Une maison née entre Oslo et les grands espaces
Straum est une jeune marque. Elle voit officiellement le jour en 2020 à l’initiative de deux designers industriels norvégiens, Lasse Roxrud Farstad et Øystein Helle Husby.
Les deux hommes se sont rencontrés en 2008 à l'Oslo School of Architecture and Design, où ils étudiaient le design industriel. Leur parcours professionnel les conduira ensuite vers différents domaines du design, bien éloignés de l’horlogerie traditionnelle.
L’idée de créer Straum remonte toutefois à plusieurs années auparavant. En 2016, les deux designers commencent à réfléchir à un projet qui puisse échapper au cycle de renouvellement rapide de nombreux produits technologiques.
Ils vont finalement revenir à quelque chose qui leur est beaucoup plus familier : la nature norvégienne et le rapport particulier que les Scandinaves entretiennent avec les grands espaces.
Le choix de l’horlogerie est alors assez inattendu. En effet, aucun des deux fondateurs n'est issu à l'origine de l'industrie horlogère ni de ce milieu.
Ils vont donc apprendre progressivement les contraintes et les techniques propres à la fabrication d'une montre, tout en conservant leur regard de designers industriels.
C'est précisément cette origine qui permet de mieux comprendre Straum. La marque ne cherche pas à reproduire les codes d'une maison horlogère traditionnelle. Elle part d'abord d'une réflexion sur la matière, la forme et l'environnement avant de construire la montre autour de ces éléments.
Les deux hommes se sont rencontrés en 2008 à l'Oslo School of Architecture and Design, où ils étudiaient le design industriel. Leur parcours professionnel les conduira ensuite vers différents domaines du design, bien éloignés de l’horlogerie traditionnelle.
L’idée de créer Straum remonte toutefois à plusieurs années auparavant. En 2016, les deux designers commencent à réfléchir à un projet qui puisse échapper au cycle de renouvellement rapide de nombreux produits technologiques.
Ils vont finalement revenir à quelque chose qui leur est beaucoup plus familier : la nature norvégienne et le rapport particulier que les Scandinaves entretiennent avec les grands espaces.
Le choix de l’horlogerie est alors assez inattendu. En effet, aucun des deux fondateurs n'est issu à l'origine de l'industrie horlogère ni de ce milieu.
Ils vont donc apprendre progressivement les contraintes et les techniques propres à la fabrication d'une montre, tout en conservant leur regard de designers industriels.
C'est précisément cette origine qui permet de mieux comprendre Straum. La marque ne cherche pas à reproduire les codes d'une maison horlogère traditionnelle. Elle part d'abord d'une réflexion sur la matière, la forme et l'environnement avant de construire la montre autour de ces éléments.
De l'Opphav à la Jan Mayen
La première collection de Straum fut baptisée Opphav, un terme norvégien que l'on pourrait traduire par « origine » ou « source ».
Elle posait déjà les bases du langage esthétique de la marque : des cadrans fortement texturés, inspirés par les paysages norvégiens (un peu dans l’esprit Grand Seiko qui lui, met en avant les paysages de la région d’Iwate).
Mais c'est avec la Jan Mayen que cette approche va véritablement prendre de l'ampleur.
Jan Mayen est une île volcanique isolée située dans l'océan Arctique, entre l'Islande et le Groenland. Elle est notamment dominée par le Beerenberg, un volcan culminant à 2.277 mètres et considéré comme le volcan actif situé le plus au nord au monde.
Les deux fondateurs de Straum se sont rendus sur l'île dans le cadre d'une véritable expédition destinée à observer sa géologie, ses formations rocheuses et ses conditions météorologiques. L'expérience va servir de matière première à la deuxième collection de la marque.
La Jan Mayen lancée en 2023 ne cherche donc pas simplement à afficher une photographie de paysage sur son cadran. Straum va plutôt tenter de traduire les reliefs et les textures observés sur place à travers un travail de fabrication particulièrement élaboré.
Elle posait déjà les bases du langage esthétique de la marque : des cadrans fortement texturés, inspirés par les paysages norvégiens (un peu dans l’esprit Grand Seiko qui lui, met en avant les paysages de la région d’Iwate).
Mais c'est avec la Jan Mayen que cette approche va véritablement prendre de l'ampleur.
Jan Mayen est une île volcanique isolée située dans l'océan Arctique, entre l'Islande et le Groenland. Elle est notamment dominée par le Beerenberg, un volcan culminant à 2.277 mètres et considéré comme le volcan actif situé le plus au nord au monde.
Les deux fondateurs de Straum se sont rendus sur l'île dans le cadre d'une véritable expédition destinée à observer sa géologie, ses formations rocheuses et ses conditions météorologiques. L'expérience va servir de matière première à la deuxième collection de la marque.
La Jan Mayen lancée en 2023 ne cherche donc pas simplement à afficher une photographie de paysage sur son cadran. Straum va plutôt tenter de traduire les reliefs et les textures observés sur place à travers un travail de fabrication particulièrement élaboré.
Des cadrans qui sont presque des paysages miniatures
C'est probablement sur ce point que Straum se distingue le plus.
Les cadrans de la Jan Mayen commencent avec une base en laiton. Les motifs sont développés en CAO puis reproduits au moyen d'outils de frappe fabriqués par usinage CNC.
Plusieurs opérations successives permettent d'obtenir progressivement les différents niveaux de détail du relief.
La surface reçoit ensuite plusieurs traitements, peintures, revêtements et effets fumés destinés à accentuer la profondeur visuelle.
Le résultat est assez différent d'un cadran traditionnel imprimé ou simplement texturé : la lumière se déplace réellement sur les différents reliefs de la surface.
Cette démarche a donné naissance à plusieurs interprétations de la Jan Mayen, certaines évoquant la neige, d'autres les roches volcaniques, les mers arctiques ou encore les phénomènes lumineux du Grand Nord.
Straum a également réalisé plusieurs éditions spéciales, dont une version utilisant du basalte provenant de l'expédition menée sur Jan Mayen. Chaque cadran est alors constitué d'une matière naturelle présentant ses propres variations.
Les cadrans de la Jan Mayen commencent avec une base en laiton. Les motifs sont développés en CAO puis reproduits au moyen d'outils de frappe fabriqués par usinage CNC.
Plusieurs opérations successives permettent d'obtenir progressivement les différents niveaux de détail du relief.
La surface reçoit ensuite plusieurs traitements, peintures, revêtements et effets fumés destinés à accentuer la profondeur visuelle.
Le résultat est assez différent d'un cadran traditionnel imprimé ou simplement texturé : la lumière se déplace réellement sur les différents reliefs de la surface.
Cette démarche a donné naissance à plusieurs interprétations de la Jan Mayen, certaines évoquant la neige, d'autres les roches volcaniques, les mers arctiques ou encore les phénomènes lumineux du Grand Nord.
Straum a également réalisé plusieurs éditions spéciales, dont une version utilisant du basalte provenant de l'expédition menée sur Jan Mayen. Chaque cadran est alors constitué d'une matière naturelle présentant ses propres variations.
Une montre norvégienne… mais Swiss Made
Il serait toutefois trompeur de présenter Straum comme une manufacture norvégienne au sens traditionnel du terme.
La conception et le design sont réalisés en Norvège tandis que les montres sont fabriquées en Suisse et bénéficient de la certification Swiss Made.
La Jan Mayen repose notamment sur un calibre automatique La Joux-Perret G101, un mouvement sans indication de date (ce qui permet au cadran de conserver toute sa « pureté ») offrant environ 68 heures de réserve de marche. Dans la version actuelle, le calibre est de grade Soigné et réglé dans quatre positions.
Ce choix est assez cohérent avec la philosophie de Straum : conserver en Norvège ce qui constitue son identité -le design, la recherche esthétique et le travail conceptuel- tout en s'appuyant sur l'industrie horlogère suisse pour la fabrication.
La conception et le design sont réalisés en Norvège tandis que les montres sont fabriquées en Suisse et bénéficient de la certification Swiss Made.
La Jan Mayen repose notamment sur un calibre automatique La Joux-Perret G101, un mouvement sans indication de date (ce qui permet au cadran de conserver toute sa « pureté ») offrant environ 68 heures de réserve de marche. Dans la version actuelle, le calibre est de grade Soigné et réglé dans quatre positions.
Ce choix est assez cohérent avec la philosophie de Straum : conserver en Norvège ce qui constitue son identité -le design, la recherche esthétique et le travail conceptuel- tout en s'appuyant sur l'industrie horlogère suisse pour la fabrication.
Jan Mayen Frozen Metal Titanium : le givre comme nouveau terrain de jeu
C'est dans cette continuité qu'apparaît la Jan Mayen Frozen Metal Titanium, actuellement la nouveauté mise en avant par Straum.
La montre reprend l'architecture générale de la Jan Mayen mais adopte un boîtier en titane grade 5, associé à un bracelet intégré réalisé dans le même matériau.
Le boîtier mesure 38,7 mm de diamètre, 40,7 mm de largeur avec la couronne et 45,7 mm de longueur entre les extrémités des cornes. Son épaisseur atteint 11,5 mm, dont 9,7 mm sans tenir compte du verre. L'étanchéité est donnée pour 10 ATM (100 mètres).
Le titane reçoit un traitement microbillé auquel répondent des éléments polis (puisque c’est du grade 5). Le matériau permet surtout de conserver une belle légèreté tout en offrant la résistance nécessaire à une montre destinée à être portée quotidiennement.
La montre reprend l'architecture générale de la Jan Mayen mais adopte un boîtier en titane grade 5, associé à un bracelet intégré réalisé dans le même matériau.
Le boîtier mesure 38,7 mm de diamètre, 40,7 mm de largeur avec la couronne et 45,7 mm de longueur entre les extrémités des cornes. Son épaisseur atteint 11,5 mm, dont 9,7 mm sans tenir compte du verre. L'étanchéité est donnée pour 10 ATM (100 mètres).
Le titane reçoit un traitement microbillé auquel répondent des éléments polis (puisque c’est du grade 5). Le matériau permet surtout de conserver une belle légèreté tout en offrant la résistance nécessaire à une montre destinée à être portée quotidiennement.
Un cadran qui inverse le principe du fumé
Mais c'est évidemment le cadran qui constitue l'élément le plus original de cette nouvelle version.
Straum est parti d'une observation simple : lorsqu'il se forme sur une surface métallique, le givre apparaît d'abord sur les zones périphériques avant de progresser vers le centre.
La marque a donc cherché à traduire ce phénomène par un traitement galvanique particulier.
Le résultat donne une surface blanche et granuleuse sur le pourtour du cadran, qui semble progressivement disparaître en direction du centre pour laisser apparaître une surface métallique argentée.
Straum parle à ce propos de « reverse fumé ». L'expression est assez parlante : au lieu d'avoir un cadran dont la couleur s'assombrit ou s'intensifie vers la périphérie, on obtient ici une sorte de couche de givre qui semble progresser de l'extérieur vers l'intérieur.
Ce traitement est particulièrement intéressant parce qu'il ne cherche pas à reproduire littéralement un paysage. Il tente plutôt de restituer un phénomène naturel.
Les index appliqués et les aiguilles, taillés en diamant, reçoivent quant à eux un traitement PVD bleu baptisé « Frostbite Blue » par Straum et sont remplis de Super-LumiNova Grade A.
On se souvient de deux montres qui ont également utilisé cet aspect givré : l’Omega Seamaster Milano Cortina l’an dernier et bien avant, en 2011, la Fortis Frisson qui avait poussé le concept encore plus loin… Liste non exhaustive.
Straum est parti d'une observation simple : lorsqu'il se forme sur une surface métallique, le givre apparaît d'abord sur les zones périphériques avant de progresser vers le centre.
La marque a donc cherché à traduire ce phénomène par un traitement galvanique particulier.
Le résultat donne une surface blanche et granuleuse sur le pourtour du cadran, qui semble progressivement disparaître en direction du centre pour laisser apparaître une surface métallique argentée.
Straum parle à ce propos de « reverse fumé ». L'expression est assez parlante : au lieu d'avoir un cadran dont la couleur s'assombrit ou s'intensifie vers la périphérie, on obtient ici une sorte de couche de givre qui semble progresser de l'extérieur vers l'intérieur.
Ce traitement est particulièrement intéressant parce qu'il ne cherche pas à reproduire littéralement un paysage. Il tente plutôt de restituer un phénomène naturel.
Les index appliqués et les aiguilles, taillés en diamant, reçoivent quant à eux un traitement PVD bleu baptisé « Frostbite Blue » par Straum et sont remplis de Super-LumiNova Grade A.
On se souvient de deux montres qui ont également utilisé cet aspect givré : l’Omega Seamaster Milano Cortina l’an dernier et bien avant, en 2011, la Fortis Frisson qui avait poussé le concept encore plus loin… Liste non exhaustive.
Titane, bracelet intégré et système de changement rapide
La Frozen Metal Titanium poursuit également le travail réalisé par Straum autour du bracelet.
La montre peut recevoir un bracelet intégré en titane grade 5, mais également des bracelets en caoutchouc FKM. Le système baptisé Straum Coupling permet de changer rapidement le bracelet grâce à un bouton intégré dans la pièce centrale, sans avoir recours à un outil.
Le bracelet FKM a par ailleurs été conçu avec une extrémité courbe afin de suivre la forme du poignet. Sa largeur passe de 24,8 mm au niveau du boîtier à 18 mm à la boucle.
L'ensemble reste donc fidèle à l'idée d'une montre conçue pour être portée, plutôt qu'à celle d'un objet uniquement destiné à être admiré.
La montre peut recevoir un bracelet intégré en titane grade 5, mais également des bracelets en caoutchouc FKM. Le système baptisé Straum Coupling permet de changer rapidement le bracelet grâce à un bouton intégré dans la pièce centrale, sans avoir recours à un outil.
Le bracelet FKM a par ailleurs été conçu avec une extrémité courbe afin de suivre la forme du poignet. Sa largeur passe de 24,8 mm au niveau du boîtier à 18 mm à la boucle.
L'ensemble reste donc fidèle à l'idée d'une montre conçue pour être portée, plutôt qu'à celle d'un objet uniquement destiné à être admiré.
Un calibre connu pour une montre qui mise avant tout sur son identité
À l'intérieur, pas de surprise particulière : la Frozen Metal Titanium utilise le La Joux-Perret G101, calibre automatique à remontage manuel possible, sans date, doté de 24 rubis et offrant une réserve de marche de 68 heures.
Le mouvement est réglé dans quatre positions et visible à travers le fond saphir vissé. Straum annonce une marche moyenne de 7 ±7 secondes par jour et une divergence maximale de 20 secondes par jour selon les positions.
Ce n'est donc pas le mouvement qui constitue ici l'argument principal. La personnalité de la montre se trouve ailleurs : dans son dessin, son ergonomie et surtout dans son cadran.
Le mouvement est réglé dans quatre positions et visible à travers le fond saphir vissé. Straum annonce une marche moyenne de 7 ±7 secondes par jour et une divergence maximale de 20 secondes par jour selon les positions.
Ce n'est donc pas le mouvement qui constitue ici l'argument principal. La personnalité de la montre se trouve ailleurs : dans son dessin, son ergonomie et surtout dans son cadran.
Une nouvelle étape pour Straum
Avec cette Frozen Metal Titanium, Straum ne bouleverse pas la Jan Mayen. La marque fait plutôt évoluer progressivement une architecture devenue identifiable.
Après avoir travaillé les paysages volcaniques, les glaciers, les mers arctiques ou encore le basalte, elle s'intéresse cette fois à un phénomène plus subtil : la formation du givre sur une surface métallique.
Cette approche résume finalement assez bien la philosophie de la jeune maison norvégienne. Straum ne cherche pas nécessairement à produire des montres compliquées au sens horloger du terme. Son ambition semble plutôt être de faire du cadran le principal terrain d'expression du design.
Une démarche qui permet à cette petite maison créée par deux designers industriels de conserver une identité propre dans un paysage où les jeunes marques horlogères sont pourtant de plus en plus nombreuses.
La Jan Mayen Frozen Metal Titanium est proposée dans les 2.800 euros, bracelet titane compris, et les premières livraisons sont actuellement annoncées pour décembre 2026.
Après avoir travaillé les paysages volcaniques, les glaciers, les mers arctiques ou encore le basalte, elle s'intéresse cette fois à un phénomène plus subtil : la formation du givre sur une surface métallique.
Cette approche résume finalement assez bien la philosophie de la jeune maison norvégienne. Straum ne cherche pas nécessairement à produire des montres compliquées au sens horloger du terme. Son ambition semble plutôt être de faire du cadran le principal terrain d'expression du design.
Une démarche qui permet à cette petite maison créée par deux designers industriels de conserver une identité propre dans un paysage où les jeunes marques horlogères sont pourtant de plus en plus nombreuses.
La Jan Mayen Frozen Metal Titanium est proposée dans les 2.800 euros, bracelet titane compris, et les premières livraisons sont actuellement annoncées pour décembre 2026.














