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Wan Jin : le maitre-horloger de la Cité Interdite de Pékin


Dans un récent article du Quotidien du Peuple, le journal d’état chinois propose un intéressant portrait de Wang Jin, 55 ans, maître-horloger de la Cité Interdite de Beijing (Pékin) qui s’occupe, depuis plus de trente ans, de réparer les nombreuses horloges anciennes dans son atelier du Musée du Palais.



Hall of clocks dans la Cité Interdite de Pékin
Cela fait des années que cet homme répare au quotidien, les montres et horloges anciennes de la Cité Interdite. Pratiquement toutes ces pièces sont passées, un jour ou l’autre, dans ses mains expertes afin de retrouver leur « tic-tac » d’origine. Son histoire est assez singulière. Son grand-père travaillait comme bibliothécaire dans la Cité Interdite. Il a donc passé une bonne partie de son enfance dans ce lieu historique chargé d’histoire.
 
Lorsque son papi est décédé en 1977, le petit-fils s’est vu confié un poste dans le musée alors même qu’à l’époque, il n’avait encore aucun diplôme ! Affecté au département des horloges anciennes, il lui aura fallu deux ans pour se former... Aujourd’hui, la mécanique horlogère n’a plus aucun secret pour lui. Il leur redonne vie. Il les chérit. Il leur offre une seconde jeunesse. Il fait partie de la troisième génération d’horlogers de la C.I. depuis la création de la « Chine nouvelle en 1949 ». Et depuis, assure le quotidien, « son petit département a développé quelques-unes des meilleures techniques de réparation d'horloges d'antiquités du monde ».
 
Pratiquement aucun guide touristique n’en parle, pourtant la fameuse Cité Interdite de Pékin, classée au Patrimoine mondiale de l’Unesco, abrite une splendide collection d’horloges et de pendules mécaniques anciennes. Loin des hordes de touristes arborant casquettes et bobs de toutes les couleurs, la Hall des Montres et des Horloges est un petit havre de paix… Situé au cœur même de ce lieu mythique, dans la partie nord-est, ce pavillon propose aux visiteurs des centaines de pièces horlogères datant du 18 et 19ème siècle.  
 
Il faut savoir que lorsque les missionnaires occidentaux ont introduit les horloges à sonnerie en Chine, aux 17e et 18e siècles, les Chinois se sont intéressés à ces mécaniques en provenance d’Europe et rapidement, l’empereur Yongzheng (1723-1735) a fait construire un atelier d’horlogerie à Suzhou (province du Jiangsu) qui atteignit son apogée sous l’empereur Qianlong (1736-1795).
 
La manufacture de Suzhou était notamment spécialisée dans les « horloges à veilles » qui combinaient le système traditionnel chinois Geng (qui divisait la nuit en cinq périodes de mêmes durées appelées « geng ») au système occidental traditionnel heures/minutes. La durée de chaque veille ou « geng » étant modifiée en fonction de la longueur des nuits correspondant aux 24 périodes solaires du calendrier traditionnel chinois. A visiter lors d’un voyage à Beijing.

Saviez-vous qu’il ne faut jamais offrir d’horloge à un Chinois ? En effet, en mandarin, le mot « horloge » se prononce de la même manière que « c’est la fin » (sòng zhōng) dans le sens de « ta mort est proche ». Ainsi, offrir une horloge à un Chinois revient à lui signifier : « mon vieux, tes jours sont comptés. Tu vas mourir très prochainement ». 

Montres-de-luxe.com | Publié le 3 Février 2016 | Lu 723 fois



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