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Bracelets et accessoires

MING Polymesh : l'avant-garde du bracelet-montre en métal


Par | Publié le 29/06/2026 à 04:36 | mis à jour le 29/06/2026 à 04:42

Dans l’univers des composants horlogers, le bracelet métallique a rarement fait l’objet d’une refonte structurelle aussi radicale. Avec le lancement du Polymesh, la marque indépendante MING transpose les techniques de fabrication additive de pointe à l'habillage de la montre, proposant un bracelet en maillage en titane qui s'affranchit des méthodes d'assemblage traditionnelles. Compter 1.500 francs suisses.



Une structure monobloc « Print-in-Place »

La spécificité majeure du Polymesh réside dans son procédé de fabrication. Contrairement à une maille milanaise ou à un bracelet à maillons classique, qui exigent l'assemblage mécanique de centaines de composants via des goupilles, des vis ou des broches, le Polymesh est imprimé d’un seul tenant.
 
Une révolution ! Pour ce faire, la marque (originaire de Kuala Lumpur en Malaisie mais Swiss Made) utilise un procédé de frittage laser direct de métal (DMLS) sur lit de poudre pour façonner le bracelet en titane Grade 5.
 
Dans la pratique, les éléments du maillage (environ 1.693 composants pour la version à embouts courbes et 1.742 pour la déclinaison droite) sont imbriqués les uns dans les autres directement lors de la phase d'impression 3D.
 
La boucle ardillon intégrée (tuck buckle) ainsi que ses charnières articulées sont aussi imprimées simultanément au reste de la structure. De fait, les seuls composants rapportés après production sont les pompes rapides (quick-release) !

​Cinématique programmée et tolérances micrométriques

Le développement de cette structure a nécessité sept itérations complètes ainsi que l'utilisation de modèles d'étude en polymère à l'échelle 5:1 pour valider la flexibilité de la maille.
 
L’objectif technique était d’injecter une grande liberté de mouvement selon les axes : une souplesse maximale sur l'axe radial pour épouser le galbe du poignet (aussi souple que du cuir ou du caoutchouc) combinée à une rigidité latérale stricte pour empêcher la tête de la montre de pivoter. Clairement, à l’avant-garde du bracelet-montre mécanique.
 
Le jeu fonctionnel entre chaque élément mobile oscille entre 30 et 70 microns. Après l'étape de frittage, le bracelet subit un traitement de tribofinition intensif. Ce polissage par abrasion permet d'éliminer les résidus de poudre de titane, d’ébavurer les liaisons internes et d'obtenir un fini de surface lisse au porter.

Propriétés mécaniques et compatibilité élargie
Malgré une esthétique ajourée et un poids plume inhérent au titane, le Polymesh affiche une résistance à la traction éprouvée en laboratoire à près de 1 000 Newtons, une contrainte mécanique supérieure à la capacité de rétention des pompes de fixation standard.
 
Initialement développé en version courbe exclusive, ajustée au millimètre pour les boîtiers de la marque, le bracelet a vu son champ d'application élargi avec l'introduction de la version Polymesh - Straight.
 
Dotée d’embouts droits universels en 20 mm, cette déclinaison permet d'adapter cette technologie de maille titane à d'autres pièces de collections indépendantes ou de manufactures traditionnelles !