Le rowing blazer : une veste née sur l’eau
Le rowing blazer (on l’appelle également en anglais « boating blazer » ou veste de régate en français) apparaît dans les clubs d’aviron anglais, notamment à Oxford et Cambridge. À l’époque, l’objectif était simple et fonctionnel : il s’agissait de protéger les rameurs du froid avant et après l’effort.
D’où cette coupe souple et un peu ample, d’où ces tissus épais et sa construction peu contraignante. Mais très vite, cette veste devint aussi un marqueur visuel et statutaire.
Couleurs vives, rayures contrastées, écussons brodés : chaque club devait affirmer son identité et être immédiatement reconnaissable. Des déclinaisons de couleurs et de rayures que l’on retrouve aussi dans les cravates club par exemple.
Le blazer ne sert plus seulement à tenir chaud, il représente une appartenance, un groupe, une équipe. Rappelons d’ailleurs que l’aviron est le seul sport au monde où le vainqueur arrive de dos !
D’où cette coupe souple et un peu ample, d’où ces tissus épais et sa construction peu contraignante. Mais très vite, cette veste devint aussi un marqueur visuel et statutaire.
Couleurs vives, rayures contrastées, écussons brodés : chaque club devait affirmer son identité et être immédiatement reconnaissable. Des déclinaisons de couleurs et de rayures que l’on retrouve aussi dans les cravates club par exemple.
Le blazer ne sert plus seulement à tenir chaud, il représente une appartenance, un groupe, une équipe. Rappelons d’ailleurs que l’aviron est le seul sport au monde où le vainqueur arrive de dos !
L’ADN du rowing blazer
Contrairement au blazer classique, notamment le bleu marine et ses boutons dorés, le rowing blazer se distingue par : une structure plus décontractée, souvent non entoilée ; des épaules naturelles, pensées pour le mouvement ; des matières robustes : flanelle, laine, coton épais et parfois des motifs affirmés (rayures, couleurs de club) ou un badge cousu sur la poitrine !
C’est une veste qui n’a jamais cherché la rigidité ni la formalité. Elle est née pour être portée, vécue, presque malmenée.
Lire aussi : Le blazer, la veste sport intemporelle par excellence
C’est une veste qui n’a jamais cherché la rigidité ni la formalité. Elle est née pour être portée, vécue, presque malmenée.
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Du club d’aviron au vestiaire contemporain
Avec le temps, le rowing blazer a bien évidemment quitter les berges d’Oxford ou de Cambridge pour investir les campus, puis la ville.
Il devient une pièce phare du style preppy, mais conserve quelque chose de légèrement irrévérencieux. Trop coloré pour être strict, trop élégant pour être purement casual. Il incarne clairement une élégance (nonchalante) qui ne se prend pas trop au sérieux.
Pour rappel, le terme « blazer » entrera dans le vocabulaire commun à la fin du 19ème siècle et s’affranchira alors de son association à l’aviron et aux sports. Aujourd’hui, un blazer est une veste ou veston sport dépareillé.
Il devient une pièce phare du style preppy, mais conserve quelque chose de légèrement irrévérencieux. Trop coloré pour être strict, trop élégant pour être purement casual. Il incarne clairement une élégance (nonchalante) qui ne se prend pas trop au sérieux.
Pour rappel, le terme « blazer » entrera dans le vocabulaire commun à la fin du 19ème siècle et s’affranchira alors de son association à l’aviron et aux sports. Aujourd’hui, un blazer est une veste ou veston sport dépareillé.
Le blazer de régate : comment le porter aujourd’hui ?
Le rowing blazer fonctionne particulièrement bien dans des registres smart casual : avec une chemise Oxford, un chino ou un pantalon en flanelle gris clair et des loafers ; sur un polo ou un gros pull à col roulé, pour un esprit Ivy League assumé et même avec un jean brut !
La règle d’or : le contraste. Cette veste n’est pas faite pour être portée comme un costume. Elle vit mieux lorsqu’elle dialogue avec des pièces plus simples.
Le rowing blazer proposé par exemple par Maison Gabriel est fabriqué dans un tissu d’Abraham Moon en laine (60%) et coton (40%) de 410 grammes : sa base est bleue avec une rayure bleue assez large entourée de deux fines rayures jaunes.
Une veste qui reste « portable » puisque Cyril Arvengas a choisi un tissu aux rayures relativement discrète pour la ville ou en vacances sur la Cote d’Azur.
La règle d’or : le contraste. Cette veste n’est pas faite pour être portée comme un costume. Elle vit mieux lorsqu’elle dialogue avec des pièces plus simples.
Le rowing blazer proposé par exemple par Maison Gabriel est fabriqué dans un tissu d’Abraham Moon en laine (60%) et coton (40%) de 410 grammes : sa base est bleue avec une rayure bleue assez large entourée de deux fines rayures jaunes.
Une veste qui reste « portable » puisque Cyril Arvengas a choisi un tissu aux rayures relativement discrète pour la ville ou en vacances sur la Cote d’Azur.
Une élégance héritée, pas figée
Le rowing blazer est l’exemple parfait d’un vêtement versatile qui traverse les époques sans perdre son sens. Il raconte une histoire de sport, de tradition et de style, tout en restant étonnamment actuel.
Ni nostalgique, ni tendance, il rappelle que l’élégance masculine la plus durable est souvent celle qui est née par nécessité (issue de l’armée ou du sport), avant de devenir désir. Un vêtement par contre, qu’il convient d’assumer.
Il est parfait en demi-saison au printemps (qui arrive dans quelques semaines) ou pendant les belles journées d'automne.
On se souvient d’une scène importante du film Plein Soleil de René Clément en 1960, dans laquelle Alain Delon (Tom Ripley) essaie le rowing blazer et les chaussures en cuir blanc de son ami joué par Maurice Ronet (Mr Greenleaf).
Jean-Philippe Tarot
Ni nostalgique, ni tendance, il rappelle que l’élégance masculine la plus durable est souvent celle qui est née par nécessité (issue de l’armée ou du sport), avant de devenir désir. Un vêtement par contre, qu’il convient d’assumer.
Il est parfait en demi-saison au printemps (qui arrive dans quelques semaines) ou pendant les belles journées d'automne.
On se souvient d’une scène importante du film Plein Soleil de René Clément en 1960, dans laquelle Alain Delon (Tom Ripley) essaie le rowing blazer et les chaussures en cuir blanc de son ami joué par Maurice Ronet (Mr Greenleaf).
Jean-Philippe Tarot
The Boat Race est une tradition typiquement « british »
Chaque année au printemps depuis cent soixante-dix ans, la course d’aviron BNY Mellon Boat Race oppose les universités d'Oxford et de Cambridge sur la Tamise en Angleterre…
Cette épreuve sportive est suivie par près de 20 millions de téléspectateurs au Royaume-Uni et dans le monde entier (la course est retransmise dans 200 pays). Par ailleurs, environ 250 000 personnes y assistent également depuis les rives de la Tamise.
La course d'aviron entre Oxford et Cambridge fut créée en 1829 par deux amis étudiant au sein des deux illustres universités.
Cette course, qui représente aujourd'hui l'une des plus anciennes compétitions sportives au monde, compte parmi les traditions britanniques les plus emblématiques. Elle se tient chaque année depuis 1856 et n'a été suspendue que lors des deux guerres mondiales.
Chanel : chronométreur officiel de The Boat Race entre les universités d'Oxford et de Cambridge
La course d'aviron Oxford-Cambridge se déroule sur une distance de 6,8 kilomètres sur la Tamise, entre Putney et Mortlake à l'ouest de Londres.
Les participants doivent faire preuve d'une condition physique exceptionnelle et d'un engagement sans faille. L’aviron est aussi le seul sport au monde dans lequel le vainqueur franchit la ligne d'arrivée de dos.
Les équipages sont sélectionnés parmi les étudiants des deux universités. Ceux-ci s'entraînent sans relâche pendant plus de six mois, tout en suivant leurs études à plein temps.
Selon la tradition, l'équipage vaincu lors de l'année précédente doit jeter le gant aux pieds des vainqueurs. A ce jour, cette course est sponsorisée par la maison Chanel qui est chronométreur officiel de The Boat Race entre les universités d'Oxford et de Cambridge.
Cette épreuve sportive est suivie par près de 20 millions de téléspectateurs au Royaume-Uni et dans le monde entier (la course est retransmise dans 200 pays). Par ailleurs, environ 250 000 personnes y assistent également depuis les rives de la Tamise.
La course d'aviron entre Oxford et Cambridge fut créée en 1829 par deux amis étudiant au sein des deux illustres universités.
Cette course, qui représente aujourd'hui l'une des plus anciennes compétitions sportives au monde, compte parmi les traditions britanniques les plus emblématiques. Elle se tient chaque année depuis 1856 et n'a été suspendue que lors des deux guerres mondiales.
Chanel : chronométreur officiel de The Boat Race entre les universités d'Oxford et de Cambridge
La course d'aviron Oxford-Cambridge se déroule sur une distance de 6,8 kilomètres sur la Tamise, entre Putney et Mortlake à l'ouest de Londres.
Les participants doivent faire preuve d'une condition physique exceptionnelle et d'un engagement sans faille. L’aviron est aussi le seul sport au monde dans lequel le vainqueur franchit la ligne d'arrivée de dos.
Les équipages sont sélectionnés parmi les étudiants des deux universités. Ceux-ci s'entraînent sans relâche pendant plus de six mois, tout en suivant leurs études à plein temps.
Selon la tradition, l'équipage vaincu lors de l'année précédente doit jeter le gant aux pieds des vainqueurs. A ce jour, cette course est sponsorisée par la maison Chanel qui est chronométreur officiel de The Boat Race entre les universités d'Oxford et de Cambridge.














