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Un coffret de six paires de chaussettes en hommage à Napoléon


Alors que nous célébrerons le 5 mai 2021, le jour du bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon 1er, la marque Mes chaussettes rouges vient d’acquérir une paire de bas historiques qui appartinrent au grand homme. Pour l’occasion, elle propose un coffret de six paires en fil d’Écosse et une en soie. Chacune dans une couleur qui évoque une partie de la vie de l’Empereur. Édition limitée à 1821 exemplaires. Compter 250 euros.



La marque vient donc de faire l’acquisition (15.000 euros avec les frais) de cette paire de bas de soie blanche qui fut portée, en son temps, par l’Empereur.

De taille 25,5 cm (les Japonais utilisent encore les centimètres pour les tailles de chaussures), elles sont brodées à la cheville d’une baguette parsemée de motifs de fleurs.
 
L'un des bas porte un papier avec un cachet de cire rouge cousu sur le haut, avec une inscription manuscrite à la plume « Paire de bas de l'Empereur Napoléon Ier qui m'a été donnée à Rome en mars 1832 par sa mère ». Signé « Joachim Clary » qui reçut ces bas des mains même de la mère de Napoléon.
 
Jusqu’à sa mise en vente fin 2020 (dispersée dans une vente aux enchères thématique par la maison Osenat), cet accessoire historique appartenait à la collection du Palais Princier de Monaco. 

Ces bas n'ont jamais été aussi proches de leur ancien et illustre propriétaire puisqu’ils sont désormais exposés à 800m de la dépouille de l’Empereur dans la boutique de la marque dans le 15ème arrondissement.

L'histoire est amusante : en effet, après avoir partagé un post sur Instagram (de la puissance des réseaux sociaux), il s’en suivit une forte activité et de nombreux commentaires...

Parmi les félicitations de bon aloi et les questions légitimes sur la matière (soie) ou la pointure de Napoléon (25,5 cm), des amateurs demandèrent à MCR s'ils envisageaient de réaliser des "répliques" de ces chaussettes…
 
Dans cet esprit la marque vient de dévoiler un beau coffret de six « répliques » de cette paire, chacune proposée dans une couleur évoquant un épisode ou une partie de la vie de l’Empereur.

Bleu acier : Brienne, l’uniforme de l’école militaire où Napoléon entra à 10 ans intégrait des chaussettes bleues.
 
Rouge : Consul, premier d’entre eux après le fameux 18 Brumaire, puis consul à vie à l’issue d’un plébiscite, Napoléon a aimé et a porté du rouge.
 
Ecrue (modèle en soie) : la tenue du sacre du 4 décembre 1804 consacrait le blanc comme tenue officielle de l’Empereur, d’où ces chaussettes en soie écrue. Pour autant, pas les plus simples à porter si l’on considère que les chaussettes doivent toujours être plus foncées que le pantalon et aussi foncées que les chaussures ! Donc à associer avec un pantalon blanc ou crème.
 
Vert : s’il est Empereur, Napoléon est aussi et surtout un militaire, sa couleur préférée a toujours été le vert, la couleur des Chasseurs de la garde impériale ; couleur qu'il porta lors de sa plus grande victoire, celle d’Austerlitz bien sûr (actuellement en République Tchèque), le 2 décembre 1805.
 
Bleu : les grenadiers sont sans doute les plus emblématiques des « grognards » de l’Empereur, avec leur tenue principalement bleue et leur chapeau en peau d’ours. Pour rappel, les couleurs moins « voyantes » pour les militaires apparaitront plus tard, pendant la Première Guerre mondiale. C’est un artiste français, Lucien-Victor Guirand de Scévola qui inventera le motif camouflage.
 
Couleur sang : « Sire, retirez-vous ou je vous fais enlever par mes grenadiers ». Le Général Walter voulait protéger l’Empereur qui s’exposait trop aux feux de l’ennemi pour mieux apprécier la situation. Tant et si bien qu’il fut plusieurs fois blessé, comme à Essling à la botte. D’où cette chaussette blanches portant un marque couleur sang… Même problème que le modèle crème : pas simple à porter.

Pour servir d’écrin à ces mi-bas impériaux, il fallait un contenant à la hauteur… 44,3 mètres exactement. Telle est en effet la hauteur de la colonne Vendôme place Vendôme dont la miniature sert de coffret à ces accessoires.

Pour rappel, elle fut érigée entre 1806 et 1810 sur ordre de Napoléon pour commémorer la bataille d'Austerlitz, puis détruite lors de la Commune de Paris en 1871 avant d'être reconstruite telle qu'on la connaît aujourd'hui. Tout en haut, trône Napoléon en costume de César.
 
Au fil des années, elle reçut les noms de colonne d'Austerlitz, puis colonne de la Victoire avant de devenir colonne de la Grande Armée. Mais elle est communément appelée colonne Vendôme !

Cette colonne de 280 mètres de haut offre toute une frise historique (425 plaques de bronze) relatant les hauts faits de Napoléon. Mais ces détails sont bien trop petits pour être appréciés à l’œil nu depuis la place.

C’est la raison pour laquelle la marque a décidé de présenter ces paires de chaussettes dans ce coffret original qui met en exergue et rend visible l'incroyable travail de la colonne Vendôme.

Mes chaussettes rouges


Montres-de-luxe.com | Publié le 13 Avril 2021 | Lu 1577 fois


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