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Ikepod : d'hier à aujourd'hui et demain, le point avec Christian-Louis Col, propriétaire de la marque


Par | Publié le 30/03/2026 à 02:00 | mis à jour le 31/03/2026 à 08:49

La marque Ikepod fut créée à l’origine en 1994 par le designer Marc Newson qui en fit l’un des tous premiers grands noms de l’horlogerie indépendante. Plus de trente ans plus tard, Ikepod est passée aux mains professionnelles de Christian-Louis Col qui revient en ce printemps 2026 sur sa vision de la marque pour aujourd’hui et demain.



Quelle est aujourd'hui la vision à long terme pour Ikepod et comment souhaitez-vous positionner la marque dans l'industrie horlogère actuelle ?
Christion-Louis Col : Ikepod est la toute première concept-watch. Elle est l'archétype même de la montre design et représente le début de la vague des indépendants en 1994, année de sa création (ndlr : par le designer Marc Newson).

Si ce mouvement a rapidement évolué vers plus de complications, Ikepod est restée une marque de design avant tout.
 
Aujourd’hui, bien sûr, nous conservons l'ADN de la marque au travers des éléments stylistiques et des gammes dont nous possédons les designs mais en rendant les montres plus abordables et plus fiables également !
 
On le sait, la marque a connu des hauts et bas au milieu des bulles et crises horlogères. Et même si voit de plus en plus de marques « hommage » à Ikepod, elle reste unique et capitalise sur son histoire et ses designs historiques.

Quels sont les principaux objectifs d'Ikepod pour les cinq prochaines années : distribution, production, nouvelles collections ou montée en gamme ?
CLC : les premières montres « gen3 » ont été livrées en juillet 2019 (ndlr : la marque a été relancée par Christian-Louis Col en 2018).
 
Depuis, nous évoluons pas à pas et les gammes sont établies. Elles s’échelonnent de 700 à 2.500 euros pour des montres « proudly made in HK » et de 3.000 à 9.000 pour les modèles « Swiss made ».
 
Nous nous développons « à l'ancienne » avec un tout petit réseau de détaillants et des salons à Genève ou Las Vegas et en ligne via notre site e-commerce.
 
Je précise d’ailleurs que ce site Internet est une mine d'informations pour les amateurs de la marque car nos clients sont installés un peu partout dans le monde.
 
On propose aussi sur ce site un « vintage corner » avec des pièces neuves de stock (ndlr : les fameuses « new old stock » ou « nos », le « graal des amateurs) mais cette période bénie se termine car les Ikepod d’avant 2012 sont très rares.
 
Aussi cette année, nous allons relancer la Manatee et l'Isopod 39mm.

Pouvez-vous nous en dire plus à propose de l’Ikepod Circle que vous avez annoncé à vos clients et collectionneurs ?
CLC : il faut savoir que lorsque j'ai repris Ikepod en 2018, il n'y avait aucune archive à part du stock de gen2 (2008-2012).

J’ai alors reconstitué un « e-museum » avec des pièces gen1 (1994-2006) et beaucoup de collectionneurs nous ont contacté pour en savoir plus sur leur montres, pour les faire entretenir ou pour s’acheter un bracelet gen1.
 
Aujourd’hui encore, j'en apprends tous les jours sur Ikepod au gré de mes rencontres et discussions avec les clients et les collectionneurs.
 
D’où, l'idée de recenser les montres et leur quantités réellement produites, mais aussi de proposer des éditions hors marchés à nos clients car il existe une véritable demande pour des pièces très confidentielles, « hors réseaux sociaux » et marketing de masse.
 
Les passionnés veulent un accès direct à la marque sans filtre ; là aussi cela prendra du temps mais Ikepod n'a que… 32 ans !