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Corum : cap au large avec les nouvelles Admiral 36 et 39 mm


Par | Publié le 07/04/2026 à 04:10 | mis à jour le 07/04/2026 à 08:30

On le sait, la maison horlogère suisse Corum est en pleine relance. Une relance qui démarre, bien évidemment, avec le grand retour du modèle Admiral qui revient donc en 2026 à l’occasion de Watches and Wonders en deux nouvelles lignes qui remplacent tous les modèles existants par une Admiral 39 mm (6 modèles), et une Admiral 36 mm (5 modèles) qui arborent toutes un nouveau design largement remanié par l’un des designers les plus influents de l’horlogerie contemporaine : Emmanuel Gueit.



Emmanuel Gueit au design des nouvelles Admiral

Le célèbre designer horloger suisse Emmanuel Gueit a donc guidé les premiers traits de la nouvelle collection Corum, finalisée par la suite par les équipes de EDGE (Olivier Leu et Fabrice Gonet).
 
Emmanuel Gueit (à qui l’on doit la Royal Oak Offshore, la dernière collection Cellini de Rolex, certaines Ikepod ou récemment les Dennison) a dû relever un défi de taille, car retravailler l’Admiral est un exercice délicat. Comme tous les « redesigns » de modèles emblématiques.
 
En effet, c’est une pièce qui possède ses propres marqueurs historiques auxquels les collectionneurs étaient et restent attachés. Autant de balises autour desquelles le navire a du tourner pour faire son chemin, mais dont il ne pouvait en aucun cas se dispenser. 

​Des fanions comme marqueurs stylistiques de la collection

Tous les amateurs le savent, les fanions forgent l’identité de l’Admiral (qui furent mis aux gouts du jour à l’origine par Jean-René Bannwart, le fils de René Bannwart, le fondateur de la marque en 1955). Ils restent donc au centre des nouvelles compositions.

Toutefois, Corum s’est emparé de la marge créative qu’ils contenaient pour les retravailler. 
 
Depuis l’esprit des années 80, ils expriment, avec l’alphabet marin, les 12 heures décomptées par les aiguilles à l’aide de formes et de couleurs.

Lire aussi : Corum, le retour, s'inscrire dans la continuité pour aller plus loin

Aujourd’hui, Corum pousse un cran plus loin l’intégration des fanions et des index : les codes des premiers sont aujourd’hui totalement fondus dans le design des seconds.

Les fanions, avec leurs formes et couleurs, sont aujourd’hui intégrés dans le design d’un index trapézoïdal de facture horlogère classique. 
 
Cette fusion des codes maritimes et horlogers inaugure un nouveau chapitre de l’Admiral.

C’est la première fois que le fanion prend quasiment la forme d’un index traditionnel tout en gardant l’ADN du fanion nautique. Ils deviennent de fait, également, nettement plus discrets.

​Nouveau mouvement : le cœur battant des Admiral 2026

Cette année, Corum souhaite regagner une part essentielle de sa vitalité horlogère. Dans cet esprit, la maison présente un tout nouveau mouvement propriétaire décliner en deux versions, le Calibre CO231 et le calibre CO232. Ils font leurs débuts au sein des nouvelles Admiral (39 mm et 36 mm). 
 
Dès à présent, aucune Admiral ne sera équipée d’un mouvement tiers de source externe. Corum renoue donc avec le calibre 100% propriétaire, qui doit lui-même servir de tremplin, à terme, avec le 100% manufacture. 
 
Pour l’accompagner dans cette transition, la marque a choisi de s’associer avec Concepto (un fabriquant haut de gamme bien connu des amateurs pour ses calibres de renom). Les deux enseignes ont le même ancrage à La Chaux-de-Fonds.

Un calibre imaginé avec Concepto

Elles sont distantes de moins de 2 kilomètres l’une de l’autre. Elles partagent une même vision de créativité, d’exigence, d’excellence, avec cette volonté permanente d’innover, et un fort parti pris pour une conception et un design moderne.
 
Qui plus est, Haso Mehmedovic étant horloger, il a personnellement supervisé la création du CO231 - un mouvement dans le plus pur esprit Corum qui se veut « vif, tendu, audacieux et performant ». Et visible sur tous les modèles Admiral 2026 à travers un fond saphir. 
 
Ce nouveau mouvement trois aiguilles et date à 4h30 est à remontage automatique, cadencé à 4 Hz. Fort de 210 composants (167 dans sa version squelette CO232), il assure une réserve de marche de trois jours pleins, soit 72 heures.

Un balancier à midi

Son diamètre réduit de seulement 29,4 mm, de même que sa faible épaisseur (4,3 mm, masse oscillante comprise) lui permet d’ores et déjà d’équiper toutes les nouvelles Admiral, en 39 mm comme en 36 mm. 
 
Visible par un fond saphir, il est décoré avec le plus grand soin : surfaces satinées, chanfreins polis, platine grainée, masse dorée avec balourd en tungstène, grainé et gravé de la devise maison, au centre de laquelle se trouve la Clé Corum.
 
L’emplacement du balancier, à midi, est particulièrement notable et voulu par Corum pour affirmer son identité atypique et disruptive. Il rappelle aussi le balancier à midi du mouvement baguette de la fameuse Golden Bridge. 

​Un nouveau bracelet entièrement redéssiné

D’autre part, le bracelet. Il a été entièrement redessiné. Pour la première fois, il est intégré (ce qui fait de cette nouvelle Admiral, une véritable montre sport-chic). Il se dispense donc de cornes.

Boîte et bracelet (en chute, les amateurs apprécieront) se poursuivent dans une même continuité, sans rupture et avec douceur. 
 
Les collectionneurs savent le défi que représente la conception d’un nouveau bracelet. C’est la pièce d’une montre qui fusionne à son plus haut degré esthétique, ergonomie et fonctionnalité. Aucun autre élément d’une montre ne doit à ce point être parfait : il réunit physiquement le garde-temps à son propriétaire.
 
Ce nouveau design s’inspire directement de celui de 1983 -l’Admiral étant née en 1960 sous forme carrée, c’est donc bien souvent le design de 1983 avec fanions et lunette dodécagonale qui fait référence. 
 
À cette époque, Corum lui offre un bracelet articulé avec deux plaquettes fixées à chaque maillon. La marque y revient aujourd’hui, après deux décennies de bracelet à trois maillons.

Tous les nouveaux bracelets -quelle que soit leur matière- seront interchangeables (une fonction devenue incontournable), sans outils, grâce à un simple poussoir intégré dans la boîte. 
 
Ces cinq maillons sont équilibrés de la sorte : un grand maillon central satiné, encadré de deux petits maillons polis verticales, fermées de part et d’autre de deux derniers maillons satinés plus fins.