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Blancpain : honneur aux grandes beautés de la Chine antique


Voici une collection clairement destinée au marché chinois. En effet, en cette fin d’année 2018, Blancpain, présente une série unique de quatre montres Métiers d'Art inspirée par la culture et l'histoire de l'Empire du Milieu. Réalisées sur le thème des grandes beautés de la Chine antique ces pièces témoignent de l'étendue des techniques de décoration manuelles mises en œuvre par la marque horlogère.



Au nombre de quatre, les grandes beautés de l'antiquité chinoise sont respectivement les plus belles femmes de la période des Printemps et Automnes (722-481 av. J.-C.), des Trois Royaumes (220-280
ap. J.-C.), de la dynastie des Han occidentaux (206 av. J.-C.-9 ap. J.-C.) et de la dynastie des Tang (618-907 ap. J.-C.).
 
Au-delà de leur sublime apparence, qui va jusqu'à surprendre la nature, ces quatre beautés chinoises se forgent une réputation à travers l'influence qu'elles exercèrent sur les souverains de leur époque et, par conséquent, sur l'histoire de la Chine.
 
Selon la légende, trois d'entre elles auraient fait fléchir leur royaume et toutes auraient eu une fin mystérieuse.
 
Blancpain a choisi d'interpréter sur des cadrans, le récit de ces figures emblématiques de la Chine antique en utilisant l’ensemble des techniques artistiques pratiquées dans ses ateliers de Métiers
d'Art.
 
C'est au Brassus que les artisans de Blancpain perpétuent des savoir-faire ancestraux transmis de génération en génération. Qu'il s'agisse d'émail champlevé, de gravure, de shakudō, de marqueterie ou de peinture sur émail, chaque métier d'art est mis en avant sur une pièce de cette série spéciale, les quatre montres ayant pour dénominateur commun une beauté en émail peint.

Yang Guifei

Yang Guifei fut la concubine de l'empereur Xuanzhong de la dynastie des Tang. Elle vécut à une période marquée par une certaine ouverture d'esprit et un calme social. A son extraordinaire beauté, qui aurait rendu honteuses toutes les fleurs, s'ajoute un talent pour la danse et la musique, deux disciplines exaltantes.
 
C'est donc une Yang Guifei doucement enivrée, à la gestuelle charmeuse, que Blancpain a peint sur le cadran de la dernière pièce de cette série spéciale. Chaque couleur étant un émail, la peinture a dû subir un passage au four. Ce processus a suivi de nombreuses étapes de création, à commencer par la préparation de la surface à peindre.
 
Afin de créer une base pour la peinture, le cadran en or a été délicatement recouvert de couches d'émail sur ses deux faces, pour éviter la déformation. Il a ensuite été méticuleusement poli afin d'obtenir un disque parfaitement plat et lisse, prêt à recevoir les pigments colorés.

​Diao Chan

Contrairement aux trois autres beautés, Diao Chan serait un personnage fictif issu du roman « Histoire des Trois Royaumes », qui retrace les événements marquants de la fin de la dynastie des Han de l'Est et de la période des Trois Royaumes. La plus belle après Xi Shi, Diao Chan aurait usé de ses charmes pour causer la perte d'un seigneur responsable de la mort de ses parents. Si lumineuse de beauté, elle aurait même surpris la lune qui se serait cachée à la vue de son visage.
 
Le cadran dédié à Diao Chan combine différents savoir-faire. Il illustre principalement la maîtrise par Blancpain du shakudō et de la gravure. Un alliage composé d'or et de cuivre, le shakudō, qui sert de base au cadran, a ici été trempé dans un bain spécial, le rokushō, pour produire une patine foncée, entre le marron, le bleu et le noir, rappelant le crépuscule.
 
Des inserts en or rouge et en or jaune, gravés ou émaillés de façon traditionnelle, y ont été apposés afin de donner du relief à une Diao Chan qui se recueille auprès d'une lune en nacre iridescente.

​Wang Zhaojun

La troisième grande beauté de la Chine antique, Wang Zhaojun, naquit durant la dynastie des Han occidentaux. Elle faisait partie du harem de l'empereur Yuan et fut donnée, avec son consentement, au souverain du royaume des Xiongnu, Hu Hanye. On dit de son allure éblouissante qu'elle aurait fait vaciller les oiseaux en plein vol au point de tomber du ciel.
 
La pièce consacrée à Wang Zhaojun dépicte la scène qui la sépare de sa tribu. Les artistes de Blancpain ont minutieusement recréé sur le cadran en or un paysage montagneux enneigé en travaillant la marqueterie de bois nobles, associée à de l'émail grand feu champlevé et de la gravure sur or et sur nacre. Les différents effets de matières et couleurs ainsi obtenus mettent en valeur la beauté et le courage de ce personnage, représenté pipa à la main dans un majestueux manteau rouge.

​Xi Shi

Xi Shi est la première des quatre grandes beautés chinoises. Elle vécut pendant la période des Printemps et Automnes. Native d'un village de montagne de l'Etat de Yue (actuelle province de Zhejiang), elle aurait eu pour habitude de laver ses étoffes dans un ruisseau non loin de chez elle. Subjugués par sa beauté, les poissons qui s'y abritaient en auraient oublié comment nager.
 
Pour évoquer cette scène, les artisans de Blancpain se sont en particulier basés sur la technique de l'émail grand feu champlevé, dont les variations d'opacité et de couleurs offrent une multitude de possibilités et des rendus éclatants. Les motifs en or massif ont été patiemment incisés à la main dans la base du cadran, avant que l'émail ne soit appliqué à l'intérieur de champs préalablement sculptés dans la matière pour former les décors de couleurs.
 
Apposé au pinceau par couches successives, l'émail a été travaillé selon la méthode dite "grand feu", nécessitant une cuisson au four à des températures avoisinant les 800 degrés. Blancpain a utilisé un émail translucide pour peindre le ruisseau et ainsi imiter la transparence de l'eau. En jouant sur l'inclinaison de la montre, en fonction des reflets de la lumière, des carpes gravées sur le cadran apparaissent sous l'émail.

Les quatre pièces de cette série unique à l'effigie des grandes beautés de la Chine antique sont proposées dans un boîtier en or rouge de 42 mm, un diamètre idéal pour accueillir un cadran décoré. Le calibre qui anime ces œuvres d'art est le 13R3A, un mouvement à remontage manuel notamment réputé pour sa grande réserve de marche de huit jours. Visible derrière un fond saphir, il affiche des finitions aussi soignées que les décors des cadrans, à l'instar des Côtes de Genève et de l'anglage lime qui terminent les ponts.

Montres-de-luxe.com | Publié le 21 Novembre 2018 | Lu 560 fois



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