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TAG Heuer Golden Age : quand l'âge d'or du sport-auto inspire une nouvelle collection de lunettes


Par | Publié le 21/08/2026 à 02:00 | mis à jour le 20/08/2026 à 04:33

Avec sa nouvelle collection Golden Age, TAG Heuer transpose dans la lunetterie certains des codes qui ont façonné son histoire dans le sport automobile. Une ligne qui revendique une inspiration puisée dans l’âge d’or de la Formule 1, tout en adoptant une approche contemporaine des matériaux, de la construction et du confort. Explications.



Golden Age : nouvelle collection de lunettes TAG Heuer

TAG Heuer poursuit le développement de son activité dans la lunetterie avec une nouvelle collection baptisée Golden Age. Présentée en juin 2026, cette nouvelle famille de montures s’inscrit directement dans l’histoire automobile de la maison suisse.
 
L’idée n’est pas nouvelle chez TAG Heuer : en effet, depuis plusieurs décennies, l’horloger associe son identité à la compétition automobile, au chronométrage et à la recherche de la précision.
 
Avec Golden Age, ces références quittent toutefois les cadrans de montres pour s’exprimer sur un autre terrain : celui de la lunetterie.

Lire aussi : Les horlogers qui vendent des lunettes de soleil !

​L’âge d’or de la Formule 1 comme point de départ

TAG Heuer situe l’inspiration de sa collection Golden Age dans les grandes années du sport automobile.
 
La collection cherche ainsi à reprendre certains codes visuels du racing sans reproduire littéralement une esthétique automobile.
 
Le principe revendiqué par la marque est celui du « Restomod », un terme emprunté au jargon automobile pour désigner la restauration et la modernisation d'une voiture classique grâce à des matériaux et des technologies contemporains.
 
Appliqué à la lunetterie, le procédé consiste donc à conserver l'esprit d'une silhouette inspirée du passé tout en lui associant une construction et des matériaux adaptés aux usages actuels. Une démarche somme toute, assez logique.

Une collection entièrement en acétate

Contrairement à la collection Jack Heuer, qui fait appel au titane, Golden Age adopte une construction entièrement en acétate. Au-delà de l’aspect vintage, ce choix permet de travailler sur les volumes, les transparences et les différents niveaux de finition de la monture.
 
Mais l'un des détails les plus intéressants se trouve à l'intérieur des branches. À travers l'acétate cristal apparaît un motif métallique inspiré du bracelet H-Links de la TAG Heuer Carrera Three Hands. Le rapprochement avec l'horlogerie est ici particulièrement évident : le dessin d'un élément emblématique de la montre est transposé dans la structure même de la lunette.
 
Le choix des teintes des verres poursuit cette même logique. TAG Heuer puise directement dans l'univers chromatique de la Carrera avec plusieurs couleurs évoquant les cadrans de la collection : noir, bleu racing, rouge ou encore vert.

​Des détails techniques au service du confort

Derrière cette inspiration automobile, TAG Heuer insiste également sur la dimension fonctionnelle de ses lunettes.
 
Les modèles Golden Age disposent notamment de plaquettes de nez interchangeables en bio-nylon caoutchouté, destinées à permettre une adaptation plus précise aux différentes morphologies (une véritable problématique, notamment en Asie).
 
Les branches droites reçoivent quant à elles des embouts en caoutchouc ajustables afin d'améliorer le maintien.
 
Le logo TAG Heuer est gravé sur les embouts de branches tandis qu'un écusson métallique en relief accompagne la branche. Des détails relativement discrets qui participent à l'identité de la collection sans multiplier les signes extérieurs de marque.

​Deux versions solaires

La collection Golden Age se décline notamment en deux modèles solaires.
 
Le premier associe une face noire brillante à des branches en acétate noir et cristal, laissant apparaître le motif métallique inspiré du bracelet H-Links.

Les verres en bio-nylon adoptent un dégradé bleu et bénéficient de traitements antireflet et anti-salissures. Ils sont également compatibles avec des corrections optiques.
 
Le second modèle se montre plus discret avec une construction intégralement réalisée en acétate noir brillant. Les embouts de branches en caoutchouc apportent une touche fonctionnelle supplémentaire, tandis que les verres « solid smoke » en bio-nylon conservent la possibilité d'être réalisés avec une correction optique.
 
À ces modèles solaires s'ajoutent des versions optiques, proposées notamment en acétate cristal transparent et vert olive.

​Quand les horlogers voient aussi par-delà le poignet

TAG Heuer est loin d’être la seule maison horlogère à avoir investi le territoire de la lunetterie. Comme nous l’évoquions récemment sur Montres de Luxe, plusieurs marques proposent, parallèlement à leurs montres, des collections de lunettes de soleil.
 
Le phénomène concerne aussi bien des maisons à forte dimension joaillière, comme Cartier, Bvlgari ou Chopard, que des horlogers plus directement associés à leur savoir-faire horloger, à l’image d’Omega ou de Longines. D’autres acteurs, comme Swatch ou SevenFriday, ont également développé des lunettes au sein d’un univers de produits plus large.
 
Sans oublier, bien évidemment, l’incontournable Gerald Genta et ses lunettes de soleil !
 
Certaines de ces collections entretiennent un lien assez direct avec l’identité de la marque. Cartier avait ainsi lancé ses premières lunettes sous la marque Les Must de Cartier en 1983, avec notamment des modèles faisant référence aux trois ors ou aux vis de la Santos.
 
Chez TAG Heuer, la démarche apparaît aujourd’hui particulièrement cohérente avec l’histoire automobile de la maison.
 
La présence de plusieurs marques horlogères sur ce marché ne signifie toutefois pas qu’elles développent nécessairement elles-mêmes leurs lunettes.
 
TAG Heuer, par exemple, s’appuie sur Thélios, spécialiste de la lunetterie du groupe LVMH, qui conçoit, produit et distribue les collections de plusieurs maisons du groupe.