Une « complication » signée Victorinox
La Sicura Safari ne se contente pas d'arborer un look robuste de montre de plongée ou d'exploration. Sa véritable spécificité réside dans son architecture. Le boîtier massif de 42 mm (un « gros » boitier pour l’époque), conçu en métal chromé, était monté sur un système pivotant.
En actionnant un loquet, la carrure s’ouvrait pour révéler, logée sous le mouvement, une petite lame de couteau pliable ! Fait notable pour la crédibilité de l'outil : cette lame en acier inoxydable était directement fournie par la célèbre maison suisse Victorinox, le fabricant historique du couteau suisse.
Dépourvue de cran d'arrêt ou de dents, la lame tenait davantage du gadget d'appoint (façon James Bond) ou de l'outil de dissuasion que du véritable poignard de survie, mais l'impact visuel et marketing était total.
En actionnant un loquet, la carrure s’ouvrait pour révéler, logée sous le mouvement, une petite lame de couteau pliable ! Fait notable pour la crédibilité de l'outil : cette lame en acier inoxydable était directement fournie par la célèbre maison suisse Victorinox, le fabricant historique du couteau suisse.
Dépourvue de cran d'arrêt ou de dents, la lame tenait davantage du gadget d'appoint (façon James Bond) ou de l'outil de dissuasion que du véritable poignard de survie, mais l'impact visuel et marketing était total.
La philosophie Sicura
Fidèle aux standards de la marque avant son destin lié à Breitling, la Safari (parfois estampillée Safari Survival) n’avait pas vocation à incarner la haute horlogerie technique, mais plutôt l'accessibilité et la robustesse mécanique.
Son boitier était en métal chromé (très courant dans ces années-là) et affichait un généreux diamètre de 42 mm en construction monobloc avec lunette rotative bidirectionnelle noire.
Bien que son boîtier monobloc offrait une relative résistance à l'humidité, la présence de la cavité pour le canif excluait toute velléité de plongée sous-marine réelle !
Côté cadran, on retrouve un style « dive watch » très lisible avec index et aiguilles luminescents généreux et trotteuse centrale.
Cette montre était équipée d’un calibre mécanique à remontage manuel, généralement un robuste mouvement issu de la manufacture EB (Ébauches Bettlach).
Son boitier était en métal chromé (très courant dans ces années-là) et affichait un généreux diamètre de 42 mm en construction monobloc avec lunette rotative bidirectionnelle noire.
Bien que son boîtier monobloc offrait une relative résistance à l'humidité, la présence de la cavité pour le canif excluait toute velléité de plongée sous-marine réelle !
Côté cadran, on retrouve un style « dive watch » très lisible avec index et aiguilles luminescents généreux et trotteuse centrale.
Cette montre était équipée d’un calibre mécanique à remontage manuel, généralement un robuste mouvement issu de la manufacture EB (Ébauches Bettlach).
Le chaînon manquant de l'histoire Breitling
Pour les collectionneurs, le nom de Sicura résonne d'une manière particulière. Dirigée par le visionnaire Ernest Schneider, la marque a connu un succès commercial fulgurant dans les années 1960 et 1970 en proposant des montres aux designs ultra-innovants (affichages digitaux mécaniques dits Jump Hour, boîtiers XXL) à des prix très compétitifs.
C'est précisément cette assise financière qui permettra à Ernest Schneider de racheter la prestigieuse maison Breitling en 1979, alors en pleine tourmente face à la crise du quartz.
Schneider choisira par la suite de mettre la marque Sicura en sommeil pour concentrer tous ses efforts sur la renaissance de Breitling, faisant de ces modèles Safari les derniers témoins d'une ère de pure folie créative.
La cote sur le marché des vintage
Aujourd'hui, dénicher une Sicura Safari en bon état est devenu un véritable parcours du combattant pour les amateurs d'horlogerie insolite.
Le boîtier chromé de l'époque a souvent souffert du temps (piqûres, usure du placage) et la lame Victorinox a fréquemment été retirée, aiguisée à l'excès ou cassée. Sans compter les innombrables exemplaires confisqués au fil des décennies par les services de sécurité aéroportuaires.
Sur le marché de l'occasion et des enchères spécialisées, un exemplaire d'époque entièrement d'origine, fonctionnel et présentant un chromage préservé se négocie désormais entre 1 000 CHF et plus de 2 000 CHF selon l'état cosmétique.
Une valeur collection non négligeable pour une montre qui, à sa sortie, misait avant tout sur son côté décalé et son prix grand public.
C'est précisément cette assise financière qui permettra à Ernest Schneider de racheter la prestigieuse maison Breitling en 1979, alors en pleine tourmente face à la crise du quartz.
Schneider choisira par la suite de mettre la marque Sicura en sommeil pour concentrer tous ses efforts sur la renaissance de Breitling, faisant de ces modèles Safari les derniers témoins d'une ère de pure folie créative.
La cote sur le marché des vintage
Aujourd'hui, dénicher une Sicura Safari en bon état est devenu un véritable parcours du combattant pour les amateurs d'horlogerie insolite.
Le boîtier chromé de l'époque a souvent souffert du temps (piqûres, usure du placage) et la lame Victorinox a fréquemment été retirée, aiguisée à l'excès ou cassée. Sans compter les innombrables exemplaires confisqués au fil des décennies par les services de sécurité aéroportuaires.
Sur le marché de l'occasion et des enchères spécialisées, un exemplaire d'époque entièrement d'origine, fonctionnel et présentant un chromage préservé se négocie désormais entre 1 000 CHF et plus de 2 000 CHF selon l'état cosmétique.
Une valeur collection non négligeable pour une montre qui, à sa sortie, misait avant tout sur son côté décalé et son prix grand public.







