Décembre 2015 | Lu 999 fois