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Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques


15 juillet 2012, 14h, Mugello (Italie) : une trentaine de motos surpuissantes s’apprêtent à s’élancer sur ce beau circuit du cœur de la Toscane pour 23 tours… Dans les tribunes, la marque horlogère Tudor, partenaire du mythique constructeur italien Ducati, a invité une quinzaine de journalistes et de détaillants européens. Retour sur un week-end entièrement axé sur les montres et les monstres mécaniques…



Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques
Cela fait pratiquement un an jour pour jour que Tudor et Ducati se sont rapprochés dans le cadre d’un partenariat.

En effet, depuis le 30 juin 2011, la marque horlogère suisse est devenue le « Timing Partner » du constructeur italien Ducati* (aussi mythique dans le monde de la moto que Ferrari dans l’univers des voitures de course).

Une collaboration qui s’impose comme une évidence tant les concordances entre les deux maisons sont nombreuses… Nul doute que le psychiatre suisse Carl Gustav Jung y aurait vu une illustration de ses fameuses coïncidences significatives !

De fait, au-delà de leur année de naissance commune (1926), les points de rapprochement entre les deux marques sont frappants ! Tout d’abord, Tudor et Ducati utilisent les mêmes codes couleur : le noir et le rouge. Mais le parallèle ne fait que commencer…

En effet, en 1946, alors que Ducati lance la production de son premier moteur, le « Cucciolo », qui devient immédiatement célèbre dans le monde entier, la société Montres Tudor SA voit officiellement le jour à Genève, prélude au lancement, couronné de succès, du modèle Tudor Oyster. Ces montres furent d’ailleurs -dès 1952- représentées dans des annonces publicitaires de la presse écrite au poignet… de motocyclistes ! Comme pour attester de leurs qualités de style et de performances sportives.

Dans les années qui suivent, les deux sociétés s’emploient à réaliser des lignes de produits toujours plus typées. En 2007, autre parallélisme à souligner : alors que Tudor négocie le virage qui amènera à la marque sa visibilité actuelle, Ducati remporte son premier championnat du monde en MotoGP, avec un doublé titre pilotes et titre constructeurs.

Les montres Tudor et Ducati

Tudor Fastrider
Aujourd’hui, cette collaboration se cristallise autour de la collection Fastrider, dont le nom renvoie indubitablement à l’univers viril des courses de deux roues surpuissantes. Cette ligne est d’ailleurs associée à la moto Monster.

Cette ligne est composée d’une série de chronographes en « V » en acier, équipés du calibre Tudor 7753 à remontage automatique, avec réserve de marche de 46 heures.

Ces garde-temps sont pourvus d’un boîtier étanche 150 mètres de 42 mm de diamètre à la finition polie et satinée et disponibles sur bracelet cuir, acier ou tissu noir orné de trois bandes –désormais devenues l’un des signes esthétiques distinctifs de Tudor– en écho au motif du cadran.

A noter que c’est la Fastrider cadran rouge qui célèbre officiellement le partenariat avec Ducati. Ce chrono commémoratif a en effet été présenté lors de la conférence de presse de juin 2011 qui s’est tenue près de Mugello et qui annonçait l’alliance entre les deux marques.

Tudor Grantour
Quant à la ligne Grantour, elle est associée à la moto de course Panigale 1999.

Cette collection est composée de trois modèles : une « trois aiguilles/date », un chrono et un splendide chrono Flyback (probablement l’une des pièces les mieux placées en termes de rapport qualité-prix sur ce type de complication.

Cette gamme « rétro-chic » affiche des boitiers virils aux finitions polies et satinées (42 mm) et sportifs (étanche à 150 mètres).

A noter que le modèle Flyback est disponible, et c’est une première chez Tudor, dans une version en acier et or rose 18 ct.

Cette ligne est dotée de poussoirs de sécurité bi-stables, verrouillables à un huitième de tour.

Ces trois montres sont toutes dotées de lunettes laquées noires.

Les modèles Grantour Date, Chrono et Chrono Fly-Back sont disponibles sur bracelet acier satiné à trois mailles avec maille de centre polie, sur bracelet sport en cuir à grandes perforations ou micro-perforé (notre préféré), doté d’une boucle déployante avec un nouveau fermoir de sécurité très efficace.

Mugello : le Grand Prix d’Italie de MotoGP 2012

Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques
Le Grand Prix d’Italie de MotoGP se déroule sur le circuit de Mugello, situé à une trentaine de kilomètres de la belle ville de Florence. Cette course de « monstres mécaniques » intervient à mi-chemin dans le calendrier des compétitions de la saison 2012.

En ce 15 juillet 2012, le circuit toscan est écrasé par une chaleur torride… La température de l’asphalte approche les 40 degrés. Une demi-heure avant le départ, les fameuses « grid girls » prennent place le long de la piste, jupettes au vent et décolletés plongeants, tandis que les mécaniciens attendent l’arrivée des pilotes et de leurs bolides pour les ultimes vérifications et pour les derniers réglages avant l’épreuve.

Les deux pilotes Ducati, Valentino Rossi (46) Nicky Hayden (69) sont sur la grille de départ. L’Italien, n’a réalisé que le 8ème temps tandis que l’Australien est mieux placé en 3ème position. Les minutes passent. Les pilotes s’installent sur leurs monstres mécaniques. Harnachés comme des soldats du futur. Des combinaisons et des gants renforcés, des genouillères, un airbag fixé au dos qui se déploie dès la moindre sortie de piste pour protéger les vertèbres et la colonne des sportifs. Il faut dire que ce métier est dangereux. Les chutes sont nombreuses. Et certaines sont mortelles. Il suffit d’observer dans les paddocks, les regards anxieux des mécaniciens ; les yeux plein d’angoisse des femmes -mères, sœurs ou fiancées- restées dans l’ombre, prostrées, les doigts croisés pour conjurer la malchance…

Valentino Rossi salue la foule avant le départ de la course
Quelques secondes avant le départ, les moteurs de la vingtaine de bolides engagés dans cette course de 23 tours se mettent à gronder, à rugir, à vrombir. Le vacarme est assourdissant. A tel point que l’air ambiant vibre !

Puis à 14h pile, les monstres mécaniques sont lâchés. C’est parti pour une quarantaine de minutes de vitesse pure. Pratiquement 350 km/h en ligne droite et 200 km/h dans les virages.

Dans les courbes, les pilotes sont couchés à l’horizontal, se rapprochant dangereusement de leur ombre. Puis ils se redressent d’un coup pour aborder le prochain tournant… La concentration est à son comble. La moindre erreur peut être fatale.

Lorsque les pilotes passent la ligne d’arrivée, les corps sont épuisés par cette course extrêmement physique, mais aussi par la chaleur de l’été toscan doublée de celle des moteurs des bolides aussi brûlants qu’une crêpière bretonne pendant un festnoz !

C’est l'Espagnol Jorge Lorenzo sur Yamaha qui –comme l’année dernière- a remporté ce Grand Prix d'Italie en s'imposant à l'issue d'une course qu'il a menée dès la sortie du premier virage. De son côté, Valentino Rossi a tiré son épingle du jeu dans les derniers secondes en terminant 5e. Nicky Hayden est quant à lui arrivé en 7ème position. Au classement général de la saison 2012, Valentino Rossi est 6ème et Nicky Hayden 8ème. Ils courent sur des Ducati Desmosedici GP12.

Rappelons que cela fait deux ans que Valentino Rossi est chez Ducati. Ce sportif hors-pair de 33 ans est un dieu vivant en Italie et chez les amateurs de motos du monde entier. Le pilote transalpin affiche un palmarès époustouflant avec neuf titres de champions du monde (le seul à cumuler autant de titres dans les quatre catégories).

*Attention, Tudor est partenaire du constructeur Ducati mais pas des deux pilotes de l’écurie de course : Valentino Rossi et Nicky Hayden.
 

Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques

Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques

Tudor et Ducati : montres et monstres mécaniques

Montres-de-luxe.com | Publié le 24 Juillet 2012 | Lu 2069 fois



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