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MusicMachine Reuge par MB&F : boite à musique futuriste


MB&F vient de dévoiler une toute nouvelle création : la MusicMachine. Une boite à musique en forme d’aéronef capable d’interpréter six morceaux d’une trentaine de secondes. Une réalisation hors-norme, fruit d’un partenariat entre Maximilian Büsser et ses amis et la manufacture Reuge, « le » spécialiste mondial en matière de boite à musique. Edition limitée à 66 pièces : 33 en blanc et 33 en noir.



MusicMachine Reuge par MB&F : boite à musique futuriste
« Comme pour beaucoup d'enfants, sauver le monde était pour moi un job à plein temps » explique Maximilian Büsser.
 
« Pour la MusicMachine, j'ai fouillé dans mes rêves de gosse qui se nourrissaient de héros comme Luke Skywalker et le capitaine Kirk ».
 
L'un des plus grands défis que Reuge a dû relever ? Respecter la symétrie mécanique du dessin de MB&F.
 
Pour cela, il a fallu casser quelques règles en matière de boîtes à musique, car la MusicMachine possède deux mouvements indépendants. Chacun comprend : une hélice de remontage ; un barillet à ressort qui ressemble à un piston, sous l'hélice ; un cylindre horizontal muni de picots créant trois mélodies ; et un clavier vertical à lamelles (accordées individuellement à la main) faisant résonner chaque note.
 
Quand la musique joue, la vitesse de rotation du cylindre est dictée par un régulateur à air (ventilateur circulaire) situé à l'extérieur des barillets.
 
Il aurait été facile de dupliquer le premier mouvement et de changer les mélodies. Mais l'idée originale de MB&F prévoyait une symétrie parfaite. Si les mouvements étaient identiques, les claviers sous les cylindres ne seraient pas à l'extérieur. Aussi, pour la première fois de son histoire, Reuge a décidé de configurer les deux mouvements comme des images se reflétant l'une l'autre. Comment ? En inversant complètement les composants et l'architecture du mouvement.
 
Résultat : un tour de force tant visuel qu'acoustique que même Maximilian Büsser, fan de science-fiction, peine à croire : « Reuge est le maître Jedi des boîtes à musique. C'est incroyable qu'ils aient réussi à réaliser notre concept. Et je ne parle même pas de la qualité du son ! »
 
Kurt Kupper, PDG de Reuge, est tout aussi ravi du résultat de cette collaboration : « MB&F est venu nous voir avec ce concept radical et nous avons montré que, quand il s'agit de boîtes à musique haut de gamme, Reuge sait transformer les rêves en réalité ».

Rappelons que les boîtes à musique mécaniques jouent des mélodies au moyen de cylindres rotatifs munis de picots sur lesquels passent les lamelles d'un clavier. Leurs mouvements présentent des similitudes, techniques et esthétiques, avec les mouvements horlogers : l'énergie provenant d'un ressort enroulé est transférée par un rouage. La vitesse de déroulement est soigneusement régulée. Et les composants des boîtes à musique haut de gamme bénéficient même de finitions raffinées semblables à celles des montres de prestige.

Rien d'étonnant, donc, à ce que la Suisse, patrie de la Haute Horlogerie, soit également celle des boîtes à musique de haute qualité depuis leur apparition au début du 19ème siècle.

En 1865, Charles Reuge fut un pionnier du genre en ouvrant à Sainte-Croix son premier atelier de montres de poche musicales. Près de 150 ans plus tard, et toujours basé à Sainte-Croix, Reuge est devenu le plus grand fabricant de boîtes à musique haut de gamme de la planète.
 
Depuis, le catalogue Reuge s'est étoffé au point de proposer des boîtes traditionnelles mais également contemporaines, avec un service réservé aux pièces réalisées sur mesure. Avec la MusicMachine, Reuge fait incontestablement entrer la boîte à musique dans une ère nouvelle !
 
Reuge a créé la MusicMachine sur la base d'un dessin de vaisseau spatial proposé par MB&F. On le sait déjà, son fondateur, Maximilian Büsser, est un fan de la première heure des grands films et séries TV de science-fiction. En collaboration avec Xin Wang, diplômé en design de l'ECAL, MB&F a développé un engin qui intègre toutes les caractéristiques principales d'une boîte à musique : lames accordées, cylindres à picots, mécanismes de remontage, barillets à ressort, régulateurs et boîtier à l'acoustique optimisée.
 
La MusicMachine n'a pas seulement l'air de sortir tout droit d'un film de science-fiction : trois de ses mélodies ont été empruntées à des classiques du genre. Sur le cylindre de gauche, on retrouve les thèmes de Star Trek (Jerry Goldsmith), de La guerre des étoiles (John Williams) et de La marche impériale, de L'Empire contre-attaque, également signée du maître de la musique de film John Williams. Si les deux premiers sont des hymnes à l'héroïsme, le troisième incite davantage à rester sur ses gardes car il annonce l'arrivée de l'infâme Dark Vador.
 
Mais MB&F, c'est davantage que de la science-fiction ! Ses créations sont avant-gardistes, voire disruptives par rapport au monde de la Haute Horlogerie. Cet esprit rock 'n roll apparaît nettement dans les trois mélodies du cylindre de droite : Imagine, l'hymne anti-guerre de John Lennon ; Smoke on the water, le riff fantastique de Deep Purple et Another brick in the wall, l'inoubliable « commentaire social » mis en musique par Pink Floyd.
 
Pour Maximilian Büsser, qui est allé puiser ces morceaux dans sa jeunesse, la sélection s'annonçait difficile... « En plus des thèmes de science-fiction, je souhaitais qu'il y ait trois chansons qui comptaient pour moi durant les vingt premières années de ma vie », déclare-t-il. « D'une longue liste, j'ai réussi à ne garder que trois morceaux, mais cela a été une véritable épreuve ! »

MB&F a confirmé les mélodies et Reuge s'est attelé à les créer mécaniquement. Un musicien maison les a tout d'abord décortiquées pour en identifier les passages les plus reconnaissables. Il s'est ensuite employé à les recréer pour la boîte à musique, avec à l'esprit trois exigences : le premier cylindre devait contenir les trois mélodies rock, le second les trois mélodies de science-fiction et les picots de chaque cylindre devaient faire vibrer les 72 lames/notes du clavier.
 
L'élaboration de ces deux groupes de trois arrangements représente un exploit technique et artistique considérable au cours duquel la sensibilité du musicien surpasse l'ordinateur. Car chaque morceau dure entre 25 et 45 secondes, avec la multitude de notes qu'il suppose : certaines étant utilisées par les trois mélodies, d'autres par une seule.
 
Placés de chaque côté du vaisseau, les deux claviers verticaux ressemblent à des grilles de ventilation. Chaque clavier joue les 72 notes sélectionnées sur-mesure par le musicien de Reuge. Elles correspondent aux trois mélodies prévues sur le cylindre. Chaque clavier forme avec son cylindre une paire unique : l’un ne peut jouer correctement sans l'autre.
 
Accordés à la main, les claviers sont réalisés dans un alliage d'acier unique choisi spécialement pour ses qualités acoustiques. Pour les notes graves, une méthode traditionnelle a été utilisée : l'ajout de plomb sur la face arrière de la lamelle. Puis la fréquence de chaque lamelle a été testée avec une machine et d'infimes quantités de matière ont été retirées pour accorder chaque note avec précision. Les outils utilisés par les artisans de Reuge durant ce processus ont tous été développés en interne.
 
De minuscules plumes synthétiques transparentes ont été ajoutées aux lamelles des notes graves pour amortir la note afin qu'elle résonne de manière optimale. Au final, le clavier est fixé à l'aide de six vis en acier bleui à une « plaque vibrante » en laiton traversant la coque principale. Cette plaque transfère le son au boîtier qui amplifie le son à son tour. Le clavier fixé, l'oreille du musicien est de nouveau requise pour le réglage final !
 
Terminés à la main, les cylindres brillent tels d'imposants réacteurs au-dessus de la coque de la MusicMachine. Leurs quelque 1.400 picots placés avec précision se frottent contre les lamelles du clavier à mesure que tourne chaque cylindre. L'emplacement exact de chaque picot a été défini par le musicien de Reuge. Ces picots ont été limés puis polis pour que leur longueur soit uniforme. Enfin, l'intérieur du cylindre a été enduit d'une résine chaude spéciale qui, une fois durcie, a fixé solidement les picots afin d'optimiser la qualité du son.
 
A la fin d’une mélodie, le cylindre se déplace légèrement sur son axe. Ce changement de position aligne les bons picots avec les bonnes lamelles pour jouer la mélodie suivante. Chaque mélodie dure environ 35 secondes et correspond à une révolution complète du cylindre. Les cylindres sont reliés au moteur arrière de la MusicMachine par un train d'engrenage visible.
 
De chaque côté des leviers de remontage en forme d'hélice, on peut admirer des anneaux verticaux. On pourrait croire qu'il s'agit de réflecteurs de radars générant un champ de force à même de repousser une pluie de protons ennemis. En fait, ils servent à réguler la vitesse de chaque cylindre. Lorsqu'ils sont entièrement remontés, les ressorts tendent à faire tourner les cylindres plus vite que lorsqu'ils sont presque détendus. Les régulateurs à air entrent alors en action pour compenser cette différence d'énergie en fournissant une résistance exponentiellement plus grande lorsque le cylindre tourne plus vite que lorsqu'il tourne plus lentement. Ce qui produit une révolution constante, exactement comme dans de nombreuses montres à répétition à minutes.
 
Façonné en noyer laqué noir ou blanc, le fuselage épuré de la MusicMachine amplifie le son transmis depuis la plaque vibrante en laiton qui se trouve dans le cœur du boîtier. Cette plaque transmet aussi les vibrations le long des entretoises latérales et des patins d'atterrissage en forme d'outriggers en aluminium microbillé et anodisé (anodisé mat noir pour la version noire). Puis les patins transportent à leur tour les vibrations vers la plate-forme d'atterrissage. Celle-ci ne se contente pas d'amplifier les mélodies mais elle met également en valeur l’esthétique de l'aéronef.

Reuge : numéro un mondial de la boîte à musique

Fort de près de 150 ans d'expertise, Reuge se classe aujourd'hui numéro un mondial des fabricants de boîtes à musique, avec des créations exceptionnelles en termes techniques, acoustiques et esthétiques. Si sa collection comprend des pièces classiques et contemporaines, l'entreprise s'enorgueillit de créer également des pièces sur mesure ou des séries limitées (comme la MusicMachine) pour des clients exigeants.
 
Reuge est le maître non seulement des boîtes à musique mais aussi de créations originales: l'esprit Reuge s'inscrit dans le respect de la tradition comme dans l'avant-garde avec de magnifiques pièces du 21ème siècle.
 
C'est en 1865 que Charles Reuge ouvre son premier atelier de montres de poche musicales à Sainte-Croix, en Suisse. Pionnier, il parvient à intégrer un cylindre musical et un clavier miniature dans un mouvement de montre. Dès 1886, son fils Albert transforme l'atelier familial en petite usine et les mouvements musicaux Reuge commencent à équiper les objets les plus improbables, comme des poudriers ou des briquets. Sur plus de 60 ans, Guido Reuge présidera aux destinées de l'entreprise pendant l'essentiel du 20ème siècle.
 
Véritable moteur créatif, Guido construit en 1930 la manufacture basée encore aujourd'hui à Saint-Croix et développe l'entreprise. Dans les années 1960 et 1970, Reuge se diversifie, reprenant la manufacture et la commercialisation des oiseaux chanteurs de Bontems et Eschle. Parallèlement, elle étend ses compétences en mettant au point le savoir-faire nécessaire à la création ou à la réplique de pratiquement n'importe quelle mélodie. En 2006, Kurt Kupper est nommé PDG de Reuge. Sous sa présidence, la marque développe la personnalisation et la fabrication de boîtes à musique sur mesure.

Spécificités techniques de la MusicMachine Reuge by MB&F

Boîtier et cadre

Corps principal : chambre d'amplification du son en noyer, laquée blanc ou noir piano (la laque blanche étant résistante aux UV)
Outriggers : aluminium microbillé et anodisé; anodisé mat noir pour la version noire
Dimensions : 395 mm (largeur) x 475 mm (longueur) x 165 mm (hauteur); poids total: 2,97 kg
Plate-forme d'amplification acoustique : laquée noir ou blanc
 
Mouvement et finitions

La MusicMachine est équipée de deux mouvements 3.72 (3 pour le nombre de mélodies sur chaque cylindre ; 72 pour le nombre de notes sur chaque clavier) ; un mouvement est configuré « à droite » ; l'autre « à gauche » (ils tournent en sens contraire).
 
Plaque principale : laiton nickelé, décorations Côtes de Genève. La plaque porte les deux mouvements; chacun comprend un ressort, un cylindre, un clavier et un régulateur à air
Ressorts : remontés par les hélices
Barillets : acier inoxydable; chacun est fixé par 6 vis en acier bleui; pourtour des "pistons" rainurés
Régulateur : ventilateur en acier inoxydable
Cylindres : laiton
Fonctions : marche/arrêt et reprise
Porte-cylindres : laiton nickelé
Cylindres : une mélodie = un tour; trois mélodies par cylindre
Durée de chaque mélodie : 35 secondes
Réserve de marche par cylindre : 15 minutes
Picots:  appliqués et polis à la main
Longueur des picots : 1 mm
Diamètre des picots : 0,3 mm
Nombre de picots : 1279 (cylindre droit) et 1399 (cylindre gauche)
Claviers : alliage d'acier et de plomb; 72 lamelles par clavier; chaque clavier est fixé à une plaque vibrante par 6 vis en acier bleui
 
Mélodies

Cylindre de droite : extraits d’Another brick in the wall (1979), composé par Roger Waters, interprété par Pink Floyd ; Smoke on the Water (1973), composé et interprété par Deep Purple ; Imagine (1971), composé et interprété par John Lennon
Cylindre de gauche : extraits de: La guerre des étoiles (1977), thème principal de John Williams ; La marche impériale (1980) par John Williams ; Star Trek (1979), thème principal par Jerry Goldsmith
 
La MusicMachine est produite en une édition limitée à 66 pièces: 33 en blanc et 33 en noir.

Montres-de-luxe.com | Publié le 4 Juin 2013 | Lu 1689 fois



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