Bodet : montre carrée carrément sympa


Si les Suisses ont Mondaine pour leurs horloges, nous, les Français, nous avons Bodet. Si les suisses sont rondes, les françaises sont carrées ! Ce sont justement ces horloges carrées Bodet qui rythment le temps dans les aéroports ou les stades qui arrivent cette année en version « montre » grâce aux dirigeants de cette entreprise familiale qui se sont associés au designer horloger Philippe Lebru (Utinam). Résultat ? Une collection de montres carrées carrément sympas.



On le sait, la montre carrée représente environ 20% des volumes des montres vendues (vs les montres rondes). Dans ce contexte, lancer une collection de montres carrées représente donc un double challenge. Séduire les connaisseurs de montres tout d’abord, mais aussi, séduire les amateurs de montres de forme.
 
Oui mais voilà, ceux qui aiment les montres carrées, vous diront qu’elles ont plus de charme, que leur design est plus fort, qu’elles sont plus rares, qu’elles expriment mieux la personnalité de ceux qui la porte, etc. C’est donc pour ces amateurs de garde-temps différents que Bodet vient de passer de l’horlogerie industrielle à l’horlogerie haut de gamme.
 
Bodet. Le nom vous dit certainement quelque chose sans que vous sachiez réellement pourquoi… Vous le connaissez sans vraiment savoir où vous l’avez vu. Forcément, depuis des décennies, cette entreprise familiale française née il y a 150 ans à Trémentines près d’Angers dans le Maine-et-Loire (49), fabrique des horloges ou autres tableaux d’affichage. Bref, tout ce qui mesure ou gère le temps d’une façon ou d’un autre.

Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par deux frères, Pascal et Sylvain Bodet, respectivement Directeur Général et Directeur marketing & communication. Après trois ans de Recherche et Développement, ils ont pris le pari de lancer cette année, une collection de montres mécaniques ; une belle manière de rendre hommage à l’arrière-grand-père qui vendait déjà des montres Bodet !
 
Pour ce faire, ils se sont rapprochés du designer horloger Philippe Lebru, célèbre pour ses fameuses horloges Utinam. Naturellement, il s’agissait de rester dans l’esprit des horloges Bodet, mais en version « mini » afin qu’elles soient portables au poignet.
 
De cette collaboration franco-française (cocorico) est née une première collection de montres très seventies, baptisée « B480 ». Inspirée de la fusion de deux horloges de Bodet, celle-ci se décline en trois modèles édités chacun en série très limitée (300, 150 et 150 exemplaires).

Le boîtier de 40 x 37 ou 38 mm (étanche 30 mètres) selon les versions, revisite la forme carrée de l’horloge à palettes, emblématique des années 70 et qui a fait la renommée de Bodet à travers le monde. Présenté en acier poli et satiné, il arbore des angles francs venant accentuer l’épure de l’ensemble très proche du design industriel.
 
Le cadran, protégé par un verre saphir, rappelle quant à lui, l’horloge analogique BT480, conçue par Pierre Bodet dans les années 60. A l’identique, il révèle une grande ouverture sur un fond d’un blanc immaculé où les aiguilles noires et biseautées des heures et des minutes, rythmées par des index nets, offrent une lisibilité optimale par un jeu de contraste.
 
Les trois versions se distinguent par des cadrans différents : la B480.1 se démarque par une ouverture du cadran à 7h, dévoilant les rouages du mouvement. Discrètement juxtaposée à ses côtés, une petite seconde, insérée dans un compteur au graphisme épuré, apporte une touche de fantaisie par son positionnement entre 4 et 5h (300 exemplaires – 960 euros).

La B480.2 arbore pour sa part une ouverture à 5h et sera éditée à 150 exemplaires (890 euros). Enfin, la B480.3, la plus belle et la plus réussie est la plus fidèle au cadran de la célèbre horloge analogique Bodet. On aime la pureté intemporelle de son design dont la seule coquetterie est une trotteuse en laiton rouge (150 exemplaires ; 860 euros).
 
Spécialement dessiné pour Bodet, le bracelet en cuir de veau Barénia piqué sellier (les amateurs apprécieront) est directement inséré dans le boîtier dénué de cornes. Il est monté sur barrette « presto » (ou pompe flash) pour s’interchanger en toute autonomie. Outre le bracelet d’origine de couleur ébène ou havane selon les versions, trois coloris sont d’ores et déjà disponibles : bleu nuit, bronze olive ou cardinal.
 
Cette collection, conçue et fabriquée en France dans les ateliers Utinam, embarque des calibres japonais (une grande tendance) mécaniques automatiques de chez Miyota (40h de réserve de marche environ). Ces derniers sont visibles à travers le fond de boite transparent.
 
Vente en ligne sur le site www.bodet-1868.com
 
Pour tout renseignement : 02 41 46 26 80





Montres-de-luxe.com | Publié le 15 Avril 2019 | Lu 11045 fois



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