RICHARD MILLE


Richard Mille RM 030 et le nouveau calibre RMAR1 : débrayage automatique

La nouvelle montre Richard Mille, la RM 030, disponible dans l’iconique boitier tonneau en titane, en or blanc ou en or rose 18 carats est équipée du tout nouveau calibre RMAR1 au débrayage automatique… qui a nécessité quatre années de recherche et développement. Explications.


Richard Mille RM 030 et le nouveau calibre RMAR1 : débrayage automatique
A l’intérieur du boîtier de la RM 030 bat le nouveau calibre RMAR1, qui représente une avancée dans la conception de la montre automatique.

En effet, le rotor, source d’énergie pour les montres automatiques, soumet le mouvement à de fortes contraintes et notamment le barillet lors des phases d’armage.

Lorsque le ressort de barillet est complètement tendu, il faut faire en sorte de limiter sa surtension. Pour éviter cette contrainte dommageable, l’on utilise traditionnellement un système de bride glissante qui intervient à la limite de la résistance du ressort.

Cependant, souligne la marque dans son communiqué, ce système traditionnel n’empêche pas l’accumulation d’infimes particules « de débris à l’intérieur du barillet lorsque le rebord libère l’excès d’énergie pendant de longues périodes de remontage excessif, particulièrement dans le cas d’une personne très active. A terme, cela peut nuire sérieusement aux performances chronométriques ».

Pour éviter toute tension liée au remontage, les ingénieurs de Richard Mille ont imaginé et développé pendant quatre ans un rotor ayant la capacité de débrayer automatiquement, se désolidarisant ainsi du mécanisme de remontage lorsque le ressort est idéalement tendu. Celui-ci est ainsi remonté de manière optimale, sans contrainte.

Ce système, relié au mécanisme d’indicateur de réserve de marche du mouvement, offre un contrôle du remontage idéal et permet à la montre de travailler là où le couple de barillet a le meilleur rapport constance/puissance. Par ailleurs, il permet à l’organe oscillateur de travailler dans les meilleures performances chronométriques.

Plus concrètement, le rotor débrayable fonctionne de la manière suivante : lorsque la réserve de marche atteint 50h, le rotor est débrayé automatiquement grâce à son mécanisme spécifique. A ce stade, le rotor est désaccouplé du barillet. A l’inverse, quand la réserve de marche descend en dessous de 40h, le rotor embraye automatiquement et la montre commence à être remontée jusqu’à ce que l’indicateur atteigne 50 heures.

Il est possible de vérifier ces phases grâce à un indicateur de remontage situé à 12h, qui permet de toujours savoir si le rotor est en fonctionnement (on) ou bien débrayé (off). Cette technique, typique de Richard Mille, s’annonce comme « une innovation majeure ».

Le boîtier de la RM 030, (50mm x 42.70mm x 13.95 mm), renferme notamment un système de double barillet pour une meilleure stabilité du couple et un rotor à géométrie variable. De conception exclusive Richard Mille, ce rotor permet d’adapter le remontage automatique de la RM 029 au niveau d’activité de celui qui la porte. Les bras du rotor sont en titane grade 2, avec des ailettes en or blanc 18 carats ajustables selon six positions. Le segment est en or gris et les billes du roulement à billes sont en céramique pour une meilleure durabilité.

« La platine, les ponts et le coq sont en titane grade 5 avec revêtement Titalyt et PVD. Ce qui confère une grande rigidité et une excellente planéité aux surfaces, essentielles au fonctionnement du train d’engrenage. La platine squelettée et les ponts ont été soumis à des essais complets de validation, afin d’optimiser leurs capacités de résistance » assure encore la marque

Le calibre RMAR1 comprend 40 rubis et a une fréquence de 4Hz. Le balancier est à inertie variable. Innovation majeure, ce type de balancier garantit une plus grande fiabilité en cas de chocs et lors du montage et du démontage du mouvement. La précision s’en trouve améliorée à long terme. L’index de la raquette est supprimé. Le réglage plus fin et répétable de l’inertie est rendu possible directement sur le balancier par quatre masselottes orientables.

Le boîtier de la RM 030 -conçu en trois parties- nécessite 86 opérations d’étampage dont 49 de frappe sur les trois composants principaux (lunette, carrure, fond) avant de procéder à la coupe et au fraisage. L’usinage nécessite 20 heures de réglage des machines et 30 heures de programmation pour un kit... Le boîtier nu requiert plus de 255 opérations d’usinage et la phase de terminaison demande 5 heures de satinage et de polissage. Un centre d’usinage 5 axes (machine ultra perfectionnée) permet de réaliser la forme complexe de la boîte. Pour chaque boîtier usiné, il faut compter 45 minutes, et ce, uniquement pour la gravure en positif du nom “Richard Mille”.

Enfin, le boîtier de la RM 030 est étanche à 50 mètres, grâce à deux joints toriques en Nitril. Il est assemblé au moyen de vingt vis cannelées en titane grade 5 et de rondelles en acier inoxydable 316L résistantes à l’usure.

Montres-de-luxe.com | Publié le 1 Mars 2011 | Lu 3169 fois