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Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes


Dans le cadre d’un partenariat, le célèbre horloger français Alain Silberstein s’est penché sur les ovnis horlogers de Maximilian Busser. Résultat : une nouvelle Horological Machine N°2, la « .2 », qui ressort de cette confrontation surprenante, dans une version épurée qui comporte juste ce qu’il faut de la création débridée –et bien identifiable- de M. Silberstein. Bref, une nouvelle pièce qui mixe admirablement les deux ADN de ces créateurs, sans que l’un phagocyte l’autre…



Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes
Alain Silberstein est connu pour son brio à jouer avec les formes et les couleurs. Les observateurs avisés auraient sans doute parié que Maximilian Büsser l’inciterait donc à porter cette prédisposition jusqu’à ses dernières limites. Que nenni, il n’en est rien !

Un « .2 » peut faire toute la différence !

Tout d’abord, rappelons que MB&F (pour Maximilian Büsser and Friends) est une société qui se consacre exclusivement à la conception et à la fabrication de petites séries de montres conceptuelles radicales, en collaboration avec des professionnels de renom.

Le modèle M. Büsser/A. Silberstein se base sur l’Horological Machine N°2, dévoilée en 2008, qui était dotée du premier mouvement mécanique au monde à associer une heure sautante instantanée, des minutes concentriques rétrogrades, une date rétrograde, une phase de lune à deux hémisphères et un remontage automatique.

Après Sage Vaughn, qui a conçu un modèle unique d’Horological Machine N°2 pour Only Watch 2009, c’est au tour d’Alain Silberstein, deuxième ami de la marque, d’être convié à dessiner le boîtier d’une montre qui sera commercialisée sous la forme d’une série limitée de huit pièces gravées du nom Horological Machine N°2.2.

Dans son design, le boîtier d’Alain Silberstein a conservé les deux cadrans caractéristiques en forme de hublot et le profil de la Horological Machine N°2 avec ses cornes en arc-boutant. Le créateur a cependant repensé et reconstruit chacun de ses autres aspects.

Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes
Petites et grandes inspirations

« Au moment de lui expliquer le projet, souligne Maximilian Büsser, j’ai simplement tendu la montre à Alain en lui disant : « Fais-toi plaisir ! » Et son œuvre m’a surpris à plus d’un titre. Il m’a présenté une boîte noire alors que je m’attendais à une réalisation très colorée ».

Cette déclaration fait sourire Alain Silberstein : « A l’instant où j’ai vu le boîtier original de la Horological Machine N°2, j’ai immédiatement songé aux petits boîtiers des caméras utilisées dans les années 1940. Les deux hublots me rappelaient leurs objectifs. J’ai résolu de doter la montre d’une nouvelle personnalité en associant le côté ludique et la grande lisibilité des cadrans aux préceptes du Bauhaus ».

Le titane travaillé comme une pierre précieuse

Alain Silberstein a conçu le boîtier rectangulaire sous la forme d’un bloc de titane massif, qui prend appui sur la structure originale de la Horological Machine N°2. Cette construction en plusieurs couches confère à la montre son profil dynamique et technique.

Toutefois, sur la face, le boîtier apparaît dans une remarquable simplicité. Le titane est recouvert d’un revêtement PVD exclusif contenant du silicium. Le résultat final possède une couleur d’un noir très intense, un contact d’une grande douceur et une surface sur laquelle les doigts ne laissent pas de traces. Alain Silberstein a d’ailleurs accordé une importance prépondérante aux qualités tactiles du boitier, car il est convaincu qu’il faut toucher un objet afin de le comprendre. Il compare volontiers son approche à celle d’un tailleur de diamants et fait naître des jeux de lumière par l’alternance de facettes mates et polies, selon les mouvements du poignet. De très légères interventions ont permis de souligner l’élégance naturelle du boîtier. Deux bandes d’émail rouge incrustées dans la carrure ajoutent une touche précieuse et font écho à la teinte des indications sur le double cadran.

Des cadrans à la personnalité et au style affirmés

Pour la première fois sur une Horological Machine, les heures sautantes du cadran situé à droite apparaissent dans une ouverture, entourée des minutes concentriques rétrogrades. Son homologue de gauche affiche quant à lui, la date rétrograde et la phase de lune.

La fascination de ces cadrans réside dans leur personnalité vivante qui s’explique par l’exigence d’Alain Silberstein qui dessine lui-même chaque point et chaque trait, à l’instar des graphistes des années 1920 et 1930. « Ils composent le visage de la montre », souligne-t-il. « J’ai consacré de longues heures à m’interroger sur leur échelle et leur forme. » Toutes les indications rouges sont en superluminova afin d’être visibles dans l’obscurité. Selon la meilleure tradition du Bauhaus, la montre présente une lisibilité optimale.

Mais ce designer reste Français… alors forcément, il aime agrémenter les principes d’un petit soupçon de fantaisie. Le satellite, tel qu’il apparaît dans son ouverture, rappelle ainsi la lune de la célèbre bande dessinée « Little Nemo » qui vit le jour aux Etats-Unis pendant la période de l’Art Nouveau. Alain Silberstein trouve son expression particulièrement « sympathique ». D’ailleurs, il n’a cessé de dessiner des lunes à partir de cette source d’inspiration au cours des 23 dernières années !

Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes
Le plaisir de travailler ensemble

Mais l’influence d’Alain Silberstein sur la Horological Machine N°2.2 est plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.

Une minuscule inscription, presque invisible, portée sur le flanc du boîtier proclame : « Le vrai bonheur est d’avoir sa passion pour métier ». Une devise en parfait accord avec la philosophie de MB&F.

Comme le souligne d’ailleurs le créateur français : « l’aspect essentiel de ce projet était le plaisir de travailler ensemble. Une fois le concept initial établi, tous les autres aspects du boîtier, du choix des matériaux aux caractères et aux ornementations, sont apparus simultanément. Le résultat prend la forme d’un design simple et épuré, avec une pointe d’humour. Et il n’est de plus belle récompense pour moi que de contempler le sourire qui éclaire le visage d’une personne au moment où elle attache la montre à son poignet. »

Zoom sur deux créateurs

Français, Alain Silberstein vit et travaille à Besançon. Après une formation d’architecte d’intérieur et de designer, il a rapidement orienté ses talents vers le design horloger. Son approche de la géométrie et de la couleur transparaît dans des collections qui étincellent d’inventivité et d’intelligence.

Maximilian Büsser a remarqué son travail pour la première fois il y a une vingtaine d’années en doublant une BMW Z1, dont les portes abaissées laissaient apparaître le grand chronographe noir du conducteur. L’aspect et la taille de cette montre –en avance sur ton temps– ont incité le futur fondateur de MB&F à suivre ses créations d’un œil attentif. « Chaque année, précise Maximilian Büsser, les collections d’Alain Silberstein me surprennent. C’est un véritable artiste, mais il ne se prend jamais trop au sérieux. Il a conservé cet esprit d’enfance, une qualité que nous apprécions tout particulièrement chez MB&F ».

De son côté, Maximilian Büsser a quitté la direction de Harry Winston Timepieces il y a un peu plus de quatre afin de créer MB&F... « pour laisser parler mes tripes plutôt que ma tête » confie-t-il.

Spécificités techniques de la MB&F Horological Machine No2.2

Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes
Mouvement :
Fonctions conçues et développées par Jean-Marc Wiederrecht/Agenhor sur une base Girard-Perregaux.
Balancier oscillant à 28,800 alternances/heure.
Remontage automatique grâce à un rotor bilame “astero-hache” en or rose 22ct bleui
Composants : 349, dont 44 rubis

Fonctions :
Cadran droite : Heure sautante et Minutes rétrogrades concentriques
Cadran gauche : Phase de Lune et Date Rétrograde concentriques

Boîte :
Titane recouvert d’un traitement PVD contenant du silicium.
Dimensions (sans couronne et attaches): 59mm x 38mm x 13mm
Etanche à 30 mètres (3 ATM).
Composants : 89 (boîte seule)

Glaces saphir :
Côté cadran : traité antireflet sur les deux faces.
Côté fond : traité antireflet sur une face.

Cadrans :
Argentés

Cuir et boucle :
Bracelet en cuir noir pleine peau cousu main, avec boucle ardillon en titane.

Ecrin :
Coffret d’instrument en aluminium bouchonné et cuir noir, intégrant un thermomètre de précision Rüeger.

Horological Machine N°2.2 by Alain Silberstein : Black Box pour les intimes

Montres-de-luxe.com | Publié le 28 Octobre 2009 | Lu 3687 fois



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