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NOMOS


Calibre DUW 1001 : de l'art du polissage chez Nomos

Polis à la main et de différentes manières : la manufacture Nomos installée à Glashütte (en Saxe en Allemagne) utilise des techniques artisanales traditionnelles pour peaufiner ses mouvements « in house » et notamment celui de sa Lambda qui vient de sortir et qui rend hommage à 175 ans d’horlogerie mécanique dans ce petit village perdu dans les montagnes métallifères.


Chez Nomos, une fois le travail terminé, les surfaces des composants doivent être aussi lisses et brillantes qu’un miroir. Pour ce faire, les artisans passent des heures à offrir au mouvement à remontage manuel DUW 1001 (celui que l’on trouve au sein du modèle Lambda), sa touche finale.
 
Avant d’aller plus loin, précisons que le mouvement DUW 1001 est à remontage manuel et qu’il est chronomètre. Rappelons que « DUW » est une désignation pour « Deutsche Uhrenwerke NOMOS Glashütte » (« mouvements allemands NOMOS Glashütte »). Il a été le premier mouvement de Nomos Glashütte à porter ce nom.

Plus concrètement, il s’agit d’un large calibre de 14 ¼ lignes (32,1 mm) plat muni platine trois-quarts (qui caractérise les « moteurs » de Glashütte) arborant un beau soleillage de Glashütte (une première), disposant d'un double barillet et de 29 rubis dont six sont montés dans des chatons en or vissés et minutieusement polis à la main.
 
Les artisans travaillent avec une concentration poussée à l’extrême, car même un minuscule grain de poussière pourrait laisser une petite égratignure, mais bien visible...
 
Il faut savoir que jadis, le polissage n’était pas seulement une question de raffinement esthétique… Non, les différentes méthodes de polissages servaient à éviter l'oxydation du métal ! Bon, il est vrai que de nos jours, cet aspect à laisser place à l’esthétique.

La technique de l'anglage (terme que l’on retrouve très souvent en horlogerie) consiste à polir manuellement un chanfrein (biseau) d'exactement 45 degrés entre la surface et les arêtes d'une partie du mouvement. Ce dernier est ensuite lissé avec un outil en acier trempé et affiné avec un instrument de polissage en bois. L'anglage fait à la main se reconnaît à la netteté des coins rentrants et sortants.
 
Par exemple, pour polir les six minuscules chatons en or du mouvement, il convient de les presser soigneusement dans de la moelle de sureau tendre. Cela permet d'assurer leur maintien sans leur faire subir trop de pression.
 
Certaines pièces individuelles en acier, telles que la raquette, le cliquet, le ressort de cliquet et le ressort régulateur de raquette pour col de cygne sont polies à l'étain – dans le monde de la haute horlogerie, on appelle cela « polir noir » (ou poli miroir).

Pour ce faire, la pièce est traitée sur une plaque en étain avec une pâte abrasive dont la taille des grains diminue progressivement – le but étant de rendre la surface brillante à un tel point que la lumière ambiante soit entièrement réfléchie.

Quand c’est terminé, les reflets lumineux sont diffusés dans une seule direction. Cependant, sous un certain angle de rayonnement, toute la lumière est absorbée et la surface apparaît alors tel un noir profond… D'où l'expression « poli noir ».
 
Ce sont ces connaissances et ces compétences qui sont à la base du mouvement DUW 1001 et donc du modèle Lambda. Et dans sa dernière version, cette montre d’atelier est pour la première fois disponible en acier et non en or…



Montres-de-luxe.com | Publié le 9 Novembre 2020 | Lu 2034 fois