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Rolex : 100 ans d’histoire à travers les modèles les plus emblématiques de la marque


A l’occasion du centenaire de la marque de montres la plus connue au monde, Rolex, Antiquorum, société spécialisée dans la vente de montres vintages et de collection organisera à New-York les 17 et 18 avril prochains, une grande vente aux enchères très attendue par tous les collectionneurs, regroupant de nombreux modèles illustrant l’évolution de la marque genevoise aux cours de ces cent dernières années et mettant en avant l’impact révolutionnaire du célèbre boitier Oyster sur toute l’industrie horlogère… Revenons donc sur l’historique des montres les plus emblématiques de la marque et sur les grandes dates que tout « rolexophile » se doit de retenir !


Enseigne Rolex des années 70 Photo d'après le catalogue Antiquorum
Le prix des Rolex vintage ne cessent de grimper… Submariner double rouge, Milgauss, Explorer II cadran ivoire, Rolex Comex 5514, Rolex Cosmograph Daytona 6265, etc. Des termes qui ne disent peut-être pas grand-chose au commun des mortels mais qui font rêver les collectionneurs de Rolex anciennes, quelque soit leur âge ou leur nationalité.

Naturellement, dans un marché où certaines Rolex de plus de vingt ans augmentent déjà de 5% par mois, on imagine aisément que cette grande vente organisée par Antiquorum va encore faire augmenter la côte de ces mythiques garde-temps… En attendant la mi-avril, revenons plus en détails sur les grandes dates de la marque et sur les principaux modèles, qui depuis 1926, font fantasmer des millions d’amateurs à travers le monde.

Il y a cent ans, en 1908, Hans Wilsdorf, un jeune bavarois installé en Grande-Bretagne, décida de modifier la dénomination de la société horlogère (Wilsdorf & Davis ) qu’il avait créée quelques années auparavant. Il la baptisa Rolex Watch Company, un nom qu’il choisi, selon la légende, parce qu’il était prononçable dans la majorité des pays et parce qu’il était assez court pour apparaître sur le cadran d’une montre. D’aucuns estiment que Rolex pourrait également être l’abréviation d’horlogerie exquise ou d'excellence… On raconte aussi qu’Hans Wilsdorf aurait imaginé ce nom « magique » lors d’un trajet dans un autobus londonien, inspiré par le bruit des roues sur les pavés…

Photo d'après le catalogue Antiquorum

Rolex Air King Réf 5500 de 1970 Photo d'après le catalogue Antiquorum
Toujours est-il que la montre de sport, comme le souligne Antiquorum, doit son existence à Rolex et au développement de la toute première montre au monde dotée d’un boitier capable de fonctionner sous l’eau.

En effet, en 1926, Rolex a révolutionné l’industrie horlogère avec l’introduction de la Rolex Oyster : le premier garde-temps totalement étanche à l’eau mais également à la poussière. On raconte encore, qu’Hans Wilsdorf aurait décidé de baptiser sa montre du nom Oyster lors d’un diner…

De fait, alors qu’il rencontrait de grandes difficultés à ouvrir l’une de ses huîtres (Oyster en anglais), il indiqua à ses invités qu’il espérait que sa nouvelle pièce serait aussi résistante que ce coquillage… La légende était en marche.

L’année suivante, en 1927, la Rolex Oyster subit un test grandeur nature : la jeune secrétaire londonienne Mercedes Gleitze traverse la Manche en 15 heures et 15 minutes. Avec au poignet une montre Oyster qui a tenu le choc sans problème et qui est en parfait état de marche à l’arrivée malgré ce séjour prolongé dans l’eau froide. Hans Wilsdorf, vient de frapper un grand coup et de prouver au monde que ses garde-temps sont parfaitement résistants même dans des conditions extrêmes.

Photo d'après le catalogue Antiquorum

Rolex Day-Date Réf 1803 des années 50 Photo d'après le catalogue Antiquorum
Le lendemain, le fondateur de la marque Rolex, grand homme de marketing avant la lettre, fit publier une publicité dans le quotidien londonien Daily Mail : « Une montre merveilleuse qui défie les éléments : elle résiste à l’humidité, elle résiste à l’eau, elle résiste à la chaleur, elle résiste aux vibrations, elle résiste au froid, elle résiste à la poussière ».

Le style Rolex en matière de publicité naissait alors, basé sur le témoignage de la résistance des montres dans les conditions les plus difficiles. Un style qui est d’ailleurs toujours d’actualité.

Malgré ce formidable coup marketing, et surtout afin de convaincre définitivement le grand public de la parfaite étanchéité de ses produits, Wilsdorf suggère à l'époque à ses distributeurs de présenter la Rolex Oyster dans un aquarium avec des poissons !

Au cours des quatre-vingts années qui vont suivre, la marque genevoise a continué à innover et à faire évoluer ses modèles de montres sport (dites professionnelles chez Rolex). Une invention majeure apparaît dès 1936. En effet, cette année là, Rolex lance officiellement son premier mouvement perpétuel. Il s'agit en fait d'un mécanisme qui se remonte tout seul, grâce aux mouvements du bras : un rotor tourne en permanence autour de son axe et recharge le mécanisme de la montre, ce qui permet d'éviter le fastidieux remontage du garde-temps. Ce système devient alors le précurseur de tous les mouvements automatiques modernes. Et grâce au brevet déposé à l'époque par Hans Wilsdorf, Rolex conservera l’exclusivité de ce dispositif pendant quinze ans.

Rolex Explorer Ref. 6350, Cadran Honeycomb de 1953 Photo d'après le catalogue Antiquorum
En 1945, Rolex reçoit son 50.000ème certificat COSC établit par le bureau de Biel en Suisse. Dans le même temps, la première Rolex Oyster Perpetual Datejust fait son apparition. Il s’agit du premier chronomètre au monde, à être automatique, étanche et doté d’une date (le jour du mois) qui apparaît sur le cadran dans un petit guichet situé à 3 heures.

1953 est une année importante pour Rolex. En effet, la marque rencontre tout d’abord un nouveau succès médiatique lorsque le 29 mai 1953, les membres de l’expédition Himalayenne de Sir John Hunt atteignent le sommet de l’Everest (8.848 mètres) avec à leur poignet un prototype du modèle Explorer qui n’a pas cillé malgré les conditions extrêmes de températures et de nombreux chocs violents.

La même année, un autre test grandeur nature est effectué sur la Rolex Deep Sea Special qui se retrouve fixée à l’extérieur du bathyscaphe du professeur suisse Auguste Piccard qui atteint la profondeur de 3.131,80 mètres (10,335 pieds) près de l’île de Ponza dans la mer thyrénienne (Italie). Même à cette profondeur, la montre est restée totalement étanche. Le 8 octobre, les gens de chez Rolex ont reçu un petit télégramme du scientifique suisse leur confirmant le succès de l’expérience !

Rolex Submariner Ref. 6536/1de 1958 Photo d'après le catalogue Antiquorum
Mais l’année 1953 marque également l’appariation de la « Turn-O-Graph » (TOG pour les intimes) qui se distingue par son boîtier et par sa lunette (bidirectionnelle pour mesurer des temps cours) qui évolueront avec le temps pour donner naissance à de nombreux modèles phare de la marque genevoise.

La Submariner étanche à 100 mètres est lancée cette même année, mais en réalité, elle sera officiellement présentée l’année suivante à la foire de Bâle (Suisse) de 1954. La fameuse « Milgauss » réalisée pour les scientifiques (grâce à sa cage en fer doux, elle résiste aux champs magnétiques), sort au même moment. Encore en 1954, Rolex présente la GMT Master, « la » montre des pilotes de ligne par excellence, puisqu’elle indique l’heure dans deux fuseaux horaires différents (un fuseau horaire sur le cadran et un second sur la lunette tournante). Enfin, 1954 voit l’arrivée sur le marché de l’Oyster Perpetual Day-Date, qui affiche toujours la date à 3 heures mais en plus, le jour de la semaine à 12 heures.

En 1959, la Submariner évolue avec l’arrivée du modèle 5512 et l’introduction d’un protège-couronne qui se généralisera par la suite sur la plupart des modèles « professionnel » de chez Rolex. Un an plus tard, en 1960, la marque genevoise parvient à réaliser un autre formidable exploit pour l’époque. Le 23 janvier, elle installe l’un de ses modèles (7205/0) doté d'un boîtier expressément renforcé sur le second bathyscaphe du professeur Piccard, baptisé le Trieste. Après cinq heures de descente, ce dernier atteint la profondeur de 10.916 mètres (35,798 pieds) dans la fosse des Mariannes, tout simplement l’endroit le plus profond connu sur terre ! La montre résiste alors à une pression phénoménale, mais ne subit aucun dommage…

Ref. 6262, Cosmograph Daytona, Paul Newman de 1969 Photo d'après le catalogue Antiquorum
Six mois plus tard, le 6 juillet 1960, Hans Wilsdorf décède à l’âge de 79 ans. Son successeur, André Heiniger, ingénieur maison, prend alors la tête des opérations. Il restera le patron de la marque genevoise pendant les trois décennies suivantes !

C’est aussi en 1960 qu’apparaît pour la première la « Cosmograph ». Le modèle 6239 est doté d’une échelle tachymétrique placée sur la lunette (en métal) plutôt que directement sur le cadran ou sur le réhaut intérieur. Quelques mois plus tard, Rolex propose un nouveau modèle de tachymètre placé cette fois-ci sur une lunette en acrylique (6241).

En 1965, la « Cosmograph » évolue encore avec l’introduction du modèle 6240 qui est équipé de couronnes vissées permettant l’étanchéité.

La Sea-Dweller apparaît pour sa part en 1967 (modèle 1665). A la différence de la Submariner, elle est dotée d’une valve à hélium, ce qui en fait une montre véritablement destinée à une clientèle de professionnels de la plongée mais commercialisée auprès du grand public. Un point qui est d’ailleurs rapidement souligné par la marque en matière de marketing. La même année, la Submariner évolue avec l’arrivée du modèle 1680 qui propose une date sur le cadran.

Rolex Explorer II commercialisée par Tiffany & Co en 1984 Réf 16550 Photo d'après le catalogue Antiquorum
L’explorer II (modèle 1655) est lancée en 1971 en tant qu’outil pour les spéléologues (grâce à l’indication des 24 heures sur la lunette fixe, elle précise si l’on se situe le jour ou la nuit).

En 1980 apparaît sur le marché la Sea Dweller 4000, un modèle de montre de plongée encore plus élaboré qui permet aux plongeurs une plus grande liberté puisqu’elle résiste à une profondeur de 4.000 pieds soient 1.220 mètres (sachant que les records de profondeur en plongée autonome se situent autour des 300 mètres).

En 1986, la moitié de tous les chronomètres certifiés en Suisse provenait de chez Rolex et quatre ans plus tard, en 1990, Rolex célébrait la production de sa 10.000.000ème montre officiellement certifiée chronomètre (COSC).

En 1992, André Heiniger passe les rênes de la société à son fils, Patrick Heiniger (45 ans à l’époque) qui continue à gérer, encore aujourd’hui, cette entreprise dans le même esprit que son créateur d’origine Hans Wilsdorf. Ce qui signifie également qu’en cent ans d’existence, Rolex n’aura connu que trois patrons !

Rolex Milgauss 2007
En 2003, Rolex a célébré le 50ème anniversaire de la Submariner en lançant un modèle spéciale à l’occasion de ce jubilé. Il s’agit de la déjà mythique « lunette verte » (LV), pièce déjà très recherché par les amateurs…

A l’occasion de Bâle 2007, Rolex a présenté deux nouveaux modèles : d’une part la Rolex Yachtmaster 2 et d’autre part, un ancien modèle relooké, la fameuse Milgauss. La première est un chronographe de régate Oyster Perpetual. Il s'agit d'une montre munie d'une fonction compte à rebours à mémoire mécanique programmable, très utile lors des phases de départ de régates. Uniquement disponible en or jaune ou blanc pour le moment.

La seconde, est une réédition de la Milgauss de 1954 revisitée en dans une version plus contemporaine avec toujours une cage en fer doux pour que la montre résiste aux champs magnétiques et une aiguille des secondes orange en forme d’éclair ! Très probablement un futur collector…

Reste maintenant à savoir, si, pour célébrer son 100ème anniversaire, Rolex nous réserve de belles surprises à l’occasion de Bâle 2008 ! Mais ceci est déjà une autre histoire…

Rolex : 100 ans d’histoire à travers les modèles les plus emblématiques de la marque
Rappelons que les montres et les accessoires Rolex qui seront proposés à la vente vont être exposés à Hong-Kong (29 et 30 mars), à Beijing (1er et 2 avril), à Tokyo (4 et 5 avril), à Genève (7 et 8 avril), à Los Angeles (10 avril) et finalement à New-York à partir du 13 avril 2008.

En savoir plus sur le site Antiquorum :
www.antiquorum-japan.com

Montres-de-luxe.com | Publié le 13 Mars 2008 | Lu 51888 fois



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