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Raymond Weil "The Fifty" : un calibre historique de 1976 pour fêter un demi-siècle d'indépendance


Par | Publié le 07/04/2026 à 01:00 | mis à jour le 06/04/2026 à 06:18

Pour célébrer son 50ème anniversaire (1976-2026), la maison horlogère genevoise Raymond Weil frappe un grand coup avec « The Fifty », un chronographe d’exception limité à 50 exemplaires, battant au rythme d’un calibre Valjoux 23-6 d’époque, entièrement restauré et décoré à la main. Une pièce de 37 mm en acier avec lunette en or qui ancre définitivement la collection Millesime dans la belle horlogerie néo-vintage. Compter 8.650 francs suisses.



Raymond Weil : une belle quinquagénaire genevoise

Cinquante ans. Dans l’univers de l’horlogerie suisse, atteindre un demi-siècle tout en restant une entreprise familiale et indépendante est une performance qui mérite d’être soulignée.
 
Paradoxalement, 50 ans, c’est « jeune et vieux » à la fois pour ce type de marque. « Jeune » au regard de l’histoire horlogère dont les premières marques remontent au milieu du 18ème siècle avec par exemple, Vacheron Constantin qui date de 1755… Et « vieux » pour une jeune marque !
 
Pour marquer ce jubilé, Raymond Weil a choisi de placer le « geste horloger » au centre de sa narration avec The Fifty, une édition particulièrement réussie qui fait le pont entre l'année de fondation de la marque (1976) et son futur.

​Au cœur du sujet : le Calibre Valjoux 23-6

L’intérêt majeur de cette pièce réside clairement dans son mouvement (au-delà d’une esthétique très réussie).
 
En effet, Raymond Weil a sourcé cinquante exemplaires originaux du légendaire Valjoux 23-6, un chronographe à roue à colonnes (les amateurs apprécieront) et remontage manuel devenu une icône de l'année 1976.
 
Naturellement, chaque mouvement a fait l'objet d'une restauration intégrale et d'une décoration de haut vol ! On remarque les ponts du chronographe et le coq qui sont parés de Côtes de Genève et traités au ruthénium noir. Et l’anglage est réalisé entièrement à la main, tout comme le polissage des moulures.
 
Ce mouvement bat à 21.600 alternances/heure, offre une réserve de marche standard de 48 heures et se pare de vis bleuies dont l'éclat est magnifié par le traitement sombre des ponts.

​Une architecture néo-vintage en acier et or blanc

Pour habiller ce trésor mécanique, Raymond Weil a opté pour un boîtier aux proportions très « collectionneur » de 37 mm -étanche à 50 mètres-, la taille idéale pour ce type de garde-temps.
 
Réalisé en acier, il est surmonté d’une lunette en or blanc 18 carats qui apporte une touche de distinction discrète et précieuse à la fois.
 
Le cadran protégé par un verre saphir de type « glass-box » est une véritable construction architecturale en quatre parties, reprenant les codes de la ligne Millesime (lauréate du prix Challenge au GPHG 2023).
 
On y retrouve, un centre frappé d'un motif de lignes alternées (on pense aux très beaux cadrans de Schwarz Etienne), une zone d’index à la texture grenée pour une profondeur visuelle maximale, un rehaut avec échelle tachymétrique et une configuration bi-compax classique (petite seconde à 9h et compteur 30 minutes à 3h).

​L'esprit de 1976

Le souci du détail se niche jusque dans les marquages. Le logo Raymond Weil est ainsi accompagné de la mention « EST. 1976 » en transfert noir légèrement surélevé. Au dos, les gravures « 1976 » et « 2026 » viennent sceller ce demi-siècle d'histoire.
 
Avec cette série limitée à seulement 50 pièces, Raymond Weil démontre une maturité technique et esthétique à la fois.
 
En mariant un calibre historique restauré avec le design contemporain et acclamé de la collection Millesime, la marque s'adresse directement aux amateurs de "belle horlogerie" qui cherchent une pièce à la fois rare, historique et d'une élégance intemporelle.
 
Cette pièce illustre tout le travail effectué par Raymond Weil depuis trois ans et confirme que le marque genevoise encore en mains familiales est sur la bonne route !