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Pourquoi la marque horlogère Citizen s'appelle-t-elle... Citizen ?


Par | Publié le 10/09/2026 à 04:13 | mis à jour le 10/09/2026 à 04:54

Le nom Citizen semble aujourd’hui parfaitement naturel pour une marque horlogère japonaise. Il possède pourtant une histoire bien particulière, qui remonte aux années 1920 et qui est directement liée à l’ancien maire de Tokyo, Shinpei Goto.


Une montre sans nom

L’histoire commence en 1918, avec la création du Shokosha Watch Research Institute, un institut fondé avec l’ambition de développer une véritable industrie horlogère japonaise.
 
À cette époque, la majorité des montres vendues au Japon sont encore importées, notamment de Suisse. Kamekichi Yamazaki, l’un des dirigeants de Shokosha, souhaite au contraire parvenir à produire des montres entièrement conçues au Japon.
 
En 1924, Shokosha achève sa première montre de poche, conçue au Japon. Le modèle constitue une étape importante dans l’histoire de l’horlogerie japonaise, mais il lui manque encore un nom.
 
Yamazaki, qui connaît personnellement Shinpei Goto, alors maire de Tokyo, lui demande de baptiser cette nouvelle montre.
 
Goto choisit le terme anglais « Citizen », qui signifie « citoyen ». L'idée était que cette montre puisse être durablement appréciée par un grand nombre de… citoyens, alors que la montre reste encore un produit relativement luxueux.
 
Le choix du nom est donc antérieur à la création de la marque telle que nous la connaissons aujourd'hui.

​De la montre à la marque

L'histoire prend un tournant en 1930. Lorsque la société Citizen Watch Co. est officiellement créée, elle reprend tout simplement le nom de cette première montre de poche.
 
Une appellation destinée à un modèle devient ainsi le nom d'une entreprise appelée à devenir l'un des grands acteurs de l'horlogerie japonaise.
 
Un siècle plus tard, le nom conserve donc une signification particulière : Citizen n'est pas à l'origine un nom choisi par un service marketing, mais celui donné en 1924 à la première montre de Shokosha par le maire de Tokyo.
 
Une anecdote qui résume finalement assez bien l'ambition originelle de l'horlogerie japonaise : produire au Japon des montres fiables et accessibles au plus grand nombre.