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Rolex : à la découverte du calibre 3235


Alors que Rolex a présenté cette année à l’occasion de la Foire de Bâle 2016, sa toute nouvelle Datejust, revenons sur le calibre de ce futur classique de la marque à la couronne : le mouvement automatique « in house » de chez Rolex, le 3235 qui ne comporte pas moins de quatorze brevets qui viennent confirmer les nouveaux standards de la marque en termes de précision, d’autonomie, de résistance aux chocs et au magnétisme de confort de réglage et de fiabilité. Détails.



Avant d’entrer plus en détail dans les spécificités techniques de ce calibre de nouvelle génération, rappelons au préalable que tous les mouvements de chez Rolex sont des calibres « maison ». En effet, la marque à la couronne, grâce à son outil de production totalement intégré, est capable de fabriquer l’ensemble des pièces nécessaires au fonctionnement d’une montre…  
 
Ce nouveau mouvement qui équipe donc la dernière Datejust en date est à remontage automatique. Il est entièrement développé et manufacturé par Rolex et s’appuie sur quatorze brevets et de nombreuses solutions techniques innovantes. Celles-ci s’appliquent autant à la conception des composants qu’aux procédés de fabrication, qui reposent sur de nouvelles technologies et repoussent les limites des moyens de production actuels.
 
Ainsi, plus de 90% des éléments du mouvement ont été repensés et optimisés, depuis la production et le stockage de l’énergie (module de remontage automatique et ressort de barillet) jusqu’à l’organe réglant responsable de la précision (oscillateur), en passant par le train de rouage et l’échappement. Ce dernier, qui transmet à l’oscillateur les impulsions nécessaires à son fonctionnement régulier, fait l’objet d’une innovation majeure brevetée par Rolex sous le nom de Chronergy. Bref, tout, absolument tout a été optimisé. 

Nouvel échappement Chronergy

Les ingénieurs Rolex ont conçu et breveté un nouvel échappement qui optimise le rendement de l’échappement à ancre suisse –le standard de l’horlogerie suisse, dont l’évolution technique semblait limitée depuis plus de cinquante ans. De fait, cet échappement a toujours souffert d’un faible rendement, restituant à l’oscillateur un peu plus d’un tiers seulement de l’énergie qu’il reçoit du barillet via le train de rouage. La géométrie du nouvel échappement Chronergy permet d’améliorer de 15% le rendement de ce composant clé. Elle contribue ainsi pour près de la moitié à l’augmentation de l’autonomie du mouvement. Réalisé en nickel-phosphore, Chronergy est en outre parfaitement insensible aux perturbations magnétiques.
 
Certification Chronomètre Superlatif
Comme chaque Rolex, les modèles équipés du calibre 3235 bénéficient de la certification Chronomètre Superlatif redéfinie par la marque en 2015. Ce titre exclusif atteste qu’ils ont subi avec succès une série de tests menés par la marque dans ses propres laboratoires, selon ses propres critères, qui s’avèrent d’ailleurs plus sévères que les normes horlogères.
 
Ces tests portent sur la montre dans son ensemble, une fois le mouvement emboîté, afin de garantir des performances superlatives au poignet. Ainsi, la précision de chaque mouvement –officiellement certifié COSC– est à nouveau testée par Rolex après emboîtage pour satisfaire à des critères de précision beaucoup plus exigeants que ceux d’un Chronomètre officiel. La tolérance de marche moyenne d’un Chronomètre Superlatif Rolex, en montre, est ainsi de l’ordre de -2/+2 secondes par jour. De plus, cette précision est testée par Rolex selon une méthodologie exclusive qui simule des conditions de porter réelles, plus représentatives de l’expérience quotidienne du client.
 
Cette chaîne de tests entièrement automatisée permet de contrôler en outre l’étanchéité, le remontage automatique et la réserve de marche de chaque Rolex. Ces tests viennent systématiquement compléter les tests de qualification menés en amont lors de la conception et de la fabrication des montres. Ce statut de Chronomètre Superlatif est symbolisé par le sceau vert dont est assortie chaque montre Rolex, et s’accompagne d’une garantie internationale de cinq ans.
 
Défi industriel
Les performances du calibre 3235 sont le fruit d’années de recherche et de développement des ingénieurs Rolex sur les composants horlogers, mais également de la maîtrise complète en interne des processus de fabrication par la Manufacture Rolex. A titre d’exemple, un usinage de haute précision a permis de réduire de 50% l’épaisseur des parois du barillet et de gagner ainsi une dizaine d’heures d’autonomie.

Les levées en rubis de l’ancre du nouvel échappement Chronergy mesurent 125 microns, soit moitié moins que la génération précédente. La précision de fabrication du balancier de l’oscillateur a permis d’améliorer son équilibrage d’un facteur trois. Des procédés de haute technologie sont également utilisés, tels que le LiGA (microfabrication par électroformage) pour la réalisation de l’ancre et de la roue d’échappement paramagnétiques du nouvel échappement Chronergy.

​Mieux comprendre les différents composants « clés » du calibre

L’oscillateur
L’oscillateur est le cœur d’un mouvement mécanique. Composé d’un spiral et d’un balancier, il est l’organe réglant qui, par la régularité de ses oscillations, détermine la précision de la montre. Dans une Rolex, l’oscillateur effectue huit alternances par seconde, et bat ainsi plus de 250 millions de fois par année. Pour préserver sa régularité, l’oscillateur doit pouvoir résister aux nombreuses perturbations qui affectent sa bonne marche : variations de température, chocs, champs magnétiques et même effets de l’attraction terrestre dans différentes positions.
 
L’oscillateur du calibre 3235
Ce dernier est doté d’un spiral Parachrom bleu breveté et fabriqué par Rolex dans un alliage exclusif de niobium, de zirconium et d’oxygène. Parfaitement insensible aux champs magnétiques, ce spiral présente une grande stabilité face aux variations de température et reste jusqu’à dix fois plus précis qu’un spiral traditionnel en cas de chocs. Il est muni d’une courbe Rolex optimisée garantissant un excellent isochronisme de ses oscillations dans toutes les positions. Le balancier de grande taille à inertie variable est muni de quatre écrous Microstella en or permettant un réglage extrêmement précis. Sa géométrie redessinée et son usinage haute précision permettent d’améliorer son équilibrage d’un facteur trois.
 
L’oscillateur est fixé sur un nouvel axe de balancier à la géométrie exclusive offrant une meilleure résistance aux perturbations magnétiques. Il est monté sur des amortisseurs de chocs Paraflex haute performance développés et brevetés par Rolex qui offrent une résistance aux chocs accrue. Il est fermement maintenu par un pont traversant offrant lui aussi une meilleure résistance aux chocs. Ce dernier bénéficie d’un système optimisé de réglage en hauteur et d’une nouvelle protection du balancier intégrée.
 
L’échappement
L’échappement joue un rôle central dans le fonctionnement du mouvement. C’est lui qui, par son mouvement alternatif, produit le « tic-tac » caractéristique d’un mécanisme horloger. Placé entre le train de rouage et l’oscillateur, il fait office de « clé du temps » : la roue d’échappement reçoit l’énergie du ressort de barillet via les rouages du mécanisme et la distribue, par les impulsions de l’ancre, à l’oscillateur, entretenant ainsi le balancement régulier de celui-ci.
 
En retour, l’échappement reçoit de l’oscillateur la division du temps, qu’il transmet aux aiguilles par l’intermédiaire du train de rouage. Ce processus clé requiert une grande fiabilité pour ne pas bloquer la marche du mouvement. Il entraîne par ailleurs de fortes déperditions d’énergie du fait de son fonctionnement alternatif et des frictions générées entre les composants. L’échappement constitue dès lors l’un des plus importants domaines d’amélioration potentielle d’un mouvement mécanique.
 
L’échappement du calibre 3235
L’échappement Chronergy du calibre 3235 est une version optimisée de l’échappement à ancre suisse, le standard de la montre mécanique. Il en améliore le rendement énergétique tout en conservant la fiabilité qui a fait son succès. Les ingénieurs Rolex ont analysé le fonctionnement de l’échappement à ancre suisse grâce à des moyens d’observation de pointe et l’ont modélisé numériquement afin de l’optimiser. La solution développée implique d’inverser les rapports de longueur entre les dents de la roue d’échappement et les palettes de l’ancre.
 
Par ailleurs, le système n’est plus aligné, mais présente une ligne brisée, avec une distance plus grande entre les axes de pivotement de l’ancre et du balancier, permettant de créer un effet de levier plus important. L’ancre et la roue d’échappement sont réalisées en nickel-phosphore, ce qui les rend insensibles aux perturbations magnétiques. Les levées de l’ancre sont en rubis, comme dans un échappement traditionnel. La roue d’échappement est ajourée pour la rendre plus légère et diminuer son inertie. La somme des modifications géométriques apportées permet d’augmenter le rendement de l’échappement de 15%, et ainsi de contribuer pour près de la moitié à l’amélioration de l’autonomie du mouvement 3235.
 
Le train de rouage
Le train de rouage est la série de roues dentées qui transmet l’énergie du barillet jusqu’à l’échappement et qui, par la taille de ses différents rouages et leurs rapports d’engrenage, traduit les battements de l’oscillateur en secondes, en minutes et en heures, affichées par les aiguilles. La lubrification de l’ensemble de la chaîne mécanique et la qualité des différents types de lubrifiants utilisés sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement du mouvement et sa fiabilité dans le temps.
 
Le train de rouage du calibre 3235
Le rendement du train de rouage a été optimisé. Rolex a par ailleurs développé de nouveaux lubrifiants exclusifs synthétisés en interne, dont la durée de vie et la stabilité dans le temps ont été considérablement améliorées. A noter que la marque à la couronne est l’unique manufacture indépendante à développer et synthétiser ses propres lubrifiants.
 
Le barillet
Le barillet constitue la réserve d’énergie du mouvement. Le puissant ressort qu’il contient s’enroule et emmagasine de l’énergie lorsque la montre est remontée soit manuellement, soit par le module de remontage automatique (le rotor). En se déroulant, il libère son énergie en continu, mais de manière contrôlée par les alternances de l’échappement. L’énergie du ressort de barillet parvient à l’échappement et à l’oscillateur par le train de rouage.

L’autonomie du mouvement en l’absence de remontage, aussi appelée « réserve de marche », dépend ainsi de la capacité de stockage de l’énergie par le ressort de barillet et du rendement –ou consommation d’énergie– du train de rouage et du couple échappement-oscillateur. Pour augmenter l’autonomie, il faut donc soit améliorer le rendement de l’échappement, soit agrandir la taille du ressort de barillet –soit les deux, ce que Rolex a réalisé avec le calibre 3235.
 
Le barillet du calibre 3235
La place à disposition dans un mouvement d’horlogerie est extrêmement restreinte. Pour augmenter la capacité du ressort de barillet du nouveau calibre 3235 en limitant son encombrement, Rolex a pris le parti d’optimiser l’espace à l’intérieur du barillet qui contient le ressort en réduisant de 50% l’épaisseur de ses parois. Ce choix a représenté un véritable défi en termes d’usinage et de processus de fabrication, et a repoussé les limites des moyens de production actuels. Le gain de place ainsi obtenu a permis d'intégrer un ressort de plus grande capacité et donc d’augmenter l’autonomie du mouvement d’une dizaine d’heures.
 
Le remontage automatique
L’énergie stockée par le ressort de barillet doit être régulièrement renouvelée, sans quoi le mouvement s’arrêterait une fois la réserve de marche épuisée. Ce remontage du ressort moteur s’effectue traditionnellement à la main, par rotations successives de la couronne de remontoir. Dès 1931, Rolex a joué un rôle pionnier dans le développement d’un système de remontage automatique, breveté à l’époque et dénommé Perpetual. Ce mécanisme doté d’une masse oscillante en forme de demi-lune permet d’armer en continu le ressort de barillet de la montre grâce aux seuls mouvements du poignet. Il fournit ainsi une source d’énergie constante et « perpétuelle » au mouvement tant que la montre est portée.
 
Le module automatique du calibre 3235
Le calibre 3235 dispose d’un module de remontage automatique par rotor Perpetual de nouvelle génération, capable de recharger plus rapidement le nouveau barillet haute capacité. Le système d’inverseurs, qui permet un remontage quel que soit le sens de rotation de la masse oscillante, a été optimisé pour une efficacité accrue, quel que soit le profil d’activité du porteur. La masse oscillante, désormais monobloc, est ajourée pour amortir les chocs. Elle est montée sur roulement à billes et maintenue par une unique vis centrale permettant un assemblage facilité.
 
Le mécanisme de réglage
La couronne de remontoir est la principale interface par laquelle le porteur interagit avec le mouvement de sa montre. Elle permet de remonter le mouvement manuellement et de procéder aux réglages de l’heure et des fonctions en tirant la couronne dans des positions successives. Un mécanisme placé à l’intérieur du mouvement assure le fonctionnement des différents réglages selon la position de la tige de remontoir.
 
Le mécanisme du réglage du calibre 3235
L’interface de réglage du calibre 3235 offre une ergonomie améliorée. Les crans entre les positions de la tige de remontoir sont francs et faciles à trouver. Les vitesses de correction ont été optimisées et la mise à l’heure est très précise et sans jeu. Le calendrier peut être corrigé en tout temps sans aucune restriction grâce à des doigts escamotables.


Montres-de-luxe.com | Publié le 26 Avril 2016 | Lu 20243 fois



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