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Frédérique Constant Slimline Perpetual Calendar : une vision contemporaine de la haute ho avec Peter Speake


Voici l’une des pièces marquantes de ce début d’année pour les collectionneurs. En effet, la maison horlogère Frédérique Constant vient de dévoiler une version un peu spéciale de son modèle Slimline Perpetual Calendar puisqu’elle a été imaginé en collaboration avec l’horloger anglais Peter Speake ! Compter 11.995 euros pour cette édition limitée à 135 exemplaires.



Peter Speake est l’un des horlogers contemporains les plus réputés de sa génération. On lui doit la marque horlogère Speake-Marin et de son fameux modèle Picadilly (marque revendue depuis) mais il est également à l’origine de The Naked Watchmaker, un concept unique et original de plateforme horlogère.
 
En effet, cette idée lancée en 2017 avait pour vocation à former les nouvelles générations d’amateurs et de collectionneurs horlogers en démontant, en décrivant et en expliquant par le menu, tous les tenants et aboutissants des plus grands garde-temps contemporains.
 
Pour ce faire, le plus genevois des horlogers britanniques a disséqué une centaine de montres dont des Philippe Dufour, des Breguet, des Bulgari et bien d’autres… C’est donc avec ce personnage totalement atypique dans l’univers feutré de l’horlogerie de luxe que Frédérique Constant a collaboré pour ce modèle en édition limitée qui ne sera produit qu’à 135 exemplaires.

Dans la pratique il s’agit de la FC Slimline Perpetual Calendar Manufacture « de base » mais « revue et corrigée » par Peter Speake ! Dans cette version, l’horloger anglais a apporté à ce modèle un design aérien et contemporain.
 
Les surfaces pleines s’évident pour découvrir l’intimité du mouvement manufacture. Tous les compteurs sont squelettés, au même titre que les aiguilles -dotées d’un traitement luminescent- pour ne rien masquer du ballet mécanique du calibre FC-775. Quant à l’aiguille des secondes, elle a tout simplement été supprimée !
 
Côté design, ce garde-temps en acier de 42 mm, étanche à 30 mètres, propose une approche minimaliste et très contemporaine, surtout pour des fonctions ultra-classiques de haute horlogerie.
 
Deux couleurs prédominent : le blanc et le gris anthracite à la finition mate. Leur association favorise un contraste parfait. Seul un trait de rouge finalise trois des cinq aiguilles pour renforcer la visibilité donc la lisibilité. L’ensemble est protégé par un verre saphir bombé.

Côté mouvement, en revanche, on retrouve la griffe « manufacture » de Frederique Constant. Les composants sont individuellement décorés de traits tirés.

Les roues du QP offrent un satiné circulaire et des vis bleuies indissociables de la tradition genevoise de bienfacture horlogère. Le fond ouvert permet de découvrir une masse oscillante ajourée caractéristique des mouvements manufacture.
 
A noter que le rotor est revêtu de bleu (rare dans l’horlogerie) pour faire écho aux vis bleuies. Une bonne idée.
 
Pour rappel, le calendrier perpétuel (le fameux QP) permet de lire simultanément la totalité des informations calendaires, en prévoyant les irrégularités séculaires de notre calendrier grégorien. Il n’exige donc pas de correction manuelle pour les mois de février des années bissextiles où, une fois tous les quatre ans, le 28 février se complète d’un éphémère 29 février.
 
Le volume d’indications d’un quantième perpétuel est tel que le design de son cadran est critique (il sont parfois peu lisibles). Ce qui n’est pas le cas de ce QP qui a su resté parfaitement clair. Sur l’axe horizontal du cadran siègent les deux informations les plus importantes, celles qui servent au quotidien : le jour et la date.
 
Elles sont affichées dans cet ordre, à balayer de gauche à droite, de manière simple et intuitive ; le « chemin de l’œil ». Sur l’axe vertical, les informations plus secondaires : le mois à 12h, la phase de lune à 6h.
 
Enfin, la dernière information, celle qui n’affecte le quotidien qu’un seul jour tous les quatre ans, le 29 février : l’indication de l’année bissextile. N’étant pas prioritaire pour un usage au jour le jour, c’est le moins qu’on puisse dire, elle a donc été placée au sein du quantième des mois, à midi.
 
Lorsqu’il s’agit d’une année de 366 jours (comme c’est le cas en 2024), le mois de février se colore d’un discret point rouge. Les trois autres années, le guichet est blanc.
 
La mention « Limited Edition 135 pieces » est gravée sur chaque modèle, habillé d’un bracelet en nylon gris agrémenté de surpiqûres de la même teinte. Sur boucle déployante. On aurait préféré de l’alligator mais cela va bien dans l’esprit de cette collab’ au design très contemporain.

Montres-de-luxe.com | Publié le 9 Février 2024 | Lu 5837 fois