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Faiseur d'étampes : un métier qui revient grâce à Vaucher Manufacture Fleurier


Vaucher Manufacture Fleurier est l’un des plus gros fournisseurs suisses de calibres haut de gamme. Une expertise connue et surtout reconnue dans le monde de l’horlogerie de luxe. Fort de son expérience incomparable dans ce domaine, l’entité VMF vient de relancer, trente-deux ans après sa disparition, le métier de faiseur d’étampes au Val-de-Travers. Explications.



Faiseur d'étampes : un métier qui revient grâce à Vaucher Manufacture Fleurier
Une montre est constituée d’une multitude de composants. Pour son boitier, pour son cadran, pour ses aiguilles, pour son bracelet, et bien évidemment, pour son calibre mécanique ! Toutes ces pièces, de la plus microscopique à la plus grosse requiert des métiers bien spécifiques. Et avec le temps, certains se sont perdus.
 
Aujourd’hui, VMF a décidé de faire renaitre le faiseur d’étampes. Depuis plus de trente ans, les ouvriers ne sont plus formés à ce métier dans la région, comme le souligne d’ailleurs Marco Castellani, employé de VMF et témoin de l’exode progressif de cette profession...
 
Rappelons qu’à l’époque, les mécaniciens apprenaient les étampes sur le tas. En travaillant. En faisant. Au Val-de-Travers, le métier se pratiquait dans les industries telles que Dubied et Universo. Fleurier Ebauches fabriquait aussi ses composants selon cette technologie. Dans le sillage de la crise horlogère, celle de 1975 à 1983, cette usine horlogère a fermé ses portes et ses étampeurs sont partis chez ETA, à Fontainemelon ou à Marin.
 
Mais l’introduction du découpage et de l’étampage il y a trois ans chez VMF a marqué le retour des fondamentaux industriels balayés dans les années 70, mais pourtant indispensables à une horlogerie haut de gamme digne de ce nom !
 
Dans cet esprit, deux presses ont d’abord été réinstallées. Mais à quoi peuvent-elles servir sans un faiseur et un constructeur d’étampes, deux métiers devenus rares de nos jours? VMF a ainsi relevé le défi de pérenniser ce métier en voie de disparition en engageant deux spécialistes ravis de former la relève. Les jeunes. Ceux de demain. Au travers de ses ateliers, la manufacture fleurisanne dévoile autant de machines du passé que de nouvelles technologies, toutes deux au service d’une horlogerie véritable.
 
Ainsi, fin juin 2015, la jeune Lucie Jequier, apprentie chez VMF, a obtenu son certificat de polymécanicienne avec spécialisation en étampes. Elle représente la première volée d’apprentis polymécaniciens lancée il y a précisément quatre ans par l’Association Réseau des Fleurons. 

Montres-de-luxe.com | Publié le 20 Août 2015 | Lu 1560 fois



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