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Besançon : exposition Montres et Merveilles au Musée du Temps du 9 décembre 2010 au 29 mai 2011


Besançon (Doubs) est incontestablement la capitale horlogère française… Et elle le prouve une fois encore. En effet, le Musée du Temps, situé dans le Palais Granvelle, va présenter du 9 décembre 2010 au 29 mai 2011, une très belle exposition baptisée « Montres et Merveilles » : le parcours retrace les principales évolutions de la montre mécanique depuis le 16ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. Un évènement à ne pas manquer, qui bénéficie du soutien de la marque de haute horlogerie française de précision L. Leroy, qui était d’ailleurs présente ce week-end au salon Belles Montres à Paris. Détails.



Leroy 01, copyright Pierre Guenat
Besançon, capitale historique de l’horlogerie française, possède un important patrimoine horloger. Ce « trésor », conservé au musée du Temps est méconnu du grand public depuis la fermeture de la salle d’Horlogerie du musée des Beaux-arts.

Depuis sa création en 2002, le musée du Temps n’a pas présenté l’intégralité de ses collections de montres anciennes, conservée en réserves. Ce fonds constitue pourtant l’une des plus importantes collections de montres de France.

L’exposition « Montres et Merveilles » doit permettre de répondre à l’attente du public bisontin et plus largement de tous les passionnés d’horlogerie et particulièrement d’horlogerie ancienne et précieuse. Elle traduit également l’ancrage horloger qui est au coeur du propos du musée.

L’exposition, qui prend place sous la charpente du grand comble du musée du Temps, présente une sélection d’environ 200 pièces, des montres pour la plupart, mais aussi des boîtiers, des plaques émaillées, de l’outillage d’horlogerie et des documents iconographiques.

Organisé selon une trame chronologique, le parcours muséographique retrace les principales évolutions de la montre mécanique depuis le 16ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle aussi bien dans leurs aspects mécaniques qu’esthétiques. L’exposition retrace l’historique et la valeur symbolique de la montre, entre quête de la précision et marque du statut social. Une attention particulière est accordée au rôle joué par Besançon dans l’histoire de l’horlogerie française, à travers l’évocation du contexte de production horloger de l’époque.

Des premières montres au milieu du 18ème siècle

Une première section couvre les premières montres du 16ème et du 17ème siècles, jusqu’à la moitié du 18ème siècle. Il s’agit de réalisations à la précision bien souvent approximative, mais qui sont la plupart du temps de véritables bijoux, fabriqués dans les matériaux les plus précieux, avec un décor ouvragé. Les évolutions techniques de la montre, perceptibles tout au long de la période empiètent largement sur le 18ème siècle, dans la mesure où les nouveautés ne s’introduisent que progressivement dans les pratiques des horlogers.

Les collections du musée du Temps permettent d’ouvrir l’exposition par un ensemble de beaux objets, à la valeur esthétique forte, et dont la conception et la taille laissent au public la possibilité d’observer le mouvement dans de bonnes conditions pour en comprendre le mécanisme. Les mouvements à platine, avec piliers et coqs ouvragés permettent d’admirer les fusées et les ressorts qui caractérisent les montres de cette époque.

La révolution des horlogers

Une deuxième section couvre le tournant du 18ème siècle et du 19ème siècle, caractérisé par la rationalisation de la montre. La splendeur du décor se double d’une recherche à la fois technique et formelle. Les formes s’épurent, les mouvements deviennent de plus en plus précis à mesure que progressent les recherches en horlogerie, aiguillonnées par la quête des chronomètres de marine. Cette section est l’occasion de faire découvrir au public la collection de montres Lépine, achetée par le musée en 1998. Des montres de Breguet, Berthoud ou Leroy sont présentées dans cette section pour évoquer le bouillonnement technique et esthétique du monde horloger de l’époque.

Une réflexion sur l’organisation même du temps est développée pendant l’époque révolutionnaire avec les tentatives de mise en place d’un temps décimal dont témoignent plusieurs montres issues des collections du musée. Les innovations techniques, avec la mise en place du calibre Lépine, du mouvement à ponts, sont présentées en parallèle avec la recherche esthétique forte qui caractérise la production de cette époque avec des montres richement émaillées, ou à la forme au contraire très épurée.

La montre au 19ème siècle, autour de Besançon

Dans une troisième section de l’exposition sont abordées les spécificités de l’industrie horlogère du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, marquée par une massification de la production. Une attention particulière est portée à la production bisontine, qui se singularise par la mise en place d’un contexte local particulier de production horlogère, unique en France.

Autour de la présentation de pièces produites dans la capitale franc-comtoise, depuis les montres de la manufacture de Besançon jusqu’à celles du début du 20ème siècle, l’exposition cherche à démontrer l’importance de notre ville, en tant que capitale française de la montre à cette époque. La présentation de fonds d’ateliers d’horlogers, l’évocation d’institutions spécialisées comme l’école municipale d’Horlogerie ou l’Observatoire, à travers les dépôts qu’ils ont consentis au musée, ou encore de documents d’époque, permet de donner une idée d’un contexte global de production qui marque en profondeur l’histoire de la ville.

Au-delà de la montre, cette partie est l’occasion d’exposer des fonds moins connus parmi les collections du musée, mais qui trouvent toute leur place dans l’évocation de la production bisontine, il s’agit des collections de boîtes de montres et de plaques émaillées, qui rappellent qu’une grande partie de l’activité bisontine n’était pas la fabrication de mouvements, mais plutôt l’établissage, c’est-à-dire le montage de mouvements dans des boîtes de montres. Des fonds d’ateliers de graveurs complètent cette présentation.

Montres à complication, chefs-d’oeuvre des horlogers

Une dernière section de l’exposition évoque l’apogée des savoir-faire horlogers à travers la grande époque des montres à complications, au début du 20ème siècle. Autour de la Leroy 01, chef-d’oeuvre du musée, sont présentées d’autres montres à complications, caractéristiques de l’habileté technique atteinte par les horlogers à cette époque.

L’exposition se termine sur ce point d’orgue. La Leroy 01, avec ses 24 complications constituait la pièce horlogère la plus complexe jamais produite à l’époque, et le restera jusqu’à la réalisation du Calibre 89 de Patek Philippe. Fabriquée à Besançon, la 01 représente la perfection et l’excellence qu’atteignaient alors les horlogers locaux.

Catalogue « Montres et Merveilles »

Éditions Hazan, 2010.
192 pages, ill. couleurs avec notices d’accompagnement.
Prix : 30 euros

Quatre contributions reprennent les quatre sections de l’exposition :

• Des premières montres au milieu du XVIIIe siècle Agnès Bos, Conservatrice en chef au département
des objets d’art au Musée du Louvre

• Les années 1760 à 1820 en France : un temps de perfection pour la montre
Catherine Cardinal, Professeur des Universités, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

• Besançon, capitale de la montre
Thomas Charenton, Conservateur du musée du temps, Ville de Besançon

• Montres à complications, chefs-d’œuvre des horlogers
Jean-Michel Piguet, Conservateur au Musée International d’horlogerie, La Chaux-de-Fonds, Suisse
Une sélection de plus de 160 montres parmi les plus remarquables de la collection est présentée accompagnée de notices détaillées.

Informations pratiques

Lieu d’exposition :

Musée du Temps. Palais Granvelle,
96 Grande Rue
25 000 Besançon

Téléphone : 03 81 87 81 50
Télécopie : 03 81 87 81 60

Horaires d’ouverture

Ouvert du mardi au samedi
de 9 h 15 à 12 h et de 14 h à 18 h,
Dimanche et jour férié de 10 h à 18 h.
Fermé le lundi, les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.

Plein tarif : 5 euros, billet d’entrée aussi valable pour le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie.

Tarif réduit : 2,50 euros le samedi et pour les personnes de plus de 60 ans.

Entrée gratuite pour les jeunes de moins de 18 ans, les groupes scolaires, les étudiants sur présentation de leur carte, les chômeurs, les RMIstes et les Amis des Musées et des Bibliothèques, famille nombreuse, personnes handicapées, ICOM, journalistes.

Gratuité tous les dimanches et les jours fériés.

Montres-de-luxe.com | Publié le 28 Novembre 2010 | Lu 5569 fois



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