montres-de-luxe
L'actualité des montres de luxe et des marques de Haute Horlogerie
Au fil de l'actualité

Rolex renforce sa certification Superlative Chronometer


Par | Publié le 07/05/2026 à 04:46 | mis à jour le 07/05/2026 à 04:53

On le sait, chez Rolex, la chronométrie est une « religion » qui s’affiche fièrement sur les cadrans de ses montres par le biais de la mention Superlative Chronometer Officially Certified. Une certification qui, cette année, se voit renforcée par trois nouveaux critères d’évaluation. Détails.



Rolex et sa quête de la précision

L'histoire de la certification de chronométrie chez Rolex est indissociable de la stratégie de Hans Wilsdorf, le fondateur de la marque, qui comprit très tôt que pour imposer la montre-bracelet face à la montre de poche (encore largement utilisée à l’époque de la naissance de Rolex), il devait prouver sa précision par des organismes indépendants.
 
Voici les grandes étapes historiques de cette quête :
 
1910 : la première mondiale à Bienne
C'est le point de départ. Rolex obtient le tout premier certificat suisse de bon fonctionnement chronométrique pour une montre-bracelet, délivré par le Bureau officiel de contrôle de la marche des montres de Bienne. À l’époque, l'idée même qu'une montre si petite puisse être précise était accueillie avec beaucoup de scepticisme par l'industrie…
 
1914 : le certificat "Classe A" de Kew
C'est sans doute le jalon le plus prestigieux. L'observatoire de Kew (Grande-Bretagne) délivre à une petite montre Rolex (25 mm) un certificat de précision de classe A. Jusque-là, cette distinction était exclusivement réservée aux énormes chronomètres de marine utilisés pour la navigation ! Cela prouva que la miniaturisation n'était pas un obstacle à la précision extrême.
 
Les années 1930 - 1951 : « Officially Certified »
Durant cette période, Rolex commence à faire certifier ses mouvements en masse. A la fin des années 30, l'inscription sur le cadran passe de « Chronometer » à « Officially Certified Chronometer ».

Et l'arrivée du terme "Superlative"

1951 : la réglementation horlogère évolue et la certification officielle devient obligatoire pour pouvoir utiliser le titre de « Chronomètre » pour une montre.

C'est une victoire pour Rolex, qui faisait déjà certifier la quasi-totalité de sa production (environ 90% des chronomètres certifiés à l'époque étaient des Rolex).
 
1957 - 1959 : l'apparition du terme « Superlative »
Le terme que nous connaissons aujourd'hui naît avec l'arrivée d'une nouvelle génération de mouvements, notamment le calibre 1500 équipé du balancier à vis Microstella.
 
A l’époque déjà, les résultats obtenus aux tests officiels étaient si excellents qu'ils obtenaient systématiquement la mention « Résultats particulièrement bons ».
 
Pour marquer cette supériorité technique, Rolex crée alors le titre de « Superlative Chronometer Officially Certified », qui apparaît d'abord sur les modèles Datejust et Day-Date.

​La certification Superlative Chronometer a été redéfinie en 2015

​La certification Superlative Chronometer a été redéfinie en 2015 pour s'appliquer à l'ensemble de sa production. Contrairement à une simple certification de mouvement, il s'agit d'un protocole de test de la montre finie, une fois le mouvement emboîté.
 
La double certification
Le processus se déroule en deux étapes distinctes :
- COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres) : chaque mouvement est d'abord envoyé au COSC pour obtenir le titre de « Chronomètre ». Le mouvement est testé nu (non emboîté) pendant 15 jours, dans 5 positions et à 3 températures.
 
- Tests internes à Rolex : une fois le mouvement revenu et emboîté dans son boîtier définitif (la "tête de montre"), Rolex applique ses propres tests automatisés dans ses laboratoires.

​De la précision chronométrique

C'est le critère le plus célèbre. Alors que le COSC autorise une tolérance de -4 à +6 secondes par jour, Rolex impose une précision de -2/+2 secondes par jour.

Ces tests sont effectués sur la montre finie pour simuler des conditions de porter réel. Ils utilisent des cycles de 24 heures, dans sept positions statiques ainsi que sur un support rotatif.
 
Dès 2026, Rolex renforce son engagement envers les porteurs des montres de la marque en complétant sa certification Superlative Chronometer avec trois nouveaux critères d’évaluation : la résistance au magnétisme, la fiabilité et la durabilité, suivis durant les étapes de conception et de fabrication de chaque montre.
 
Ces nouveaux critères viennent s’ajouter à ceux instaurés lors de la redéfinition de la certification en 2015, à savoir la précision, l’étanchéité, le remontage automatique et l’autonomie, qui sont, pour leur part, évalués lors de tests portant sur la montre terminée.
 
« La certification Superlative Chronometer est rigoureusement contrôlée par des instances suisses indépendantes et reconnues au niveau international. Elle est symbolisée par un sceau vert et garantit les excellentes performances au porter de chaque montre de la marque à travers les sept piliers de l’excellence horlogère selon Rolex » conclut Rolex dans son communiqué.  

*le sceau vert indique aussi que la montre est garantie cinq ans.