Une nouvelle Hublot qui divise
Il suffit de parcourir les premières réactions apparues depuis sa présentation pour constater que la montre suscite des sentiments pour le moins contrastés.
Certains saluent une création amusante, audacieuse et parfaitement cohérente avec l'univers de Jeff Koons. D'autres la trouvent franchement excessive, voire tout simplement difficile à regarder.
Sur les forums horlogers et les réseaux sociaux, les réactions oscillent ainsi entre enthousiasme et rejet, avec parfois des commentaires particulièrement peu nuancés. Une polarisation qui n'est finalement pas très éloignée de celle que suscitent les œuvres de Koons elles-mêmes !
Certains saluent une création amusante, audacieuse et parfaitement cohérente avec l'univers de Jeff Koons. D'autres la trouvent franchement excessive, voire tout simplement difficile à regarder.
Sur les forums horlogers et les réseaux sociaux, les réactions oscillent ainsi entre enthousiasme et rejet, avec parfois des commentaires particulièrement peu nuancés. Une polarisation qui n'est finalement pas très éloignée de celle que suscitent les œuvres de Koons elles-mêmes !
Un Balloon Dog au poignet
Hublot n'a pas simplement apposé l'image d'un Balloon Dog sur une Classic Fusion. C’eut été trop facile. Trop simple. La maison a profondément retravaillé l'architecture de la montre afin de lui donner cet aspect « gonflé » caractéristique des sculptures de Koons.
Le boîtier de 42 mm adopte ainsi des formes convexes et des surfaces bombées. Le verre, le cadran, les index, les aiguilles et même les éléments traditionnellement plus anguleux de la Classic Fusion participent à cette impression de volume.
La couronne évoque une valve de gonflage tandis qu'une petite « queue de ballon » en caoutchouc apparaît à 10h30 (totalement improbable mais cohérente avec l’ensemble). Le contrepoids de l'aiguille des secondes prend quant à lui la forme miniature d'un Balloon Dog.
Sur un tel modèle, on aurait pu se passer de la date à 3h qui vient un peu casser l'unité du cadran…
Le boîtier de 42 mm adopte ainsi des formes convexes et des surfaces bombées. Le verre, le cadran, les index, les aiguilles et même les éléments traditionnellement plus anguleux de la Classic Fusion participent à cette impression de volume.
La couronne évoque une valve de gonflage tandis qu'une petite « queue de ballon » en caoutchouc apparaît à 10h30 (totalement improbable mais cohérente avec l’ensemble). Le contrepoids de l'aiguille des secondes prend quant à lui la forme miniature d'un Balloon Dog.
Sur un tel modèle, on aurait pu se passer de la date à 3h qui vient un peu casser l'unité du cadran…
Trois versions sont proposées : acier poli miroir, bleu et rouge
Deux sont en aluminium anodisé, tandis que la version argentée est réalisée en acier poli (notre préférence). Chaque déclinaison est limitée à 200 exemplaires. Le mouvement automatique HUB1710 offre environ 50 heures de réserve de marche et se dévoile à travers un fond saphir.
Le tarif, lui aussi, participe au débat : 25 100 dollars pour chacune des trois versions. Un positionnement tarifaire qui place cette Classic Fusion très au-dessus des versions classiques de la collection et la rapproche davantage de l'univers de l'objet d'art que de celui d'une montre évaluée uniquement à travers ses caractéristiques techniques… On reste tout de même sur une trois aiguilles !
Le tarif, lui aussi, participe au débat : 25 100 dollars pour chacune des trois versions. Un positionnement tarifaire qui place cette Classic Fusion très au-dessus des versions classiques de la collection et la rapproche davantage de l'univers de l'objet d'art que de celui d'une montre évaluée uniquement à travers ses caractéristiques techniques… On reste tout de même sur une trois aiguilles !
Quand l'art contemporain rencontre l'horlogerie
La démarche est en réalité assez fidèle à celle de Jeff Koons. Depuis plus de quarante ans, l'artiste américain travaille sur des objets familiers qu'il transforme par le changement d'échelle, de matière, de finition ou de contexte.
Le Balloon Dog en est probablement l'exemple le plus immédiatement reconnaissable : un objet associé à l'enfance et à l'éphémère devient, sous sa forme métallique et parfaitement polie, une sculpture monumentale et durable.
La même logique est ici appliquée à une montre. Hublot ne cherche pas seulement à reproduire le Balloon Dog ; la marque tente de faire entrer son langage formel dans l'architecture même du garde-temps. Le résultat est donc davantage une interprétation qu'une simple montre décorée par un artiste.
Et c'est probablement là que se situe tout l'intérêt de cette collaboration. Car si l'on retire le nom de Koons du cadran, il reste une montre qui assume pleinement son caractère spectaculaire. Elle ne cherche ni la sobriété, ni la discrétion, ni même une certaine forme d'intemporalité esthétique.
Elle cherche à être immédiatement reconnaissable.
Le Balloon Dog en est probablement l'exemple le plus immédiatement reconnaissable : un objet associé à l'enfance et à l'éphémère devient, sous sa forme métallique et parfaitement polie, une sculpture monumentale et durable.
La même logique est ici appliquée à une montre. Hublot ne cherche pas seulement à reproduire le Balloon Dog ; la marque tente de faire entrer son langage formel dans l'architecture même du garde-temps. Le résultat est donc davantage une interprétation qu'une simple montre décorée par un artiste.
Et c'est probablement là que se situe tout l'intérêt de cette collaboration. Car si l'on retire le nom de Koons du cadran, il reste une montre qui assume pleinement son caractère spectaculaire. Elle ne cherche ni la sobriété, ni la discrétion, ni même une certaine forme d'intemporalité esthétique.
Elle cherche à être immédiatement reconnaissable.
Une montre qui assume la controverse
Il serait d'ailleurs difficile de reprocher à cette Hublot de ne pas ressembler à Jeff Koons. C'est précisément l'inverse : elle lui ressemble peut-être trop.
Le Balloon Dog est devenu une image immédiatement identifiable, au même titre que certaines autres œuvres de l'artiste.
Son succès considérable dans les salles de vente -Balloon Dog (Orange) ayant atteint 58,4 millions de dollars en 2013- témoigne de son statut d'icône, mais ne signifie évidemment pas que l'œuvre fait l'unanimité.
Koons reste l'un des artistes contemporains les plus discutés, précisément parce que son travail se situe à la frontière entre art, culture populaire, industrie et luxe. Sans oublier un peu de provocation.
La Classic Fusion Balloon Dog semble reproduire exactement cette situation sur le terrain horloger.
Le Balloon Dog est devenu une image immédiatement identifiable, au même titre que certaines autres œuvres de l'artiste.
Son succès considérable dans les salles de vente -Balloon Dog (Orange) ayant atteint 58,4 millions de dollars en 2013- témoigne de son statut d'icône, mais ne signifie évidemment pas que l'œuvre fait l'unanimité.
Koons reste l'un des artistes contemporains les plus discutés, précisément parce que son travail se situe à la frontière entre art, culture populaire, industrie et luxe. Sans oublier un peu de provocation.
La Classic Fusion Balloon Dog semble reproduire exactement cette situation sur le terrain horloger.
On peut la trouver géniale, amusante et parfaitement dans l'esprit de Koons
On peut aussi la considérer comme une montre particulièrement difficile à porter, trop démonstrative ou trop éloignée de l'idée traditionnelle que l'on se fait d'un garde-temps de luxe.
Les deux réactions sont d'ailleurs parfaitement compréhensibles : Hublot n'a manifestement pas conçu cette pièce pour rechercher le consensus. Et c'est peut-être finalement sa plus grande réussite.
Dans une industrie horlogère où les nouveautés tendent parfois à multiplier les variations autour de codes déjà établis, Hublot et Jeff Koons proposent ici quelque chose que l'on reconnaît immédiatement. Une montre qui fait parler, qui provoque, qui amuse certains et agace les autres.
Une montre, surtout, qui ne cherche pas à plaire à tout le monde.
Les deux réactions sont d'ailleurs parfaitement compréhensibles : Hublot n'a manifestement pas conçu cette pièce pour rechercher le consensus. Et c'est peut-être finalement sa plus grande réussite.
Dans une industrie horlogère où les nouveautés tendent parfois à multiplier les variations autour de codes déjà établis, Hublot et Jeff Koons proposent ici quelque chose que l'on reconnaît immédiatement. Une montre qui fait parler, qui provoque, qui amuse certains et agace les autres.
Une montre, surtout, qui ne cherche pas à plaire à tout le monde.













