Apollo 11, le chapitre fondateur de la Moonwatch
Le 16 juillet 1969, la fusée Saturn V décolle du Kennedy Space Center avec à son bord Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins. Quatre jours plus tard, le module lunaire Eagle se pose sur la surface de la Lune.
À 2 h 56 GMT, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong devient le premier homme à marcher sur un autre monde. Quelques minutes plus tard, Buzz Aldrin le rejoint.
Ces aventuriers de l'espace étaient équipés de chronographes Omega Speedmaster Professional.
La montre n'est pourtant pas devenue la Moonwatch uniquement en raison de son association avec Apollo 11. Quelques années auparavant, Omega avait soumis son Speedmaster aux sévères procédures de qualification de la NASA.
Après avoir résisté aux différents tests imposés – notamment en matière de température, de chocs, de vibrations et de vide –, le modèle avait été officiellement qualifié pour les missions spatiales habitées en mars 1965.
Apollo 11 constitue donc moins le point de départ de l'histoire spatiale du Speedmaster que le moment où cette histoire est entrée dans la mémoire collective.
À 2 h 56 GMT, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong devient le premier homme à marcher sur un autre monde. Quelques minutes plus tard, Buzz Aldrin le rejoint.
Ces aventuriers de l'espace étaient équipés de chronographes Omega Speedmaster Professional.
La montre n'est pourtant pas devenue la Moonwatch uniquement en raison de son association avec Apollo 11. Quelques années auparavant, Omega avait soumis son Speedmaster aux sévères procédures de qualification de la NASA.
Après avoir résisté aux différents tests imposés – notamment en matière de température, de chocs, de vibrations et de vide –, le modèle avait été officiellement qualifié pour les missions spatiales habitées en mars 1965.
Apollo 11 constitue donc moins le point de départ de l'histoire spatiale du Speedmaster que le moment où cette histoire est entrée dans la mémoire collective.
Une histoire commémorative qui commence dès 1969
Ce que montre particulièrement bien Apollo 11 Only, c'est que l'histoire ne s'arrête évidemment pas au mois de juillet 1969.
Omega va progressivement faire d'Apollo 11 un thème récurrent de sa production de Speedmaster. Les anniversaires de la mission deviennent ainsi l'occasion de créer des éditions spéciales, parfois très proches de la Moonwatch traditionnelle, parfois au contraire particulièrement sophistiquées.
L'une des premières pièces importantes de cette histoire est la Speedmaster commémorative de 1980 en or jaune, référence BA 345.0802.
Produite à seulement quelques centaines d'exemplaires, elle présente une caractéristique particulièrement intéressante : elle inaugure le premier fond transparent en verre saphir d'une Speedmaster et reçoit une version luxueuse du calibre 861, baptisée 861L. Omega indique une production d'environ 300 exemplaires.
Ce modèle constitue une étape importante dans l'évolution des éditions commémoratives du Speedmaster.
Omega va progressivement faire d'Apollo 11 un thème récurrent de sa production de Speedmaster. Les anniversaires de la mission deviennent ainsi l'occasion de créer des éditions spéciales, parfois très proches de la Moonwatch traditionnelle, parfois au contraire particulièrement sophistiquées.
L'une des premières pièces importantes de cette histoire est la Speedmaster commémorative de 1980 en or jaune, référence BA 345.0802.
Produite à seulement quelques centaines d'exemplaires, elle présente une caractéristique particulièrement intéressante : elle inaugure le premier fond transparent en verre saphir d'une Speedmaster et reçoit une version luxueuse du calibre 861, baptisée 861L. Omega indique une production d'environ 300 exemplaires.
Ce modèle constitue une étape importante dans l'évolution des éditions commémoratives du Speedmaster.
Des anniversaires et des interprétations très différentes
Au fil des décennies, Omega va multiplier les références liées à Apollo 11. Certaines éditions restent relativement classiques, en acier, tandis que d'autres utilisent des matériaux précieux ou des constructions plus particulières.
L'anniversaire des 40 ans, en 2009, en fournit un bon exemple avec deux versions : une édition en acier limitée à 7.969 exemplaires et une spectaculaire déclinaison en platine limitée à seulement 69 pièces.
La version platine reçoit notamment un médaillon de mission en or, tandis que le fond de boîte reprend l'emblème d'Apollo 11. Omega accompagne également ces montres d'accessoires spécifiques et d'une présentation dédiée.
Dix ans plus tard, pour les 50 ans de la mission, Omega propose une nouvelle interprétation particulièrement travaillée.
La maison produit alors une série limitée à 1.014 exemplaires, en or, équipée du nouveau calibre à remontage manuel 3861 Master Chronometer. Le design reprend plusieurs éléments historiques associés à la Speedmaster portée durant les missions Apollo.
Le cadran de cette édition est notamment marqué par la représentation de Buzz Aldrin descendant du module lunaire, inspirée de la photographie devenue l'une des images les plus célèbres de l'histoire de la conquête spatiale.
L'anniversaire des 40 ans, en 2009, en fournit un bon exemple avec deux versions : une édition en acier limitée à 7.969 exemplaires et une spectaculaire déclinaison en platine limitée à seulement 69 pièces.
La version platine reçoit notamment un médaillon de mission en or, tandis que le fond de boîte reprend l'emblème d'Apollo 11. Omega accompagne également ces montres d'accessoires spécifiques et d'une présentation dédiée.
Dix ans plus tard, pour les 50 ans de la mission, Omega propose une nouvelle interprétation particulièrement travaillée.
La maison produit alors une série limitée à 1.014 exemplaires, en or, équipée du nouveau calibre à remontage manuel 3861 Master Chronometer. Le design reprend plusieurs éléments historiques associés à la Speedmaster portée durant les missions Apollo.
Le cadran de cette édition est notamment marqué par la représentation de Buzz Aldrin descendant du module lunaire, inspirée de la photographie devenue l'une des images les plus célèbres de l'histoire de la conquête spatiale.
Pourquoi un livre uniquement consacré à Apollo 11 ?
C'est précisément ici que le travail de Watchfid devient intéressant ! Une simple liste des Speedmaster Apollo 11 pourrait tenir sur quelques pages.
Mais la difficulté, pour un collectionneur, réside dans les variantes, les références, les années de production, les matériaux, les numérotations et les détails permettant de distinguer les différentes éditions.
C'est la méthode développée par Anthony Marquié et Grégoire Rossier depuis la publication de Moonwatch Only. Leur premier ouvrage, consacré au Speedmaster, avait déjà été conçu comme un véritable guide d'identification, avec l'ambition de documenter les différentes références et leurs composants.
Avec Apollo 11 Only, le champ est volontairement beaucoup plus restreint. Il ne s'agit pas de raconter une nouvelle fois toute l'histoire du Speedmaster, mais de se concentrer sur une famille particulière de montres et d'en suivre l'évolution dans le temps.
Watchfid présente ainsi le livre comme le premier panorama complet des modèles commémoratifs Speedmaster Apollo 11 produits par Omega depuis 1969.
Lire aussi : Watchfid Collectibles, une nouvelle collection de livres dédiées aux montres de collection
Mais la difficulté, pour un collectionneur, réside dans les variantes, les références, les années de production, les matériaux, les numérotations et les détails permettant de distinguer les différentes éditions.
C'est la méthode développée par Anthony Marquié et Grégoire Rossier depuis la publication de Moonwatch Only. Leur premier ouvrage, consacré au Speedmaster, avait déjà été conçu comme un véritable guide d'identification, avec l'ambition de documenter les différentes références et leurs composants.
Avec Apollo 11 Only, le champ est volontairement beaucoup plus restreint. Il ne s'agit pas de raconter une nouvelle fois toute l'histoire du Speedmaster, mais de se concentrer sur une famille particulière de montres et d'en suivre l'évolution dans le temps.
Watchfid présente ainsi le livre comme le premier panorama complet des modèles commémoratifs Speedmaster Apollo 11 produits par Omega depuis 1969.
Lire aussi : Watchfid Collectibles, une nouvelle collection de livres dédiées aux montres de collection
Un complément à Moonwatch Only
Le positionnement est finalement assez logique dans l'univers Watchfid. Moonwatch Only constitue l'ouvrage de référence général consacré au Speedmaster Moonwatch, avec plusieurs centaines de pages et plus d'un millier d'illustrations dans sa troisième édition.
Apollo 11 Only adopte une approche différente : plus court, plus ciblé, il fonctionne davantage comme une monographie spécialisée consacrée à un chapitre précis de l'histoire du modèle.
La version numérique compte 61 pages, tandis que l'édition imprimée est proposée en trois langues –anglais, français et italien. Watchfid indique également que les ouvrages de la collection Watchfid Collectibles sont disponibles en version numérique et imprimée.
Apollo 11 Only adopte une approche différente : plus court, plus ciblé, il fonctionne davantage comme une monographie spécialisée consacrée à un chapitre précis de l'histoire du modèle.
La version numérique compte 61 pages, tandis que l'édition imprimée est proposée en trois langues –anglais, français et italien. Watchfid indique également que les ouvrages de la collection Watchfid Collectibles sont disponibles en version numérique et imprimée.
Pour les amateurs de Speedmaster… et d'histoire spatiale
L'intérêt d'Apollo 11 Only dépasse finalement la seule question horlogère.
Apollo 11 appartient à ces rares événements historiques auxquels une montre est directement associée.
La Speedmaster n'est pas simplement devenue célèbre parce qu'elle a été choisie comme symbole de la conquête spatiale : elle faisait partie de l'équipement des astronautes et avait été sélectionnée après une série de tests particulièrement exigeants.
Les éditions commémoratives racontent ensuite une autre histoire : celle de la manière dont Omega a, pendant plus d'un demi-siècle, entretenu la mémoire de cette aventure à travers ses montres.
C'est cette seconde histoire que documente Apollo 11 Only.
Pour le collectionneur, le livre offre donc surtout un outil de lecture et d'identification d'une famille de Speedmaster devenue particulièrement riche. Pour l'amateur d'horlogerie, il permet de mesurer à quel point un événement historique peut progressivement devenir une véritable catégorie de collection.
Et pour celui qui s'intéresse simplement à l'histoire de la Moonwatch, il rappelle une évidence : derrière chaque édition Apollo 11 se trouve toujours la même date, celle du 21 juillet 1969, lorsque le Speedmaster est définitivement entré dans l'histoire de l'horlogerie.
Apollo 11 appartient à ces rares événements historiques auxquels une montre est directement associée.
La Speedmaster n'est pas simplement devenue célèbre parce qu'elle a été choisie comme symbole de la conquête spatiale : elle faisait partie de l'équipement des astronautes et avait été sélectionnée après une série de tests particulièrement exigeants.
Les éditions commémoratives racontent ensuite une autre histoire : celle de la manière dont Omega a, pendant plus d'un demi-siècle, entretenu la mémoire de cette aventure à travers ses montres.
C'est cette seconde histoire que documente Apollo 11 Only.
Pour le collectionneur, le livre offre donc surtout un outil de lecture et d'identification d'une famille de Speedmaster devenue particulièrement riche. Pour l'amateur d'horlogerie, il permet de mesurer à quel point un événement historique peut progressivement devenir une véritable catégorie de collection.
Et pour celui qui s'intéresse simplement à l'histoire de la Moonwatch, il rappelle une évidence : derrière chaque édition Apollo 11 se trouve toujours la même date, celle du 21 juillet 1969, lorsque le Speedmaster est définitivement entré dans l'histoire de l'horlogerie.
L’étrange disparition de la Speedmaster de Buzz Aldrin
Contrairement à une idée parfois répandue, la Speedmaster de Neil Armstrong n’a pas disparu.
Celle-ci est aujourd’hui conservée au National Air and Space Museum du Smithsonian, à Washington. Transférée par la NASA au musée en 1973, elle fait partie des collections permanentes consacrées à la conquête spatiale.
L’histoire de l’autre Speedmaster d’Apollo 11 est en revanche beaucoup plus mystérieuse. Neil Armstrong et Buzz Aldrin disposaient tous deux d’une Speedmaster Professional de référence ST 105.012.
Mais alors qu’Armstrong avait laissé sa montre à bord du module lunaire Eagle, Aldrin portait la sienne pendant l’exploration de la surface lunaire.
C’est donc cette dernière qui est généralement considérée comme la première montre-bracelet portée sur la Lune.
Après la mission, Aldrin entreprend de prêter plusieurs objets liés à Apollo 11 au Smithsonian. C’est au cours de cette opération que sa Speedmaster disparaît.
Les circonstances exactes de sa disparition restent incertaines, mais les sources du Smithsonian indiquent qu’une confusion s’est produite lors du retour et de l’inventaire des montres des astronautes.
Une Speedmaster attribuée à Armstrong se trouvait alors au musée. L’examen de son numéro de série révéla toutefois qu’il s’agissait en réalité de la montre de Michael Collins, restée en orbite autour de la Lune à bord du module de commande Columbia.
Le Smithsonian fit alors parvenir la bonne montre d’Armstrong au musée.
La Speedmaster de Buzz Aldrin, elle, ne fut jamais retrouvée.
Plus de cinquante ans après Apollo 11, son emplacement demeure inconnu. De temps à autre, des rumeurs ou des prétendues découvertes apparaissent, mais aucune n’a permis d’authentifier la montre. Elle reste ainsi l’une des Speedmaster les plus recherchées et les plus mystérieuses de toute l’histoire de l’horlogerie.
Une situation pour le moins paradoxale : la montre qui a réellement été portée sur la Lune par l’un des deux premiers hommes à y marcher a disparu, tandis que celle d’Armstrong, restée dans le module lunaire, est aujourd’hui soigneusement conservée dans un musée.
Celle-ci est aujourd’hui conservée au National Air and Space Museum du Smithsonian, à Washington. Transférée par la NASA au musée en 1973, elle fait partie des collections permanentes consacrées à la conquête spatiale.
L’histoire de l’autre Speedmaster d’Apollo 11 est en revanche beaucoup plus mystérieuse. Neil Armstrong et Buzz Aldrin disposaient tous deux d’une Speedmaster Professional de référence ST 105.012.
Mais alors qu’Armstrong avait laissé sa montre à bord du module lunaire Eagle, Aldrin portait la sienne pendant l’exploration de la surface lunaire.
C’est donc cette dernière qui est généralement considérée comme la première montre-bracelet portée sur la Lune.
Après la mission, Aldrin entreprend de prêter plusieurs objets liés à Apollo 11 au Smithsonian. C’est au cours de cette opération que sa Speedmaster disparaît.
Les circonstances exactes de sa disparition restent incertaines, mais les sources du Smithsonian indiquent qu’une confusion s’est produite lors du retour et de l’inventaire des montres des astronautes.
Une Speedmaster attribuée à Armstrong se trouvait alors au musée. L’examen de son numéro de série révéla toutefois qu’il s’agissait en réalité de la montre de Michael Collins, restée en orbite autour de la Lune à bord du module de commande Columbia.
Le Smithsonian fit alors parvenir la bonne montre d’Armstrong au musée.
La Speedmaster de Buzz Aldrin, elle, ne fut jamais retrouvée.
Plus de cinquante ans après Apollo 11, son emplacement demeure inconnu. De temps à autre, des rumeurs ou des prétendues découvertes apparaissent, mais aucune n’a permis d’authentifier la montre. Elle reste ainsi l’une des Speedmaster les plus recherchées et les plus mystérieuses de toute l’histoire de l’horlogerie.
Une situation pour le moins paradoxale : la montre qui a réellement été portée sur la Lune par l’un des deux premiers hommes à y marcher a disparu, tandis que celle d’Armstrong, restée dans le module lunaire, est aujourd’hui soigneusement conservée dans un musée.











