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Richard Mille RM 72-01 Chronographe Lifestyle Maison : made in Le Breleux


Derrière cette dénomination un peu étrange, Richard Mille propose en cette rentrée 2020, une toute nouvelle collection au sein de son catalogue et surtout, il s’agit du tout premier chronographe tricompax en « C » et flyback dont le calibre a été totalement développé en interne après trente mois de travail. Disponible en quatre versions pour hommes ou femmes.




Petite révolution chez Richard Mille avec la naissance d’un véritable nouveau modèle pour messieurs et mesdames, destiné à entrer en catalogue.
 
Cette montre de forme tonneau (38,40x47,34x11,68 mm), baptisée RM 72-01, bat la mesure dans un rythme à trois temps mis en avant par trois chiffres, le 3, le 8 et le 11 (des chiffres qui sont rarement mis en avant par les horlogers, généralement ce sont surtout le 3, le 6, le 9 ou le 12). La date semi-instantanée est affichée dans une ouverture verticale placée à 7h.
 
Trois temps pour trois compteurs qui attirent d’emblée tous les regards. Les aiguilles rythment le temps qui passe au sein de ces trois échelles de temps stylisées (bleu pour la petite seconde, orange pour les minutes, vert pour les heures) coordonnées par une roue à 6 colonnes.

La liaison des minutes et des heures est ici désolidarisée de la roue des secondes, ce chronographe
flyback comprenant un mécanisme d’embrayage double à pignons oscillants breveté par la marque.
 
« Ce pignon, qui vient s’insérer dans la denture ou qui en sort, a été doublé. Il y en a désormais un pour les minutes et un autre pour les secondes. Ce système n’est pas encombrant comparé à un embrayage vertical difficile à loger au beau milieu du mouvement », précise Salvador Arbona, directeur technique mouvement.
 
Le fonctionnement du chronographe n’influence donc que très peu la réserve de marche. Le calibre CRMC1 reste ainsi relativement fin, seulement 6,05 mm d’épaisseur, malgré les 425 composants qui le constituent.
 
Breveté par Richard Mille, ce nouveau type de chronographe flyback dissocie la prise de couple entre les différents compteurs du chronographe. L'affichage, la liaison des minutes et des heures sont désolidarisés de la roue des secondes du chronographe.

Les performances de ce chronographe se veulent optimales. Puisant sa force directement au barillet pour alimenter les 3 compteurs du chronographe, cette énergie plus intense est transmise aux rouages du chronographe via les embrayages de deux pignons oscillants montés sur bascules. La réserve de marche s’élève à 50 heures, chronographe enclenché ou non.
 
Commandant notamment les fonctions de démarrage, d’arrêt, de flyback et de remise à zéro, ces bascules sont activées par une roue à 6 colonnes qui, par sa construction, optimise la simultanéité des actions et le verrouillage des fonctions, tout en offrant une pérennité des réglages.
 
Cette invention s’annonce comme une avancée majeure dans le calcul des temps. La dissociation de la fonction chronographe de celle de la mesure du temps journalier n'affecte en aucun cas la marche du mouvement lorsque le chronographe est enclenché. Il est par ailleurs moins sensible aux perturbations et moins encombrant que les mécanismes connus.

L’actionnement du poussoir, situé à 4h, permet la remise à zéro de l’aiguille du chronographe sans arrêt du mécanisme au préalable. Ce dispositif « flyback » fut à l’origine mis au point pour les pilotes afin d’éviter toute perte de temps (et de précision) lors de l’arrêt, de la remise à zéro et du redémarrage du chronographe, au passage d’un point de navigation.
 
Lorsque la fonction chronographe est activée, les heures (compteur 24h) et les minutes (compteur 60 minutes) sont visibles via les deux compteurs placés respectivement à 5h et 2h, les secondes écoulées étant affichées par l'aiguille centrale.
 
Comme sur un sélecteur de changement de vitesses d’une voiture, l’indicateur de fonctions permet de visualiser, une fois la couronne tirée, le remontage, la mise à l’heure ou le réglage de la date. Chaque mode sélectionné est indiqué par une aiguille située à 3h : W (Winding, remontage) - D (Date) - H (Hand setting, mise à l’heure).

Ce mécanisme entièrement pensé, façonné et assemblé aux Breuleux dans les ateliers de la marque, apparaît au travers d’un dos ajouré, l’une des signatures Richard Mille.
 
La conception et la réalisation de la montre suivent une approche globale pour le boîtier, le cadran et chaque pièce du mouvement. Ainsi, le cercle d’emboîtage est supprimé et le mouvement est fixé au châssis au moyen de 4 vis en titane et de silentblocs (ISO SW).
 
Ce modèle est disponible tout en titane grade 5, tout en or rouge 5N, en céramique TZP noire et céramique ATZ blanche avec la carrure en or rouge 5N. Pour chaque version, les poussoirs sont en céramique TZP (noire) et or rouge 5N. Le boîtier tripartite est étanche à 30 mètres, grâce à trois joints toriques en Nitril. Il est assemblé au moyen de 20 vis spline en titane grade 5 et de rondelles en acier inoxydable 316L résistantes à l’usure.

Montres-de-luxe.com | Publié le 16 Septembre 2020 | Lu 5722 fois


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