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Parmigiani Fleurier Tecnica Palme : palme d’or…


La manufacture horlogère suisse Parmigiani Fleurier vient de dévoiler une pièce unique de toute beauté : la Tecnica Palme. Un garde-temps en or blanc qui abrite dans son boitier un calibre mécanique qui réunit quatre complications de haute horlogerie. Mais ce n’est pas tout, cette pièce incarne également un éloge au savoir-faire horloger et aux métiers artisanaux anciens. De la gravure à l’émaillage, elle a exigé que tous ces métiers se réunissent et se concertent pour œuvrer chacun vers une harmonie esthétique unique.



Parmigiani Fleurier Tecnica Palme
La palme est un symbole de vie qui traverse les cultures... Dans les terres arides, où chaque goutte de pluie est précieuse, l’arbre de palme prospère, il offre ses fruits désaltérants aux populations et une ombre salvatrice à l’abri de ses feuilles en corolle. 
 
Parmigiani Fleurier a choisi de mettre cet arbre de vie à l’honneur dans sa création unique, baptisée Tecnica Palme. Ce garde-temps est une pièce où l’ouvrage artisanal de décoration est équivalent au travail technique de l’horloger. Quand on sait que son mouvement comporte un tourbillon, une répétition minutes, un quantième perpétuel et un chronographe, il semble difficile d’imaginer une décoration de difficulté égalable. Et pourtant. Le motif en feuilles de palme qui orne cette montre possède un éclat et une brillance qui captivent les regards ; il doit sa beauté à l’art de la gravure et de l’émail grand feu.
 
Le périlleux « périple » de la décoration de la Tecnica Palme commence dans les manufactures du pôle horloger liées à Parmigiani Fleurier qui fournissent deux plaques (une pour le cadran, une pour le double fond) d’un alliage spécifique dit « émaillable », en or gris au palladium 210.

Parmigiani Fleurier Tecnica Palme
Avant de passer sous le pinceau de l’émailleur, ces plaques parfaitement lisses doivent être gravées. Il s’agit de leur donner une texture, un modelage, qui pourront renvoyer la lumière de l’émail dans toutes les directions. L’artisan graveur sait que son travail va conférer à l’émail sa brillance, mais que le moindre défaut va rayonner lui aussi. C’est donc avec beaucoup de soin et de minutie qu’il grave dans les plaques, chaque alvéole en forme de palme ainsi qu’une multitude de petites lignes comme autant de réflecteurs qui constituent les veines des feuilles. En plus de cela, il modèle le fond de chaque feuille de façon à créer un bas-relief qui va renforcer l’effet tridimensionnel de profondeur de la composition finale.
 
C’est donc un fond richement texturé, comptant des dizaines d’heures de travail déjà, qui parvient à l’émailleur. Au pinceau, il dépose sur chaque alvéole ou segment, un mélange très fin de verre coloré et d’eau, puis il cuit les plaques au four à 800°C durant quelques dizaines de secondes. L’eau s’évapore, les briques de verres fondent et perdent leur volume ; elles se fixent au support en créant la couleur. L’émailleur procède par plusieurs couches successives afin de combler progressivement la dépression de la gravure. Le grand défi du procédé réside dans la gestion de la couleur, qui s’obscurcit au fil des superpositions d’émail, et de parvenir à concilier celle-ci avec la contrainte d’une épaisseur donnée. En d’autres termes, la difficulté consiste à trouver ce point de rencontre unique entre une épaisseur fixe et la couleur parfaite. Pour y arriver, l’émailleur et le graveur ont dû coordonner leurs deux savoir-faire au préalable - comprendre l’art de l’autre, les contraintes en jeu, puis redéfinir ensemble tous les paramètres importants des plaques décoratives.

Parmigiani Fleurier Tecnica Palme
Cette composition décore le cadran ainsi que l’intérieur et l’extérieur du double-fond. Le motif est repris sur la boucle ardillon et sur les cornes du boîtier. Enfin, les aiguilles de la montre comportent de l’émail là où l’on est habitué à trouver la matière luminescente classique. C’est une grande première dans le monde de l’horlogerie que la structure squelettisée des aiguilles soit comblée par une couche d’émail translucide. Sans le moindre support de fond, l’émail est appliqué ici grâce à la technique du « plique-à-jour » qui nécessite un savoir-faire irréprochable. Les aiguilles de la Tecnica Palme se présentent donc comme un vitrail, leur couleur délicate se distingue de l’ensemble mais la lumière y est traversante et on voit le cadran par transparence sous leur passage. C’est une dimension supplémentaire du jeu des couleurs qui se superposent et illuminent la pièce.
 
La Tecnica Palme appartient aux garde-temps les plus complexes de la Haute Horlogerie car son mécanisme ne renferme pas moins de quatre complications : une répétition minutes, un chronographe, un tourbillon et un quantième perpétuel sont réunis en un seul mouvement intégré complet. L’armage de la répétition minutes se fait en pivotant une bague moletée sous la lunette d’un quart de tour en sens horaire. Ce mécanisme d’activation est un défi du point de vue de l’étanchéité de la pièce car il représente une surface à isoler de l’eau beaucoup plus importante que le traditionnel verrou latéral.
 
Le boîtier en or blanc a été conçu de façon à ce que le carillon de la répétition minute ait la meilleure résonance possible dans un espace évidé de façon optimale. En nos temps modernes où l’électricité est omniprésente, la répétition minutes qui permet historiquement de connaître l’heure dans les ténèbres de la nuit peut sembler désuète. Mais les deux timbres « cathédrale » de la Tecnica Palme sonnent les heures, les quarts et les minutes, avec un chant inégalable, pour le plus grand plaisir des spectateurs éclairés.
 
Les finitions du mouvement et tous les ponts qui le constituent ont été gravés à la main. Cela génère un travail colossal en amont comme en aval, vu qu’un embellissement constitue ensoi une déformation de matière. Ainsi, tous les réglages du mouvement doivent être repris et sont réajustés parfaitement après la décoration des ponts.

Montres-de-luxe.com | Publié le 16 Octobre 2013 | Lu 1151 fois



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