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Chantilly Arts & Elegances Richard Mille 2026 : quinze classes pour célébrer l'histoire automobile


Par | Publié le 11/09/2026 à 01:00 | mis à jour le 10/09/2026 à 09:09

Le dimanche 13 septembre 2026, le Domaine de Chantilly accueillera une nouvelle édition de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille. Créé en 2014, le rendez-vous s’est progressivement imposé parmi les concours automobiles internationaux les plus importants, consacrés aux voitures de collection avec une approche mêlant patrimoine automobile, design et art de vivre. Un incontournable.


Le Concours d’Etat

Le point d’orgue de cette journée sera une nouvelle fois le Concours d’État, qui réunira des automobiles issues de différentes périodes de l’histoire automobile.
 
Pour cette édition 2026, quinze classes ont été retenues, permettant de couvrir un large spectre, des automobiles d’avant-guerre aux concept-cars, en passant par les voitures de compétition et plusieurs anniversaires ou hommages particuliers.
 
Deux Best of Show seront attribués au terme du concours : l’un récompensant une automobile d’avant-guerre, l’autre une automobile d’après-guerre.

​Quinze classes, de l’avant-guerre aux concept-cars

La sélection 2026 témoigne d’une volonté de faire dialoguer différentes périodes et différentes facettes de l’histoire automobile.
 
Les visiteurs pourront notamment découvrir les coupés d’avant-guerre, les voitures ouvertes de la même période ainsi qu’une classe consacrée aux voitures conservées dans leur état d’origine. Bugatti sera à l’honneur avec ses voitures de course, tandis qu’une classe sera consacrée à Delahaye dans toute la diversité de ses productions.
 
Le programme fera également une large place à la compétition avec les barquettes d’endurance, les voitures de course ou de compétition construites entre 1906 et 1914 dans l’esprit du Grand Prix de l’ACF, ainsi qu’aux automobiles ayant participé au Tour de France Automobile.
 
Plusieurs classes seront enfin consacrées au design et à l’histoire de modèles ou de constructeurs emblématiques : Ford et Shelby, Pininfarina, Ercole Spada, les Ferrari à moteur V12 avant, la Lamborghini Miura, les GT1 des années 1990 et les concept-cars.

​Quelques automobiles particulièrement attendues

Parmi les voitures annoncées figure une Talbot-Lago T150-C « Goutte d’Eau » de 1939, carrossée par Figoni & Falaschi.
 
Cette automobile, devenue l’un des symboles de la carrosserie française des années 1930, illustre la recherche stylistique et aérodynamique qui caractérisait alors certaines créations françaises. L’exemplaire présenté à Chantilly est annoncé comme l’unique modèle « New York » construit en 1939 encore présent en France.
 
La classe consacrée à Delahaye accueillera notamment une 135 MS Cabriolet Vedette de 1947, réalisée par Henri Chapron. L’exemplaire avait été présenté au Salon de Paris de 1947 avant d’être livré à son premier propriétaire. Il appartient à une famille de cabriolets aujourd’hui particulièrement rares.
 
Du côté du design italien, l’hommage à Ercole Spada permettra notamment de revoir une Alfa Romeo Giulietta SZ « Coda Tronca » de 1962. Son arrière tronqué, conçu dans une recherche d’efficacité aérodynamique, est devenu l’une des signatures les plus reconnaissables du designer italien.
 
L’exemplaire exposé à Chantilly possède par ailleurs un passé sportif, avec notamment une participation aux 24 Heures du Mans et au Tour de France Automobile en 1963.
 
La compétition historique sera également représentée par une Jaguar XK120 FHC de 1952, engagée au Tour de France Automobile 1953. Elle avait alors terminé treizième du classement général avant de poursuivre sa carrière sportive sur différents circuits.

​Une Ferrari ayant appartenu à Juan Perón

Autre automobile particulièrement intéressante, la Ferrari 212 Inter Coupé Speciale Ghia de 1952 appartient à une production relativement confidentielle de Ferrari. Présentée au Salon de Paris en 1952, cette voiture avait été acquise par le président argentin Juan Perón.
 
Son histoire ne s’arrête cependant pas à cette première vie prestigieuse. Après plusieurs propriétaires et une restauration destinée à retrouver son état d’origine, elle a notamment remporté le Best of Show de Cavallino Classic en 2024 et été présentée à Pebble Beach la même année.

​La Miura fête ses 60 ans

L’édition 2026 donnera également une place particulière à la Lamborghini Miura, dont la présentation remonte à 1966. Soixante ans après son apparition, la P400 demeure l’un des modèles déterminants de l’histoire des voitures de sport à moteur central.
 
La Miura présentée à Chantilly possède une histoire singulière. Lors de sa restauration, plus d’une vingtaine de couches de peinture auraient été découvertes sous sa teinte actuelle.

Selon son propriétaire, l’automobile aurait notamment servi aux équipes de Bertone et de Lamborghini pour expérimenter différentes couleurs et observer leur impact visuel auprès du public.
 
Une histoire qui, si elle est difficile à dissocier aujourd’hui des récits entourant certains prototypes et véhicules de développement, ajoute une dimension particulière à cet exemplaire.

​La McLaren F1 GTR et l’âge d’or du GT

La période contemporaine de la compétition sera représentée par une McLaren F1 GTR de 1995, reconnaissable à sa livrée jaune et verte.
 
Engagée par Mach One Racing aux 24 Heures du Mans 1995, elle avait terminé troisième de sa catégorie et troisième au classement général avec Andy Wallace, Derek Bell et Justin Bell. Elle poursuivit ensuite sa carrière en BPR Global GT Series.
 
Par la suite convertie pour un usage routier tout en conservant sa livrée de compétition, elle constitue aujourd’hui l’un des exemplaires les plus connus de la F1 GTR.

​L’automobile comme objet de patrimoine

Au-delà de la valeur individuelle des automobiles présentées, l’intérêt du Concours d’État de Chantilly réside aussi dans la diversité des périodes et des approches réunies au même endroit.
 
Une Talbot-Lago Figoni & Falaschi, une Alfa Romeo dessinée par Ercole Spada, une Ferrari carrossée par Ghia, une Lamborghini Miura ou une McLaren F1 GTR racontent ainsi des histoires très différentes de l’automobile.
 
Le cadre du Domaine de Chantilly ajoute évidemment une dimension particulière à cette mise en scène du patrimoine automobile. Les automobiles prennent place sur les pelouses dessinées par André Le Nôtre, dans un environnement qui fait partie intégrante de l’identité du rendez-vous.
 
Le 13 septembre 2026, Chantilly Arts & Elegance Richard Mille proposera donc une nouvelle fois une rencontre entre automobiles historiques, design, compétition et art de vivre.

Une journée qui s’adresse autant aux collectionneurs et passionnés qu’à un public plus large, avec notamment la traditionnelle Garden Party et différentes animations destinées aux familles.

​Richard Mille et l’automobile

L’automobile occupe une place particulière dans l’univers de Richard Mille depuis les débuts de la marque.
 
Dès les premières années, le constructeur horloger s’est rapproché de cet univers, notamment à travers des partenariats avec des pilotes et des équipes de compétition, mais aussi par la conception de montres pensées pour résister aux contraintes de la course automobile.
 
Cette proximité s’est notamment illustrée avec des personnalités comme Felipe Massa, puis avec d’autres pilotes et acteurs du sport automobile.
 
La marque a également développé plusieurs pièces directement inspirées par la compétition et les technologies automobiles, en travaillant sur la légèreté, la résistance aux chocs et l’utilisation de matériaux issus ou proches de ceux employés dans le domaine de la course.
 
Et la finesse pour le modèle Richard Mille Ferrari !
 
Richard Mille est également devenu un partenaire majeur de plusieurs événements automobiles internationaux.
 
Le Chantilly Arts & Elegance, dont la marque est le partenaire titre depuis sa création en 2014, constitue à ce titre un prolongement assez naturel de cette relation. Le concours permet de réunir deux univers qui partagent certains codes : recherche technique, travail sur les matériaux, précision et, surtout, une attention particulière portée au design.
 
Cette présence dans l’automobile ne constitue donc pas un simple exercice de communication pour l’horloger : elle participe plus largement à son positionnement depuis ses origines, à la frontière entre haute horlogerie, ingénierie et mécanique de haute performance.