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DWISS S1 Wandering Hours : l'art du vagabondage dans le temps


Par | Publié le 17/07/2026 à 04:32 | mis à jour le 17/07/2026 à 04:49

Pour célébrer son 15ème anniversaire en juillet 2026, la marque indépendante suisse DWISS dévoile une édition spéciale très aboutie de son modèle phare, la S1 Wandering Hours. Fidèle à l'approche conceptuelle du designer Rafael Miranda, cette pièce se distingue par son affichage mécanique atypique et ses finitions soignées. Compter 2.300 francs suisses.



L’art des heures vagabondes

L'origine de cette complication horlogère remonte au XVIIe siècle. Elle fut inventée en 1656 par les frères Campani pour le pape Alexandre VII, qui cherchait une horloge de chevet silencieuse et lumineuse (par transparence via une bougie) pour… ses insomnies !
 
Comment ça fonctionne ? Dans la pratique, un pont central tournant transporte des disques satellites gravés des chiffres des heures, qui défilent tour à tour le long d'un arc des minutes.
 
Tombée en désuétude, elle renaît dans la montre-bracelet grâce à Audemars Piguet (Star Wheel, 1991), devient une icône du design futuriste avec Urwerk (1997) et s'ouvre aujourd'hui aux marques indépendantes créatives (et d’entrée de gamme) comme DWISS grâce à des modules fiabilisés et plus accessibles.

​Une édition anniversaire en deux versions

Inspiré par la course orbitale de la Lune autour de la Terre, l'affichage se passe totalement d'aiguilles traditionnelles.

Ici, un pont central effectue une rotation complète toutes les deux heures. Il supporte deux disques satellites rotatifs (l'un dédié aux heures impaires, l'autre aux heures paires). 
 
L'heure en cours se déplace le long d'un arc de cercle gradué de 0 à 60 situé sur la partie supérieure du cadran, pointant approximativement la minute. Le rythme constant du mouvement est matérialisé par un disque central rotatif faisant office de trotteuse.
 
Cette édition anniversaire propose deux déclinaisons chromatiques très typées, limitées à seulement 50 exemplaires chacune :  un cadran orange fumé vibrant (un peu dans le style Moser) et très contemporain et un cadran argenté au brossage circulaire plus monochrome et architectural.
 
Ce modèle présente un boîtier coussin en acier 316L qui affiche des dimensions contenues de 40 mm (pour ce type de montre) et 13,8 mm d'épaisseur. Les finitions alternent des surfaces sablées, satinées et des biseaux polis.
 
L'ensemble affiche une étanchéité de 100 mètres, ce qui reste rare pour une montre à complication de ce type. 

​Côté moteur l’incontournable LJP G100

L’ensemble est protégé par un saphir double dôme avec traitement antireflet. Le fond de boîte est également équipé d'un verre saphir transparent révélant le blason de la marque.
 
Quant au moteur, il s’agit d’un calibre La Joux-Perret G100 en version haut de gamme avec décors en côtes de Genève, masse oscillante personnalisée et vis bleuies.
 
Ce moteur présente une réserve de marche très confortable de 68 heures et week-end proof (fréquence de 4 Hz / 28 880 alt/h). Le module d'heures vagabondes a été directement modifié par DWISS pour s'adapter à cette base. 
 
La montre est livrée sur un bracelet en caoutchouc FKM haut de gamme de chez Delugs (modèle CTS - Cut to Size), équipé d'une boucle déployante papillon en acier.

​Raphael Miranda en quelques mots

Formation et Débuts (2000 - 2005)
Origines et études : né au Brésil en 1980, il s'installe en Italie en 2000 pour étudier le design industriel à Milan (IED et SPD). Il remporte le Targa Bonetto Design Award à 24 ans.
 
Design technologique : naturalisé italien, il intègre le Hitachi Design Center à Milan, travaillant sur les écrans plasma et LCD. Ses projets multiculturels lui valent le prestigieux Red Dot Design Award à Singapour en 2005.
 
Incursion dans l'Horlogerie (2006 - 2012)
Premiers pas horlogers : dès 2006, il dessine des garde-temps pour des marques de haute-couture ainsi que pour la maison américaine Bulova.
 
Innovation technique : en 2012, il crée la première montre de l'histoire en Niobium (un métal rare à très haut point de fusion), ce qui lui octroie son premier prix en tant que designer horloger.
 
L'Aventure DWISS (Depuis 2011)
Fondation : en 2011, il lance sa propre marque de niche suisse, DWISS (Design – Watch – Independent – Switzerland). Il perfectionne ses compétences techniques à l'Université de Genève (2015-2016).
 
Consécration et prix : devenu l'un des designers de montres les plus primés au monde, il décroche 6 prix internationaux entre 2016 et 2019 (modèles M2, RS1, RC1, incluant un tourbillon).

Son système d'affichage innovant devient sa signature visuelle, et son modèle RC1-SW est présélectionné au prestigieux Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) en 2018.




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