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Rolex Daytona : le plus mythique des chronographes


Alors que Rolex va célébrer en 2013 le cinquantième anniversaire de son iconique modèle Daytona (avec peut-être l’arrivée d’un « Daytona II » dans les mois à venir ; les paris sont ouverts), profitons de ce jubilé ô combien important dans le monde de l’horlogerie pour revenir plus en détails sur l’histoire de ce chronographe mythique qui a fait rêver des millions d’amateurs de montres…


Rolex Daytona : le plus mythique des chronographes
Si Rolex est certainement la marque de montres la plus connue au monde, le chronographe le plus célèbre est sans nul doute le modèle Daytona (à noter que l'on dit "un Daytona", sous-entendu, un chronographe Daytona). Histoire d’un mythe…
 
C’est l’histoire d’une montre, c’est l’histoire d’une course, c’est l’histoire d’un homme…
 
Nous sommes en 1962. Une nouvelle épreuve automobile d’une durée de trois heures doit se disputer aux Etats-Unis, en Floride, sur le « Daytona International Speedway », circuit qui a établi un partenariat avec la marque horlogère Rolex.
 
Le lien de Rolex avec les sports mécaniques ne date pas d’hier : en effet, en 1935, lorsque le Britannique Malcom Campbell a établi son record de vitesse à 484 km/h au volant de sa voiture-fusée Bluebird, il portait déjà  une Rolex au poignet…
 
En 1963, c’est à l’intention des pilotes de course  et des amateurs de circuits que la manufacture suisse prépare un nouveau modèle baptisé « Oyster Perpetual Cosmograph » disposant d’un mouvement chronographe et d’une échelle tachymétrique gravée sur la lunette.
 
Sa lisibilité a été soigneusement étudiée et les compteurs additionnels possèdent une couleur différente de celle du cadran. Dès la sortie du nouveau modèle, en 1964, il a été prévu d’ajouter l’inscription « Daytona » sur le cadran pour le marché anglophone, afin de rappeler le partenariat de Rolex avec le circuit américain.

Rolex Daytona : le plus mythique des chronographes
En 1965, alors que des publicités paraissent dans la presse pour vanter les mérites de la Cosmograph, le format de la course de Daytona a changé : ce n’est plus la durée qui importe, mais la distance, soit 2.000 km à parcourir (en environ une douzaine d’heures).

Un an plus tard, nouvelle évolution : l’épreuve change une fois encore de physionomie pour devenir une course d’endurance de 24 heures, à l’image de celle se disputant au Mans. L’histoire ne dit pas si des pilotes ont porté une Rolex en conduisant leurs bolides lors des premières 24 Heures de Daytona.

En revanche, on sait qu’un as du volant a bel et bien été séduit par la Cosmograph. Cet homme, c’est l’acteur Paul Newman. Star du cinéma en ces années 1960, il est également fou de courses automobiles. En 1969, lors du tournage du film « Virages » consacré à l’épreuve des 500 miles d’Indianapolis, il choisit de porter un Daytona à l’écran.

Le mythe est bel et bien en route... Paul Newman décide de ne pas se contenter de jouer le rôle d’un pilote, mais de devenir pilote lui-même. En 1972, il fait ses grands débuts en course. Juste avant, son épouse, l’actrice Joanne Woodward, lui offre un Daytona dont le fond a été gravé de trois mots : Drive slowly. Joanne. L’acteur américain ajoute la touche finale à la légende en faisant la couverture du magazine de mode italien Moda, en 1973, sa Rolex Daytona au poignet.

Newman poussera ensuite sa passion pour le sport automobile jusqu’à créer sa propre écurie. Désireux de pouvoir offrir une montre à ses pilotes ou à des sponsors, Newman s’adresse à Rolex et demande à ses responsables de bien vouloir dessiner un modèle Daytona personnalisé avec fond noir compteurs couleur crème ou fond crème compteurs noirs. Il n’en fallait pas plus pour lier de façon indissoluble le nom de Paul Newman à celui du Daytona. Depuis, innombrables sont les amateurs de montres à rêver d’acquérir ce modèle dans sa version originelle ou, à défaut, dans une version plus récente.

Justement, Rolex a fait évoluer son modèle-fétiche au fil des années, sans jamais perdre ses racines et son style originel. En 1965, tout d’abord, des poussoirs vissés ont fait leur apparition sur le côté du boîtier. En 1988, le mouvement, manuel au départ, est devenu automatique. Par ailleurs, pour séduire toutes sortes de clientèles, des versions de prestige en or ont côtoyé au catalogue les modèles en acier.

Récemment, un nouveau chapitre de la saga Daytona s’est écrit avec l’arrivée d’une déclinaison high-tech et très élégante, introduisant des termes inédits dans le dictionnaire horloger : Everose, Cerachrom et Parachrom. Ces trois termes correspondent à des matériaux novateurs dont sont constitués le boîtier (Everose), la lunette (Cerachrom) et le spiral (Parachrom) du chrono Daytona.

La Rolex Daytona n’a pas fini de faire rêver et l’on ne s’étonnera pas de voir les aficionados de la marque attendre avec impatience le salon de Bâle 2013, à la fin de ce mois d’avril, pour découvrir si leur chronographe fétiche leur a encore réservé des surprises à l’occasion de son 50e anniversaire…

Rolex Daytona : le plus mythique des chronographes

Montres-de-luxe.com | Publié le 4 Avril 2013 | Lu 14155 fois



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