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Buhron : le chiffon de polissage passe à l'épreuve de l'horlogerie


Par | Publié le 14/09/2026 à 01:00 | mis à jour le 13/09/2026 à 05:59

Dans l’univers horloger, le polissage est une opération qui ne se résume pas à faire disparaître quelques rayures. Sur une boîte de montre, il s’agit aussi de préserver des arêtes, des volumes et surtout l’alternance entre surfaces polies, brossées ou satinées. C’est ce qui rend intéressant l’arrivée de solutions destinées à effectuer, à la main, de petites opérations de polissage. Parmi elles, Buhron propose des chiffons imprégnés d’un composé abrasif, accompagnés d’un chiffon microfibre destiné à la finition.



Un polissage à la main

Le principe est particulièrement simple. Le chiffon Buhron est utilisé sur une surface métallique polie afin d’atténuer les traces et micro-rayures superficielles. Il est ensuite conseillé d’utiliser le chiffon microfibre fourni pour éliminer les résidus et terminer le travail.
 
La solution s'adresse notamment à différents métaux, dont l'acier, l'or, l'argent, le platine, le laiton ou encore le cuivre. Le chiffon peut noircir au cours de l'utilisation : il s'agit du résultat du matériau retiré et des résidus d'oxydation.
 
Pour l'horloger amateur, l'intérêt est évident : aucune machine, aucune roue de polissage et pas de pâte à appliquer sur un support. L'intervention se fait directement à la main et à la maison, ce qui permet en théorie de travailler de manière progressive sur une petite zone.

​Sur une montre, prudence

C'est toutefois ici que les choses se compliquent. Une montre n'est pas un simple objet métallique. Sa boîte possède généralement plusieurs types de finitions et des géométries qui participent directement à son identité.
 
Buhron recommande d'ailleurs l'utilisation de ses chiffons sur les surfaces polies et déconseille les surfaces brossées ou satinées.

Une recommandation particulièrement importante dans le cas d'une montre présentant une alternance entre poli et brossé : le chiffon abrasif pourrait modifier une finition qui n'était justement pas destinée à être brillante.
 
Même sur une surface polie, il convient de rester mesuré. Atténuer une micro-rayure superficielle est une chose ; chercher à faire disparaître une rayure profonde en insistant longuement au même endroit en est une autre.
 
Il faut savoir que le polissage consiste à retirer une très faible quantité de matière. Sur une montre ancienne, de collection ou présentant des arêtes caractéristiques, cette opération peut donc avoir des conséquences bien plus importantes que la rayure elle-même.

​Une solution pour l'entretien, pas pour la restauration

C'est probablement la distinction essentielle à établir. Un chiffon de ce type peut avoir sa place dans l'entretien esthétique courant d'une montre, notamment pour une boucle, un fond de boîte ou une petite surface parfaitement polie présentant quelques marques d'usage.
 
Il ne saurait en revanche remplacer le travail d'un professionnel lorsqu'une boîte doit être véritablement restaurée. Dans ce cas, le polissage est une opération beaucoup plus complexe qui doit tenir compte de la géométrie de la boîte, de la profondeur des rayures, des différentes finitions et de la quantité de matière pouvant être retirée.
 
Pour le propriétaire d'une montre contemporaine portée régulièrement, Buhron peut constituer un accessoire intéressant à condition de connaître ses limites.

Il répond à un besoin assez précis : redonner un peu d'éclat à une surface métallique polie et atténuer certaines micro-rayures liées à l'usage !
 
Mais comme souvent en horlogerie, la modération reste la meilleure approche. Une montre portée est appelée à conserver quelques traces de son histoire. Et lorsqu'il s'agit d'une pièce ancienne ou importante, mieux vaut parfois une rayure que quelques microns de métal en moins.