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Watch Angels x Alpina Startimer Pilot Chronograph Auto IFR : une nouvelle fonction horlogère est née


Par | Publié le 04/06/2026 à 03:53 | mis à jour le 04/06/2026 à 04:14

La maison horlogère Alpina vient de dévoiler en partenariat avec Watch Angels (une plateforme horlogère et un laboratoire de R&D dédié à l’innovation dans la mesure du temps), une première mondiale dédiée à l’une des phases critiques du vol avec la création de cette Alpina Startimer Pilot Chronograph Automatic dotée d’un boitier de 43 mm embarquant un calibre proposant une fonction horlogère inédite pour une montre de pilote. Edition limitée à 300 exemplaires. Compter 4.295 euros.



Des montres d’aviateurs et des complications

Les complications horlogères sont apparues sur les horloges monumentales au XVème siècle environ, puis, plus tard, au XVIème siècle sur les montres de poche.
 
Date, jour, réveil, phase de lune, équation du temps, calendrier perpétuel, double fuseau horaire, etc. Ces complications sont nombreuses mais ont relativement peu évolué ces dernières années.

Naturellement, parmi elles, certaines se sont développées -en gros à partir la Première guerre mondiale- pour répondre aux besoins des aviateurs
 
Des garde-temps qui privilégient historiquement les complications utiles à la navigation, au calcul et à la gestion du temps en vol… On retrouve donc le chronographe, le double fuseau horaire et l’UTC, la règle à calcul, le compte à rebours…

​Une complication qui accompagne le pilote dans ses décisions opérationnelles

Depuis des décennies, les montres de pilote rendent donc hommage à l’aviation, mais sans réellement accompagner le pilote dans ses décisions opérationnelles. La Startimer Pilot Chronograph Automatic IFR d’Alpina change la donne et de facto, cette réalité.
 
Comment ? En introduisant une nouvelle fonction horlogère, entièrement mécanique, conçue avec et pour des pilotes professionnels et permettant de visualiser instantanément les trajectoires d’intégration dans un circuit d’attente (holding pattern), une phase clé de l’approche IFR (Instrument Flight Rules), où précision, rigueur et discipline sont essentielles. Dont acte.
 
« La collaboration avec Watch Angels marque une première mondiale en réintroduisant une innovation technique majeure au sein de la collection Startimer Pilot, tout en accompagnant le lancement de notre nouveau design de boîtier » indique Oliver van Lanschot Hubrecht, directeur d’ d’Alpina.
 
Et de préciser : « les fonctionnalités de cette montre séduiront aussi bien les pilotes professionnels que privés, ainsi que les passionnés de technologie et de haute horlogerie. Elle s’impose comme une pièce d’exception, alliant performance, innovation et esthétique remarquable ».

​Un véritable instrument de pilotage

La Startimer Pilot Chronograph Automatic IFR ne se limite pas à une fonction inédite, elle réunit les trois piliers fondamentaux d’un instrument de vol mécanique :
• Action : une fonction unique permettant de déterminer immédiatement la bonne trajectoire d’intégration dans le circuit d’attente (holding pattern)

• Mesure : un chronographe intégré, doté d’un compteur 12 heures, essentiel pour le suivi de phases de vol prolongées

• Référence : une aiguille UTC, indispensable pour toute navigation aérienne internationale

​Une lecture immédiate et une utilisation intuitive

Grâce à sa lunette bidirectionnelle, le pilote entre simplement deux informations : son cap initial et le cap d’intégration.

La montre restitue alors instantanément : le type d’entrée (directe, parallèle ou décalée dite teardrop), les caps à suivre et le sens d’intégration (gauche ou droite). Un code couleur intuitif permet une lecture immédiate, sans ambiguïté.
 
Il existe dans le monde de l’aviation deux régimes de vol. Le premier se nomme VFR, pour Visual Flight Rules ou, plus communément, vol à vue.

C’est le régime de vol de la quasi-totalité des pilotes privés. Ils doivent être en mesure, dans des conditions de visibilité suffisantes, de diriger leur aéronef à vue avec des instruments sommaires (radio, carte, compas). 
 
Le second régime s’appelle IFR, pour Instrument Flight Rules, ou vol aux instruments. Il commence là où s’arrête le VFR : vol en conditions météo dégradées et, plus généralement, vol dans tous les environnements complexes, internationaux, approches des grands aéroports, transport de passagers, etc.
 
Le vol IFR est la première brique de l’examen de pilote professionnel. Il est accessible au grand public, mais au terme de plusieurs années d’études, de nombreux examens, et de plusieurs centaines d’heures de vol.
 
La nouvelle Startimer Pilot Chronograph Automatic IFR s’adresse à cette catégorie de pilotes chevronnés. 

​Une phase critique de l’aviation IFR : l’approche

La configuration la plus exigeante pour ces pilotes IFR est l’approche.

Cette technique consiste pour l’avion à s’adapter à l’environnement de l’aéroport de destination en tenant compte de son contexte naturel, des infrastructures existantes (longueurs de piste, proximité urbaine, etc.) et surtout, de tout le trafic aérien qui arrive simultanément pour atterrir au même endroit.
 
L’approche IFR permet donc, par des procédures strictes, de réguler le trafic aérien d’un aéroport. 
 
Dans la pratique, cette nouvelle Startimer permet à chaque pilote IFR en approche de visualiser clairement, sur le cadran de sa montre, le type de circuit à adopter, assorti des caps à emprunter pour le rejoindre.
 
Chaque aéroport possède ses propres circuits, mais la manière d’y pénétrer est standard - un peu comme des bretelles d’autoroutes qui sont toutes différentes, mais la manière de s’y insérer et le jeu des priorités sont presque toujours les mêmes. 
 
Lorsqu’il y a beaucoup d’avions en l’air en phase d’atterrissage, le type de circuit d’attente à observer dépend notamment de l’endroit où chaque avion va y pénétrer. Ce point varie selon que l’avion arrive, par exemple, par le nord, le sud ou l’ouest. Ces indications sont exprimées en degrés. Elles forment un cap, ou heading. 
 
Ce cap connu, le pilote IFR aura alors trois principales manières d’intégrer le circuit d’attente (holding pattern) : en direct, en adoptant une trajectoire en forme de goutte d’eau (teardrop), ou parallèle au circuit d’attente.

Chacun de ces circuits pourra être abordé par la droite (approche standard) ou par la gauche (non standard), selon un point d’entrée (point fixe) déjà connu et indiqué sur toutes les cartes IFR.

​Une prise en main rapide, une lecture du résultat immédiate

Sur sa montre, le pilote manipulera uniquement sa lunette bidirectionnelle, en deux temps. Elle se déverrouille en appuyant dessus : il peut alors indiquer, à midi, son cap requis pour rejoindre le point fixe (inbound).
 
Ensuite, en relâchant la lunette, il entre son propre cap actuel (heading).

La montre va alors automatiquement afficher les deux informations requises : le cap à adopter pour une approche par la gauche ou par la droite (en fonction de ce qui lui sera demandé par la tour de contrôle), et la forme d’approche à suivre pour entrer sur le circuit d’intégration (teardrop ou approche décalée en français, parallèle, ou direct).
 
Le cadran, par code couleur, indique clairement quel cap associer à quelle forme d’approche : direct en orange, décalée en rouge, parallèle en bleu.

Les schémas d’intégration sont également dessinés sur le fond plein de la montre. La lecture de la procédure IFR est donc immédiate et intuitive. Elle allège la charge mentale du pilote. Elle n’exige aucune opération manuelle, aucun calcul.

​Une fonction 100% mécanique

La particularité du système est d’être 100% mécanique et déconnectée du mouvement qui offre par ailleurs, une confortable réserve de marche de 62h.

Tout le système de calcul et d’affichage est logé dans l’habillage de la montre, principalement dans la lunette en céramique de 44,5 mm et dans le réhaut.
 
La boîte de 43 mm de diamètre et étanche à 10 ATM reprend quant à elle, les codes esthétiques de la nouvelle collection Startimer lancée en 2026.

À la carrure et à l’entrecorne, toutes les arêtes du boîtier sont biseautées. Et alors que les cornes et la carrure sont satinées vertical, tous les chanfreins sont polis miroirs.
 
Son cadran soleillé bleu avec des chiffres arabes en applique polis et luminescents affiche à 9h une petite seconde en guise de témoin de marche (comme sur une plongeuse).

Et comme toute montre de pilote, elle affiche l’heure locale et UTC, utilisée dans toutes les communications aériennes, et offre un indispensable chronographe pour mesurer les temps de vols et calculer les distances parcourues.  
 
« La Startimer Pilot Chronograph Automatic IFR n’est pas inspirée du monde aéronautique, elle ne se contente pas d’en reproduire les codes. C’est une véritable montre pour pilotes professionnels. Sa fonction est une première en horlogerie », souligne Guido Benedini, patron de Watch Angels.
 
Et de poursuivre : « c’est une pièce 100% opérationnelle. Rien ne relève de la décoration superflue. Elle ne remplace naturellement pas les systèmes embarqués et homologués, mais elle apporte la redondance si importante en aéronautique, qui permet de se concentrer sereinement sur l’essentiel dans des environnements très complexes où doit avant tout régner la maîtrise de soi et la discipline ». 
 
La montre est disponible en pré-vente depuis le 21 mai 2026 sur le site de Watch Angels. Pour une livraison en décembre 2026.