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La montre de plongée… selon la norme ISO 6425


Ma montre est-elle véritablement une montre de plongée ? Certes, elle est étanche à 100 mètres ; certes, elle est dotée d’un système de contrôle de temps… Mais est-ce suffisant ? Non, selon, la norme ISO 6425, ces deux caractéristiques sont bien indispensables, mais ce n’est pas encore assez pour qu’une montre puisse être qualifiée de « montre de plongée ». Voici donc les grandes lignes de cette norme ISO dont la dernière édition date du 1er juillet 1996.


Une Sea Hawk Pro 1.000 mètres Girard-Perregaux répondant à tous les critères de la norme ISO 6425
Depuis que Mercedes Gleitze a traversé la Manche en 15 heures et 15 minutes avec sa Rolex au poignet en 1927, prouvant ainsi la parfaite étanchéité de son Oyster, les fabricants de montres n’ont cessé de vouloir améliorer la résistance de leurs montres : à l’eau, mais également, à la pression, à l’air, à la poussière…

De nos jours encore, les montres de plongée font probablement partie des modèles qui font le plus rêver les amateurs de belles pièces : Rolex Submariner, Panerai Luminor Submersible, Girard-Perregaux Sea Hawk (en photo ci-contre), Omega Seamaster Planet Ocean, Eterna KonTiki Diver, IWC Aquatimer, Blancpain Fifthy Fathoms, Jaeger-LeCoultre Master Compressor Diving, etc.

Pourtant, il faut savoir qu’il existe une règle très sévère qui régit l’appellation « montre de plongée ». Il s’agit de la norme ISO 6425 (sous comité de la section Horlogerie) dont la dernière édition date du 1er juillet 1996. En voici les grandes lignes…

Tout d’abord, « une montre de plongée » est une « montre devant résister à une plongée dans l’eau à une profondeur d’au moins 100 mètres et disposant d’un système de contrôle de temps ». En ce qui concerne ce dernier point, il peut s’agir par exemple d’une lunette tournante. Toutefois, « le dispositif doit être protégé contre une rotation involontaire ou une mauvaise manipulation. S’il s’agit d’une lunette tournante, celle-ci doit être munie d’une échelle des minutes allant jusqu’à 30 minutes. Les marques indiquant chaque période de 5 minutes doivent être spécialement mises en évidence » précise la norme.

Sous l’eau, les indications de la montre doivent rester visibles à une distance de 25 cm dans l’obscurité. Pour les montres mécaniques, cela concerne : l’indication de l’heure (l’aiguille des minutes doit se distinguer nettement de celles des heures) ; le temps mesuré par le dispositif de présélection ; et enfin, une indication permettant de constater que la montre fonctionne (une aiguille des secondes par exemple).

La montre de plongée doit également être antimagnétique* et résistante aux chocs**. Comme on peut s’en douter, elle doit résister à l’eau salée et même après 24 heures immergée dans une solution de chlorure de sodium (30g/l) entre 18 et 25°c, elle ne doit pas montrer de changements importants sur la boite ou sur ses parties mobiles (sur la lunette par exemple).

En plus de cela, le fonctionnement des garde-temps doit encore être vérifié sous l’eau : pour ce faire, ils doivent être plongés à une profondeur de 30 cm (+/- 2cm) pendant 50 heures, toujours entre 18 et 25°c. Passé ce temps, les mécanismes doivent toujours fonctionner correctement. Les montres doivent ensuite subir d’autres tests prouvant que ces futures « plongeuses » ne sont pas sensibles aux chocs thermiques, qu’elles résistent à une surpression d’eau, qu’elles ne forment pas de condensation sous certaines conditions, la couronne de remontoir doit aussi passer une épreuve de force. Etc. Sachant que pour être qualifiées de « montres de plongée », elles doivent passer avec succès l’ensemble des tests (100%) dictés par la norme ISO 6425.

Soulignons pour finir qu’une fois que les montres ont subi tous ces « exercices imposés » par la norme ISO 6425, elles doivent encore être conformes en termes de marquage. Elles doivent ainsi mentionner dans leur langue respective la mention « montre plongeur » ou « montre de plongée » en français ou encore « diver’s watch » en anglais avec en plus la mention de la profondeur garantie par le fabricant. Ceci peut aussi être écrit en russe pour une montre russe…

A noter qu’il existe également une réglementation pour les montres de plongée en saturation, qui équipent les plongeurs qui descendent dans les grandes profondeurs pour de longues durées. Mais ceci est une autre histoire…

*ISO 764
**ISO 1413

Si vous souhaitez commander un exemplaire complet de la norme ISO 6425, sachez que vous pouvez l'acheter en ligne directement sur www.iso.org (56 francs suisses)

Source : ISO

Montres-de-luxe.com | Publié le 19 Mars 2008 | Lu 28814 fois



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