Une histoire qui commence avec Betty Fiechter
L’horloger Blancpain est principalement réputé pour ses montres pour messieurs. Pourtant, la marque relancée à l’origine par Jean-Claude Biver en 1982 a fabriqué au cours de son histoire, des montres pour dames…
Pour comprendre la Lady B, il faut revenir à Betty Fiechter. Entrée chez Blancpain en 1912, à seulement seize ans, elle deviendra quelques décennies plus tard propriétaire et dirigeante de la marque et la première femme à diriger une maison horlogère suisse.
Après la disparition de Frédéric-Émile Blancpain en 1932, Betty Fiechter et André Léal reprennent l'entreprise. Sous sa direction, Blancpain traverse notamment les années difficiles de la crise économique et de la Seconde Guerre mondiale, tout en développant une activité à l’international.
Mais Betty Fiechter porte également une attention particulière à l'horlogerie féminine. Sous son impulsion, la réduction des dimensions ne signifie pas pour autant renoncer à l'ambition technique. La Ladybird va ainsi devenir l'un des exemples les plus remarquables de la miniaturisation mécanique des années 1950.
Pour comprendre la Lady B, il faut revenir à Betty Fiechter. Entrée chez Blancpain en 1912, à seulement seize ans, elle deviendra quelques décennies plus tard propriétaire et dirigeante de la marque et la première femme à diriger une maison horlogère suisse.
Après la disparition de Frédéric-Émile Blancpain en 1932, Betty Fiechter et André Léal reprennent l'entreprise. Sous sa direction, Blancpain traverse notamment les années difficiles de la crise économique et de la Seconde Guerre mondiale, tout en développant une activité à l’international.
Mais Betty Fiechter porte également une attention particulière à l'horlogerie féminine. Sous son impulsion, la réduction des dimensions ne signifie pas pour autant renoncer à l'ambition technique. La Ladybird va ainsi devenir l'un des exemples les plus remarquables de la miniaturisation mécanique des années 1950.
La Ladybird : un exploit de miniaturisation pour une friandise horlogère
En 1956, Blancpain cherche à réaliser ce qui est alors présenté comme le plus petit mouvement mécanique rond produit en série. Le calibre R52/R55 ne mesure que 11,85 mm de diamètre pour 3,7 mm d'épaisseur.
Sa conception repose notamment sur une architecture originale du rouage, avec l'ajout d'une cinquième roue permettant de réduire l'encombrement du mouvement. Blancpain parvient également à intégrer une protection antichoc du balancier malgré les dimensions extrêmement réduites du calibre.
Le résultat est remarquable : 133 composants, un balancier doté de 22 vis en or massif et une réserve de marche annoncée à 40 heures.
Le R52/R55 connaîtra d'ailleurs une diffusion dépassant Blancpain, puisque son architecture miniature sera également utilisée par d'autres grandes maisons, parmi lesquelles Omega et Longines (ces marques n’appartenant pas encore à l’époque au Swatch group qui n’existait pas encore !).
Cette histoire de miniaturisation constitue donc bien plus qu'une référence esthétique pour la Lady B. Elle est au cœur de l'identité historique de la Ladybird.
Sa conception repose notamment sur une architecture originale du rouage, avec l'ajout d'une cinquième roue permettant de réduire l'encombrement du mouvement. Blancpain parvient également à intégrer une protection antichoc du balancier malgré les dimensions extrêmement réduites du calibre.
Le résultat est remarquable : 133 composants, un balancier doté de 22 vis en or massif et une réserve de marche annoncée à 40 heures.
Le R52/R55 connaîtra d'ailleurs une diffusion dépassant Blancpain, puisque son architecture miniature sera également utilisée par d'autres grandes maisons, parmi lesquelles Omega et Longines (ces marques n’appartenant pas encore à l’époque au Swatch group qui n’existait pas encore !).
Cette histoire de miniaturisation constitue donc bien plus qu'une référence esthétique pour la Lady B. Elle est au cœur de l'identité historique de la Ladybird.
Le calibre 615 : la petite mécanique passe à l'automatique
Soixante-dix ans plus tard, la technologie a évidemment évolué. La Lady B abandonne la construction classique de la Ladybird historique pour adopter le calibre automatique Manufacture 615.
Avec ses 15,70 mm de diamètre pour 3,90 mm d'épaisseur, le 615 figure parmi les plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine. Il compte 180 composants, 29 rubis et fonctionne à une fréquence de 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure. Sa réserve de marche atteint 38 heures.
Né en 1995, le calibre 615 a lui-même évolué au fil des années, notamment avec l'adoption d'un spiral en silicium. Il conserve ainsi une architecture particulièrement compacte tout en offrant les caractéristiques d'une mécanique contemporaine.
Une précision importante s'impose ici : la Lady B n'est pas équipée du plus petit mouvement mécanique existant. Cette distinction revient toujours au Calibre 101 de Jaeger-LeCoultre, créé en 1929 et toujours produit aujourd'hui. Ce mouvement à remontage manuel ne mesure que 14 × 4,8 mm pour 3,4 mm d'épaisseur et demeure officiellement le plus petit mouvement mécanique à remontage manuel au monde.
La prouesse de la Lady B est différente : elle consiste à loger un mouvement automatique rond extrêmement compact dans un boîtier lui-même totalement inédit.
Avec ses 15,70 mm de diamètre pour 3,90 mm d'épaisseur, le 615 figure parmi les plus petits mouvements mécaniques automatiques ronds de l'horlogerie contemporaine. Il compte 180 composants, 29 rubis et fonctionne à une fréquence de 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure. Sa réserve de marche atteint 38 heures.
Né en 1995, le calibre 615 a lui-même évolué au fil des années, notamment avec l'adoption d'un spiral en silicium. Il conserve ainsi une architecture particulièrement compacte tout en offrant les caractéristiques d'une mécanique contemporaine.
Une précision importante s'impose ici : la Lady B n'est pas équipée du plus petit mouvement mécanique existant. Cette distinction revient toujours au Calibre 101 de Jaeger-LeCoultre, créé en 1929 et toujours produit aujourd'hui. Ce mouvement à remontage manuel ne mesure que 14 × 4,8 mm pour 3,4 mm d'épaisseur et demeure officiellement le plus petit mouvement mécanique à remontage manuel au monde.
La prouesse de la Lady B est différente : elle consiste à loger un mouvement automatique rond extrêmement compact dans un boîtier lui-même totalement inédit.
Une montre pensée en volume
C'est probablement l'aspect le plus original de cette nouvelle Blancpain (qui s’inscrit par ailleurs dans la grande tendance des mini-montres pour femmes).
La Lady B n'est pas simplement une petite montre ronde. Son boîtier (étanche à 30 mètres) est une véritable sphère, presque un galet poli, de 19 mm de diamètre. Blancpain préfère d'ailleurs parler de son volume : 2,9 cm³.
Cette construction a imposé une conception particulière. Le boîtier est constitué de deux parties et plus d'une trentaine de plans techniques auraient été nécessaires à sa réalisation. La jonction entre la partie supérieure et le fond a été volontairement rendue pratiquement invisible afin de conserver cette impression de volume monolithique.
La difficulté est d'autant plus grande que les surfaces polies, satinées et microbillées sont réalisées sur une montre déjà assemblée, chacune devant être protégée lors du traitement des autres zones.
La Lady B n'est pas simplement une petite montre ronde. Son boîtier (étanche à 30 mètres) est une véritable sphère, presque un galet poli, de 19 mm de diamètre. Blancpain préfère d'ailleurs parler de son volume : 2,9 cm³.
Cette construction a imposé une conception particulière. Le boîtier est constitué de deux parties et plus d'une trentaine de plans techniques auraient été nécessaires à sa réalisation. La jonction entre la partie supérieure et le fond a été volontairement rendue pratiquement invisible afin de conserver cette impression de volume monolithique.
La difficulté est d'autant plus grande que les surfaces polies, satinées et microbillées sont réalisées sur une montre déjà assemblée, chacune devant être protégée lors du traitement des autres zones.
Un bracelet qui traverse le boîtier
Autre particularité immédiatement visible : l'absence de cornes. Le bracelet en cuir de veau passe directement à travers le boîtier par une ouverture usinée dans la masse.
La géométrie de ce passage ne mesure que 10 × 1,6 mm. Là encore, Blancpain a cherché à effacer au maximum les éléments techniques afin que la montre apparaisse comme une petite forme sculpturale.
Le bracelet double tour accentue encore cette impression de bijou. Sept coloris sont proposés : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail et violet. Pour la petite histoire, rappelons que le bracelet double-tour est une création de Martin Margiela qui l’a imaginé pour Hermès en 1998 pour le modèle Cape Cod.
La Lady B existe en acier ou en or rouge avec un cadran opalin beige dont les index bâtons appliqués sont réalisés en or. Ces derniers ne mesurent que 1,82 × 0,39 mm. La couronne, quant à elle, porte les initiales « JB », un clin d'œil à l'histoire de Blancpain.
La géométrie de ce passage ne mesure que 10 × 1,6 mm. Là encore, Blancpain a cherché à effacer au maximum les éléments techniques afin que la montre apparaisse comme une petite forme sculpturale.
Le bracelet double tour accentue encore cette impression de bijou. Sept coloris sont proposés : blanc, beige, moka, bordeaux, bleu, corail et violet. Pour la petite histoire, rappelons que le bracelet double-tour est une création de Martin Margiela qui l’a imaginé pour Hermès en 1998 pour le modèle Cape Cod.
La Lady B existe en acier ou en or rouge avec un cadran opalin beige dont les index bâtons appliqués sont réalisés en or. Ces derniers ne mesurent que 1,82 × 0,39 mm. La couronne, quant à elle, porte les initiales « JB », un clin d'œil à l'histoire de Blancpain.












